TELE : LE COMPTE N'Y EST PAS
LA MAUVAISE FACE DES PILES

SOURIEZ, C'EST L'ETE !

TRANSHUMANCES

Plage bondée   Avec le temps des vacances revient le temps des tranhumances. Elles ont lieu de préférence en fin de semaine avec des points culminants : début juillet, mi-juillet, début août. Elles suivent des parcours bien précis, plus généralement de la région parisienne vers les côtes ou les montagnes. Elles empruntent aussi des itinéraires  qui, comme celles (les transhumances) des bêtes, passent toujours par les mêmes chemins : les autoroutes.

Ah, les départs en congés d'été ! Je pourrais évoquer les halls de gares remplis de vacanciers déjà en tenue de plage avant même de monter dans le train, comme d'autres ont les skis sur les épaules à d'autres saisons.

Mais les départs que je préfère, maintenant que je suis en retraite, ce sont ceux des adeptes de l'auto, qu'elle soit ou non affublée d'une "impériale" ou d'un "coffre de toit", qu'elle soit ou non astreinte à tirer une caravane plus grosse qu'elle, qu'elle soit combi-car ou camion-camping bariolé des nombreux trophés que constituent les lieux de séjours, je veux parler des blasons autocollants... De toutes façons elle est si chargée que la malle traîne par terre. C'est que les vacances nécessitent un transfert important de vêtements, équipements spéciaux et divers pour les loisirs, vélos, planches à voile ou autre, quand il ne s'agit pas tout simplement de transporter tel un escargot son gîte sur son dos, la tente et tous ses accessoires pour manger et dormir.

Alors commence le voyage. Les horaires de départ obéissent à des stratégies affinées avec le temps. Il ne s'agit pas de se retrouver avec la masse, il faudrait passer avant. Et pourtant, c'est bien ce qui se produit à chaque fois. Les malins sont aussi nombreux que ceux qui ne le sont pas. Et le parcours va devoir s'effectuer en prenant son mal en patience. Sortir de Paris d'abord. Allez, comptons deux bonnes heures si tout va bien. Ensuite, il faudra rouler en accordéon sur au moins cent cinquante kilomètres, à condition que des maladroits ou des trop pressés n'aient pas provoqué un accident. Ces autoroutes, réputées pour leur rapidité deviennent des circuits de lenteur. "Autoroute info" annonce régulièrement l'étendue des dégats : 40 km de bouchon ici, 30 plus loin. Le Français pourtant adepte du bon vin devrait avoir avec lui de quoi déboucher. Curieusement il se trouve démuni. Il patiente au soleil, sans s'énerver. Encore que....

Et puis il y a les "bisons futés". Ceux qui empruntent les itinéraires "bis". Comme sur l'autoroute, il ne faut pas être trop pressé d'arriver. Les voiries sont immanquablement saturées de véhicules, et si vous êtes sur un week end de "chassé-croisé", vous ne pouvez pas espérer pouvoir effectuer le dépassement de ce pépère escargot local qui vaque à ses modestes occupations et qui est bien content d'enquiquiner un peu ces "gros becs" de la capitale. Au moins vous avez le temps d'admirer le paysage. Vous n'avez pas les aires de l'autoroute, mais vous avez mieux avec les estaminets des petites bourgades ou l'on vous fait cuire en deux temps trois mouvements une omelette délicieuse.

Il faudra doubler, voire tripler le temps du parcours. Peu importe. Il est important de partir, même si c'est en même temps que tout le monde. L'important c'est d'arriver dès le premier jour de vacances sur son lieu de villégiature, d'avoir les clés de sa location ou son emplacement de camping. Inutile de gagner du temps en chaussant les tongs pour conduire, geste déroisoire auquel certains se résolvent : c'est peu recommandé, voire interdit par le code de la route. Ah, j'oubliais ! Il y a ceux qui année après année relèvent scrupuleusement leur temps. La question est : "ont-ils fait mieux que l'an passé ?" S'il y a des records à battre, ce seraient plutôt ceux de la lenteur. Enfin, bon...

Même les RTT n'ont pas réussi à fluidifier le mouvement : tout le monde a les mêmes !!!!

                                                             Planche

                                                                                                                                               

Commentaires

Jibé 124

Pour arriver à bon port, surtout si l'on prend les chemins de traverse, il faut une bonne carte routière et un co-pilote performant. Ainsi, on évitera ce genre de situation...
- Chérie, regarde sur la carte, et dis moi ce qu'il y a après Saint Quentin ?
-- On ben ! J'ai pas besoin de la carte, après cinquante un, c'est cinquante deux !

Allez, sans rancune et bonne route !

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