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LE MOMENT CHIRAC.

Chirac

 

Depuis hier midi, toute la France est à l’unisson, tous les médias n’ont qu’un sujet  qu’ils explorent dans le détail, en long, en large et en travers : Jacques Chirac nous a quittés ! Pour une fois, l’ancien président fait l’unanimité que  les Français lui ont refusée du temps de son mandat de Président de  la République. Et il aura été « Chirac » jusqu’au bout : il a trouvé le moyen de mourir pendant les « French days » !

Comme chaque fois en la circonstance, quand une personnalité importante décède, on assiste à un florilège laudatif,  comme si beaucoup de vivants avaient quelque chose à se faire pardonner. Mais là, c’est vraiment le super-bal des hypocrites auquel on assiste dans les médias. Tous ceux qui ont combattu Chirac, qui l’ont traité de « super-menteur », qui l'ont attaqué pour les « affaires » et qui, souvent, ont jugé sa présidence inutile, rivalisent de louanges devant les caméras ou sur les  plateaux. Quand c’est Roselyne Bachelot, il n’y a rien à dire, on est dans l’affection bien compréhensible. Quand c’est  Serge July ou Jean-François Kahn, pour ne prendre que ces deux-là, il suffirait de rechercher quelques « unes » de leur hebdo pour comprendre qu’on est à cent lieues de ce qu’ils en disaient alors. Je sais que c'est la règle du genre mais je ne m'y habituerai jamais. A moins que ce ne soit un exercice d’exorcisme pour eux. La palme d'or revient à Anne Hidalgo: « Il sera à jamais notre maire » a-t-elle déclaré. On en tomberait sur le cul ! Campagne électorale oblige.

Donc Chirac n’est plus. Emotion évidemment ! Je ne vais pas en rajouter ici sur les détours de sa vie publique depuis près d’un  demi-siècle. Vous saurez tout pendant 48 heures, et bien plus que ce que je pourrais vous rappeler. Dire qu’il aura marqué son temps est un euphémisme. Néanmoins, mes sentiments  à son égard restent ambivalents. Je lui en ai longtemps voulu d’avoir fait perdre Giscard en 1981 et puis avec le temps, il a bien fallu jeter la rancune à la rivière. Mais pardonner, ce n’est pas oublier. Et  évidemment j’ai eu à soutenir sa candidature en 1988 puis dès le premier tour en 1995, . La dissolution de 1997 fut un autre accident de parcours qui m’a laissé amer : obligés à une nouvelle cohabitation, nous dûmes subir cinq ans de Jospin. Le centre-droit partait en déliquescence et en 2002,  je me suis donc retrouvé à fonder l’UMP avec Roselyne Bachelot dans notre département.

La volonté chiraquienne de rassembler toute la droite et le centre relevait à la fois du bon sens et de la nécessité. Force est de reconnaître que le quinquennat ne fut pas une partie de plaisir. Sur le terrain, avec des résultats décevants à toutes les élections, malgré les campagnes actives que nous menions, et au national, avec un Président sur la défensive, obligé de reculer sur toutes les réformes qu’il entreprenait. Il eut en plus la malencontreuse idée de vouloir passer par la voir référendaire pour faire approuver la constitution de  l’Europe et le « non » l’emporta à l’issue d’une campagne où la démagogie triompha des arguments rationnels, alors qu’il  existait une large majorité au parlement pour  l’approuver. C’est en président désavoué qu’il termina son mandat. Heureusement Sarkozy perçait  … Mais c’est une autre histoire.

Comme toujours, c’est une fois qu’il a été éloigné du pouvoir,  que les Français se sont mis à l’apprécier. On peut être, en effet, admiratif de l’homme à bien des égards. Bernadette y a contribué pour beaucoup, forçant le respect par son soutien et son attachement. Les Français sont comme ça. L’émotion populaire  est à  l’aune de sa puissante stature qui a marqué près d’un demi-siècle de notre vie politique. Qu'il repose en paix.

 


BERTRAND-LEFEBVRE : DEUX DESTINS NOMBRILISTES .

 

Bertrand europeXavier Bertrand : l’ambition sans la carrure.

Seulement un peu plus d’un million de téléspectateurs  pour suivre la nouvelle émission « Vous avez la parole » qu’inaugurait Xavier Bertrand.  Un score très faible pour un prétendant  à la magistrature suprême, intention qu’il  a dévoilée avec beaucoup de « si » mais  qui ne constituait  en rien un scoop. Peut-on d’ailleurs y prétendre en jouant « solo » : étrange démarche.  Pour le reste, le parcours d’ici l’échéance semble bien encombré d’embuches.  Il doit résoudre une équation à deux entrées contradictoires. Première donnée : le calendrier. Il met comme condition à sa candidature de réussir d’abord à se faire réélire à la tête de la Région Hauts-de-France, avec comme argument son attachement exclusif à sa région et à ses six millions d’habitants, avec  un engagement de fidélité à la clé. Comment convaincre alors ses électeurs qu’il pourrait les abandonner pour l’Elysée, une fois réélu ? Deuxième donnée : le « front républicain ».  Celui-ci existe-t-il encore ?  Xavier Bertrand a, en effet, été élu contre Marine Le Pen avec l’aide des voix de la gauche…  qui, depuis, s’est évaporée ! Comment le reconstituer sinon avec les macronistes pour ensuite leur tourner le dos pour imposer une alternative au face-à-face Macron-Le Pen ? Car, pour être crédible il devra se montrer très critique contre le chef de l’Etat,  ce qu’il a commencé  à faire avec la réforme des retraites. On imagine mal dans ces conditions « En Marche ! » se ranger sous sa bannière aux régionales. Enfin, dernier os, et de taille : il ne veut  pas entendre parler, à juste titre, de primaire, donc  il faudrait,  pour l’emporter qu’il soit le candidat naturel et unique de la droite.  Or, on sait qu’il y a d’autres prétendants,  notamment Valérie Pécresse qui en veut une (primaire), sans parler des autres… Toute configuration de concurrence entre des candidats issus de la droite fera le jeu de Macron et Le Pen. Et pour finir, une petite mise en garde : la bonne renommée ne fait pas les bulletins dans l’urne.  Car son jeu solitaire, même  avec sa petite « Manufacture » pour élaborer  un programme, ne fait pas la pelote. Ce serait bien qu’il ne contribue pas à disperser un peu plus les voix de la droite, s’il veut sincèrement qu’on évite le péril Le Pen, qui n’est  plus une hypothèse d’école.

 

 

Lefebvre Frédéric Lefèbvre : trois outrances et trois mensonges.

Il a quitté les Républicains parce qu’il les trouve trop « Identitaire, eurosceptique, ultraconservateur ». Les Républicains ne sont pas identitaires, mais anti-communautaristes au nom du principe sacré  de la nation « une et indivisible ».  Principe auquel  la droite se réfère depuis des lustres, garanti notamment par la laïcité.  Les Républicains ne sont pas eurosceptiques.  Le contenu du programme qu’ils ont défendu aux dernières élections européennes en est  la  preuve, encore faut-il l’avoir lu. Mais c’est vrai, l’Europe dont nous avions rêvé au temps de  Giscard est  morte  avec  l’échec du referendum constitutionnel  en 2005.  Il est aujourd’hui nécessaire de repenser l’Europe. Enfin, les Républicains ne sont pas ultraconservateurs, ils réfutent le « progressisme » inspiré  par les  théories fumeuses  venues d’outre-atlantique, qui promeut la « société liquide », la création de valeur sans la dimension humaine et le « no-limit » du progrès, et qui constituent le socle de la politique de  Macron. La « droite  européenne,  libérale  et sociale », c’est nous ! Nous voulons défendre la conception européenne du progrès fondée sur notre identité culturelle grecque, romaine et judéo-chrétienne. Si nous rejetons le libertarisme, nous sommes avant tout des libéraux tant pour la vie en société que pour la conception de l’économie.  Libre à Frédéric Lefebvre d’adopter  le néolibéralisme  macronien. Il  se prétend toujours de droite mais il part cautionner une politique pire que celle de François Hollande, un dirigisme étatique exacerbé, et un laxisme budgétaire  qui fait de la France la championne du monde des dépenses publiques.  Contrairement à  lui, nous pensons que  « En Marche ! » n’a pas réussi à dépasser le clivage gauche-droite, qui est structurel de la pensée et de la conception de la société. Il a le droit de tourner le dos à tout ce qu’il a défendu naguère. Nous lui reconnaissons le droit de se fourvoyer, pas celui d’abuser nos concitoyens avec des mensonges.

 


LA DROITE GOGO

Mouton_panurge_democratie_loup

Macron est très habile, sans scrupule et capable de tout, pour peu qu’il ait un intérêt dans la manoeuvre. On le sait depuis qu’il a trahi Hollande et qu’il a rendu visite à Philippe De Villiers… Le voilà qui s’empare des thèmes  de la sécurité et de l’immigration. Il  peut y aller sans grand risque n’ayant pas grand-chose à craindre  de la gauche en complète déliquescence. A  quelques encablures des  municipales, il faut encore donner  du grain à  moudre à droite pour finir de déstabiliser ces gêneurs de  Républicains qui peuvent encore compter sur un  puissant réseau d’élus locaux. Et « en même temps », en forçant le  trait, occuper  les  médias pour faire passer  au second plan le débat sur la bioéthique et la PMA. Machiavélisme pur. Les électeurs de droite vont-ils tomber dans  le  panneau ?

C’est du pipeau !

Les propos prononcés devant ses propres troupes n’étaient pas censé que s’adresser à elles et le Manu savait très bien qu’ils allaient se répercuter à l’infini sur les plateaux en un écho rebondissant de l’un à l’autre.  Il n’a rien dit  de sensationnel : Eric Ciotti le dénonce tous les jours,  il n’a donc rien inventé. Oui  les  bourgeois des beaux quartiers peuvent ignorer  l’immigration qu’ils ne voient pas,  alors que le peuple vit avec elle au quotidien.  Un peu schématique, mais c’est enfoncer une porte ouverte. Mais voilà, dit par Macron c’est un événement. Voilà des mots que les électeurs de droite ont envie  d’entendre.  65% des Français  ne considèrent-ils pas qu’ils ont le sentiment de ne plus être chez eux ? Alors prendre enfin à bras-le-corps  le  problème de l’immigration clandestine, du droit d’asile et de l’AME, ça ne peut que  les  attirer ou au moins les intéresser. Mais où sont les  actes. Il ne suffit pas de dire,  il faut faire. Et Macron,  en la matière, nous a plutôt habitués à « faire semblant ». Le bilan des  deux années précédentes est éloquent : le nombre de demandes d’asile a augmenté de 22% en 2018 en France, alors qu’il baissait de 10% en Europe et jamais nous n’avons autant « régularisé ». Sa visite en Italie le confirme, puisqu’il veut  obtenir une répartition européenne des immigrés, politique qui existe déjà et ne fonctionne pas, ce qu’il sait très bien. Il nous joue du pipeau, comme d’habitude !

Une manipulation de plus.

C’est  de l’électoralisme pur.  Macron ne croit à rien. Il a pourtant une ligne conductrice de fond : c’est un néo-libéral  « Baumanien » sur le  plan économique, ce qui explique la fuite en avant sur la dette et son penchant pour la théorie financière du « ruissellement », et libertarien progressiste sur le plan sociétal, comme on le voit  avec la réforme de la loi sur la bioéthique.  Le progrès « no-limit » ! Il faut donc s’attendre à quelques gestes spectaculaires pour étayer son nouveau discours comme le démantèlement du site de Grand Synthe. Il n’en reste pas  moins qu’il restera communautariste sur le fond et son attitude vis-à-vis de l’Islam restera ambiguë. Les adeptes de LREM, soutiens et députés ont tous reçus leurs « éléments de langage » distribués par le château, et tels des automates vont parcourir tous les lieux médiatiques pour expliciter  la  nouvelle parabole. Si protestation il y a, elle sera vite balayée, car c’est  le sort des majorités introuvables que d’être faible face à  l’exécutif. Mais qu’en pensent nos « bien-pensants » d’Agir ? Eux  qui n’avaient pas  de mots assez durs en quittant Les Républicains, ne se reconnaissant plus dans les valeurs d’un parti qu’ils jugeaient trop à droite, notamment à cause de ses  positions sur l’immigration et l’identité nationale.  Nous n’avions donc pas tort de dénoncer l’immigration clandestine, le communautarisme qui gouverne de nombreux quartiers et l’islamisme sectaire qui les gangrène… Les  voilà obligés  de gober ce qu’ils combattaient hier,  mais avaler des couleuvres, ils en ont l’habitude, c’est  même un métier chez eux. De la poudre de  perlimpinpin pour amadouer un Frédéric Lefèbvre…  Raffarin, lui, a les chemins de Compostelle  pour méditer sur le revirement droitier de Macron et la PMA…. On attend qu’ils fassent au Président le procès que d’aucuns faisaient naguère aux Républicains, eux et la gauche, à savoir de rendre crédible le discours du RN  avec,  sous-entendu, un rapprochement politique  qui n’a jamais eu lieu.

Le piège du RN.

Macron part sur les terres du RN parce qu’il veut définitivement installer  l’affrontement avec  Marine Le Pen comme  le seul possible pour la  présidentielle de  2022. Il compte  couper l’herbe sous le  pied à la  droite traditionnelle qui pourrait jouer les troublions. Il ne veut rien entre lui et Le Pen. Il nous a déjà joué l’air du « Moi ou le chaos » à l’occasion des  Européennes, et avec quel résultat ? Il n’a pas  pu empêcher le RN d’arriver en tête. Une réalité que les médias  ont tenté d’escamoter en la minimisant.  Les mêmes causes entraînant généralement les mêmes effets, c’est donc jouer avec le  feu pour la présidentielle. Il veut reconquérir un électorat populaire  qui lui manque et pêcher dans l’électorat de la droite qui lui résiste pour s’assurer  de la victoire en 2022. Il  oublie tout simplement que c’est Le Pen que ça valorise inéluctablement.  Et elle n’en demandait pas tant. Je crains que ça ne soit un signal  envoyé à tous ceux qui n’avaient pas encore franchi le Rubicon vers la droite populiste. Ce qui va se passer en cas d’absence de la droite au second tour est  assez simple : la  moitié de son électorat n’ira pas voter, et sur l’autre moitié, pour un qui ira chez Macron, deux iront chez Le Pen. Je ne plaisante pas, je sais ce que j’entends autour de moi. Faites le  calcul.  Désormais, une victoire de Marine Le Pen en 2022, sauf accident toujours  possible, est non seulement envisageable,  mais plausible, surtout,  si dans un second tour, elle recevait le renfort d’électeurs de Mélenchon, aujourd’hui très désemparés.

Voilà où conduira le bluff de Macron.

Le grand illusionniste cherche des gogos supplémentaires à droite. Mais le populo est plus difficile à capter que le bobo.  Car il n’est pas question de débattre du droit du sol,  ni de l’immigration familiale ou d’ouvrir le chapitre des  mineurs isolés… Il va falloir qu’il dépasse  les  paroles et concrétise par des actes comment il entend corriger les constats qu’il a faits lundi soir devant les parlementaires En Marche !  Et il faudra des résultats ! On peut toujours rêver …

 


NOUS VIVONS UNE EPOQUE EPIQUE !

Planche à billets

 

Notre siècle marche sur la tête. On s’apprête à fabriquer des enfants sans pères avec des parents de papier et en économie, il vaut  mieux avoir des dettes que de l’argent de côté…. Mais où va-t-on ?

Plus personne n’y comprend rien du fonctionnement de l’économie. 

Les  banques prêtent  à des taux négatifs,  ce qui veut dire qu’elles ne gagnent pas d’argent et que si vous placez  vos économies, il faudra bientôt payer pour qu’elles vous les prennent. Aujourd’hui l’argent est « gratuit » !  C’est donc le  moment d’emprunter. Ce  que font les entreprises fautes de trouver d’autres financements. Conclusion : partout la dette enfle ! Il y a deux secteurs qui prospèrent sur cette  opportunité : la bourse,  que plus rien n’effraie et l’immobilier. 

Le revers de la médaille.

Dans un monde qui tourne à l’envers,  il y a forcément un loup quelque part. Les épargnants ne sont pas les bienvenus dans le  monde de l’économie liquide, et ils subissent une sorte de hausse des taxes via les taux d'intérêts négatifs (-0.5% depuis quelques jours) qui ne sont ni plus ni moins qu'un nouvel impôt qui est considéré comme « nécessaire » pour relancer l'inflation. Mais voilà, la recette  n’a  pas  marché  jusqu’à maintenant et aurait  plutôt  contribué à accélérer le  ralentissement économique mondial. Rappelez-vous mon article  sur la  « baignoire ».  Eh bien,  ça ne marche pas, raison de  plus pour continuer ! L'argent coule à flots mais il alimente les bulles, sur les marchés et sur l'immobilier, mais il n'atteint pas ou peu l'économie réelle. Les banques centrales vont continuer à déverser des milliers de milliards mais cela ne sert plus à grand-chose. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler que le Japon a des taux zéros depuis près de 30 ans et fait tourner à fond sa planche à billets mais que sa croissance et son inflation n'ont jamais décollé.

La récession se rapproche.

Depuis cet été, plus personne ne nie que la croissance économique mondiale ralentit et que ce ralentissement risque de s'accentuer. Les  derniers chiffres de la Chine le confirment. Il y a encore un débat entre les optimistes qui pensent que ce ralentissement est purement conjoncturel, et en partie dû à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, et les réalistes, qui pensent que nous sommes entrés dans une phase de décroissance structurelle pour les raisons déjà exposées : vieillissement démographique, révolution technologique et numérique, révolution sociétale avec changement du mode  de consommation des  « Milleniums ». L'Allemagne est entrée dans un cycle baissier et frôle la récession et l’Europe suit. Pour tenter d’enrayer le mouvement, la BCE s’est lancée à nouveau dans un programme massif de baisse de taux et de quantitative easing sans avoir l’assurance que cela ait un impact sur l'économie européenne. Car il est  apparu que les banquiers centraux ne peuvent pas tout faire, et que la baisse des taux et la planche à billets ne peuvent pas, à elles seules, relancer l'économie. Cette arme est même devenue inutile, elle ne sert plus qu'à alimenter la hausse des marchés (CAC à 5 600).

La relance !

Les gouvernements doivent faire de la « relance ». C’est la « nouvelle recette-miracle » pour relancer la croissance économique. Il fallait une nouvelle histoire à raconter pour faire à nouveau rêver les investisseurs et les marchés. La future patronne de la BCE, Christine Lagarde a appelé les « pays riches » à faire plus pour relancer la croissance, et en temps normal, cela ne devrait concerner que les pays qui ont les moyens de le faire. Une manière aussi de mettre la pression sur l’Allemagne. Le raisonnement est simple : l'Allemagne a des surplus budgétaires massifs,  un surplus commercial et une dette en chute libre. Il faut donc qu’elle lance un programme ambitieux de relance de l'économie. C'est évidemment ce que lui demandent les Français qui eux n'ont rien fait pour réduire ni leurs dépenses ni leurs dettes mais donnent tout de même des leçons. Tout le monde, Macron en tête, incite donc l'Allemagne à faire de la relance. Mais ceux qui n’ont pas les moyens s’y mettent aussi. C'est la musique qu'on entend en Italie et même chez nous. Là encore le raisonnement est simple : lâchons les vannes, ça on a l’habitude, augmentons les dépenses, ça aussi on en a l’habitude, lançons des grands programmes d'infrastructure… Tant pis si cela coûte de l'argent. Tant pis si cela fera déraper des déficits et les dettes. Cela n'a aucune importance puisque les taux d'intérêt sont négatifs et qu'aujourd'hui, plus vous dépensez et plus ça vous RAPPORTE de l'argent. Un bon déficit français, à l'ancienne, rapporte aujourd'hui  0,40% par an sur 10 ans... Pourquoi se priver, nous disent les cigales, alors que les fourmis triment pour mettre de l'argent de côté qui leur COÛTE de l'argent. Bref, on tourne en rond.

L’arme fatale.

L’imagination n’ayant pas de limite, au lieu de revenir aux fondamentaux  de discipline budgétaire, de désendettement et de financement de l’économie réelle, si la relance ne marchait  pas, on nous a inventé l'arme ultime, l'arme fatale contre la déconsommation et contre la décroissance : « l'Helicopter money ». Non, ça n’est pas une plaisanterie ! C’est  la dénomination qu’on donne  au projet des banques centrales de distribuer l'argent directement aux consommateurs pour qu'ils consomment, sans transiter par les banques et les circuits financiers. Non, vous ne rêvez  pas !  Bref : les banques centrales, directement, sans passer par les gouvernements ou le système financier, distribueraient des bons de consommation aux ménages, de 500 € à 1 000 € par mois, gratis : la seule obligation que vous aurez c'est... de les dépenser. Avec ça, allez récompenser « l’effort » ? C’est qu’il faut échapper à la grande récession qui nous menace par tous les moyens, quitte à dynamiter Les règles de « gestion » classiques et les principes économiques. En attendant, le gouvernement français procède donc aux derniers arbitrages sur le budget et le déficit.  On abandonne les réductions des dépenses publiques : pourquoi se fatiguer à faire des efforts alors qu'on peut financer les déficits à « MOINS 0,40% » ? Nous aurons donc un déficit de 2,1 ou 2,2% au lieu des 1,4%... Pourquoi s’inquiéter, de toute façon, on doit bien mourir un jour !

A court terme, cela recule l'heure fatidique de la récession, peut-être de une ou deux années, et cela rend les investisseurs euphoriques.

À long terme, c'est évidemment destructeur. Car un monde sans différentiel entre les zones et pays, cela n'a jamais existé, vu qu'il y a des différences majeures entre les peuples au niveau de la production. Bon, on ne sait pas à ce stade quel différentiel va mettre à mort l'euro. On sait juste que c'est inévitable. Rien que ça !





C’EST DU BRUT !

Archibald en colère

 

Petit tour d’horizon de l’actualité, sans fard et sans concessions.

PMA, nouvelle défaite de la pensée pour la  droite… ?

Il suffit de  voir les « ralliements » à la « modernité » pour comprendre que  le projet de  loi sur la généralisation de la PMA ne fera  pas l’unanimité contre elle à droite. Loin de moi  l’idée de  vouloir imposer une sorte de  police de la pensée.  Pourtant s’il  y a bien un sujet sur lequel l’unanimité serait bienvenue, c’est bien celui-là,  car il s’agit non seulement d’un choix fondateur de notre société mais il engage aussi l’avenir de l’être humain. Et  je ne me place  nullement dans un  point de vue dicté  par la religion où la pensée unique voudrait « cornériser » les opposants. Comme José Bové ou Sylviane Agacinsky, c’est du point de vue de  l’écologie du vivant que je me place. Dommage  pour les valeurs ! On imagine assez bien comment la droite dispersée va être traitée médiatiquement… Crédible ?

Père biologique…

Dans la  même  veine, un père biologique se voit refuser la garde de son enfant né d’une GPA illégale ! Et ça n’est que le début !

Propagande.

On avait déjà remarqué  l’engagement de la télé publique, aux  mains du lobby « moderniste », pour faire la « pédagogie » de l’homosexualité, de la  PMA et  même de la GPA,  à travers les séries policières ou autres. Maintenant,  c’est le « délit identitaire » qui est dans le collimateur. Ainsi on a vu les méchants fachos anti-clandestins renoncer à faire la chasse aux gentils passeurs dans le dernier épisode d’Alex Hugo.  Excellente série par ailleurs.  Si on arrêtait de nous prendre pour des « bûches ».

Retraites.

L’inégalable  Ed. Philippe est monté au créneau pour expliciter le pourquoi du comment de  la réforme des retraites. On a surtout compris que la réforme des retraites bat  en retraite. Ce sera  un vaste  enfumage pour une réforme qui n’aura pas lieu. Il vaudrait  mieux d’ailleurs, si l’on en croit le constat « sanglant » qu’en fait Christian Saint-Etienne qui n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les effets pervers à en attendre.

Justice électorale…

Vous noterez bien le calendrier du procès Fillon : juste avant les municipales. Comme par hasard. Et  puis, il y a ces  rebondissements sans fin des affaires Sarkozy, comme à plaisir,  dès que sa cote de popularité remonte… Et puis, et puis, et puis,  cette condamnation de Patrick Balkany qui scandalise son avocat Dupont-Moretti, et nous avec, par une sévérité jamais vue…  J’entendais autour de  moi certains parler de  « justice malsaine »…

FERRAND bis !

On croyait l’affaire classée sans suite. Mais Anticor en a remis une couche et voilà le Président de l’Assemblée  Nationale « mis en examen » pour prise illégale  d’intérêts… Mais il a décidé qu’il ne démissionnerait pas, accroché au perchoir comme un perroquet englué. En voilà un qui est sévère avec les autres mais indulgent avec lui-même. Rattrapé pourtant par ses tweets… Bah, de gauche, quoi ! Soutenu parait-il par le Président… au mépris de la séparation des pouvoirs (si elle existe).

Budget élastique.

La semaine dernière la France  a emprunté plus de  dix  milliards d’euros en une journée, à taux négatif (-0,33). Pourquoi se priver ! Cela justifie une nouvelle reculade sur le déficit qui sera à 2,2% du Pib. De quoi faire hurler Eric Woerth et Gilles  Carrez sur la montagne de dettes qui s’accumulent…. « En même temps »,  Le Maire révise  à la baisse la croissance pour 2020.

Violence.

Rixe de  migrants porte de la Villette ; bastons à Angers qui fait la « une » de TF1 ; un quartier de Quimper qui s’embrase… A Nantes, 2 000 personnes ont manifesté samedi à l’appel des  Gilets  Jaunes  avec les inévitables échauffourées contre  les forces de l’ordre.  Cet été, les stations balnéaires ont dû se contenter de quelques gendarmes en renfort pour tenir des dizaines de kilomètres le long des côtes,  avec des « incivilités »  et des tapages nocturnes à la  pelle. Où est l’Etat régalien ? Le  pays est-il tenu ? On paie cher le pantalon baissé à Notre-Dame des Landes !

Conséquence logique…

Selon  un sondage, 30%  des Français se disent prêts à voter  Marine Le Pen à la présidentielle. On se demande pourquoi ? Et en plus 60% des électeurs « insoumis » voteraient  pour elle en cas de face à face avec Macron…

Commission.

La nouvelle commission européenne est née.  On en reparlera.  Mais ce qui agite les bien-pensants c’est la création du poste de « Commissaire chargé de la protection du mode de vie européen ». Ils y voient une provocation contre les migrants.  Ah oui,  c’est un Grec qui a le poste ! Moi je trouve ça logique.

 

 


BECHU SE FAIT TRIMBALLER !

Béchu municipales

Président…

Angers a son président de la République… des Maires.  Oh, un président lilliputien !  36 maires  pour 36 000 dans la France réelle, ça fait un Président au 1/1000ème.  On  l’aurait rêvé  plus grand que ça ! Heureusement ça ne l’empêche pas d’être un maire efficace et il présentera devant les Angevins un bilan en béton, au sens propre comme au figuré, avec, à la différence de son mentor, des finances plutôt bien tenues. Mais que continue-t-il de faire dans la galère macronienne ?   Son discours limité à : « Il faut aider Macron à réussir son mandat »,  avec en creux  l’idée qu’il faut faire barrage à Marine Le Pen, a  pris du plomb dans l’aile aux Européennes, puisque Marine Le Pen est arrivée  en tête. Réussir quoi ? Les réformes qui ont été réalisées jusqu’à maintenant sont ou mauvaises ou insuffisantes. Alors Béchu a réuni à Angers 36 comparses du centre-droit,  étiquetage non garanti, LR  en rupture, UDI,  Agir voire Modem … en vue de préparer les  prochains municipales.  On a fait dans l’échange d’expériences pour meubler  le séminaire. Utile, mais  pas de quoi faire émerger un « nouveau monde ». 

LREM clanique.

C’est que le  partenaire principal n’est  pas commode. Le parti de Macron n’est pas tendre avec les « compatibles ». Ce parti qui n’a aucun réseau local a des ambitions sur quelques grandes villes pour faire illusion et bien entendu vise au plus facile en marchant sur les plates-bandes des copains. Le  « nouveau monde »  qu’il prétend représenter a tous les traits du vieux monde : sectaire et sans nuances comme au bon  vieux temps du PCF ! Il se prétend ouvert, mais c’est une machine à exclure ceux qui ne suivent pas la ligne et  n’hésite pas, sous la houlette de ses pieds–nickelés que sont Gilles Legendre, Stanislas Guérini et Pierre Person, à exclure les dissidents et imposer des candidats face aux sortants  « macron-compatibles », tandis que le Premier Ministre, chantre de  la  droite macroniste (un oxymore)  se sent obligé de  flatter l’aile gauche du parti majoritaire.  Ce  sont les maires de  Bordeaux, Nicolas Florian et de Vannes, David Robo, pour ne prendre que ces deux exemples emblématiques, qui sont visés par LREM en mal d’implantation locale et en butte à des rivalités.

Un président qui reste très impopulaire.

Dans ces conditions, la volonté de « jouer les utilités » peine à se faire entendre, et deux ans et demi   après, Christophe Béchu en est encore à y croire, alors qu’il se heurte la plupart du temps au mépris jupitérien.  Il a beau penser « qu’une majorité gagne toujours à s’ouvrir »,  le  simple fait  qu’il en soit encore à ce constat montre bien l’impasse de sa démarche. La présence de Delphine Bürkli a ses  côtés, qui a rejoint Benjamin Griveaux à Paris, où la situation est  kafkaïenne, contribue  à semer la confusion. Comment ne voient-ils pas l’impopularité de l’exécutif et la manipulation dont ils sont l’objet ? Ils veulent « aider le Président à réussir »,  mais réussir quoi ? Quel que soit le côté où je me tourne, au-delà des paillettes, je ne vois que désastre : crise de confiance majeure avec les  « gilets jaunes », urgences en grève, pompiers en grève, policiers au bout du rouleau et suicides en cascade, provocations des communautaristes sans réaction du pouvoir, dette abyssale qui n’en finit pas de croître et embellir avec les  finances les plus  mal tenues du monde développé, économie déconnectée qui se traîne, sans parler du projet de démolition de notre Constitution … Le  Maire d’Angers n’a certes pas besoin de LREM pour exister, même si la mue de son ancien adjoint aux finances devenu sénateur LREM est impardonnable. Qu’il le veuille ou non, il est encore Républicain, bien qu’il s’en défende, car il  ne suffit pas de retirer une étiquette sur une bouteille ou d’en changer pour en modifier le contenu. Tout cela n’est que jeu politicien. Nous ne perdrons pas une occasion de lui rappeler son origine et à qui il a dû d’être devenu maire. Simplement, je le mets en garde : il arrive que l’impopularité au sommet rejaillisse sur la base. Et ça, on n‘en sera pas comptable ni responsable !

Une stratégie risquée.

J’aurais mieux compris qu’il adopte la stratégie de Christian Estrosi. Ce dernier est resté fidèle à Sarkozy et à son parti, ce qui fait une différence notoire. Il soutient Christian Jacob pour la présidence. Au moins, son positionnement est plus lisible et s’inscrit dans l’esprit d’ouverture qui a toujours animé le parti Les Républicains, qui,  comme on le sait, est traversé par plusieurs courants. Les procès qui ont été faits à Laurent Wauquiez n’étaient que des prétextes à postures. La preuve en est que la liste aux européennes rassemblait des candidats de toutes les sensibilités et avant de connaître le résultat, nombre de ceux qui se sentaient des velléités macronistes s’étaient rendus au Palais des  congrès à Paris pour célébrer avant l’heure « la résurrection ». L’échec n’est pas venu de la ligne suivie pendant la  campagne,  mais du martèlement médiatique et du « moi ou le chaos » présidentiel. On a vu le résultat : Marine Le Pen est arrivée première. Ce que je reproche à tous ces élus, Edouard Philippe en tête, c’est d’empêcher Les Républicains de jouer pleinement leur rôle de force d’alternance  en semant la confusion dans l’esprit des électrices et des électeurs de centre droit. Avec le risque énorme de nous retrouver un matin de 2ème tour avec Marine Le Pen élue ! Ne croyez  pas que ce soit impossible quand 60% des électeurs de la France insoumise se disent prêts à voter pour elle. Alors, il ne faudra pas que Christophe Béchu vienne encore accuser Les Républicains. Rien ne pourra l’exonérer de sa responsabilité ! 

 


J’INSTRUIS PAISIBLEMENT LE PROCES DE LA PMA SANS PERE

Insemination

 

Navrant !

Hervé Morin vient de tomber dans le piège du progressisme au nom de  la « modernité ». Il cède à la dictature de la pensée  libertaire que  les macronistes imposent  aussi bien à l’intérieur par l’exclusion, qu’à l’extérieur via tous les  médias qu’ils contrôlent. Eh bien non, être  « moderne » ce n’est pas forcément sacrifier la « dignité humaine » à toutes les modes. Le gouvernement va rendre possible la PMA pour les couples d’homosexuelles et les femmes seules en profitant de la révision des lois de bioéthique. Cette possibilité va bouleverser notre conception de la filiation et  doit nous amener à réfléchir  justement  au regard de la dignité humaine.

Rupture  avec l’écologie humaine.

On nous rebat suffisamment les  oreilles  avec l’importance du respect de la nature qui a engendré naguère l’inscription du principe de précaution dans la Constitution, au nom  de la protection des générations futures.  Ces préoccupations  ont été balayées d’un revers  de main par la ministre en charge du dossier de la révision des lois de bioéthique. Or, nos normes bioéthiques sont aussi importantes, sinon plus que celles qui touchent à l’environnement. D’ailleurs  c’est bien pour cela que José Bové s’en est ému en dénonçant la manipulation du vivant que représente la PMA. Voilà un sujet que les  médias abordent peu : envisager l’accès  à la procréation médicalement assistée pour les  couples de femmes ou les femmes seules c’est nier complètement l’écologie humaine intégrale. Personne ne prend vraiment en compte le devenir des enfants ainsi conçus bien que  l'on sache combien les "racines"  comptent pour eux. On perd de vue totalement la préservation d’une vie digne pour l’homme. Et les dérives d’une telle décision nous concernent tous. 

La négation de l’altérité.

Vouloir nous faire croire qu’un enfant peut  naître de deux femmes, ou d’une femme seule est grotesque, comme l’est tout autant l’inscription « mère et mère » sur le livret de famille. Sylviane Agacinski nous met en garde à ce sujet : « la procréation n’a  que faire des orientations sexuelles  et a  en revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont en la matière, ni équivalents, ni égaux. » Avec la légalisation de la conception d’orphelins de père, c’est la négation de l’altérité que nous consacrons, sans parler des autres aspects comme l’absence d’un référent masculin dans la construction de la personnalité de l’enfant et l’impossibilité de s’inscrire dans une filiation. Car la disparition du père dans la procréation est un bouleversement de la filiation : le rattachement  d’un enfant à deux lignées parentales non équivalentes lui signifie sa propre  inscription dans le genre humain, universellement mixte. Evidemment la nature dément ici la norme que l’on veut instituer, car il y a forcément un « père » caché quelque part.  Et ce que la loi permet en matière d’accès aux origines se révélera rapidement  comme un leurre… sans parler de toutes les dérives  possibles de « marchandisation ».

La médecine est détournée de son objectif.

« La généralisation d’une pratique jusque-là réservée aux seules personnes souffrant d’infertilité fait  passer la médecine du paradigme thérapeutique au paradigme anthropo-technique avec des conséquences vertigineuse sur le plan éthique, car  parler de l’infertilité d’une personne seule ou d’un couple de même sexe, est un pur non-sens », tranche Sylviane Agacinski. Il est regrettable que le gouvernement considère qu’il n’y a pas de problème éthique car la médecine n’est pas faite pour répondre au désir d’enfant. Dans la PMA sans père, il n’y a pas d’acte thérapeutique, donc il ne devrait pas y avoir de remboursement par la Sécu. Un autre scandale !  Et  qui peut nous empêcher de penser que des couples sans difficultés  de procréation n’utilisent la  loi  pour avoir accès à la PMA afin de pouvoir trier les embryons avec comme but « un bébé comme  je veux » ! Le risque du dévoiement vers des pratiques eugénistes est à prendre en compte, dans un monde  matérialiste où tout se monnaie.

L’argument de l’égalité.

C’est peut-être le plus fallacieux.  Il est régulièrement mis en avant par tous les  partisans de la PMA. Quoi de plus juste que de mettre fin à la discrimination dont sont l’objet les  couples d’homosexuelles  par  rapport aux couples hétéro. Pur sophisme  que l’invocation lapidaire et systématique de l’égalité pour mettre fin à toute possibilité de débat. Dans ce domaine, un couple  de même sexe n’est pas équivalent à un couple sexuellement mixte, et le principe d’égalité devant la loi n’empêche pas le législateur de régler différemment des situations différentes.  D’ailleurs le Conseil d’Etat a tranché : il ne peut être question de discrimination. Cela  conduit aussi à  présenter comme une évidence la prise en charge de la PMA par la Sécurité sociale. Or on est devant un désir et non un soin ! Je vais prendre un exemple caricatural en forçant le trait : « J’ai une envie de Mercédès.  Mon voisin en a une  et pas  moi. Cela provoque en moi une souffrance psychique insupportable. Ce désir,  je demande qu’il  soit pris en compte  au nom de l’égalité et je ne vois pas  pourquoi la  Sécurité sociale ne me rembourserait pas mon achat ! »  Cela ressemble beaucoup aux arguments avancés sur le désir d’enfant, non ? Je vais au garage au lieu de la clinique,  je choisis dans un catalogue avec  des  options… Qui ne voit, avec cet exemple trivial,  le parallélisme des démarches.

Les dérives potentielles.

Une fois la PMA enclenchée, la porte sera  ouverte pour l’étape suivante. La technique aujourd’hui permet à peu près tout en matière de reproduction. Demain, au nom de l’égalité, le lobby LGBT voudra nous imposer la GPA pour les couples d'hommes avec son cortège de « mères porteuses » si bien vulgarisé par Marc-Olivier Fogiel, et la  « location de ventres » sera légalisée dans la même  logique.  On assistera alors, inexorablement à toutes les formes de  marchandisation et d’eugénisme déjà pratiquées en Californie.

Une évolution sociétale.

Elle est imposée  par un lobby minoritaire,  LGBT pour ne pas le nommer.  Affirmant cela, je vais évidemment être catalogué comme homophobe. C’est le côté totalitaire  de ce  groupe  d’influence. Il argue du fait que les mentalités ont évolué et qu’aujourd’hui les Français sont majoritairement pour ce qu’ils présentent comme un  progrès pour toutes les femmes. Certes, le conditionnement auquel la population est soumise à travers  tous les médias et même  les séries télévisées qui ne peuvent plus se passer de leurs couples homosexuels et de leurs soucis de maternité, a pu jouer un rôle, mais si on est si certain de ce fait  majoritaire, alors faisons un referendum, car le sujet en vaut bien la  peine. Cet argument est en fait contestable. Car si la PMA est un progrès pour les  femmes,  ce qui reste  à démontrer, c’est surtout une régression pour le genre humain. Sans la technique, leur infertilité de fait ne leur permettrait pas d’enfanter. Et tout ce qui est techniquement possible, n’est pas forcément souhaitable.

Nous sommes  aux antipodes d’une écologie respectueuse de l’Homme. 

Comme l’affirme François-Xavier Bellamy, avec le  projet de loi d’Agnès Buzyn, nous entrons dans l’ère de « l’Homme augmenté », du « transhumanisme »,  de l’Homme manipulé,  soumis aux lois des désirs individuels et du marché. Et je reprends Sylviane Agacinski pour conclure : « Nous sommes  avant tout des êtres vivants marqués par la naissance, la reproduction et la mort ; renoncer à ces limites signifie notre déshumanisation. » C’est une défaite de la raison, car ce projet de loi qui introduit une double révolution, de la filiation et de la finalité de la médecine, déporte la question de l’égalité des droits du domaine de l’anthropologie vers celui de l’émotion, terrain sur lequel aucune hiérarchie n’est possible. 

Si l’éthique s’effondre, le droit est perdu. Puissent les Français en prendre conscience !

 


DE PLUS EN PLUS BREXITANT !

Boris Johnson au Parlement

 

31  octobre or not 31 octobre ?

Bojo s’est mis dans de sales draps. Il devait tout régler, deal ou non-deal : le 31 octobre serait la date buttoir pour le Brexit. Il avait même prévu de suspendre le Parlement jusqu’au 14 octobre afin de bloquer toutes velléités de blocage. Ce faisant, il a déclenché la  machine à baffes. Le spectacle donné hier par le Parlement britannique a été chaotique. Il a commencé d’abord par la défection d’un député conservateur passé chez les Libéraux-démocrates, faisant perdre au 1er  Ministre, son unique voix de majorité. Les Communes ont ensuite voté largement pour empêcher un « no deal Brexit » et par la même occasion pour demander un report, encore un, de la date du Brexit au 31 janvier. Puis, les députés ont voté contre des élections anticipées le 15 octobre que réclamait logiquement le leader conservateur. Selon les règles en vigueur au Royaume-Uni, la motion portant sur la convocation d’un nouveau scrutin législatif aurait dû être approuvée par les deux tiers de l’assemblée, soit 434 voix, mais seuls 298 députés s’y sont déclarés favorables. Corbyn et les travaillistes s'y opposent pour l’instant. Ils ne proposent pas d'alternative pour autant. A noter que 21 députés du parti Conservateur ont voté contre Boris Johnson et ont été immédiatement exclus du parti.

Boris Johnson vient de subir deux défaites majeures.

Tout, ou presque, repose maintenant sur la position de Jeremy Corbyn.  Celui-ci s'est fait copieusement insulter hier par un Boris Johnson furieux, qui s'est adressé à lui par son nom, ce qui constitue un crime de lèse-majesté au Parlement. Mais le  grand blond n’est plus à ça prêt. Un report au 31 janvier, si l'Union Européenne l'accepte, semble inéluctable. Le 1er Ministre sort de l’épreuve très affaibli. Et dans ce contexte, on voit mal comment il pourrait se maintenir à son poste bien longtemps. Le plan qu’il avait imaginé s’est retourné totalement contre lui.  Les travaillistes avaient prévenu qu’ils n’approuveraient pas la proposition de Boris Johnson d’élections anticipées à moins qu’il ne s’engage à écarter l’hypothèse d’une sortie de l’UE sans accord avec Bruxelles. Le Labour et d’autres formations de l’opposition ne sont pas hostiles par principe à la tenue de nouvelles élections législatives mais ils redoutaient que le calendrier électoral proposé par Boris Johnson soit un « piège » visant à torpiller leur propre initiative. En cas  de blocage, l’alternative ne pourrait  venir que d’une curieuse alliance entre les  « Lib-dem » et les Travaillistes ; mais tout est  possible dans ce  monde fou,  fou, fou :  en Italie Matteo Renzi s’est bien allié à Luigi di Maio du M5S  pour faire barrage à Salvini !

Elections ou pas élections ?

Boris Johnson a aussi affirmé haut et fort qu'en « aucune circonstance » il ne demanderait un report du Brexit, et il compte toujours sur des élections anticipées pour le sortir de ce mauvais pas. Même après le rejet de  son projet, elles apparaissent comme une option possible pour sortir de l'impasse. Vous suivez ? En fait, l'opposition travailliste ne voulait pas de la date du 15 octobre car elle craignait que le Premier ministre, usant de ses prérogatives, ne les repousse après le 31 octobre, ouvrant ainsi la possibilité d'une sortie de l'UE sans accord. Mais les travaillistes sont en faveur de la tenue d'élections une fois leur loi sur un report du Brexit entérinée par la chambre des Lords. Elles sont aussi dans l'intérêt de Boris Johnson, qui a perdu sa majorité. Le scrutin sera dans tous les cas un pari risqué pour les deux grands partis de gouvernement, qui ne sont pas assurés d'une majorité absolue, dans un paysage politique bouleversé par les clivages sur le Brexit. Alors qu’il reste moins de deux mois avant la nouvelle date théorique du divorce, l’issue possible des initiatives en cours va d’une sortie brutale à un abandon pur et simple du projet approuvé le 23 juin 2016 par un peu moins de 52% des électeurs.

Récession en marche !

Les perturbations en cas de sortie sans accord de l'UE feront basculer l'économie britannique dans le rouge, prévient un think tank britannique. Le ministre chargé des préparatifs du « no deal », Michael Gove, doit présenter son plan d'urgence dans les prochains jours. Les discussions engagées entre Londres et Bruxelles n'aboutissent pas et l’UE, à bout de patience, refuse de reporter une troisième fois le Brexit. Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne sans accord de retrait le 31 octobre. Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre, une envolée de l'inflation, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments. L'UE a d'ailleurs souligné mercredi que le « risque » d'un « no deal » s'était accru et qu'elle ne croyait pas à un accord avec Londres d'ici le 31 octobre. Ce qui fait plonger la Livre sterling.

On est en plein brouillard. Le fog est précoce cette année!

 


LA REPUBLIQUE DU 4 SEPTEMBRE

Une page d’histoire en ce jour anniversaire.

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Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République.

En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre ». Mais cette journée recèle une grande part d’équivoque. C’est une des raisons qui font que sa mémoire, tout de suite, a été très atténuée... Car il faudra attendre 1875 pour qu’une constitution scelle définitivement le retour de  la République.

La guerre fatale à l'Empire.

Quelques mois plus tôt, le 8 mai, Napoléon III était sorti renforcé d'un plébiscite qui lui avait donné 7 336 000 oui contre 1 560 000 non en confirmant l'orientation libérale de l'empire. À Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine s'était prononcée contre le régime. L’empereur se  voyait encore  pour longtemps à la tête de la France. La déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, allait détruire ses illusions. Car, c'est après avoir appris la capture de Napoléon III par les Prussiens à Sedan que les républicains de la capitale ont pris le pouvoir. Dans la nuit du 3 au 4 septembre, dès l'annonce de la défaite, les députés du Corps législatif se réunissent au Palais-Bourbon. Ils dédaignent de confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et s'interrogent sur la conduite à suivre. Dans le petit groupe républicain, plusieurs députés se préparent à un illustre destin. Parmi eux, Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon et Jules Ferry, qui fonderont la « République des Jules ». Il y a aussi Adolphe Crémieux et surtout Léon Gambetta, superbe orateur de 32 ans. Les Parisiens envahissent bientôt le Palais-Bourbon et exigent l'instauration de la République. Comme les députés craignent d'être débordés par l'insurrection, Jules Favre leur suggère alors de proclamer eux-mêmes la République à l'Hôtel de ville de Paris. Pour séduire et rassurer la foule, Jules Ferry a l'idée de constituer un gouvernement composé de députés républicains de Paris. Léon Gambetta et Jules Favre proclament alors la République au milieu d'une liesse générale quelque peu surréaliste en regard de la situation militaire du pays.

Une République sans statuts.

Le 4 septembre 1870, la République est donc proclamée par Gambetta au nom du peuple.

Les Républicains, partisans de la guerre à outrance forment sans attendre un gouvernement de Défense nationale, présidé par le général Trochu. L’objectif est de poursuivre la guerre. À cette fin, Gambetta, ministre de la Guerre et de l’Intérieur, quitte Paris en ballon, le 7 octobre 1870, pour organiser la délivrance de Paris encerclé. Mais de nouvelles défaites militaires amènent le gouvernement à signer un armistice avec Bismarck, le 28 janvier 1871. La convention d’armistice permet néanmoins au gouvernement de Défense nationale de convoquer une Assemblée librement  élue, le 8 février 1871, pour savoir si la guerre doit être continuée ou à quelles conditions la paix doit être négociée. La droite monarchiste, partisane de préliminaires de paix reconnaissant la capitulation de Paris, l’emporte alors largement sur les républicains, partisans de la poursuite de la guerre. Réunie à Bordeaux, la nouvelle assemblée nomme Adolphe Thiers « chef de l'exécutif ». Un immense sentiment d’humiliation s’empare des Parisiens. Le 28 mars, ils proclament la Commune de Paris, impitoyablement réprimée par Thiers. Le 24 mai 1873, l'assemblée nationale retire sa confiance à Adolphe Thiers. Elle rêve d'une restauration de la monarchie mais, en rejetant le drapeau tricolore, le comte de Chambord, prétendant au trône, ruine ses espoirs. Faute de mieux, dans l'attente d'un compromis, l'assemblée confie le 20 novembre 1873 la présidence de la République au maréchal Mac-Mahon pour sept ans. Peu à peu cependant, les députés et les citoyens s'accoutument à l'absence de monarque.

Un simple mot au milieu d'un texte.

C'est ainsi que le 30 janvier 1875, l'amendement Wallon introduit subrepticement le mot République dans les lois constitutionnelles. L'amendement est adopté par 353 voix contre 352 : le mot « République » entre donc dans la loi constitutionnelle. Par la même occasion, l'amendement Wallon consacre le retour au bicamérisme, avec deux assemblées : le Sénat et la Chambre des députés. La IIIème république est officiellement née ! A une voix près  !

Le 16 mai 1877, le régime est confronté à une grave crise institutionnelle. Ce jour-là, le président Mac-Mahon renvoie le président du Conseil Jules Simon. Quelques jours plus tard, il dissout la Chambre des députés qui a eu le front de protester. La nouvelle Chambre, qui est à majorité républicaine et non plus monarchiste, récuse le ministère choisi par le président. Celui-ci n'a pas d'autre choix que de s'incliner : il démissionne enfin le 30 janvier 1879. Après lui, aucun président de la IIIe République n'osera plus dissoudre la Chambre des députés.

Et pourtant une durée exceptionnelle : 1870-1940.

Née d'une défaite, la IIIe République (1870-1940), installée au détour d’un simple amendement après cinq années de tergiversations, a traversé la Grande Guerre et supporté de violentes crises. Fondée en réaction contre le second Empire, la IIIème République, à bien des égards, continue l'Empire de Napoléon III. Comme ce dernier, elle est portée par la vague du progrès scientifique et technique, par l'avènement d'une civilisation industrielle dont les expositions universelles de Paris (1878, 1895, 1900) illustrent la croissance. 

Elle est morte comme elle est née : la défaite de 1940 lui sera fatale !

 


PROPOS DE RENTREE

Rentree

 

Tout ce qui change au 1er septembre…

En ouvrant le  journal,  c’est le titre qui accroche l’œil : le prix du gaz, l’école et les lycées, la fin des mutuelles étudiantes, le pass navigo élargi, … voilà quelques exemples pour la vie quotidienne. A l’Education, le « Mammouth » est devenu un « peuple de colibris » selon Blanquer ;  et  à l’assemblée la réforme du fonctionnement entre en vigueur,  une refonte qui bride  le débat  parlementaire.

Mais pour le reste, rien ne change vraiment. Quelques thèmes :

Les gilets jaunes.

A voir la violence  qui perdure, notamment contre les représentants de LREM, on se dit que les braises couvent encore et que rien n’est finalement résolu. D’ailleurs, on se  demande bien où sont passés les « cahiers de doléances » et à quoi ils ont servi. Du grand débat, mêmes  les « longs tunnels de discours » de Macron se sont évaporés. La société française reste  bien malade, le  malaise perdure chez les classes moyennes notamment et l’impopularité de l’exécutif reste  préoccupante.

Les pompiers.

C’est une grève silencieuse qui passe inaperçu, parce qu’elle n’entraîne apparemment pas le  fonctionnement des interventions. En grève depuis juin, les sapeurs-pompiers ont décidé de prolonger leur mouvement pendant deux mois supplémentaires jusqu’à fin octobre. Le service minimum continuera cependant d’être assuré comme lors des deux derniers mois. La grève n’a jusqu’ici pas empêché les interventions et s’est surtout traduite par des banderoles sur les casernes, des inscriptions sur les engins, et le port de t-shirts et de brassards chez les pompiers grévistes. Les syndicats promettent une « manifestation nationale » qui devrait avoir lieu lors de la deuxième quinzaine d’octobre. Le service de secours est malade : on est face à une problématique de sous-effectifs, de sur-sollicitations professionnelles et de violences envers les sapeurs-pompiers, mais rien n’est fait. Après deux mois de conflit social, les syndicats ont le sentiment d’être ignorés, et il n’y a eu aucune rencontre avec le ministre de l’Intérieur, aucun courrier, aucun contact. On croit rêver.

Les urgences.

A l’hôpital, la crise des urgences s’enracine. La grève  des urgences est engagée depuis début mars dans les services parisiens, elle touche désormais 217 hôpitaux dans toute la France et le mouvement menace de s’amplifier  encore. En cause des services congestionnés, des personnels surmenés, et le  gouvernement ne trouve pas le remède. Résultat : la colère monte.  Les 70 millions d’euros de prime débloqués par la ministre de la Santé n’ont pas calmé le  jeu. Ce n’est pas un chèque qui règlera les deux problèmes de fond : le  manque de médecins généralistes et le trop grand nombre de postes vacants chez les urgentistes.

Les  assassins islamistes.

Villeurbanne : un mort, des blessés en urgence absolue  … C’est le dernier attentat. Il paraît qu’il va falloir s’y habituer parce que ce genre de tueur est imprévisible. Tout aussi répugnante est l’attitude du système politico-médiatique dans sa globalité, qui depuis cet événement, toutes radios, toutes télés confondues, n’a plus qu’une obsession: minimiser, neutraliser, banaliser le drame.  Le tueur est afghan et a paraît-il entendu des voix qui lui intimaient l’ordre de passer à l’acte. Surtout il ne faut pas dire qu’il est musulman. La France est un pays malade, un pays où l’on peut massacrer des passants à l’aveuglette, et n’avoir comme réponse des autorités : on n’y peut rien !  

Les réformes procrastinées.

Une première : un projet de réforme passe en conseil des ministres  mais n’est pas mis à l’agenda parlementaire. Il s’agit de l’épineuse réforme de la  constitution. L’exécutif craint-il le bras  de fer avec le Sénat ? Une manière de repousser aux calendes grecques en faisant un coup de com’ au passage. Autre réforme repoussée, celle des retraites avec en amorce une reculade de Macron : pas question d’effaroucher les électeurs avec une mesure d’âge. On va se contenter d’augmenter la durée de cotisation dont on sait qu’elle est beaucoup moins efficace pour atteindre l’équilibre. Et puis on va se donner  le temps de  la concertation… Encore de la concertation. Manière de passer les municipales et aussi d’occuper  le terrain pour distraire l’électorat.  Quelle hypocrisie !

La PMA.

Voilà le sujet qui va faire les choux gras de la  rentrée. Le Président souhaite un débat apaisé. Il faut comprendre : ceux qui sont contre, taisez-vous ! D’ailleurs tous les médias aux ordres ne convoquent que des partisans de l’élargissement de la PMA.  Et quand un adversaire obtient un droit de passage, c’est  pour passer devant le tribunal de l’inquisition bien-pensante. On voit bien qu’il n’y a pas de consensus dans la société française. Mais qu’importe, il faut un marqueur de gauche pour équilibrer une pseudo politique dite de droite. Une certitude : on va diviser un peu plus les Français !

A  l’international.

La guerre commerciale entre la Chine et les  Etats-Unis continue avec l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane. A Hong-Kong, chaque week-end la violence de la révolte monte d’un cran. L’inde voit chuter sa croissance  à 5%, ce qui n’est pas bon signe. Et en Allemagne, l’Afd fait une percée, sans montée sur le podium. Bojo joue  la tension extrême dans son pays  avant la date fatidique du 31 octobre. Des sujets qui continueront de faire notre actualité quotidienne et hebdomadaire encore pour un bon moment…. Et je n'ai pas parlé du malaise des forces de l'ordre et des suicides de policiers, et de tant d'autres sujets qui montrent que notre pays va de plus en plus mal.

Face à cette situation assez inédite, on a l’impression que l’exécutif est tétanisé et semble paralysé. Il n’y a que le compteur de la  dette qui s’active  et même s’emballe, mais de ça, les commentateurs n’en parlent surtout pas.  Drôle de rentrée dans cette France calme mais éruptive sous les apparences.