Previous month:
février 2007
Next month:
avril 2007

COMPLAISANCE ?

Il en a de la chance, M. PILET, de pouvoir obtenir de la rédaction du Courrier de l'Ouest un article surdimensionné avec photo quasi électorale à l'appui ! Bénéficierait-il d'un traitement de faveur du localier ou de l'affection bienveillante de la direction de rédaction ? Toujours est-il que son courrier pour tenter de s'approprier une subvention à l'origine de laquelle il n'est absolument pour rien -et pour cause- a fait l'objet d'un traitement que même un parlementaire n'aurait pas obtenu. Un favoritisme qui pose question !


MELUSINE

MelusineSégolène c'est la fée Mélusine. Elle à l'art de transformer toutes ses propositions selon son auditoire. C'est de la magie. La magie du verbe. Si vous chercher la cohérence, c'est autre chose. Il ne peut pas y en avoir, puisque c'est de la magie.

Ainsi j'ai entendu au moins 3 discours sur les 35 heures, les parents des enfants scolarisés seront tous régularisés, puis seulement au cas par cas, l'identité nationale c'est d'abord "ignoble" puis on sort les drapeaux et on remet la Marseillaise à l'honneur, les slogans passent de "il faut changer fort", "avec Ségolène la France sera plus forte", à "la France Présidente", les chefs d'entreprise auront un jour des emplois sans charges et le lendemain des impôts supplémentaires.... On n'en finirait pas d'énumérer les propositions qui fleurissent au gré du moment.

Mélusine, c'est le prénom. Le nom vous connaissez : "Enfaillite". Ségolène c'est Mélusine Enfaillite !

L'origine de Mélusine est "royale". On ne l'invente pas.

"Toi Mélusine, qui est la plus ancienne, la plus connaissant, et par qui tout est venu, je te donne le don que tu seras tous les samedis, serpent, du nombril jusqu' en bas "

                                                                                            


FEUILLE DE ROUTE

P1010019P1010021P1010022 

                                                                                                                        

François FILLON est venu à Angers pour une réunion publique de la campagne présidentielle. Le principal inspirateur du programme de Nicolas SARKOZY a bousculé quelque peu la "douceur angevine" avec un langage viril, aux accents gaullistes incontestables.

"La France peut supporter la vérité", c'est le titre du livre qu'il a fait paraître l'automne dernier. Dans cette expression, tout est dit. Devant un parterre de 600 personnes réunies dans la salle Novaxia du Parc Expo d’Angers, il a décliné les impératifs qui, selon lui,  conditionnent la victoire. Après avoir dépeint, chiffres à l’appui, tous les reculs de la France depuis 25 ans, et partagé les responsabilités entre la gauche, prisonnière de son archaïsme et la droite, trop préoccupée du consensus mou, il a expliqué pourquoi il préconise aujourd'hui la "rupture" et a exprimé sa certitude que le "langage de vérité" est le seul possible et qu’il sera finalement payant.

Soulignant au passage les incohérences de Mme ROYAL et le "vertige" des consultations successives (élections et referendums) de Mr BAYROU, il énonce toutes les réformes qui seront engagées dès juillet, si Nicolas SARKOZY est élu : service minimum, régimes spéciaux de retraites, toutes les mesures visant à "libérer" le travail. Il reçoit le soutien de la salle par des applaudissements nourris. Sa conclusion : "il faut changer la politique", "il faut dire la vérité sur la mondialisation, l'endettement, dire pourquoi on ne retrouvera pas le plein emploi sans réformer la fiscalité, le droit du travail, l'éducation" ... Changer la politique, c'est renoncer à la monarchie républicaine en ayant un président qui s'engage, et rompre avec l'instabilité gouvernementale pour agir dans la durée : "la France a connu 28 gouvernements depuis 1978, l'Angleterre 8 et l'Allemagne 9 ; même l'Italie a fait mieux que nous avec 24 !" . Une dernière exhortation : allez et enseignez tous vos compatriotes ! C'est sur chacun de nous que repose la victoire !

La réunion se termine sur une vibrante Marseillaise… mais chez nous elle est de tradition ! Au passage, cette jolie phrase sur les drapeaux français : "plutôt que de les mettre au balcon, je préfèrerais qu'on les porte dans le coeur !".

                                                                                          


Je parie...

...que la "Nouvelle Marseillaise du Poitou" va ranger vite fait son attirail tricolore qu'elle vient à peine de sortir quand elle va découvrir qu'un sondage donne 85% de Français défavorables à la possession d'un drapeau chez soi.

Allez, on parie combien ?

                                                      


racisme ordinaire

J'aime bien le billet d'Isabelle MORINI-BOSC dans TV Magazine. Je relève un de ses "cartons rouges" de cette semaine, parce qu'il ma paraît exemplaire du parti pris des médias qu'elle ne rate jamais de stigmatiser. C'est dans l'émission "le maillon faible". Un jeune noir ayant voté pour l'élimination d'un autre joueur répond à l'animatrice qui lui demandait les raisons de son choix :" il est petit et je n'aime pas les petits !"

Avez-vous entendu parler d'une quelconque réaction de nos intellectuels-de-nos-villes-et-de-nos-campagnes ? Rien, nada, oualou, nicht, nothing.... Même pas l'esquisse de l'ébauche de l'amorce d'une réaction indignée. Par contre, imaginons un seul instant que ce soit le petit qui ait voté pour éliminer le jeune noir, et qu'il se soit justifié ainsi :"il est noir et je n'aime pas les noirs !"...... je vous laisse deviner la suite : scandale, tollé (justifié évidemment), demandes de sanctions, j'en passe et des meilleures.

Certaines formes de discriminations seraient-elles plus admissibles que d'autres, demande justement notre Isabelle avec beaucoup d'à propos et ne soupçonnant pas un seul instant d'hypocrisie nos censeurs patentés ?

Dans les cours de récréation, les discriminations physiques sont monnaie courante et les sujets ne manquent pas : les gros, la couleur, la religion, les vêtements. Depuis toujours ! Sauf que d'mon temps, j'avais pris une torgnole de ma mère pour avoir ri d'un aveugle tâtonnant avec sa canne blanche... Mais que faire quand l'exemple vient de la télé ?

Ah oui, le petit était blanc. Fallait-il le préciser ? 

                                                                                       


400 000

400 000 euros, c'est la subvention obtenue du FNADT (aide à l'aménagement du territoire) par Roselyne BACHELOT, relayant les demandes du Maire de Saint-Barthélemy. Beaucoup de demandes de subventions de l'ancien maire Gérard PILET avaient été rejetées parce que l'Agglo et la Région n'avaient pas validé son projet d'aménagement du centre-ville. C'est donc un succès pour le nouveau maire, dont le dossier a su convaincre les services de l'Etat... avec l'opiniâtreté de Roselyne qui, tel le "boxer"....

"400 000 euros, et moi, et moi, et moi, qui n'obtenais rien, c'est grâce à moi tout ça !" (sur l'air de 400 millions de chinois), nous clame l'ancien maire, qui, décidément ne manque pas d'air, et tel le coq paré des plumes du paon, n'en rate pas une pour ramener sa fraise. Mais les Bartholoméens sont habitués à ses rodomontades, ils ne s'y laisseront pas prendre.

Merci Roselyne. C'est bien toi la meilleure !

                                                                                                                


POLITICIEN

PalmeDans l'affaire de la gare du nord, c'est à BAYROU que revient la palme du discours politicien. Tellement facile de renvoyer dos à dos ses adversaires, sans rien proposer ! Comme quoi on peut dénoncer le système mais utiliser soi-même les procédés qui le discréditent. Rien de nouveau sous le soleil ! Le fait que l'individu à l'origine des incidents soit un multirécidiviste, "bien connu des services de police" et de surcroît en situation irrégulière dans notre pays, devrait appeler à plus de modération dans les commentaires. Quant à la "faune" qui hante le hall de la gare, il suffit de passer par là pour se rendre compte qu'elle est prête à tout pour passer le temps....

                                                                              


C'est à "urner" de rire

Urne_lectroniqueCelle-là, je ne m'y attendais pas, encore que....

                                                                                                                      

Figurez-vous que Monsieur VALLINI, au demeurant député de l'Isère (ou quelque chose comme ça), demande un moratoire sur l'installation des machines à voter électroniques. Motifs : elles feraient peur aux personnes âgées et ne seraient pas fiables ; elles augmenteraient les risques de fraude électorale. Je rêve ! C'est bien le contraire qui risque de se passer. A mon avis, il y a bien moins de risques d'erreurs et de fraude avec les machines à voter qu'avec les bonnes vieilles méthodes du crayon et de la gomme pour comptabiliser les votes, sans parler du dépouillement pour lequel les présidents de bureaux de vote ont bien du mal à trouver des volontaires quand ce ne sont pas des équipes monocolores qui se l'accaparent....

En HOLLANDE, cela fait des années que le vote est électronique, sans que cela ne pose de problème,  les personnes âgées votent comme les autres citoyens sans difficulté. J'ai observé que les communes qui ont opté pour ce type de matériel prenaient la précaution de les faire venir par petits groupes pour les expérimenter.                                                  

Non, la proposition de M. VALLINI est marquée au sceau du conservatisme le plus étroit et n'est pas acceptable. elle risque de ridiculiser la France aux yeux de ses voisins européens.

                                              


SURACTIVITE

La permanence d'Angers de l'UMP est une ruche bourdonnante qui ne désemplit pas: entre les nouvelles adhésions, les "mises sous pli", les départs de tractage ou de collage, les réunions du soir, les bénévoles font la journée continue. On ne les remerciera jamais assez du temps personnel qu'ils consacrent à l'animation de la campagne. 35H ? connaissent pas !

P1010009 Vendredi dernier, Marc LAFFINEUR animait un café politique sur la partie "pouvoir d'achat" du programme de Nicolas SARKOZY. S'il y a bien un message reçu 5 sur 5 par nos concitoyens, c'est bien celui-là. Mais quand on entre dans les détails, on s'aperçoit rapidement que l'idéologie dominante a pénétré tous les esprits. Les débats en rendent compte : "comment peut-on multiplier les heures supplémentaires sans supprimer (ou mettre un frein à la création) des emplois ?" ou encore :"on augmentera le pouvoir d'achat de ceux qui ont un emploi, mais ceux qui sont au chômage y resteront"... Même dans les rangs de l'UMP, nombreux sont ceux qui continuent de croire que le travail est un "gâteau à taille fixe" que l'on partage. Hérésie socialiste évidemment. Tous les chefs d'entreprise, notamment de PME, savent bien que le travail crée le travail et que l'emploi appelle l'emploi. Le pouvoir d'achat supplémentaire obtenu sans accroissement de charge entraîne de la consommation qui conduit à la création d'emploi. Un chef d'entreprise qui sait qu'il peut prendre une commande supplémentaire sera amené à embaucher, et ainsi de suite... Et c'est sans compter sur les 500 000 emplois actuellement non pourvus !

P1010016Lundi soir, c'était Roselyne BACHELOT qui avait accepté de parler de l'Europe, à l'occasion du 50ème anniversaire du traité de Rome. Devant un auditoire nombreux, elle a dit sa conviction profonde que la stratégie de Nicolas SARKOZY de procéder en deux temps pour remettre l'Europe en marche était la meilleure, et de plus partagée par les autres grands pays : d'abord d'ici 2009, un ajustement à minima des institutions pour qu'elles puissent fonctionner correctement et ensuite à l'horizon 2014, reproposer un nouveau traité constitutionnel après une consultation démocratique très élargie pour associer les peuples à sa rédaction. Toute démarche qui voudrait brûler les étapes en proposant avant 2009 un nouveau referendum (BAYROU ET ROYAL) est très dangereuse : le risque d'un nouveau non français serait très grand avec comme corollaire, la sortie de la France de l'Union.

                                                                     


SUPPORTER

P1010012_2P1010011C'est sûrement la nouvelle qui vous surprendra le moins. J'ai accepté de prendre en charge une équipe de "supporters" de Nicolas sur la 1ère circonscription, celle de Roselyne BACHELOT. Ceux qui me connaissent, savent qu'en amitié, je meurs ou je m'attache... je vous informe donc de la naissance de l'équipe : "la 1ère du Maine-et-Loire avec Nicolas SARKOZY et Roselyne BACHELOT". Cela m'a valu un petit tour à Paris ( à mes frais, précision pour ceux qui disent que la politique, ça paie) au QG de campagne pour travailler avec Yves JEGO, le responsable des "supporters". Si vous voulez nous rejoindre, d'où que vous soyez, surtout ne vous gênez pas. Le principe c'est de faire passer un maximum de messages auprès de nos concitoyens par le net ou autres moyens à votre disposition.

j'ai accepté, parce que si Sarko fait peur à certains (on se demande pourquoi), moi il me rassure. Et j'ai confiance  dans sa parole : je suis sûr qu'il tiendra ses engagements, et c'est ce que j'aime en politique.

pour rejoindre les supporters : www.supportersdesarkozy.com  dès que vous aurez reçu votre code perso, entrez dans "l'espace des supporters" puis cliquez sur "rejoindre une équipe"....

   A bientôt

                                                              


RECUP'RUPTION

Après la "disruption", qui consiste à faire des incursions sur le terrain du concurrent pour faire des coups médiatiques, comme quand elle a parlé d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants, Ségolène se met à pratiquer la "récup'ruption" qui consiste à récupérer les idées du concurrent pour les faire siennes à travers un slogan. Et la voilà en campagne sous le thème : "la France présidente" : mélange d'identité nationale et de nationalisme cocardier... C'est le troisième slogan de sa campagne. Vous voyez à quoi on a échappé si elle avait été mariée au beau François : "la Hollande présidente" .... Bref, faut croire qu'elle n'a pas encore trouvé celui qui pourrait convaincre un peu plus de 50% de nos compatriotes ! On peut donc s'attendre à de nouvelles fantaisies d'ici le 22 avril. Je plains ceux qui conçoivent les maquettes et les tracts avec des signalétiques aussi mouvantes, quel bin's ! Vous la voyez au château, vous ?

                                                                                                                                                                      


AU-DESSUS DES LOIS ?

Les enseignants sont-ils au-dessus des lois ? Il serait temps de rappeler qu'un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions est astreint au devoir de réserve. La directrice d'une école parisienne, en s'interposant pour empêcher la police de faire son travail, mérite une sanction : d'abord pour avoir agi au nom de ses choix personnels (ceux du "Réseau Education Sans Frontières") dans le cadre de ses fonctions, ensuite pour rebellion à la force publique. La mise en garde à vue était donc une procédure normale. Elle aurait pu manifester sa désapprobation -compréhensible- mais autrement. La lutte contre l'émigration clandestine n'est pas simple pour le travail de la police. On aimerait qu'elle intervienne, mais sans drame humain et surtout pas sous nos yeux horrifiés ! (ça me rappelle "cachez ce sein que je ne saurais voir": c'était qui déjà ? Ah oui, Tartuffe). Quant aux militants troskistes du "réseau", on connaît depuis longtemps leur "leit motiv" : l'Etat n'existe pas, il faut accueillir tout le monde. Ce faisant, ils aident les sans-papiers et contribuent à leur manière à favoriser l'immigration clandestine. Ils sont complices de fait des mafieux qui en vivent. Voilà pour les principes.

je serais curieux de savoir à quel syndicat de police appartiennent les policiers qui sont intervenus. Certain syndicat étant proche de Mme ROYAL, une manipulation de l'opinion publique est toujours possible en ces temps électoraux....

                                                                                                                        


LE NECESSAIRE ET LE SUPERFLUS

Les candidats ne sont pas avares de nouvelles idées, pour peu qu'elles attirent l'attention sur eux. Ils ne rechignent pas non plus à attaquer l'adversaire par une moquerie ou un bon mot qui ravit une salle et qui vaut réplique le lendemain. On débat du prix de l'appartement de l'un et de l'ISF de l'autre, ou de celui qui n'en paie pas mais qui pourrait.... Qu'importe de débattre de la VIème république : cela peut intéresser le pouvoir que les candidats comptent prendre et la manière dont ils comptent s'en servir, et on comprend que cela soit important pour un BAYROU, mais cela indiffère les Français dont les préoccupations sont l'emploi et le pouvoir d'achat en premier lieu.

Pour le petit mois de campagne qui reste, nous attendons des candidats qu'ils laissent de côté le superflus et qu'ils se concentrent sur les vrais sujets. Qu'ils nous parlent de réduction de la dette, de diminution des déficits, du défi écologique, de la manière dont ils vont relancer l'Europe, de création d'emplois et de croissance. Voilà pour le nécessaire. Tout le reste est superflus et on s'en moque.

Reconnaissons à Nicolas SARKOZY de céder le moins possible à la démagogie. Il est vrai que du trio de tête (selon les sondages), il est le seul à proposer un programme dont il est assuré de pouvoir l'appliquer. Ségolène ROYAL devra composer avec le PS qui n'a pas toujours les mêmes propositions que les siennes, et François BAYROU ne peut que rêver d'une majorité. S'il est élu avec les voix de la gauche, il devra composer avec elle : programme inconnu, donc. Voilà pourquoi il ne dit pas grand chose, c'est parce qu'il ne pourra pas faire grand chose après.

                                             


TRICOLORITUDE

Drapeau_franaisAh, cette Ségolène, elle ne changera pas ! Comment se fait-il que ses réunions participatives ne lui ont pas fait remonter ce besoin profond d'identité nationale, pourtant validé par "2 Franchais sur 3" ("schplok", aurait rajouté Giscard) ? Comme il n'est jamais trop tard pour bien "complaire", elle nous en remet une couche : dans le sensitif, évidemment. Faute de réflexion sérieuse sur le sujet, elle entonne la Marseillaise et pavoise avec les 3 couleurs. De l'identité républicaine pur jus. Elle est forte pour récupérer les idées des autres. Elle ne sait faire que cela d'ailleurs. Au moins, Nicolas SARKOZY prend-il la peine d'échanger avec les philosophes et les intellectuels. j'aimerais bien voir la "nouvelle Marseillaise" dans le même exercice !

La prochaine sortie c'est quoi : le "ça ira " ? Il faut s'attendre à tout !

                                                                                                                                       


EUROPE : le message de Nicolas SARKOZY

Sarko_europe"Remettre l'Europe dans le coeur des citoyens"

                                                      

Unie par la mémoire de ses déchirements meurtriers, l’Europe est devenue en cinquante ans un modèle de paix et de prospérité unique dans le monde. La réunification du continent autour des valeurs de liberté et de démocratie est un succès historique.

Alors que nous célébrons aujourd’hui le 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome, c’est aux visionnaires qui, durant toutes ces années, ont porté le rêve européen que nous voulons rendre hommage. La construction européenne est d’abord l’œuvre de ces femmes et ces hommes qui ont compris avant les autres qu’il n’y avait d’avenir pour notre continent que dans la réconciliation et dans la solidarité.

Au moment où l’Union traverse une période de doute, le plus bel hommage que nous puissions rendre à ces précurseurs est de faire preuve d’autant de courage et de détermination pour relancer l’Europe qu’ils en ont mis pour la construire.

Cette Europe, qui a su grandir dans le respect des identités nationales, est notre horizon et notre destin. C’est ensemble que nous pourrons relever les grands défis du XXIème siècle : la mondialisation, dont il faut savoir tirer tous les bénéfices tout en protégeant les citoyens contre ses excès ; la croissance et l’emploi, qui doivent être remis au cœur de toutes les politiques européennes ; la protection de l’environnement et le développement durable ; la lutte contre les nouvelles menaces : le terrorisme, la criminalité organisée, l’immigration illégale ; mais aussi la promotion de la paix, de la liberté, de la démocratie, des droits de l’Homme et du développement au-delà de nos frontières, car l’Europe n’est vraiment elle-même que lorsqu’elle incarne dans le monde les valeurs universelles qui sont les siennes.

A Berlin, les vingt-sept se sont engagés à remédier à l’urgence institutionnelle avant les élections européennes de 2009. C’est un engagement très fort qu’il faudra tenir. C’est aussi une grande promesse pour l’avenir, car c’est seulement en donnant à la construction européenne un nouvel élan et de nouveaux projets que nous pourrons relancer l’Europe et la remettre dans le cœur de ses citoyens.

Nicolas SARKOZY


L'APPEL DE BERLIN

50 ans de paix et de prospérité, un continent réuni, 490 millions d'habitants, un PIB consolidé le plus élevé du monde, l'Union Européenne c'est d'abord cela. Et ce n'est pas rien. L'arbre de nos petites difficultés ne doit pas nous cacher la forêt foisonnante de l'Europe. Il y a 50 ans, ceux qui ont porté l'Europe sur les fonds baptismaux par le Traité de Rome, pensaient d'abord à guérir l'Europe de son mal principal qui l'avait ensanglanté par deux fois en un demi-siècle : la guerre. 50 ans après, l'espoir est tellement devenu réalité qu'on a fini par oublier cette première et puissante motivation. La "pax europeanna" nous semble acquise pour toujours, et avec le temps l'amnésie est venue dans les têtes des nouvelles générations. Les égoïsmes nationaux, toujours vivaces, ont réapparu, alimentés par l'alourdissement des élargissements successifs et une gestion bruxelloise pas toujours comprise parce qu'elle a bon dos. Combien de nos politiques, pourtant européanistes convaincus, ont dénoncé les directives de "Bruxelles" pour s'affranchir à bon compte d'un débat avec nos concitoyens. Et pourtant, le marché unique, la politique commune de l'énergie décidée il y a quelques semaines, l'euro, la facilité de circulation, les programmes Erasmus pour nos étudiants.... le bilan est remarquable et même extraordinaire. "Unis dans la diversité" : quel beau symbole !

Mais en votant "non", la France et la Hollande ont bloqué le processus d'évolution qui devait mettre le pilotage en accord avec le nombre des états. On est passé de six à vingt-sept pays ! Il est en effet urgent que l'Europe retrouve sa marche en avant, car l'édifice n'est pas encore terminé. Dans le monde tel qu'il est, il faut à l'Europe une dimension politique, sinon, elle mourra. Et il ne faudra pas longtemps pour que les vieux démons réapparaissent, j'en fais le pari !

Il fallait donc une bonne piqûre de rappel. C'est Angela MERKEL qui s'en est chargée. Il y a du DE GAULLE et de l'ADENAUER dans cette femme lucide et volontaire. Et ce n'est pas le moindre des symboles que le 50ème anniversaire du traité fondateur ait été fêté à BERLIN, ancienne capitale du Reich, ville martyrisée par la guerre, ville symbole de la résistance au communisme au coeur d'un pays communiste, symbole aussi de la réunification de l'Ouest avec l'Est du continent. Et c'est de BERLIN, que la chancelière, au nom des peuples européens, lance un appel pour que l'Europe soit à nouveau un horizon de paix et d'espoir partagé. La rénovation des institutions est au milieu du gué. L'ALLEMAGNE tend la main à la FRANCE pour réussir cette relance, car sans union réelle des efforts des deux pays, le moteur de l'Europe ne tourne pas. Nous autres Français, aurions grand tort de ne pas entendre l'appel de BERLIN. Pour notre propre avenir autant que celui de l'Europe !


1000 + 1

A l'invitation de Marc LAFFINEUR, Roselyne BACHELOT,                          Hervé de CHARETTE, Dominique RICHARD

une grande réunion publique avec :

Fillon FRANCOIS FILLON                                                  Conseiller politique de Nicolas SARKOZY

JEUDI 29 MARS 19H

salle Novaxia - PARC DES EXPOSITIONS d'ANGERS

C'est le moment pour les indécis de venir se faire une idée pour choisir,

et pour les convaincus de se payer une louche d'arguments supplémentaires ! (et avec François, vous ne serez pas déçus !!!)


SARKO POURQUOI PAS !

Le "Pourquoi-Pas" c'était le bateau de Charcot. "Charcot, Pourquoi-Pas !", c'était la devise de mon équipe aux "Coeurs Vaillants"...  C'est aussi ce que je réponds aux hésitants et en allongeant la sauce, je leur donne mes raisons que je résume ci-dessous.

Plus que les clivages politiques, ce qui compte pour redresser la France et résoudre ses problèmes économiques et sociaux, c’est la volonté d’agir.

Plus que jamais, notre pays est à la croisée des chemins. Une génération quitte le pouvoir. Il faut profiter de l’occasion offerte par ce changement de génération pour rompre avec les vieilles habitudes et insuffler dans notre système démocratique les ruptures de pensées et de méthodes qui le remettront en phase avec les aspirations de la population et notre époque.

Mais on ne peut pas courir le risque d’une aventure qui serait plus destructrice encore.

Nicolas SARKOZY incarne le mieux ce changement en offrant les trois sécurités et les trois continuités essentielles, et les sept ruptures indispensables pour remettre la France dans la course des grandes puissances.

Il offre trois sécurités :

      -          la compétence et l’expérience de l’Etat

      -          la capacité à rassembler un gouvernement d’union nationale

      -          l’assurance d’une majorité parlementaire

Il garantit trois continuités :

-          la politique internationale de la France en portant haut et fort « les droits de l’Homme »

-          le logement en poursuivant la puissante politique de rénovation urbaine

-          la réforme de l’éducation en approfondissant l’égalité des chances

Il a surtout la volonté d’agir en proposant sept ruptures :

-          sur le travail et le pouvoir d’achat en brisant le tabou « des 35 heures» qui a conduit le pays au déclin, et en instaurant la transmission gratuite des petits patrimoines 

-          sur les dépenses publiques en commençant par réduire la dépense de l’Etat par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux

-          sur l’écologie en engageant dans notre pays les adaptations fiscales nécessaires et en faisant du développement durable le fil conducteur de toute action gouvernementale

-          sur l’Europe, en redonnant à notre pays un rôle moteur dans la nécessaire réforme des institutions

-          sur  l’intégration, par un véritable « plan Marshall » pour les banlieues et la discrimination positive pour redonner un nouvel espoir à la jeunesse qui y vit

-       sur l’immigration, par la maîtrise des flux, le partenariat et le co-développement avec   les pays concernés

-       sur la désindustrialisation, par le soutien déterminé de l’Etat au secteur industriel et un investissement massif dans la recherche-développement

Plus que jamais, Nicolas SARKOZY est en phase avec les transformations nécessaires pour relancer la France, comme le soulignent les préconisations des prix Nobel d’économie et l’analyse des programmes électoraux par l’institut Rexecode.

La France a besoin d’action. Elle a besoin de Nicolas SARKOZY.


UNE VALSE A QUATRE TEMPS....

...C'est beaucoup plus tentant, mais c'est moins charmant qu'une valse à trois temps....

Le décor est planté. Ils sont douze pour la lutte finale. Quatre "gros" et huit "petits", si l'on en croit les sondages. Maintenant que le périmètre du choix est bien déterminé, la partie la plus constestataire de l'électorat va pouvoir faire sons marché : comme il y a cinq ans, les scores des "gauchistes" toujours aussi nombreux et divisés en chapelles irréductibles, vont commencer à grimper, et il y a l'embarras du choix. C'est d'ailleurs ce que redoute la "nouvelle Marseillaise du Poitou" car son élan manque encore de souffle pour être vraiment certaine d'être au second tour. Les petits de droite semblent moins dangereux : le monsieur "CPNT" a le charisme d'une boite de chaussures et est strictement inconnu, quant au "Joli Mignon" vendéen, son discours très conservateur ne passionne  pas les foules pour l'instant.

En tête, Nicolas campe sur son noyau dur de 30%. Son avance lui garantit une quasi qualification pour la finale, sauf coup de théâtre. Le gaillard est coriace, sait communiquer et sa campagne ne laisse rien au hasard. Les troupes sont fortement mobilisées. Derrière lui Ségolène a encore changé de méthode, et on se demande si elle va trouver le bon discours et le bon tempo, mais elle se maintient elle aussi grâce à un noyau dur de 24-25%. Sa qualification n'est pas encore assurée, puisque le gars François est venu un temps jouer dans son jardin. Justement le Pyrénéen reste le perturbateur inattendu de ce premier tour, tandis que Pépé Le Moko n'a peut-être pas dit son dernier mot, maintenant que le suspense (?) sur ses parrainages est levé.

Au final, les semaines qui viennent maintiendront certainement le suspense jusqu'à l'arrivée. Il n'échappe à personne que la candidate du PS piétine, que le berger des Pyrénées a probablement fait le plein de ses voix (mais le reflux suivra-t-il ?), que l'extrême droite peut encore nous jouer des tours et que Sarko ne peut pas faire comme si Bayrou n'existait pas.

Nicolas SARKOZY est le plus populaire des douze. C'est un fait aussi marquant que l'exploit de François BAYROU et l'OPA Royaliste sur le PS. De quoi rester serein mais pas forcément rassuré.


VIème, Vème, IVème....

Constitution_sceau Est-ce qu'ils vont nous la laisser tranquille notre constitution !!!!!

Qu'est-ce que cette manie de vouloir changer de république à tout bout de champ ! C'est un mal bien français. S'il y a des difficultés entre le monde politique et les citoyens, ça ne peut pas venir des uns qui demandent le beurre et l'argent du beurre et des autres qui promettent plus de beurre que de pain. Non, ça vient des textes ! C'est tellement plus commode.

Alors, si on suit le "berger des Pyrénées" et ses promesses de Gascons (c'est pas loin du Béarn), on va se retrouver avec un retour aux pratiques de la IVème république. Pour ceux qui n'ont pas connu, c'était l'instabilité politique : certains gouvernements ont duré .... 24 heures. On se réveillait avec Félix GAILLARD, Président du Conseil et quand on se couchait c'était Guy MOLLET qui avait pris la place....Pas de majorité à la chambre, sauf de circonstances. Je ne crois pas qu'on puisse souhaiter ce type de retour à notre pays. C'est loin d'être un "retour vers le futur" !

Et si on suit la "madone du Poitou", on va retrouver avec sa VIème république, l'esprit LAIGNEL d'un certain congrès du PS. C'est la résurrection de la Ière république avec les jurys citoyens dans le rôle des coupeurs de têtes politiques. Qu'elle rêve d'une "nouvelle terreur" dans son délire parano contre l'argent et les riches, n'est pas une nouveauté, même si le discours s'adoucit pour mieux embobiner le citoyen. Robespierre aussi savait avoir ce côté "agneau pur" avant d'avoir pris le pouvoir....

Bon, vous l'avez compris : gardons la Vème. Elle a fait la preuve de son efficacité. Elle a résisté à la cohabitation. Elle s'est un peu modifiée dans son esprit avec la réduction du mandat présidentiel, mais au moins elle assure une stabilité gouvernementale à la France et oblige à la bipolarité qui est en Europe, la façon moderne de gouverner. Le vrai débat, n'est pas sur les textes qui fondent notre démocratie. Il porte sur les orientations de gouvernement et les propositions à mettre en oeuvre selon deux visions différentes : la vision sociale libérale et la vision sociale démocrate, c'est-à-dire entre la droite et la gauche de gouvernement. Ce débat n'a pas eu lieu en 2002. Il est important qu'il ait lieu en 2007. La légitimité démocratique de ceux qui gouverneront y gagnera en clarté en en crédibilité.


POUR EN FINIR AVEC LES IDEES FAUSSES...

... sur les jeunes.

on les dit moroses, délaissés, ne croyant pas à l'avenir. On nous disait qu'ils étaient abandonnés à la précarité, au chômage massif (on a vu que c'est faux).  Et voilà qu'on découvre que jamais les ménages de moins de trente ans n'ont autant investi dans l'immobilier : ils n'ont jamais été aussi nombreux à accéder à la propriété ! Pratiquement un ménage sur cinq, c'est-à-dire deux fois plus qu'il y a dix ans. Et le phénomène est en constante progression. Ils investissent souvent, c'est vrai, avec l'aide de leurs parents. Mais ils le font en croyant fermement à la pierre, quitte à freiner leur consommation de crédits sur les loisirs, la voiture, l'informatique ou les voyages. La difficulté actuelle d'accès au marché locatif est une des explications pour les jeunes ménages urbains. Ces ménages, qui savent faire un calcul économique préparent aussi leur retraite en se constituant très tôt un patrimoine immobilier. Avec le retour de la valeur "famille" chez les jeunes c'est plutôt une bonne nouvelle.

Comment sait-on tout cela ? Tout simplement par l'Observatoire de l'endettement des ménages qui observe à la loupe la consommation de crédits en France.


A MOI, COMTE, DEUX MOTS !

"Parle sans t'émouvoir" ....

La circulaire instaurant les "leçons de mots" a été promulguée aujourd'hui. J'APPROUVE !!!!  Gilles de ROBIEN a grandement raison. "Les mots pour le dire", c'est ce qui manque le plus à nos enfants d'aujourd'hui, gavés d'images et s'exprimant en raccourcis affligeants. Le génie de la langue française, c'est sa capacité à coller avec une rare précision à toutes les nuances de la pensée. C'est rare dans le monde. Encore faut-il connaître le vocabulaire.

C'est amusant, parce que c'est exactement ce que je faisais dans mes dernières années d'enseignement : chaque fois que je donnais une rédaction, nous passions, mes élèves et moi, deux heures à examiner le vocabulaire et toutes les expressions utiles pour développer les idées. C'était des élèves de quatrième et de troisième. C'était aussi le seul moyen d'avoir quelques devoirs lisibles et exprimant quelques idées, chaque mot ou expression pouvant rapporter des points, à condition d'être utilisé à bon escient.

C'est comme pour la bivalence, que je n'ai jamais voulu abandonner. Il veut faire revivre ces "prof' de collège" qui savaient tout faire et qui ont assuré le succès des cours complémentaires et des collèges d'enseignement général dans les années 60. Là encore je le redis : il suit la voie du bon sens.


C'EST PARTI SUR LA DEUX !

P1010005 Dominique RICHARD qui mène campagne sur le terrain pour Nicolas SARKOZY, en jouant au maximum la proximité, lance officiellement sa campagne pour les législatives. Avec une nouveauté, il fera équipe cette fois-ci avec une femme : Régine ARRIBEROUGE. Non pas que Michel BORDEREAU ait démérité, et sa fidélité à Dominique est entière, mais celui-ci a décidé raisonnablement de prendre sa retraite.

Dominique RICHARD sollicite le renouvellement de son mandat. Ce n'est pas un scoop. Tout le monde s'y attendait. En 5 ans il a fait la démonstration de sa compétence et s'est bien implanté dans sa circonscription. Il suffit de le suivre dans ses périples quasi-quotidiens au milieu des vignes ou dans les rues des petites communes pour comprendre que le lien n'est pas superficiel. Son travail est apprécié des élus, et ils le disent, même quand ils ne sont pas de son bord, comme...Marc GOUA. Sa réputation est assise sur sa capacité à écouter et à porter les dossiers, du plus petit au plus gros, là où il faut, jusqu'au plus haut niveau, s'il le faut. Sur la circonscription, il a fait avancer avec succès la rénovation urbaine de Trélazé, la protection phonique des riverains de l'autoroute, le théâtre du foirail de Chemillé... Au parlement il est parmi les plus assidus et sa cote le place dans le premier quart des députés pour le travail et la présence. Il a commis un rapport très fouillé sur l'audiovisuel public.... Bref, un parlementaire complet, qui à l'écume médiatique, préfère le service rendu efficacement et sobrement.

P1010004 Régine ARRIBEROUGE, c'est la partenaire idéale. Le choix d'une femme comme suppléante n'est pas que symbolique. De plus, elle apporte dans le tandem l'équilibre ville-ruralité qui correspond au visage de la circonscription. Elle ne nous est pas inconnue non plus. Elle figurait déjà sur la liste des régionales et elle avait participé activement à la campagne, démontrant sa capacité d'investissement. Elle est adjointe au maire de Saint-Saturnin, en charge du gros dossier de l'environnement et de l'urbanisme. elle est membre du Conseil d'administration du comité du tourisme "Loire Aubance". Elle aussi très active dans le groupe des femmes de l'UMP. Un renfort de choix qui s'inscrit dans la modernité !

Après le tandem d'enfer, BACHELOT-JEANNETEAU, sur la 1ère, voici le duo de choc de la 2ème : RICHARD-ARRIBEROUGE ! . On sait que Jean-Charles TAUGOURDEAU compte repartir avec la même suppléante.

La place des femmes s'affirme petit à petit à l'UMP...


QUI CONNAIT M. PUPPONI ?

Oui, qui connaît François PUPPONI ?

Chou_fleur_nu1C'est le "Pépone", alias maire de Sarcelles dans le Val d'Oise, invité par Papy GOUA à Sainte-Gemmes sur Loire pour parler de "la place de la ville et des quartiers" dans le pacte présidentiel de Ségolène ROYAL. Il paraît que c'est un spécialiste du "mal des banlieues", sujet hautement d'actualité pour les habitants de Sainte-Gemmes et des communes de la couronne sud, forcément concernés non ? Pour ce qui est de la place de la ville, il avait sous la main le Président de l'agglo et son PLH.....

Aux dernières législatives, Papy avait fait toute sa campagne en misant sur JOSPIN.... Cette fois-ci, espérons que la candidate qu'il soutient sera au deuxième tour. Le succès, sur lequel il mise, n'en est pas assuré pour autant.


LE CHOMAGE DES JEUNES

Une idée couramment répandue laisserait penser que la France serait l'un des pays d'Europe où le chômage des jeunes est le plus élevé, et on nous assène même le chiffre : 21,8% (en 2004). Seule la Grèce, l'Italie et l'Espagne feraient plus mal que nous. Et pourtant ce taux ne concorde pas avec une autre réalité.

En effet, si on examine comment se répartissent les presque 8 millions de 18-25 ans (toujours en 2004)*, on constate que 60% (4 700 000) sont élèves ou étudiants, 26,7% (2 100 000) ont un emploi en CDI, CDD, apprentissage, stage ou contrat aidé, etc..., 5,6% (500 000) sont inactifs, c'est-à-dire non scolarisés et non inscrits à l'ANPE (il peut s'agir de jeunes femmes mariées, par exemple). Seuls 7,8% (600 000) sont réellement chômeurs. C'est d'ailleurs à cette population qui regroupe essentiellement ceux qui sortent du système éducatif sans diplôme, que s'adressait le CPE ; mais eux n'ont pas manifesté et du CPE on pouvait se passer ! Ce taux est moins que la moyenne européenne comparable qui est de 8,2%.

Qui plus est, en septembre 2005, le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) publiait une étude passionnante sur le destin des jeunes sortis du dispositif en 2001. Elle démontrait que 71% d'entre eux étaient en CDI. Parmi ceux-ci, 38% l'avaient obtenu dès la sortie et la moitié, six mois après... encore était-on dans un contexte de croissance faible ! Là ou il y a un problème, et c'est bien le seul, c'est que 40% des jeunes sans qualification (sans avoir dépassé le niveau du collège) étaient toujours au chômage trois ans après. Doit-on être inquiet sur les jeunes quand les 2/3 s'insèrent dans la vie active sans vraies difficultés.

Comme quoi avec un mauvais usage des statistiques on peut désespérer à tort une jeunesse et amener des gouvernements à des politiques absurdes....

* statistiques les plus récentes.


NATURELLEMENT ...

Chirac"C'est tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien". C'est par ces quelques mots en même temps que l'annonce de la démission du Ministre de l'Intérieur que le chef de l'Etat a indiqué son choix parmi les candidats : Nicolas SARKOZY. Il ne nous avait pas échappé que jacques CHIRAC était l'initiateur de la création de l'UMP, et que Nicolas SARKOZY en est devenu le Président. Le soutien est tout-à-fait "naturel", pour ne pas dire logique.

La classe journalistique ne va pas se priver de gloser sur le "trop" ou le "trop peu" de cette déclaration. Pour ma part, je pense qu'elle est conforme à ce que le Président de la République peut dire. Sa position ne lui permet pas d'afficher autre chose que de la retenue ne serait-ce que pour respecter les Français qui feront un choix différent. Mais personne n'aurait compris qu'il ne dise rien ou qu'il dise autre chose. En faisant dans la sobriété, il n'emprisonne pas Nicolas SARKOZY dans une impossible succession. D'ailleurs l'intéressé cherche suffisamment à se démarquer pour se satisfaire de la déclaration telle quelle.

Donc, "tout le monde il est content !"


BIEN VU !

« Je suis intéressé, je n'ose pas dire attiré par l'énergie que Nicolas SARKOZY dégage, il a une énergie vitale énorme et une culture de l'action qui m'impressionnent et m'attirent. »

Qui parle ainsi ? Eric BESSON, dans son livre : "Qui connaît madame ROYAL ?"

- A lire absolument !!


200 000 EMPLOIS

Chomage_decembre_2006La France a créé plus de 200 000 emplois en un an. Ce n'est pas mon invention : j'ai repris ce titre dans un grand quotidien régional. Ce chiffre n'est pas contestable, parce qu'il est fondé sur la masse salariale et sur les cotisations de l'UNEDIC. Et voilà qui cloue le bec à la mauvaise foi de ceux qui contestent la baisse du chômage. Pour l'Acoss, organisme qui collecte les charges sociales perçues sur l'ensemble des salaires, l'emploi salarié privé a même progressé de 252 000 (+ 1,4%).

La France compte plus de salariés, et cerise sur le gâteau, le salaire de chacun a un peu augmenté. Tout n'est pas rose pour autant. L'industrie a encore perdu 65 000 emplois l'an dernier : elle n'emploie plus que 3,7 millions de personnes contre 10 millions dans le tertiaire. Et si les emplois tertiaires explosent, c'est encore trop en temps partiel et en interim. Mais on connaît les blocages que constituent l'excès de protection et de charges qui pèsent sur l'embauche.