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DEMAGO..UA

Le Conseiller-Général-Maire-de-Trélazé pris en flagrant délit de démagogie : on le croyait pourtant plus avisé, mais visiblement depuis qu'il est investi par le PS pour les prochaines législatives, il se prend le "chou". Quand on est candidat, toutes les tribunes deviennent bonnes pour "briller" ou attirer l'attention. La discussion des orientations budgétaires du Conseil Général lui a paru une bonne opportunité,et de nous ressortir les sempiternelles balivernes que l'exercice impose : reproche sur la hausse des impôts, menace sur les investissements... tout en demandant plus de créations d'emplois dans les services sociaux. Le beurre et l'argent  du beurre !  Mais c'était compter sans l'esprit de répartie de notre jeune Président et la parfaite connaissance de ses dossiers . Il ne faut pas se fier à son allure de premier communiant. Marc Goua s'est fait vertement rafraîchir la mémoire avec vigueur et précision, Christophe Béchu ramenant la hausse de l'impôt envisagée à sa juste proportion (4€/contribuable pour l'année) alors que d'autres (La Région) se sont constitué un trésor de guerre sur le dos du contribuable avec 20% de plus dès la première année de mandature, et resituant avec talent le placement du Maine-et-Loire et les enjeux des orientations proposées....


MAGIQUE !

L'incinérateur de Lasse fonctionne à l'eau ! Si l'on en croit son directeur, l'unité de valorisation trie et recycle en amont, donc logiquement sont retirés du circuit cartons, plastiques... et ne reste que la partie fermentescible des ordures ménagères, autrement dit essentiellement de l'eau, pour alimenter le four. De plus c'est une vraie centrale électrique dont le carburant serait justement les ordures ménagères. Fabriquer l'électricité avec de l'eau, voilà une vraie révolution !

En plus c'est propre puisque la moitié du volume de l'usine est occupée par l'imposant dispositif de filtrage des fumées. Cette véritable unité chimique devrait nous rassurer. A moi, elle fait encore plus peur. Au fait, ils en font quoi des "refiom" à Lasse ?

On voudrait nous prendre pour des billes (de bois) qu'on ne ferait pas mieux.

* refiom : résidus de filtrage des fumées d'ordures ménagères (hautement toxiques)


CARTON JAUNE

Nicolas SARKOZY affublé en titre d'article de "candidat retenez-moi" suivi d'un texte qui cède au dénigrement systématique et insidieux, comme si la venue à Angers du Président de l'UMP le dérangeait, c'est la triste lecture que nous offre Alain Mâchefer dans Ouest-France de dimanche dernier. A lire ces lignes, on comprend bien que le candidat en question a bien raison de veiller à sa communication et à ne pas se laisser piéger par des objectifs pirates en se réservant l'exclusivité des images à diffuser. Les journalistes récoltent ce qu'ils ont semé. La partialité rend méfiant. Il est tout de même extraordinaire qu'un journal comme Ouest-France n'ait pas de photographe capable de réussir une photo correcte de Nicolas Sarkozy, toujours présenté dans ses colonnes avec un portrait grimaçant. La contribution d'un journaliste au débat public c'est d'éclairer l'opinion du public, d'où l'exigence d'impartialité.... Mais la aussi, la déontologie se perd.


SONDAGE PRESIDENTIEL

Intéressant le sernier sondage CSA-Le Monde : il crédite  Jean-Marie Le Pen de 17% des voix au 1er tour. Ségolène Royal ferait 32%, Nicolas Sarkozy 29%, François Bayrou 6%, Philippe De Villiers 2%... Ce qui met la droite à 43-45%, si les reports sont bons. La gauche serait autour de 40-42% .... comme on le voit, et ce n'est pas un scoop, de toutes façons ce sera très serré. Mais ce qui est instructif ce sont les reports si Jean-Marie Le Pen était absent au 1er tour. On s'aperçoit que le tiers de ses voix va sur Ségolène Royal. L'exaspération identitaire touche bien toutes les couches de la société et si on compte les voix de De Villiers, c'est presque le 1/4 des votants qui l'exprime ouvertement. Nicolas Sarkozy a donc raison de maintenir sa politique de fermeté tant sur l'immigration clandestine qu'en matière de sécurité. La gauche, et le Syndicat de la Magistrature en tête, feraient bien d'en prendre note. N'oublions pas que dans les sondages, le vote Le Pen est toujours sous-estimé...


AUTISME

"Trouble psychiatrique caractérisé par un repli psychologique sur soi, accompagné par la perte du contact avec le monde extérieur" (Petit Lar.).

Le clan des amis du Président de la République serait-il atteint de ce trouble ? Qui ne voit que l'offensive qu'ils mènent actuellement contre Nicolas SARKOZY est complètement déconnectée de la réalité. Elle a par contre une conséquence qu'ils ne mesurent vraisemblablement pas : depuis qu'elle a commencé, jamais les adhésions n'ont été aussi nombreuses à l'UMP. Foi de militant, c'est du jamais vu ! Et pourquoi donc cette vague ?  Comme pour Ségolène au PS, les électeurs ne veulent pas se laisser voler une chance de gagner par les manoeuvres d'un personnel politique usé. Ils savent qu'ils pourront dire leur choix en votant. Ils veulent participer à la décision ! c'est la raison d'être de l'UMP. Maintenant qu'il y ait le choix le 14 janvier, c'est une autre histoire. L'UMP est un grand parti démocratique. Il y aura naturellement place pour toutes les candidatures.  Mais dans le cadre du parti et en respectant les règles qui ont été approuvées par les adhérents. Toute candidature en dehors sera suicidaire.

Nicolas SARKOZY sera à Angers le 1er décembre, pour un meeting public à 18H30 au Parc Expo. Thème : "Education, le devoir de réussite". Plus de 5000 personnes sont attendues.


OH LA, OLIN !

La Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable vient inaugurer le parcours de tri et recyclage mis en place dans le centre de valorisation énergétique de Lasse, autrement dit, elle vient cautionner par sa présence la filière de traitement par l'incinération. J'ai été partie prenante de l'action menée par le "Collectif Incinér'àtort" et cette venue me choque. Je vous livre quelques extraits de la lettre ouverte que le Collectif lui envoie pour l'occasion. J'en partage toutes les préoccupations.

"Le Collectif « Incinér’àtort », rassemblant des citoyens de tous horizons, s’est créé pour s’opposer à la construction d’un nouvel incinérateur d’ordures ménagères dans l’agglomération angevine. Il persiste dans son opposition à toutes nouvelles installations de ce type. L’incinération est un procédé qui reste polluant, dont la logique de fonctionnement repose sur une absurdité technique, qui produit 30 % de déchets en mâchefers et résidus de filtres, qui voit son coût de fonctionnement en constante augmentation et qui obéit à une logique financière profitable mais contestable, car elle est ensuite financée par le contribuable... Même à Lasse sa logique financière est contestable : l’incinérateur est un produit de rêve pour un industriel. Il rapporte à tous les niveaux de son fonctionnement au prestataire. Celui-ci détient la plupart du temps toute la filière : construction, mise en œuvre, maintenance, traitement des refioms, stockage des ultimes, collecte et camionnages divers... Le dimensionnement de ses fours pose toujours le problème de l’approvisionnement à hauteur de leur capacité maximale: les vides de fours doivent être comblés par des gisements de proximité ou plus lointains. La politique de réduction des déchets et de recyclage du SIVERT impose à l’incinérateur de Lasse un approvisionnement complémentaire sur six départements alentours. Les pollutions générées par les milliers de kilomètres de transport en camion aggrave entre autre l’effet de serre, et ce ne sont pas les kWh produits par l’incinération qui peuvent les justifier. Quand on ajoute que tout incinérateur n’a aucune flexibilité, que son installation est figée pour au moins trente ans, que son « PCI » le rend gourmand en déchets recyclables comme les cartons ou les plastiques, il est clair que son installation ne contribue jamais à la réduction des déchets, même quand il est précédé d’un  centre de tri sélectif.

Cela va à l’encontre du développement durable.

La nécessité de le perfectionner constamment montre son inadaptation à l’objet auquel on le destine.

C’est un outil du XXème siècle, dépassé dans le contexte actuel, alors que des alternatives « durables » existent et sont utilisées partout en Europe.

Aussi, nous nous interrogeons sur votre présence qui cautionne ce type d’investissement. La valeur symbolique de cette démarche va à l’encontre de tous les efforts que vous déployez par ailleurs pour sensibiliser nos concitoyens à la prévention et au tri. Elle prend une résonance particulière au moment où le programme « REACH » est sur le point d’être voté au Parlement européen.

Le Collectif Incinér’àtort vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l'expression de sa très haute considération."


(IM)POSTURE

Les Français sont resté des Gaulois. Ils sont incapables de débattre sereinement d'un sujet. Et l'approche des élections n'arrange rien. Alors les postures l'emportent sur la lucidité. Que la gauche s'y cantonne, on a l'habitude. Ils sont spécialistes pour donner des leçons. Mais l'UDF aussi ne votera pas la loi de prévention de la délinquance : il faut bien que Mr Bayrou s'identifie autrement et il fait donner Lagarde (je n'ai pas pu résister). Les motifs invoqués sont conformes à ce que l'on sait du centrisme version 2006 : ni de gauche, ni de droite, mais ailleurs. Cela me rappelle Michel Jobert qui comme chacun sait a eu un grand destin politique.

De même, le maire de Télazé, M. Goua, ne veut pas porter le chapeau -de shérif- au nom de sa reconquête des quartiers et de son rôle d'arbitre. Il a mis en place tout un tissu de professionnels, il a réaménagé les espaces... un vrai travail de proximité qu'il estime payant. Personne ne le conteste, sauf qu'il serait plus honnête s'il n'oubliait pas de dire que tout ce dispositif a pu se mettre en place avec le soutien du Gouvernement et les moyens offerts par la loi de cohésion sociale dite "loi Borloo", et cela avec l'aide décisive du député de sa circonscription, Dominique Richard. De plus, la loi de prévention de la délinquance proposée par Nicolas Sarkozy ne va nullement à l'encontre de l'action déployée et qu'elle lui donne simplement des moyens supplémentaires pour agir et prévenir.

Oui, mais il est candidat aux législatives....

Il y a des moments ou la posture frise l'imposture !


DELINQUANCE

J'ai suivi sur la chaîne parlementaire le débat sur la loi de prévention de la délinquance. Les mesures proposées par Nicolas SARKOZY ne m'ont pas paru excessives et ne transforment en rien les maires en "shérifs". Contrairement à ce qui est affirmé par la gauche, on est loin du tout sécuritaire. Il s'agit de tirer les leçons des épisodes violents des banlieues de l'automne 2005. Ces événements ont montré le rôle clé et incontournable des maires, qui rappelons-le, sont aussi des magistrats et qu'à ce titre ils doivent prendre les moyens d'assurer la paix civile sur le territoire de leur commune. La loi propose de faire du maire le "pivot" de la politique de prévention en l'intégrant dans le circuit du travail social, ce qui est bien la moindre des choses. Mais comme d'habitude, les détenteurs de "petits territoires" voient d'un mauvais oeil toute intrusion qui viendrait les empêcher de tourner en rond entre soi. Le secret professionnel a le dos large et ne pas vouloir partager des informations avec le maire de la commune, c'est oublier qu'il est un magistrat avec tous les devoirs inhérents à cette charge. Les travailleurs sociaux auraient-ils peur d'être évalués ?

Quant à vouloir considérer les mineurs multirécidivistes comme des majeurs pour l'application des peines, c'est du simple bon sens ! Demandez donc à ma belle-soeur, qui s'est fait voler son sac sur le siège avant de sa voiture en traversant Aulnay-sous- Bois, il y a quinze jours, ce qu'elle en pense !

Je comprends la réticence des maires, notamment ceux des petites villes, qui croulent déjà sous les paperasses et l'accumulation des responsabilités. Mais la croissance de la violence des mineurs, visible dès la maternelle, eh oui, ne doit pas être prise à la légère. Le bon sentimentalisme et l'angélisme conduisent comme toujours la gauche à prendre des postures "anti sécuritaires" autant par idéologie que par calcul électoral : c'est méconnaître l'exaspération des gens. C'est oublier que la "naiveté" de Jospin lui a coûté sa place au 2ème tour un certain 21 avril 2002. Au profit de qui ?

Quant aux réponses sur le sujet de Mme Royal devant les maires PS, elles se caractérisent comme d'habitude par leur vacuité. Il faudrait peut-être lui faire tester le "car jacking".


DEBAT PIPO ET VRAI DEBAT

S'il y a bien quelque chose qui m'agace c'est la propension des médias à s'esbaubir, dès lors que ça se passe à gauche.

Ce qui vient de se passer au PS est intéressant, mais s'agissait-il réellement d'un débat ? On a proposé aux militants trois discours parallèles et on voit bien que le dispositif a été mis en place pour éviter une querelle publique et surtout ne pas exposer Mme ROYAL pour lui permettre de prendre le large avec l'appui des sondages. Elle a pris le parti par l'extérieur et s'est bien gardée de s'engager sur le programme voté à Rennes. Affaire à suivre... Balladur aussi était largement en tête dans les sondages !

A contrario, il n'y aurait pas de débat à l'UMP. Il serait confisqué par Nicolas SARKOZY. Alors là, c'est un comble ! Jamais dans ce parti, on a autant débattu. Entre les sensibilités qui le composent, d'abord. Les conventions thématique ont été suivies par des centaines d'adhérents qui se sont déplacés à leurs frais, jamais il n'y a eu autant de prises de paroles, souvent sans consessions, dans les conseils nationaux, sur internet... Les adhérents ont été appelés à se prononcer sur toutes les propositions du projet législatif en amont et ils sont à partir de cette semaine, appelés à voter pour son adoption définitive sur les choix arrêtés par le Conseil National. Ils ont été consultés dans toutes les fédérations sur les investitures pour les législatives de 2007....Ceux qui disent qu'il n'y a pas de débat sont ceux qui n'y participent pas ou qui sont envoyés en service commandé ! Les medias, qui en sont pourtant témoins, n'en parlent jamais sinon pour relever les désaccords en les présentant comme une querelle alors qu'il ne s'agit que d'un débat ! 

Mais les milliers de Français qui  rejoignent l'UMP -du jamais vu- ont bien compris que leur avis est pris en compte, et c'est pour ça qu'ils adhèrent !


LE COMBAT EST UNE FETE

Roselyne Ceux qui aiment le parler vrai seront servis. Voilà un livre lucide, tonique, qui aide à comprendre les turpitudes de l'Etat au quotidien mais qui propose aussi des remèdes, sans concéder au   "y a qu'à". Les institutions vécues de l'intérieur, l'écologie (la vraie, la réaliste) pratiquée par une experte convaincue sur un parcours semé d'embûches, quelques flashes forts pour l'illustration,  forment le témoignage vivant d'une femme complètement dans son époque. Comme Roselyne Bachelot dans la vie, il est plaisant et sérieux à la fois. On y sent les colères et les moments de découragement, mais la sensibilité toujours présente ne cherche jamais à nous apitoyer. On y sent surtout une volonté forte de faire bouger les choses pour donner un sens au futur.

Attention, cet ouvrage peut vous réconcilier avec "le politique" sinon "la politique". Pour ceux, aussi, qui n'auraient pas compris le sens du mot "rupture".

A lire absolument, si ce n'est déjà fait !


MOTS CROISES

Lundi 20 novembre, 22H50, Roselyne BACHELOT sera l'invitée (entre autres) d'Yves CALVI dans  "MOTS CROISES". On y parlera sûrement de présidentielle et des candidatures en cours ou en route... Une soirée à ne pas perdre de vue. On pourra vérifier une fois de plus que pour Roselyne "le combat est une fête" !


COURSE AUX LOGEMENTS

Le Président de l’agglo, Jean-Claude Antonini,  et un certain nombre de maires se sont engagés dans une course à la densification urbaine : toutes les « dents creuses » de la ville y passent, les programmes et les projets immobiliers fleurissent, 500 logements ici, 700 là… le Conseil de Développement d’Angers, qui rassemble un certain nombre d’acteurs économiques et sociaux, est venu à la rescousse, le Préfet a ajouté son grain de sel. Il faut bétonner pour offrir des logements aux milliers de demandes en souffrance.

Myopie d’une génération qui reproduit inlassablement les mêmes schémas, conseillée par une technostructure incapable d’imagination et de renouvellement.

Le phénomène urbain des « quartiers » que nous avons connu à l’automne 2005 ne nous aura donc rien appris ! On veut continuer à entasser les gens dans les villes, accroissant ainsi les problèmes sociaux, les logiques d’équipement coûteuses comme le tramway, réclamant toujours plus de ressources en impôts, emprunts et taxes pour les financer.

« Il faut bien remplir nos écoles qui se vident ! » entend-on. Si seulement c’était vrai !

Mais le pari est perdu d’avance, pour deux raisons. La première est démographique : ceux qui auraient pu faire les enfants en question ne sont pas nés il y a trente ans, et nous sommes toujours en deçà du seuil de renouvellement des générations ; la seconde raison est économique : ceux qui ont les moyens d’acheter aujourd’hui n’ont plus d’enfants à charge et les communes ont de moins en moins les moyens de financer le logement social.

Dépassons cette conception passéiste du XXème siècle !

Le processus mis en place consiste d’abord à vider les campagnes en aspirant l’emploi vers la ville et par conséquent à ne laisser le choix aux forces vives que de mal vivre à la ville par entassements successifs ou mieux vivre mais loin du lieu de travail avec toutes les contraintes liées à l’éloignement, sans possibilité de disposer des transports publics. Dans les deux cas, on additionne les difficultés d’une vie dans des cités surpeuplées ou des campagnes lointaines qu’on s’étonne après coup de voir se désertifier, tout en réclamant le maintien des services qu’on a contribué à rendre inutiles.

C‘est le contraire qu’il faut faire : utilisons l’espace. Comme disait Alphonse Allais "mettons les villes à la campagne", en commençant par les usines. Il faut mettre des coupures vertes entre les couronnes.

En privilégiant la création des activités et des lotissements au-delà de la 1ère couronne, on accroîtra la qualité de la vie à laquelle aspirent nos contemporains. Plus de problème alors pour maintenir écoles, services publics et commerces dans les bourgs et petites villes. Les communications modernes permettent de réaliser un tel dessein : informatique haut-débit, voies rapides pour se brancher sur les autoroutes… Cet aménagement durable du territoire nécessite une autre volonté politique. En attendant on se contente de projeter la demande sans s’interroger sur son origine : mais au fait, d’où viennent-ils tous ces demandeurs de logement ? L’exode rural a encore de beaux jours devant lui….


SEGOSTAR

La campagne médiatique a porté ses fruits : la CIM (candidate imposée par les magazines) l'a emporté haut la main sur ses deux concurrents quelque peu dépités. Personnellement je préfère. DSK aurait été un adversaire plus coriace me semble-t-il, pour Nicolas Sarkozy. Le talon d'Achille de la Chevalière "Ajax" c'est sa capacité à rassembler à gauche : il suffit de voir la tête du tintin des soviets, Olivier Besancenot ! En attendant, la star est déjà en campagne : veste blanche, buste en avant, sourire starlette sur dents irréprochables... séduction maximale ! Bon, mais il va falloir afficher le programme. Sur les retraites, les régimes spéciaux, le service des enseignants, les 35H... il faudra dire avant ce qui sera fait après !

On attend le débat avec impatience.


CASSETTE A L'ANGEVINE

Le PS vient de nous fournir une nouvelle recette dans l'utilisation des moyens audio-visuels : "la cassette à l'Angevine". Dans la plus pure tradition locale, car en Anjou, on assassine derrière les tentures. L'intention de nuire à Ségolène Royal n'est qu'un épiphénomène interne au PS, parce que les propos tenus, somme toute, n'ont pas de quoi créer l'émoi ailleurs que dans un électorat considéré comme acquis : celui des enseignants du secondaire.

Et tous nos caciques roses de dire la main sur le coeur : "le procédé est dégueulasse"....

Devant l'embarras de l'intéressée et les tentatives de justifications, ce que ce marivaudage met en lumière, c'est son art du double langage. La "Michucratie" qu'elle prône consiste à dire à un public ce qu'il a envie d'entendre. Celle qui dit vouloir changer la manière de faire de la politique fait exactement ce que les Français ne veulent plus : adapter son langage à son auditoire.

On est loin de l'art de Curnonsky !


SARKOLOGIE

"L'écologie et le développement durable" n'est pas un domaine réservé. A côté de l'écologisme militant des verts, qui le mélangent avec l'autogestion et le retour à la nature, et l'écologie médiatique des Hulot et Arthus Bertrand, il y a place pour une conception responsable qui ne renonce à rien sur les enjeux mais qui s'appuie sur les ressorts inépuisables que sont l'initiative, les progrès de la science et de la technologie, et la volonté politique.

Le programme de l'UMP et les propositions de Nicolas SARKOZY s'inscrivent dans le droit fil du chemin défriché par Roselyne BACHELOT, et proposent quatre véritables révolutions pour sauver l'avenir et cesser de tirer des traites écologiques sur les générations futures. Il s'agit rien moins que de rétablir l'équité entre les générations. Le problème n'est pas de sauver notre cadre de vie, il est de sauver la vie tout court !

1- Mettre en place un droit international de l'environnement, qui s'appuye sur une juridiction, afin que le libre échange et la mondialisation cessent d'être un espace où la seule loi qui règne est celle du profit.

2- Faire du développement durable le critère de toute politique publique.

3- Transférer la fiscalité qui pèse sur le travail sur celle qui sanctionne les pollutions.

4- Etablir la responsabilité illimitée des personnes morales afin que les grandes entreprises soient pleinement responsables des pollutions occasionnées par leurs filiales.

Pour en savoir plus : http://www.dailymotion.com/blogump/video/xd9lh_environnement-quatre-revolutions


MERITE

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Samedi 11 novembre, j'ai donc reçu des mains de Christophe BECHU, Président du Conseil Général, la médaille de Chevalier de l'Ordre National du Mérite, en présence de Marc LAFFINEUR, initiateur de ma nomination, Roselyne BACHELOT, Dominique RICHARD, de toute ma famille et de nombreux amis.

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Une distinction qui me touche beaucoup au moment où j'ai décidé, comme on dit couramment, de passer la main. C'est d'ailleurs ce passage de témoin d'une génération à l'autre que j'ai voulu marquer en demandant d'officier à un brillant représentant de la nouvelle génération.

Dsc00438_3Une distinction à laquelle il faut attacher du prix dans une époque de nivellement généralisé et où l'on cultive plus l'impertinence que le respect. Elle m'impose le devoir de continuer d'en être digne. je m'y emploierai au sein de l'association départementale de l'ordre.

Et avec Christophe BECHU, nous n'avions pas choisi la date au hasard.


BEYROUTH

François BAYROU a transformé l'UDF en bunker au sein duquel quiconque n'est pas dans la ligne est interdit de parole, par pression militante ou exclusion, comme c'est arrivé à un député récemment. Je ne reconnais plus les idéaux de tolérance, d'ouverture, de respect de la personne qui habitaient mon UDF, celle de Giscard, de Lecanuet, de Léotard.... Bayrou en a fait une écurie présidentielle entièrement dévouée à son service. Mais pour quoi faire ? Les positions qui sont prises aujourd'hui sont inquiétantes car elles voudraient nous préparer un "1981" à l'envers. Mais c'est bien plus grave qu'alors. Nous savons tous ce qu'il en est advenu : Mitterrand et 20 ans de socialisme. Qu'en sera-t-il en 2007 ? A vouloir bâtir à toute force son existence  sur une droite transformée en champ de ruines, il risque de créer les conditions d'une prise de pouvoir de l'ultra gauche ou de l'extrême droite.  L'image de Beyrouth s'impose alors, sans faire de mauvais jeu de mot. Bayrou rend service à Le Pen et à Besancenot !

Cette stratégie qui consiste à cracher dans la soupe et tirer contre son camp doit être dénoncée, afin que nos électeurs de la droite modérée ne soient pas abusés par un sigle qui a aujourd'hui une bien triste signification.  François réveille-toi pendant qu'il est encore temps !

Je suis persuadé que ce mauvais rêve ne se produira pas et que la vague qui porte aujourd'hui celui qui incarne nos valeurs et nos idées, Nicolas Sarkozy, s'amplifiera à l'approche de l'élection.


BUSWAY

Et si à la place du tramway, on mettait un "busway" comme celui qui vient d'être inauguré à Nantes ? Pour le même prix on aurait les deux lignes, sans les nuisances des fils et la lourdeur des travaux ! et sur le plan du nombre de personnes transportées, on aurait des volumes bien adaptés à l'agglomération angevine (25 à     30 000 pers/jour). Le BusWay, c'est à la fois comme le bus et comme le tramway. Comme le bus, car il s'agit d'un bus (Mercedes Citaro) ; comme un tramway car la ligne est en site propre, c'est-à-dire que les voies de  circulations sont réservées au busway. Il est accessible par n'importe quelle porte, comme pour le tramway. La loge du conducteur est fermée  et aucun titre de transports n'est vendu à bord. Sur le plan esthétique il n'a rien à envier au tramway, et sur le plan écologique, Mercedes à conçu un engin qui carbure au gaz naturel donc particulièrement propre. Ce mode de transport a été choisi car il avait les mêmes avantages qu'un tramway mais beaucoup plus rentable.2909_1

Mais c'est peut-être pas assez bien pour M. Antonini !


UN PEU COURT

Ce dernier débat entre les trois candidats socialistes consacré aux affaires internationales m’a laissé sur ma faim. Comment prétendre à la magistrature suprême, dont le rôle en la matière est prépondérant, sans une allusion à l’OTAN qui garantit encore notre sécurité, sans une parole pour l’Afrique pour laquelle le co-développement est urgent si l’on ne veut pas être submergé par l’immigration, sans une seule proposition concrète pour la relance de la construction européenne autre que deux slogans : « l’Europe par la preuve » et « l’Europe sociale ». Si l’on y ajoute une vision « fantomatique » de l’Irak à mille lieues des réalités et un constat erroné de DSK sur le fonctionnement du couple franco-allemand, on frôle ce ballet incertain teinté d’irréalité de « l’insoutenable légèreté de l’être ».


UDF

La sensibilité UDF existe bien au sein de l'UMP, elle rassemble plus de 70 parlementaires au sein d'un groupe "démocrate et populaire". Ils viennent de proposer une contribution pour le projet législatif de l'UMP : "Pour une France plus juste et plus efficace, quelles ruptures ?". On y retrouve  des propositions dans le droit fil des valeurs fondatrices du courant centriste et libéral : réhabiliter la responsabilité à tous les niveaux, dire la vérité sur la situation du pays, rappeler les conditions de la réussite économique sans oublier la part de l'Europe, exiger justice et exemplarité au sommet... Une preuve que l'UMP vit dans la pluralité de ses composantes. Evidemment, c'est moins médiatique que le positionnement "je-t'aime-moi-non-plus" de l'actuelle UDF...

Pour en savoir plus : www.democrate-populaire.org


DANS LES ECHOPPES

J'attends avec intérêt le moment de découvrir le nouveau livre de Roselyne BACHELOT : "le combat est une fête". Connaissant son sens de la formule et son aversion pour la langue de bois habituelle, je pressens que le lecteur ne perdra pas son temps. Mais c'est surtout son expérience au ministère de l'Ecologie et du Développement Durable qui alimente ma curiosité. Au moment où tant de publications alarmistes concernant l'avenir de notre planète se répandent dans tous les médias, l'analyse de l'experte qu'elle est sur le sujet confrontée à la faisabilité politique du moment, devrait nous permettre de mieux comprendre la lenteur de la prise en compte des enjeux environnementaux dans notre pays. Et peut-être aussi les moyens à mettre en oeuvre pour accélérer les bonnes décisions....


FAFA

Les débats au sein du PS auront permis de conforter l'image de Laurent Fabius, aussi crédible en rassembleur de la gauche qu’un pingouin au Sahara. La virulence de son discours pour séduire la gauche la plus à gauche n’arrive pas à faire oublier la cuillère en argent qu’il a dans la bouche. Apparemment, les militants ne s'y trompent pas.


JURYS DE CITOYENS (suite)

Si l'on veut trouver une utilité aux jurys de citoyens, il y en a une de toute trouvée : évaluer les assosiations qui bénéficient de fonds publics. Il y aurait là pour les collectivités un outil neutre qui permettrait d'apprécier l'intérêt de renouveler ou pas la subvention. Dans bien des cas, ce type d'évaluation par des citoyens tirés au sort sur la liste électorale éviterait la suspicion de clientélisme qui entache trop souvent les subventions accordées d'une année sur l'autre sur de vagues critères, quand il y en a ...