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LE FEUILLETON DE L'ETE

Plus fort que la romance de l'été sur notre petite lucarne : la préparation du congrès du PS pour l'automne. Chaque semaine apporte ses petites alliances ou trahisons, chaque jour son rebondissement, sa chronique ou sa déclaration faussement improvisée, quand il ne s'agit pas d'une fuite "organisée".

On attend avec impatience le temps fort de cet insupportable suspense, que vont représenter les journées parlementaires de la fin du mois d'août.

Elodie, Christine et Sylvie, Dolorès et la Lolita... chantait BECAUD. Le tube à la mode de cet été serait plutôt "Ségolène, Bertrand, Martine, François et le Pierre.... sans parler du Benoît et du Vincent, du Jean-Marc et de ...Dominique" !

On voit des alliances loufoques se concrétiser comme celle de Martine AUBRY avec les Strausskaniens et les fabiusiens (ce qu'il en reste), et signer un texte commun avec Montebourg, Cambadélis, Moscovici et Lebranchu...

Hollande se marre paraît-il. N'empêche que le vote du congrès en faveur de la réforme constitutionnelle est un échec de la stratégie dans laquelle il a engagé le PS . En a-t-il une d'ailleurs ? Ballotté entre ses "gauchistes" et ses "centristes", il devient de plus en plus difficile de tenir une ligne intermédiaire, tant le parti est constamment déstabilisé par les initiatives présidentielles. "L'ouverture" a atomisé le PS. Le choix d'une alliance est devenu primordial pour espérer reprendre le pouvoir. Le PC étant réduit à rien ou presque, il faudra choisir entre Besancenot et Bayrou ! Rapprocher les deux étant impossible et l'un excluant l'autre. Les quadra de VALLS refont le coup de la bande à LEO en 86... Avec le même sort ?

L'histoire ne se répète pas, mais qu'est-ce qu'elle bégaie !

Le PS se retrouve dans la situation dans laquelle MITTERRAND avait plongé la droite en faisant monter le FN. Au fond, la proportionnelle qui donnerait à l'extême gauche une place incontournable, c'est pas si idiot....

On n'a pas fini de s'amuser à la rentrée !

                                                                                                                            


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

CHAUD SET !

Je reviens sur la tenue vestimentaire estivale. Malgré une observation minutieuse et un comptage scrupuleux, je n'ai pas pu établir une règle claire sur l'emploi des chaussettes avec le bermuda et les sandales ou autres chaussures similaires : claquettes, mocassins, bateaux... tongs exclues évidemment. Si la chaussettes à l'anglaise, bien tirée jusqu'au genou, type Higgins dans la série Magnum, a définitivement disparu, nos contemporains n'arrivent pas à se décider vraiment entre le pied nu dans la chaussure d'été, ou enveloppé d'une chaussette basse, voire très basse.

Ce n'est pas une question d'âge. Certes les plus anciens portent encore des mi-bas aux couleurs ternes jusqu'à mi-mollet. Il ne leur va pas de mettre le pied nu dans une paire de sandale en cuir. Pour le reste de la population c'est selon. Les petites chaussettes très courtes peuvent avoir la faveur des jeunes et des moins jeunes surtout pour enfiler des tennis. J'en ai vu aussi dans des mocassins. Mais je suis frappé par la diversité de la hauteur des chaussettes et la manière de les porter : laxiste en accordéon, sévère et bien tendue ou soigneusement repliée sur elle, comme les manches d'une chemisette....

Par contre, beaucoup profitent des vacances pour vaquer le pied nu dans la godasse, quelle qu'elle soit. Le partage est très variable selon les jours et la température. Certains jours, on ne sait pourquoi, le pied nu l'emporte largement. Le lendemain on constatera peut-être l'inverse... sans que la température y soit pour quelque chose. 

Il y a tout de même une certitude : les adeptes du pied nu dans la sandale en toutes circonstances se recrutent essentiellement dans la population des touristes étrangers. Il n'y a pas de doute à ce sujet : le teuton et le néerlandais portent la savate, les pieds  sans le moindre textile dans les "Birkenstock". C'est du 100%. Question de confort, probablement. C'est en effet une sandale bien étudiée sur le plan ergonomique, dans laquelle le pied peut s'épanouir voluptueusement dans toute l'impudeur de sa nudité. Je ne parlerai pas des odeurs, depuis une célèbre sortie de "Chirac", l'expression a pris une connotation xénophobe, ce qui n'est pas mon propos. 

Quant aux tongs, c'est le string des pieds, a dit le "Chat" de Geluck. Comment voulez-vous gâcher le plaisir en mettant une chaussette au pied. Il faudrait être parano !

 

                                                                                                 


BON ESPRIT PAS MORT...

Un site pas comme les autres "monster.fr".

Selon une enquête qu'il publie, 74% des Français se déclarent prêts à travailler pendant les vacances. Beaucoup restent en contact avec leur entreprise soit pour traiter les urgences, soit pour consulter leur messagerie électronique.Ce qui veut dire qu'il n'y aurait que 25% des Français qui ne penseraient pas à leur boulot pendant leurs congés. S'agit-il d'un pannel de cadres ? Les chômeurs et les "précaires" ont-ils été pris en compte ? Quel que soit le cas, le pourcentage s'avère rassurant sur la progression de la réhabilitation de la valeur travail dans l'esprit de nos compatriotes. Une sorte de bras d'honneur à ceux qui manifestent en faveur de leurs 35 heures.... Mais c'est peut-être les mêmes !!!

                                                                                                                                                 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

LE GILET MULTIPOCHE

C'est le "must" de l'été, pour les séniors, principalement. Alternative à la ceinture banane et à la "cartouchière" mexicaine, il fait fureur chez les retraités de tout poil. Il faut dire qu'il est pratique, qu'on en trouve de multiples versions avec manches et sans manches, avec ou sans doublure, à dos aéré ...

L'intérêt réside dans la grande variété du nombre des poches, intérieures et extérieures qui permettent de caser le portefeuille, le calepin, les stylos, les clés, le sachet de mouchoirs, les lunettes solaires ou de vue selon celles qu'on porte, le guide touristique, l'appareil photo et même pour les accrocs de l'argentique, les pellicules. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas plus pratique. De quoi épater la galerie.

Issu de la gamme "chasseurs", il a d'abord été détourné par les grands reporters. "Vu à la télé" pourrait être indiqué sur l'étiquette, comme pour les cartables de nos chers bambins qui commencent à envahir les rayons de nos hypermarchés. Il s'est évidemment civilisé. Abandonnée la couleur vert-bouteille ou kaki. Encore que.... On le décline dans toute la gamme des beiges, avec ou sans liséré, des gris pâles, des crèmes. Les poches sont plus ou moins "travaillées". Souvent il a gardé dans le dos la "gibecière" avec sa grande fermeture zip de côté, ce qui est bien pratique pour emporter un imper nylon au cas où le temps est incertain. Et pour le "fun", il a conservé ses pattes avec anneau chromé auquel les chasseurs accrochent habituellement leur gibier. Avec un mousqueton, on peut y accrocher la torche électrique ou tout autre objet, mais là, on quitte l'utilisation ordinaire pour aborder la version "grand explorateur"....

Pourquoi a-t-il rencontré l'adhésion des anciens ? C'est que ceux-ci voyagent beaucoup. Il s'est répandu au point que les cars de tourisme semblent se délester d'une armée en campagne . Ce n'est pas une question d'amortissement, il coûte rarement cher. Ce sont ses multiples qualités pratiques dont la possibilité de garder ses bras et mains libres en toutes circonstances avec une sensation de sécurité pour ce qu'il transporte, la souplesse de son port qui autorise la veste ouverte ou au contraire fermée jusqu'au cou, qui en expliquent l'engouement.

Les jeunes le boudent : trop ringard. Ils ne savent pas ce qu'ils perdent. Mais la mode a ses canons, que voulez-vous. Canons dont la plupart des séniors qui en ont vu d'autres, se tapent complètement.

Inutile de vous dire que je suis un adepte du "multipoche". Vous l'avez compris.

                                                                                                                                                

 


1,2,3... SOLEIL !

Pastis  C'est un bel été qui commence pour Nicolas. Le soleil est de retour et pas seulement sur les vacances. Depuis le début de l'été, l'horizon s'éclaire pour la politique menée par le Président de la République.

C'est d'abord un début de présidence européenne avec un premier succès : le pacte sur l'immigration a été adopté par les 27. Ce n'est pas rien. Puis le lancement de l'Union Pour la Méditerranée s'est accompagné de gestes forts annonciateurs d'une présence vigoureuse et entendue de la France au Proche Orient : un échange d'ambassades entre la Syrie et le Liban, les Présidents israéliens et palestiniens entrant ensemble dans le palais de l'Elysée, des projets concrets à réaliser pour la Mer Méditerranée, sans parler d'une Angela et d'un Nicolas plus complices que jamais.... enfin, c'est la réforme de la Constitution qui est adoptée. De justesse diront les gloseurs patentés qui auraient préféré son rejet. Une vraie victoire pour le Gouvernement qui a dû faire face à tous les sectarismes ajoutés aux petits calculs politiciens jusque dans son propre camp. La majorité des 3/5, ce n'est pas la majorité simple. Combien de gouvernants auraient bien voulu faire cette révision sans avoir eu ni le courage, ni la volonté de prendre le risque de la présenter. Ceux qui ont eu la force de braver les oukases sont moins nombreux à gauche qu'à droite, comme quoi les pressions n'ont pas été là où on le dit. Et ce n'est pas un mince honneur de la part de Jack LANG d'être allé au bout de ses convictions. Il est vrai qu'à son âge, on peut avancer tout seul sans qu'un parti vous tienne la main. Comme Michel CHARASSE, qui s'est abstenu ; mais lui il est déjà exclu....

Sur tous ces sujets, les médias n'étaient que suspiscion, doute et pessimisme. On nous annonçait avec gourmandise des échecs répétés. Pfffff !

Quand les Français rendront-ils grâce à leur Président. Que faudra-t-il qu'il réussisse pour qu'ils ouvrent à nouveau les yeux sur la réalité ? la France avance, la France bouge, la France est écoutée, la France compte à nouveau en Europe et dans le Monde. Les réformes indisposent les uns ou les autres en ce qu'elles les dérangent dans leurs petits avantages, mais c'est un mal nécessaire si l'on veut maintenir durablement les acquis essentiels de notre pacte social. L'assainissement en cours est sans précédent. doit-il payer pour tous ces gouvernants sans courage qui ont préféré la fuite en avant pendant trop longtemps ?

1,2,3 .... Soleil ! C'est vers le soleil que la France vogue. Il y a bien des nuages noirs à l'horizon, et il faudra sans doute encore affronter des tempêtes. Mais cette éclaircie est la bienvenue. Nous n'allons tout de même pas faire la fine bouche.

Bonne vacances François ! Bonnes vacances Nicolas !

                                                                                                                                                 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

OLIVIA

J'en pince pour Olivia. Olivia RUIZ. Depuis sa première apparition à la télé. Sûrement que son ascendance ibérique y est pour quelque chose, bien qu'elle soit moins complète que celle de Paulette, puisque son père est français, comme son vrai nom. Mais si elle a choisi un nom de scène espagnol, c'est qu'elle revendique une certaine appartenance qu'on retrouve dans beaucoup de ses textes, sa manière de taper du talon, ses références culturelles.

J'aime sa voix acidulée légèrement nasillarde, sa gestuelle saccadée et originale de poupée mécanique, les intonations qu'elle utilise. Aussi quand elle est venue se produire à Saint-Barthélemy, je n'ai pas manqué le spectacle, que j'ai suivi complètement ravi... et conquis. Ce mélange de chansons réalistes, sentimentales ou satiriques ; ce mélange de rythmes tantôt rock, tantôt romance, tantôt andalous ; ce mélange de langues du français à l'anglais en passant par l'espagnol avec l'accent inimitable de ceux qui en ont les gènes.... Un spectacle complet et original avec une mise en scène sobre et un choix de costumes exubérants à l'image de ce que l'on a pu voir lors de ses  trop rares apparitions à la télé.

 J'aime la présentation de son show où elle mélange ses souvenirs personnels et son regard sur la société, la manière dont elle parle de ses parents : "son papa et sa maman", ou de ses grands parents (espagnols) qui ont dû beaucoup compter, l'accent de Perpignan qui ajoute à son charme. On pourrait croire à une petite fille sage mais le spectacle laisse au contraire entrevoir un tempérament volcanique....

Si vous avez la chance de croiser son chemin pendant les vacances, ne ratez pas l'occasion de la voir sur scène, je suis sûr que vous ne serez pas déçus. Vous passerez un moment plein, l'un de ceux où "le temps suspend son vol",  passe trop vite, c'est selon.

En attendant cette occasion, je me contente de "conserves". J'ai toujours un ou deux CD à portée de main quand l'envie d'Olivia me prend !

Sa voix, c'est du pur soleil : Olivia, c'est le temps des vacances ! Et souriez, c'est l'été....

                                                                                                                                           


LA MARTINGALE

Les récentes interviewes de Roselyne BACHELOT et de Christophe BECHU ont remis en lumière l'élection municipale d'Angers. C'est un peu "je t'aime, moi non plus", mais qu'importe. La question de la stratégie de l'ouverture que ce dernier a voulue et concrétisée est centrale. Tout le monde était d'accord pour convenir que c'était la bonne stratégie. Mais l'ouverture jusqu'où ? Ou plutôt jusqu'à qui ? Là, les avis divergent. On l'a bien compris avec les déclarations du Sénateur LARDEUX.  Le problème de toute élection, c'est de trouver la bonne "martingale", celle qui additionne les voix sans en retrancher.

Pour l'élection présidentielle, Nicolas SARKOZY l'a trouvée. Il a réussi à capter l'essentiel des voix du Front National, à faire le plein de son électorat traditionnel tout en conservant une partie de l'électorat centriste. Il faut dire que sa principale adversaire l'a un peu aidé. Et Bayrou aussi. L'inconvénient de ces additions, c'est qu'après l'élection, la volatilité est grande. Difficile en effet de contenter tout le monde immédiatement. Les Français sont versatiles, ce n'est pas nouveau : ils veulent bien les réformes à condition qu'on ne les fasse pas ! Nous jugerons donc sur les résultats. Il sera alors temps de faire le diagnostic de savoir si les réformes ont produit leur effet ou pas, si le style SARKOZY s'est imposé ou pas.

L'élection municipale d'Angers est un autre cas d'école. Pourquoi Christophe BECHU a-t-il échoué si près du but, à quelques dizaines de voix près ? La martingale qu'il a recherchée a bien failli marcher. Face à un maire sortant usé et à une campagne sans imagination, il a opposé une liste "new style" (peut-être trop), des actions "décoiffantes", des propositions témoignant d'une vraie vision d'avenir. Mais une campagne se joue sur deux tours et manifestement le second n'avait pas été assez préparé, alors qu'en face on a su déclencher les grandes orgues de toutes les peurs. Pourtant, sur le score du 1er tour, ça aurait dû passer. Et même de 5 ou 6 points. Les voix qui ont manqué, il n'y a pas besoin de beaucoup d'imagination pour les trouver. Dans un jeu aussi subtil, il ne faut surtout rien faire pour différencier les électorats. Chacun apporte le sien. Surtout ne rien faire et ne rien dire qui puisse donner une raison à un électeur potentiel de ne pas aller voter. Il y a des présences qui devaient être davantage expliquées, comme celle de Hervé CARRE. Mais surtout, Il aura suffi d'une ou deux maladresses de positionnement vis-à-vis de certains électeurs de l'UMP, de quelques petites phrases assassines de colistiers et patatras.... De plus, en interdisant aux éléphants UMP du Maine-et-Loire de prendre position, Christophe BECHU prenait un gros risque. De fait, il y en a qui se sont sentis orphelins. Vraiment on ne peut avoir que des regrets. Parce que l'équipe qu'il avait constituée, sous son autorité, aurait certainement bien fonctionné.

Et dans six ans ? C'est une autre paire de manche. Rien ne sera pareil. Alors ça ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Sauf qu'une occasion aussi belle que celle de 2008, avec le soutien de Jean MONNIER, risque de ne pas se représenter de sitôt. 

                                                                                                                                                


PITOYABLE !

Si seulement le PS avait de bons arguments. Même pas. Les arguties que ses leaders avancent pour ne pas voter la réforme constitutionnelle ne sont que des faux semblants. La vérité, c'est qu'il ne faut en aucun cas donner cette victoire à Nicolas SARKOZY. Facile après ça de parler de main mise d'un clan en parlant de Nicolas SARKOZY, alors qu'on se comporte soi-même en chapelle indécrottable.

On peut comprendre la position de Philippe DE VILLIERS qui n'en est pas à une approximation près : il relie le vote à une disposition interprétée de manière caricaturale pour le relier à l'entrée de la Turquie dans l'Union. Rien de nouveau, il est fidèle à lui-même. Simpliste et démagogique.

La réforme constitutionnelle telle qu'elle va être votée en seconde lecture par le Sénat et qui sera soumise ensuite au Congrès, comporte de réelles avancées pour le travail de l'Assemblée Nationale, le contrôle de l'exécutif et des nominations aux hautes fonctions. Elle réduit la marge de manoeuvre sur l'utilisation du 49-3 qui permet de faire passer une loi sans majorité, elle encadre plus strictement l'application de l'article 16...Certes, la majorité n'a pas voulu donner satisfaction à l'opposition sur quelques points comme l'élection des Sénateurs. Mais les avancées sont réelles. Alors, pourquoi faire la fine bouche ?

D'ailleurs c'est ce que ne comprend pas Jack LANG qui tente encore de convaincre ses amis d'assouplir leur position. Mais ce sera NON. AYRAULT et HOLLANDE l'ont confirmé. Une posture évidemment ! Politicienne, on ne peut plus. Comment les Français vont-ils comprendre cette attitude ?  Il ne faudra pas venir se plaindre après qu'ils ne croient pas dans les "politiques". Le PS ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez. Il a tort. A moins qu'espérant reprendre le pouvoir il ne souhaite pas ces avancées démocratiques ? Après tout, MITTERRAND avait sévèrement critiqué et combattu la constitution de la Vème République, avant de se couler complètement dedans, une fois élu.

Après les excès de Ségolène, le négativisme des dirigeants du PS est pitoyable.  

                                                                                                                                               


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

JOUR D'ARRIVAGE !

Aujourd'hui est un jour "d'arrivage" ! On est samedi, et comme tous les samedis, dans la station, il y a un turn over sur les locations, les "mobiles-homes", et dans les terrains de camping.  Le matin, les partants ont rendu les clefs ou libéré les emplacements. Mais dès le début de l'après-midi, les nouveaux arrivants commencent à pointer le bout de leur nez blafard.

Et il y a les samedis de gros arrivages : mi-juillet et début août. Là, c'est jour de folie. La circulation se trombose, les places de parking deviennent aussi rares que les cheveux sur la tête de Bartez et il faut faire la queue partout. Alors, on s'organise. D'abord on fait les courses le vendredi, voire le jeudi si on peut. Car le samedi de "gros arrivage" au supermarché, c'est la tornade. A peine arrivés, les nouveaux venus ont enfilé la tenue qu'ils ne quitteront plus pendant tout leur séjour, et c'est en T-shirt, short et tongs pour exposer au maximum leur chair livide, qu'ils déboulent dans la grande surface, le caddie conquérant. Si vous avez oublié le sel, vous allez savoir ce qu'il vous en coûte. C'est la presse dans toutes les allées. Certains rayons sont vides. A croire qu'ils ont été pillés. La plaque de chocolat que vous étiez venu chercher, naturellement manque et n'a pas été réapprovisonnée. Devant le rayon boucherie, on cotoie le "dénudé" de près et il faut se faire un chemin dans la masse. Et je vous passe le rayons fruits et légumes ou il faut jouer des coudes pour se saisir d'un sachet, se faufiler en passant le bras entre deux corps pour s'emparer de quelques pêches, et filer derechef au pesage ...

Dans les caddies s'entassent force bouteilles : bières, apéritifs, vins, pétillants,... de quoi entamer les vacances sur les chapeaux de roues. Des liquides, donc, mais pas seulement. Le cru local y côtoie la bouteille d'huile, le savon et le paquet de lessive. C'est que le vacancier a besoin de tout pour équiper sa location comme il convient.

Reste à faire la queue à la caisse. Ce n'est pas le moins fastidieux. Les caissières font de leur mieux pour aller vite, mais les chariots sont pleins , débordent même. Alors forcément, ça prend du temps. Après avoir fait la queue dans les bouchons, voilà nos vacanciers à nouveau confrontés à la cohue. Et ce sera comme ça à peu près partout pendant les quinze jours qui les mèneront à la fin du séjour.

Détendez-vous. C'est les vacances.

                                                                                                                           

 


MEME PAS PEUR !

Les syndicats de la fonction publique n'ont pas fini de digérer la dose 2008 que déjà le gouvernement annonce 30 000 fonctionnaires de plus en moins au programme de 2009. De quoi désespérer Gérard Laschirie avec 13 500 personnels de l'éducation qui ne seront pas remplacés. Les mots n'ont pas de prix : il s'agit d'une "saignée" sans précédent ! C'est sûr, les syndicats et autres courroies de transmision de la gauche pour occuper le terrain vont être mis à la portion congrue, car ce sont particulièrement les personnels qui ne sont pas en face des élèves qui seront concernés. De quoi hurler très fort.

Ma femme me dit :"ils exagèrent, qu'est-ce qu'ils ont besoin d'annoncer déjà ces chiffres". Et pourquoi devrait-on attendre ? Le gouvernement devrait se cacher et faire ses réformes en catimini ? Au grand jour c'est bien plus sain. Et au moins il n'y a pas de surprise, puisque c'est une politique annoncée de longue date et validée par l'élection. Et qu'on ne vienne pas me dire que l'éducation est en danger parce qu'on ne remplace pas un enseignant "remplaçant" qui n'était utilisé qu'à 20% de son temps..... mais payé à 100%

En attendant, le système de soutien encadré par des enseignants volontaires payés en heures sup', lui, fonctionne de mieux en mieux puisque ce sont 115 000 élèves qui en bénéficient en ce début d'été. Malgré l'hostilité des syndicats. Mais sont-ils vraiment représentatifs ? C'est vrai que cette démarche  qui cherche à s'adapter au besoin de chaque enfant n'est pas assez "égalitaire". Pour le "collectif de Segré", il n'y a de vrai que les démarches collectives où tout le monde reçoit sa ration en même temps. Tant pis pour ceux qui ne peuvent pas la digérer. Mais ce n'est pas de la pédagogie, c'est de l'idéologie. On a vu ailleurs que c'était le plus sûr moyen de rendre les gens idiots.

Et Darcos continue son bonhomme de chemin de réforme. "Même pas peur !"

                                                                                                                                      

 


SEGONIMEUSE

On frise l'ignominie. Les accusations de la "Chèvre du Poitou" qui font de Sarko, sans le moindre début de commencement d'une preuve, un bouc émissaire tout trouvé pour les cambriolages à répétion de son appartement, n'ont qu'un but : faire parler d'elle au moment où les hostilités sont déclarées dans la course à la tête du PS. La Mater Dolorosa de la gauche veut s'attribuer la palme de l'opposante la plus résolue et la plus exposée. Le second but, bien compris par tous ses compères Fafa en tête, suivi d'un Jean-Marc Ayrault toujours prêt à saisir les bons coups, est de faire passer le Président pour un voyou, et le régime pour policier.... Je trouve ces comportements inquiétants ! 

Cela me rappelle des mauvais souvenirs. C'est par la calomnie des "diamants de Bokassa" que Giscard a été le plus affaibli. Quand on ne sait plus par quel moyen avoir prise sur son adversaire, il reste celui-là. Avilir, il en reste toujours quelque chose.

La gauche, faute de pouvoir se mettre d'accord sur un projet et un leader, en est à vouloir instaurer dans notre pays un climat de suspiscion. Elle est vraiment tombée bien bas. Tous ces élus devraient pourtant se souvenir que les filatures, les écoutes téléphoniques, les intimidations, ça a bien existé. Voyons, c'était bien avec Mitterrand quand il cachait l'existence de sa fille, non ?

Alors voir la gauche s'emparer de ce cheval fourbu, c'est vraiment pitoyable.

                                                                                                       


VOS GUEULES LES MOUETTES !

Traditionnellement, l'armée, c'est la grande muette. Le devoir de réserve doit y être strictement observé, même s'il est de bon ton, en ces temps de communication-émotion, d'épancher ses états d'âme. Pas permis au soldat. Manquerait plus que ça !

Le Général GEORGELIN vient de le rappeler en remettant les pendules à l'heure à l'occasion de sa prise de commandement pour remplacer le Général CUCHE qui a dû logiquement et conformément à la tradition militaire, démissionner après l'épisode malheureux de Carcassonne. Un épisode d'autant plus douloureux que des enfants ont été gravement blessés, sans parler des adultes. Un épisode inconcevable dans un régiment hautement professionnel et qui vient nous rappeler à point nommé que la réforme de notre armée est bien nécessaire, si on en arrive à de tels drames.

Les révélations sur l'opération qui a permis la libération du "Ponant" apportent un éclairage supplémentaire : à trois reprises, des matériels sont tombés en panne pendant la chasse aux preneurs d'otages. Il y a là aussi beaucoup à réformer dans les deux sens du terme : se séparer de matériels vieillissants et de moins en moins fiables et mettre  de nouvelles organisations en place. Aujourd'hui un équipement sur deux est immobilisé par sa vétusté et pour 40 personnels qui se consacrent à l'action militaire on en a 60 qui font de la gestion. Un ratio qu'il faut inverser. Moins de personnels pour consacrer plus d'argent aux armements.

Ce qui me permet d'approuver doublement le Président de la République : d'une part quand il tient des propos fermes, en chef  des armées, pour que soient éclaircies les responsabilités sur les graves négligences qui ont pu occasionner la "bavure" de Carcassonne, d'autre part quand il présente une réforme des armées, douloureuse à bien des égards mais judicieuse.

La France va devoir dépenser d'ici 2020 près de 380 milliards d'Euros pour améliorer nos équipements et notre capacité offensive et défensive. Elle est une puissance nucléaire crédible, notamment grâce à ses sous-marins porteurs de missiles nucléaires à longue portée. Elle va se doter d'une force de 30 000 hommes capables, à tout moment, de franchir de grandes distances pour aller se battre en territoire étranger. Nos objectifs militaires s'adaptent aux dangers du monde actuel : tout en gardant notre indépendance avec notre force nucléaire, plus que jamais nécessaire face aux menaces diffuses que la prolifération nucléaire entretient, notre armée doit pouvoir faire face aux types de combats de guerrillas de toutes sortes, avec des unités mobiles entraînées pour se battre contre un ennemi furtif. Le renseignement, pour lequel la France est bien placée, doit encore être renforcé. Notre sécurité de bons petits français en dépend.

Des choix douloureux, donc, qui vont entraîner des coupes sombres et provoquer bien des cris d'élus en mal de casernes ! Tout cela n'est pas dénué de fondement. Le départ d'un régiment, on l'a connu à Angers en son temps, crée toujours un vide. Or, il va falloir réduire de 54 000 personnes les effectifs civils et militaires, supprimer des bases et des casernes qui participent au tissu social local. Les élus, au lieu de se raccrocher à quelque chose qui de toute façon se fera, devraient anticiper en réfléchissant aux activités qui pourraient compenser le vide créé. Bien des grincements et des chantages en perspectives, mais de grâce que les cadres militaires n'en rajoutent pas. La pire des chose serait qu'ils se livrent à du lobbying ou qu'ils fassent part d'états d'âmes malvenus.

Cette réforme est utile et nécessaire. elle se ne peut se faire que dans la douleur. Mais comme on ne peut pas tout financer à la fois, il faudra bien faire des économies pour financer les nécessaires évolutions.

Silence dans les rangs. Et au boulot !

                                                                                                                                 


LA MAUVAISE FACE DES PILES

L'été, c'est une période où l'on utilise beaucoup de piles dans la nature : lampes torches, éclairages divers, appareils photos, appareils audio divers... J'en profite donc pour rappeler le caractère hautement toxique de ces parfois très petites auxiliaires de notre vie quotidienne.

On vend en France environ 30 000 tonnes de piles par an (un milliard de piles !!!!). La plupart du temps, nous utilisons des piles alcalines : les plus nocives pour notre environnement. Elles ont une empreinte écologique très négative : leur production nécessite 50 fois plus d'énergie qu'elles n'en restituent. En effet, pour les produire il faut du zinc, du bioxyde de manganèse et du fer qui proviennent de tous les continents. Une fois produites, elles parcourent des kilomètres par la route avant de rejoindre les rayons des supermarchés. Depuis 2001, leur recyclage est obligatoire. Nous sommes donc obligés de rapporter les piles usagées dans des sites de collecte. Au moins elles ne pollueront pas le sol et n'iront pas brûler dans un incinérateur. Mais ce geste pour l'environnement est une aberration selon l'ADEME qui estime que cette opération de recyclage réclame jusqu'à dix fois l'énergie nécessaire à la fabrication d'une pile neuve !  Ce constat n'est pourtant pour rien dans le fait que 73% des piles, accumulateurs et batteries finissent enfouis ou incinérés ... avec les ordures ménagères. Moche pour la planète !

Une seule solution : préférer définitivement les piles rechargeables qui ont une durée de vie bien supérieure et sont 200 fois moins polluantes !

                                                                                                                                                        


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

TRANSHUMANCES

Plage bondée   Avec le temps des vacances revient le temps des tranhumances. Elles ont lieu de préférence en fin de semaine avec des points culminants : début juillet, mi-juillet, début août. Elles suivent des parcours bien précis, plus généralement de la région parisienne vers les côtes ou les montagnes. Elles empruntent aussi des itinéraires  qui, comme celles (les transhumances) des bêtes, passent toujours par les mêmes chemins : les autoroutes.

Ah, les départs en congés d'été ! Je pourrais évoquer les halls de gares remplis de vacanciers déjà en tenue de plage avant même de monter dans le train, comme d'autres ont les skis sur les épaules à d'autres saisons.

Mais les départs que je préfère, maintenant que je suis en retraite, ce sont ceux des adeptes de l'auto, qu'elle soit ou non affublée d'une "impériale" ou d'un "coffre de toit", qu'elle soit ou non astreinte à tirer une caravane plus grosse qu'elle, qu'elle soit combi-car ou camion-camping bariolé des nombreux trophés que constituent les lieux de séjours, je veux parler des blasons autocollants... De toutes façons elle est si chargée que la malle traîne par terre. C'est que les vacances nécessitent un transfert important de vêtements, équipements spéciaux et divers pour les loisirs, vélos, planches à voile ou autre, quand il ne s'agit pas tout simplement de transporter tel un escargot son gîte sur son dos, la tente et tous ses accessoires pour manger et dormir.

Alors commence le voyage. Les horaires de départ obéissent à des stratégies affinées avec le temps. Il ne s'agit pas de se retrouver avec la masse, il faudrait passer avant. Et pourtant, c'est bien ce qui se produit à chaque fois. Les malins sont aussi nombreux que ceux qui ne le sont pas. Et le parcours va devoir s'effectuer en prenant son mal en patience. Sortir de Paris d'abord. Allez, comptons deux bonnes heures si tout va bien. Ensuite, il faudra rouler en accordéon sur au moins cent cinquante kilomètres, à condition que des maladroits ou des trop pressés n'aient pas provoqué un accident. Ces autoroutes, réputées pour leur rapidité deviennent des circuits de lenteur. "Autoroute info" annonce régulièrement l'étendue des dégats : 40 km de bouchon ici, 30 plus loin. Le Français pourtant adepte du bon vin devrait avoir avec lui de quoi déboucher. Curieusement il se trouve démuni. Il patiente au soleil, sans s'énerver. Encore que....

Et puis il y a les "bisons futés". Ceux qui empruntent les itinéraires "bis". Comme sur l'autoroute, il ne faut pas être trop pressé d'arriver. Les voiries sont immanquablement saturées de véhicules, et si vous êtes sur un week end de "chassé-croisé", vous ne pouvez pas espérer pouvoir effectuer le dépassement de ce pépère escargot local qui vaque à ses modestes occupations et qui est bien content d'enquiquiner un peu ces "gros becs" de la capitale. Au moins vous avez le temps d'admirer le paysage. Vous n'avez pas les aires de l'autoroute, mais vous avez mieux avec les estaminets des petites bourgades ou l'on vous fait cuire en deux temps trois mouvements une omelette délicieuse.

Il faudra doubler, voire tripler le temps du parcours. Peu importe. Il est important de partir, même si c'est en même temps que tout le monde. L'important c'est d'arriver dès le premier jour de vacances sur son lieu de villégiature, d'avoir les clés de sa location ou son emplacement de camping. Inutile de gagner du temps en chaussant les tongs pour conduire, geste déroisoire auquel certains se résolvent : c'est peu recommandé, voire interdit par le code de la route. Ah, j'oubliais ! Il y a ceux qui année après année relèvent scrupuleusement leur temps. La question est : "ont-ils fait mieux que l'an passé ?" S'il y a des records à battre, ce seraient plutôt ceux de la lenteur. Enfin, bon...

Même les RTT n'ont pas réussi à fluidifier le mouvement : tout le monde a les mêmes !!!!

                                                             Planche

                                                                                                                                               


TELE : LE COMPTE N'Y EST PAS

Si M. De CAROLIS et ses compagnons de route ne sont pas propriétaires de la télé du service public, il n'en est pas moins vrai qu'il a exprimé quelques vérités utiles que le pouvoir ferait bien d'entendre. Et d'abord que la réforme proposée, si elle est partie d'une bonne idée -affranchir la télé publique de la dictature de l'audimat imposé par la pub-, débouche sur une manip' qui pue la politique politicienne.

D'abord, privée des membres de l'opposition, la commission COPE a perdu de son crédit et a accouché d'un projet un peu tordu comme l'augmentation des taxes sur les bénéfices des chaînes privées.  Une étrangeté qui fait que le sort de la télé publique va dépendre de la prospérité du privé qu'elle est censée concurrencer et pourquoi pas battre à l'audimat pour espérer avoir encore plus de finances.

Le financement de France Télévision reste aléatoire avec une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et une taxe sur la publicité des chaines privées. Et encore, si on en récupère les 800 millions d'Euros nécessaires pour maintenir la ressource, ce ne sera pas suffisant, puisqu'il faudrait envisager des programmes culturels ambitieux... et donc plus coûteux que les "séries" policières.

Mais le plus difficile à comprendre, c'est la volonté d'imposer la nomination du PDG par le Président de la République. Les garanties d'impartialité qui sont données, peuvent me faire plaisir, il n'empêche qu'elles sont spécieuses. Le parlement a une majorité  qui sera d'accord avec le Président et l'avis du CSA ne sera... qu'un avis ! On ne pouvait pas mieux inventer l'ingérence de l'Etat dans la vie d'un média qui au contraire, comme la BBC, devrait jouir d'une totale déconnection du pouvoir politique. Rétablir le lien avec l'exécutif est une Con.... majeure, à notre époque. C'est soumettre la télé publique aux aléas des résultats électoraux !

Dans ces conditions on peut douter de l'intérêt de la réforme car on est loin de construire une télévision publique libre, de qualité, comparable à la BBC britannique. Elle ressemble trop à une mise au pas de ce grand organisme d'information. Celle-ci peut trouver des justifications dans la partialité des rédacteurs et des reportages, mais ce n'est pas le sujet, encore moins le fond du problème.

Une réforme ne doit pas être mise en oeuvre pour servir à régler des comptes. Ce que tout le monde croit comprendre aujourd'hui. La télé publique mérite mieux.

                                                                                                                                                 


LA ROSE POLLUE

Mais non, ce n'est pas une attaque contre le PS qui s'apprête à livrer à l'Assemblée Nationale une ultime bataille des "35 heures" avec 1600 amendements déposés. Ce n'est pas parce que les socialistes n'ont toujours rien compris et qu'ils s'accrochent à ce symbole comme une "bernique sur un rocher" (sic) qu'il faut pour autant s'en émouvoir.

La rose qui pollue, c'est la vraie, celle qui sent bon ! Pour la cultiver on dépense une énergie considérable. Elle est cultivée en Hollande depuis longtemps, sous serres, avec douze heures par jour de chaleur quotidienne (12 à 18° en hiver) et de lumière artificielle continue. Ainsi chaque rose est responsable de 0,670 kg de CO2 auxquels il faut ajouter 800 g pour le transport en camion réfrigéré. La rose kényane ne fait pas mieux. Pire même : aux 0,355 kg de CO2 de sa production il faut ajouter les 1600 g/tonne et par km que nécessite sont transport par avion. Et le bilan humain ne vaut guère mieux. Si la rose constitue une aubaine économique pour les pays du sud comme le Kénya, premier exportateur vers l'Europe, les conditions de travail des ouvrières horticoles confrontées aux pesticides quotidiennement sont pointées par les rapports de l'ONU. Fausses couches, cancers et maladies pulmonaires ont été répertoriés.

Ces roses alimentent les chaînes de fleuristes à bas prix. Ces fleurs qui ne coûtent pas cher et qui ne tiennent pas longtemps dans les vases contribuent à détruire nos productions de qualité. Il y a une solution raisonnable, pour nous et pour la planète : les fleurs de saison ! ... cultivées localement ou issues de l'agriculture biologique. A méditer quand vous voudrez offrir un joli bouquet à votre belle !

                                                                                                                                                     


SOURIEZ... C'EST L'ETE !

Le car a déversé son contenu : aujourd'hui, les "seniors" de ***..... sont de sortie. Les dames ont mis leurs belles robes à pois ou à fleurs, leurs chemisiers au col de dentelle impeccable rehaussé par quelque bijoux ; "permanentées" de peu  leurs coiffures d'argent arborent des reflets rosés ou bleu pastel. Ces messieurs, un peu noyés dans la masse, sont endimanchés, avec la casquette plate vissée sur le crâne pour le protéger des intempéries ou des ardeurs du soleil et suppléer ainsi à un cheveu devenu trop rare avec le temps.

Ils suivent en grappe plus ou moins serrée un guide féminin qui s'est fait une expérience depuis longtemps : aussi est-elle munie d'une antenne téléscopique au bout de laquelle flotte un fanion pour rallier les distraits et, pour se faire entendre, d'un petit micro amplificateur. Bien utile, parce que le groupe sort d'un "bon repas", et il est "plutôt" dissipé (le mot est faible). D'ailleurs c'était la partie la plus importante de la journée, pas vrai ? Du moins c'est ce que l'on peut penser à entendre les conversations commentant les plats et les vins servis. Le second intérêt de la sortie, concerne la gent masculine : la drague des veufs, ça existe ! et dans ce genre de groupe, ils n'ont que l'embarras du choix. Il faut les voir faire les paons auprès de ces dames... Ce qui n'arrange rien de leur comportement. Quant à notre malheureuse commentatrice, elle s'est rabattue sur les quatre ou cinq assidues -peut-être des enseignantes en retraite- qui lui collent aux basques et suivent de près ses anecdotes.

Le cortège balaie la visite comme une tornade. Il vous passe devant sans vergogne. Les uns s'interpellent bruyamment, les autres y vont de leur commentaire trivial du genre : "Hé, Auguste, viens un peu voir ce que j'vois ! ...." Je vous passe la suite. Rien à voir avec le sujet. Une jolie fille aux formes épanouies et court vêtue comme Perrette, passait par là. Bref ! On est un peu égoïstement bien content que tout ce petit monde s'éloigne pour continuer à profiter dans le calme des charmes de ce joli village alsacien.

La dynamique de groupe n'épargne pas les anciens. Tous ces gens pourtant bien élevés habituellement forment, le temps d'une sortie, un agrégat insupportable . Vous en avez tous sûrement fait le constat, le temps d'une halte dans un restaurant d'autoroute, par exemple. Malheur à vous si vous êtes pressés et que vous arrivez derrière un car de "seniors". Les cars, c'est jamais simple. Ceux des "seniors", au self service et à l'encaissement, c'est terrible ! Il ne vous reste plus qu'à filer jusqu'à l'air de restauration suivante en espérant un sort meilleur.

Vous me trouverez peut-être sans indulgence. La Bruyère était bien plus sévère que moi sur ses contemporains. En fait, quand il nous arrive avec Paulette de croiser ce genre de groupe, on en rit à l'avance. Que voulez-vous, l'être humain est ainsi fait, il faut en prendre son parti. Nous mêmes en pareille circonstance n'y échappons pas.  

Et puis, il y a tant d'autres moments où nos anciens ont la faveur de notre tendresse.