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AU PIED DU MUR

 

Pied du mur

Le concours d’élégances verbales auquel on a assisté ce week-end à Toulouse à l’égard de l’opposition marque la rage du PS et de nos gouvernants devant la gravité de la crise et sonne comme un aveu d’impuissance qu’ils cherchent à cacher en désignant un bouc émissaire. Avec eux, il est tout trouvé : le bilan de Sarkozy, sauf que le procédé est usé jusqu’à la corde et que les Français, en dehors des militants présents dans la salle, ne s’y trompent plus.

Comment en est-on arrivé là ?

Notre hypoPrésident-Normal  s’est enfermé lui-même dans une nasse dont il aura bien du mal à sortir, ayant soigneusement fermé les bonnes portes. Depuis son arrivée au pouvoir, sa tâche principale a été de défaire tout ce que le précédent gouvernement avait construit. Avec son équipe il a multiplié les cadeaux en formes de dépenses plus ou moins grosses : allocation de rentrée scolaire, abrogation de l’AME, diminution du coût des visas d’entrée en France, recrutements d’enseignants, retraite à 60 ans pour 110 000 personnes, etc… et pour financer, il a privilégié le recours à l’impôt et à la multiplication des taxes. L’élaboration du budget 2013 a recouru au même procédé, privilégiant la hausse des recettes fiscales pour 20 milliards d’euros, contre seulement 10 milliards d’économies virtuelles sous forme de dépenses non engagées. De même l’équilibre du budget de la sécurité sociale est recherché par une multiplication des taxes et l’augmentation de celles existantes, sans contreparties suffisantes en termes de recherche d’économies. Ainsi il faut augmenter la redevance TV de 6€ pour financer des chaines publiques animées par des journalistes qui bénéficient (par exemple) d’une niche fiscale exorbitante à laquelle on ne touche pas.

Evidemment, la taxation des riches a montré rapidement ses limites, d’autant plus que les délocalisations de fortunes sont probablement plus nombreuses qu’on ne veut bien l’avouer. C’est donc le portefeuille des classes moyennes qui est durement touché. Résultat : tout le monde craint l’avenir et privilégie le bas de laine à la consommation : le seul moteur de notre économie qui fonctionnait encore un peu est au point mort. La récession n’est plus une hypothèse, elle est certaine. Les entreprises n’en peuvent plus de l’accumulation de leurs charges et protestent.  Bref, tout va mal. Il ne manquerait plus que les marchés se réveillent pour que la glissade qui a commencé devienne vertigineuse.

Le keynésianisme n’est plus la solution.

Les solutions envisagées par la gauche ne peuvent pas nous sortir d’affaire. Nos gouvernants en sont encore à la relance keynesienne classique à laquelle nous avons eu recours constamment depuis plus de 30 ans et qui nous a conduits au point où nous en sommes avec, au final, la dette que l’on sait : faute de compétitivité, nous avons financé sur fonds publics un niveau de vie que les gains de notre économie n’alimentait plus. Aujourd’hui, L’Etat ne peut plus financer la consommation par la relance des dépenses publiques.  Augmenter encore les impôts n’est plus possible pas plus que recourir à l’emprunt sauf à approfondir le gouffre de la dette et accroître notre déficit commercial car nous ne produisons plus ce que nous achetons. Le gain marginal par le biais des recettes de la TVA est un trompe l’œil qui ne résout rien. C’est l’arbre qui cache la forêt. Si l’augmentation des dépenses publiques permet d’améliorer le PIB, la croissance qui en résulte n’est en partie qu’une illusion comptable que le poids de l’impôt et des dépenses devenues insupportables ne compensent pas. Avec comme résultat, l’inconvénient d’étouffer les forces vives du pays. Cette option utilisée pendant quarante ans, on en connaît les conséquences.

Redevenir compétitif pour produire de la richesse.

L’autre solution, c’est retrouver de la compétitivité. Autrefois on aurait recouru à la dévaluation de la monnaie. Cela donnerait des résultats immédiats, mais elle enclencherait, comme aux beaux jours des années soixante-dix, une course prix-salaires qui conduit rapidement à une inflation à deux chiffres. L’euro nous interdit heureusement cette possibilité.

Le seul moyen pour sortir de l’impasse, il est connu. C’est celui que des pays comme le Canada et la Norvège ont emprunté avec succès, quand ils étaient dans la même situation d’endettement. Le seul chemin pour  retrouver la compétitivité qui permet le développement de l’activité des entreprises, c’est la baisse des charges qui pèsent sur l’économie et sur le budget des ménages. Ce sont donc les dépenses publiques qu’il faut réduire drastiquement en premier. Un moyen complémentaire consiste à faire payer le différentiel de protection sociale dont la charge plombe nos produits nationaux et ceux qui viennent de l’extérieur de l’Europe par la hausse de la TVA liée à une baisse des cotisations sociales entrepreneuriales. C’est la TVA anti-localisation. Contrairement à ce que la gauche pense par idéologie, le prélèvement effectué serait probablement indolore, c’est-à-dire sans répercussion sur les prix. Pour deux raisons : la baisse des charges se traduirait par une baisse des prix à la production dans notre pays, et la concurrence associée aux marges confortables pratiquées sur les produits provenant des marchés émergents annihileraient toute tentation de répercuter sur le prix de vente en France. Sans parler d’un autre avantage, les produits exportés ne sont pas concernés par la TVA. Mais ce n’est pas tout. La réduction des dépenses doit être combinée avec une baisse des taux d’imposition marginaux, un élargissement de l’assiette fiscale : aujourd’hui un ménage sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu, et avec une augmentation de la liberté économique (d’ailleurs préconisée dans le rapport Attali). C’est la combinaison de ces quatre facteurs qui permet de retrouver une croissance réelle positive.

L’impasse socialiste sur la compétitivité.

On voit bien que le blocage idéologique de la gauche sur le transfert d’une partie du financement de la protection sociale sur la TVA, est stupide. Comme en plus, c’est Sarkozy qui l’avait mise en place, et que l’une des premières mesures du gouvernement socialiste a été de l’abroger, il lui est impossible de revenir dessus sans manger son chapeau. Reste la hausse de la CSG pour réaliser le transfert mais elle a le lourd inconvénient de peser directement sur le pouvoir d’achat qu’une éventuelle hausse de salaire ne compenserait pas. Et comme on a sucré la défiscalisation des heures sup. et que la durée du travail se heurte au tabou des 35 heures, on ne voit pas en quoi pourrait consister une « trajectoire de compétitivité ». La lettre ouverte des grands patrons a, paraît-il agacé en haut lieu. Bah oui, comment baisser les charges alors qu’on vient de les augmenter !!!

Par contre on voit très bien, avec la montée du chômage qui s’accentue, la « trajectoire d’impopularité ». Elle mène au pied du mur. Pas sûr que ça lui ouvre les yeux !

 


PETIT TOUR D’ACTU

 

FOG dans le brouillard. Un peu court, l’autre soir, Frantz Olivier Giesberg sur les commentaires du débat Fillon-Copé. Il n’attribue que deux réformes au quinquennat de Sarkozy : les retraites et les Universités. Mauvaise foi ou Alzheimer précoce ? Moi, j’en ai compté dix-huit !  (Détail sur demande)

« CONS »-GRES : A Toulouse, capitale rose de la saucisse, le PS a fait fort pour ne pas tourner en eau de boudin. Pour vaincre la morosité des troupes, les ténors se sont vautrés dans l’antisarkozysme le plus nul et l’idéologie la plus ringarde. La palme revient à « FrankenHamon » qui semble découvrir les joies du pouvoir sous le feu de l’opposition (forcément abjecte), et à Désir-laquais-d’Hollande, qui a dû revenir jusqu’au Fouquet’s pour remonter le moral des troupes. S’ils n’ont que ça à envoyer comme messages … Ah, au fait, Sarko n’est plus là, il faut peut-être leur dire.

La perle : Désir veut « ouvrir le PS aux Français », au moment où ceux-ci lui tournent le dos. Rigolo, non ?

Illégitimité : Le mot revient souvent dans la bouche des leaders de gauche. Dans les critiques de l’opposition, ils voient un procès en « illégitimité ». Une manière de faire croire au complot contre la République. Illégitimes, non. Mais incompétents, ça oui ! Ils font semblant de ne pas comprendre ou de confondre…

Manif’ : quand la gauche est dans la rue, c’est la démocratie vraie de vraie. Quand la droite appelle à manifester pour protester contre un projet gouvernemental, elle est irresponsable ! Cherchez l’erreur.

Tabou : le sombre Ayrault n’en finit plus de multiplier les gaffes. Voilà qu’il se prend les pieds dans le tapis avec le retour aux 39H, ce qui ne serait pas un sujet tabou. Ben, si ! Il suffit de voir les réactions de ses copains. Et de rétropédaler ! Voilà que le pédalo va en marche arrière. A quand le naufrage. L’amère Martine a dû faire deux tours dans ses pompes.

Compétitivité : les patrons s’en mêlent et mettent les pieds dans le plat. Il paraît que ça agace Normal 1er. La « trajectoire » ayant remplacé « le choc », on risque maintenant d’avoir « le choc de la trajectoire ». J’attends Cahuzac-l’oxydé (il marche à l’oxygène pur) pour nous expliquer ça. En attendant, l’économie française est bien plantée !

Comptes à régler : y’en a marre d’entendre les gauchos nous gaver avec les 600 milliards que Sarkozy aurait ajouté à la dette de la France. Il ne les a tout de même pas refilés aux riches. Par contre, on a bien continué à financer tous les amortisseurs sociaux au moment où les recettes de l’Etat fondaient de moitié en 2008 et 2009, au point que le pouvoir d’achat a continué d’augmenter jusqu’en 2011. D’ailleurs tout le monde s’accordait pour convenir que le gouvernement avait plutôt bien géré les crises successives, la France n’ayant connu que deux trimestres de récession.  Comme quoi ce ne sont pas les « cadeaux aux riches » qui ont creusé le trou, mais les soutiens aux pauvres. Tout bêtement. Mais ça coûte bien plus cher !!!

Seringue : Hollande est dans une seringue et pris au piège de son attentisme. Tout accaparé à tenter d’effacer le quinquennat de son prédécesseur, il se prive des bonnes décisions qui avaient été prises. Sur la compétitivité, il n’a plus de marge de manœuvre financière pour baisser les charges des entreprises, ce qui est primordial.  Et il ne peut recourir à la TVA anti-délocalisations sans se déjuger, ni à l’augmentation de la CSG, après le coup d’assommoir du budget, ce qui aurait pour effet de plomber définitivement le pouvoir d’achat. Le voilà comme un flan !

TVA : il faut le répéter à tout le monde. L’augmentation de la TVA n’entrainera pas automatiquement une hausse des prix, si elle est accompagnée d’un allégement des charges des entreprises et si elle ne porte que sur le taux de 19,6. Par contre, elle fera bien participer les importations au financement de notre protection sociale. Faire croire que le projet Sarkozy-Fillon produisait un prélèvement de 11 milliards sur les ménages est un pur mensonge !

 


DEBATS ET… CONVERGENCES

 

Copé fillon

Depuis hier soir, je suis un militant heu-reux. Le débat public entre François Fillon et Jean-François Copé a été exemplaire. C’est l’union qui en est sortie gagnante ! Le risque était qu’il sombre soit dans la provocation, ce qui aurait été catastrophique, soit dans la fausse complaisance mutuelle, ce qui l’aurait rendu sans intérêt. Ces deux écueils ont été évités, me semble-t-il.

L’important c’est que les deux prétendants soient d’accord sur l’essentiel : immigration, attitude vis-à-vis du FN, sécurité, 35h, compétitivité… bien malin qui ira trouver des différences dans des propositions à peine séparées par une feuille de papier à cigarette. Voilà qui rassure !

Après, c’est vrai, nous avons les personnes : elles sont différentes, c’est une évidence. L’un et l’autre n’ont pas le même caractère, le même vocabulaire, la même approche de l’action, bien que l’un et l’autre privilégient le volontarisme.

Et l’UMP, dans tout ça ? Le fond n’étant pas en cause, c’est sur le projet de gouvernance que l’élection se jouera. Les élites du parti sont majoritairement pour Fillon. Mais les militants sont peut-être plus sensibles au profil de Copé qui apparait plus proche d’eux et semble avoir plus de « gnac ». Le mot « résistance » qu’il a utilisé leur plaira certainement. L’important, c’est qu’on donne la primeur au rassemblement, mais l’expression de « mouvements » pourrait apporter un petit plus d’élargissement du spectre électoral.

Je sais désormais pour qui je vais voter. Enfin, probablement. Je vous le dirais après  le 31 octobre. Après Copé, ce jour-là, c’est Fillon qui vient nous rendre visite dans le Maine-et-Loire. Et puis il y aura aussi Raffarin le 12 novembre. Ce qui est sûr, c’est que je voterai pour la motion des « Humanistes ». Voilà déjà un point d’acquis.

Le débat a donné lieu à des réactions côté PS.

>> Verbatim, donc :

Désir (fidèle à sa médiocrité) : « Une droite qui a perdu sa boussole républicaine ». Elle n’est pas la seule, Ayrault aussi  qui piétine le parlement et le Conseil Constitutionnel. Si la boussole républicaine consiste à préférer un PS allié de l’extrême gauche au Front national, alors je confirme : nous n’avons pas la même conception de la République.

Vallaud-Belkacem (toujours aussi arrogante) : « C’est Marine Le Pen la gagnante du débat ». Erreur tragique de raisonnement. En fait elle aimerait bien. Mais la « droite sans complexe » est l’antidote. C’est en tenant le discours de la réalité que l’UMP fera venir ceux qui seraient tentés par l’extrême droite. On veut bien lui donner un pain au chocolat !

>> dans l’actu :

Royal : elle dit avoir un accord tacite de Flanby pour « entrer dans le dispositif ». L’indécence ne la gêne pas. Elle veut surtout sa part de « gâteau ». Et ça donne des leçons de morale publique !!!

Sénat : Un couac de plus avec la fronde des communistes contre le projet de loi sur le prix de l’énergie. Le rapporteur socialiste a jeté l’éponge.

64% : c’est le pourcentage de mécontents de Hollande, qui ressemble de plus en plus à un polder inondé. On va lui procurer un masque et un tuba. Un tel pourcentage, c’est pas de la petite bière, surtout au prix qu’elle va bientôt coûter. Il s’accompagne d’un niveau de défiance des Français jamais atteint. Le choc du pessimisme, c’est maintenant !

 

 

 


CE AYRAULT AU SOURIRE SI DOUX…

 

Ayrault

Mais contrairement au texte de Victor Hugo, ce n’est pas mon père ! Et j’en suis bien aise.

On le croyait flegmatique. Il nous a montré aujourd’hui qu’il était colérique. De la colère des faibles. On le savait teigneux, et Dieu sait qu’il n’avait jamais de mots assez durs pour vilipender la politique de Nicolas Sarkozy et du gouvernement Fillon. Le voilà pris au piège de ses mensonges, de son incompétence et de ses aveuglements idéologiques. On le découvre perdu, dépassé, inquiet, hésitant, timoré même devant les incartades de ses ministres, cette joyeuse bande de branques. Il croyait qu’avoir tous les pouvoirs permettait tout.

C’était compter sans l’opposition, l’inconstance des syndicats et la méchanceté des médias, ces charognards qui n’aiment que les cadavres et qui s’impatientent déjà.

Le sombre Ayrault a voulu dégoupiller une grenade : elle lui a sauté à la figure. En tentant de banaliser une erreur de procédure parlementaire, regrettable mais bénigne, il a commis une faute institutionnelle aux conséquences politiques lourdes. Mais en a-t-il seulement conscience. Président de groupe durant quinze ans, il était censé maîtriser mieux que quiconque les rouages parlementaires. Il aurait dû savoir que la forme compte autant que le fond. La précipitation sur le texte « logement » n’avait pas échappé aux sénateurs UMP qui avaient saisi le Conseil Constitutionnel. Celui-ci ne pouvait pas manquer de la mettre en lumière et le voilà pris en défaut sur ce terrain.

Vouloir banaliser par avance cette censure annoncée c’était peut-être de bonne tactique mais c’est surtout faire de la politique politicienne. Encore fallait-il contrôler son expression pour ne pas empiéter sur la séparation des pouvoirs. La phrase malheureuse lâchée sur France Inter, non seulement bafoue les principes de la République, mais alimente le procès en amateurisme dont lui-même et son équipe ne parviennent pas à sortir. Une énième maladresse qui fait désordre de la part du  quatrième personnage de l’Etat. Elle affaiblit par ricochet son autorité sur ses ministres.

La multiplication des rappels à l’ordre soulignait déjà le manque de préparation ou de discipline des membres de son équipe. La sèche remise au pas de Vincent Peillon après ses propos sur le cannabis, avait permis de restaurer un peu d’autorité. Mais, en commettant lui-même une faute, le chef du gouvernement gâche le peu de crédit qu’il lui restait. Même si L’Elysée dément officiellement tout recadrage du Premier ministre, le rappel à l’ordre de Hollande rapporté par le « JDD » fragilise un peu plus Ayrault qui devient pour lui une source d’ennuis.

Ce cafouillage sur le Conseil constitutionnel ne serait rien s’il ne s’ajoutait à la longue liste de couacs qui contribuent chaque jour à brouiller l’action du gouvernement. Veut-il ou non enterrer le rapport Gallois sur la compétitivité ? Veut-il vraiment aboutir sur le droit de vote des étrangers ? Acceptera-t-il ou non la Procréation Médicalement Assistée pour les couples homosexuels ? Bien malin qui peut le dire. Sans parler des Verts ou des communistes, qui ne prennent plus de gants pour critiquer le gouvernement, voire voter contre lui comme lundi au Sénat.

C’est cette impression de revers en chaîne et sans fin qui dessine ce qui ressemble à une descente aux enfers.

La France est dans la tempête et les Français savent maintenant qu’ils ont confié le gouvernail à deux apprentis. Qu’ils ne viennent pas dire aujourd’hui qu’ils ne savaient rien de la crise et de nos finances. Qu’ils arrêtent de brandir l’excuse de la situation qu’ils ont trouvée et qu’ils cessent d’accuser leurs prédécesseurs, qui faisaient de leur mieux.

Ils voulaient le pouvoir, ils avaient des solutions !  Aujourd’hui, on voit ce qu’il en est. L’économie est plantée et c’est largement de leur fait. Le matraquage fiscal aura tôt fait de produire ses effets néfastes en aggravation de la récession et en milliers de chômeurs supplémentaires. La stigmatisation permanente des riches et des entrepreneurs finit de vider notre pays du peu d’énergies créatrices qui y restaient.

Qu’ils ne se demandent pas pourquoi ils sont aujourd’hui rejetés par les Français. L’opposition, qui ne fait que jouer son rôle, n’y est pour rien. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes ! Trop de mensonges tue.

 


LA CHASSE AU CONTRIBUABLE EST OUVERTE

 

Contribuable détroussé

 

« si ma tante en avait, ce serait mon oncle, et si mon oncle en était, ce serait ma tante ».

                                                                                              Pierre Dac

Le gouvernement se comporte avec les contribuables comme un chasseur qui sous-estime son gibier. Or, tout bon chasseur sait qu’il ne faut pas faire ce genre d’erreur, et sait comment chaque espèce trouve dans ses gènes spécifiques les réponses aux dangers. Comme le gibier, le contribuable n’est pas bête, surtout quand il est fortuné.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans sa chasse à la matière fiscale, le gouvernement semble avoir mal anticipé toutes les réactions de son nouveau gibier. La première erreur a été de croire que ses prévisions de recettes liées à ses nouvelles mesures pouvaient être fondées sur une sorte de règle de trois supposant l’application des nouveaux taux à une assiette inchangée. Mais si le gouvernement est le maître des taux, le gibier n’est pas sans action sur l’assiette.

Ainsi par exemple du projet de taxation des plus-values à 60 % : il en attendait 1 milliard d’euros.  Après son aménagement dans l’urgence, il ne devrait plus rapporter que quelques centaines de millions. Et encore, il ne doit pas se plaindre car, si le dispositif avait été maintenu, les évasions diverses aurait réduit la recette à un montant symbolique.

On peut en dire autant des réponses prévisibles à la nouvelle imposition à l’Impôt sur le Revenu des intérêts et dividendes, ou du nouveau régime des intérêts d’emprunts dans les entreprises. De ces trois mesures les fins chasseurs de Bercy attendaient 7 milliards : il est déjà certain qu’ils n’en auront pas autant dans leur caisse, et de beaucoup s’en faut.

On pourrait aussi évoquer les « adaptations hors déclarations » prévisibles des employeurs à domicile, celles concernant les heures supplémentaires nouvellement imposées, sans parler de l’ISF dont les futurs assujettis se « délocalisent » à la vitesse grand V, quoi qu’en disent nos ministres frappés de cécité…

Il faudra compter aussi avec les soutiens que le gibier peut recevoir. Les comptables, conseillers fiscaux et journalistes des rubriques « votre argent » phosphorent sur le sujet et vont trouver de multiples chemins hors de la vue des gardes fiscaux.

Moralité : la chasse aux recettes fiscales exige d’autres compétences que la chasse aux voix. Et c’est un domaine où « l’assiette » peut se rétrécir à vue d’œil ! 

Il arrive aussi que le gibier excédé par la "surchasse" se révolte et charge sur le chasseur !

 


LA SEMAINE AVEC LES BRANQUIGNOLS

 

Cacophonie : La nouvelle majorité a gardé ses habitudes. Les socialistes quand ils étaient dans l’opposition savaient cultiver le « débat » et afficher leurs querelles. Au Pouvoir, ça fait désordre. Même le gouvernement n’est pas à l’abri. Chacun y va de sa petite position personnelle pour « exister » au grand dam du sombre Ayrault dont l’autorité pâlit un peu plus chaque jour.

Avance et recule : ça n’arrête pas. Ce ne sont pourtant pas les douze travaux du géant de l’antiquité ! Ce budget 2013 donne beaucoup de peine : un jour on taxe les œuvres d’art, le lendemain pas, un jour on remet la redevance télé sur les résidences secondaires, le lendemain plus, et je ne parle pas de la fronde des « pigeons » et le pas de deux sur la taxation de la plus-value sur les entreprises.

Godillots roses : le « patron » s’est fâché. Les députés PS font l’apprentissage de la discipline majoritaire et sont priés de ranger leurs amendements et de voter les textes du gouvernement. Ah, mais ! Dur-dur d’être un godillot quand on a l’âme frondeuse.

Bouclier : il a fait son retour, mais excepté dans les journaux spécialisés, vous n’en entendrez guère parler. La loi de finance prévoit bien une sorte de bouclier fiscal pour les assujettis à l’ISF et au 75% pour écrêter quelque peu l’effet de ces taxes. Plus subtil que celui de Sarkozy, il en coûtera environ 650 millions d’euros au trésor public. Rigolo, non ? C’est le même chiffre que l’ancien.

Quotient plombé : le quotient familial a vu son plafond rabaissé de 2336€ à 2000€. Cela fait 500 à 600€ à payer en plus pour les couples avec deux enfants concernés des classes moyennes (plus de 77193€ de revenu imposable).

Laquais : on a aujourd’hui la définition de la « démocratie réduite au laquais ». Les adhérents du PS n’ont pas manifesté un désir immense de Désir puisque moins d’un sur deux a voté. 70% de moins de 50% ça fait pas derche.

Lambliner : néologisme pour dire qu’un vert « blanchit » ! Comme il y a du « H » dans le paysage, Duflot a fait du « pétard ». Doublement logique la concernant !

Chouchou : Sarko est-il redevenu le « chouchou » des médias, ou bien ceux-ci nous ont-ils tout dit du pouvoir actuel ? Une chose est certaine, ce sont les Tripolitains qui le bichonnent. Le Maire de Tripoli est venu en personne l’inviter pour la fiesta du 2ème anniversaire du « printemps lybien ». Moins ingrats que les Français eux !

Minable : c’est l’opposition vue par le sombre Ayrault. Il a la mémoire courte le zèbre !

Nobel de la paix : c’est l’Europe qui décroche la récompense pour 60 ans de construction  du rassemblement des pays qui naguère se déchiraient. 60 ans de paix : on l’oublie souvent, mais c’est l’acquis essentiel de l’union.

Mannequin in France : le guignol du gouvernement voué au redressement nous la joue « chauvin » : accoutré d’un maillot, d’une montre et d’un robot tous identifiés « pure  France », il s’affiche dans les tabloïds. Dommage que tout cet attirail ne soit à la portée que des bourses de ceux que le gouvernement taxe. Pour les autres, ce sera encore « China » !

 


ETHNOS ET DEMOS : UNE VIEILLE HISTOIRE !

Urne

« Il faut changer le monde vite fait, sinon c’est lui qui va nous changer. »

                                                                       Mafalda.

 

Faut-il donner le droit de vote aux élections locales aux « étrangers-non-communautaires-résidents-depuis-plus-de-cinq-ans-en-France » ? Cet engagement du candidat socialiste ne risque pas pour l’instant d’être adopté, faute de majorité des 3/5èmes nécessaire au congrès. Mais le débat mérite d’être posé.

C’est que la question, au-delà des banalités et des sentiments de bien-pensance généreuse qui agite de préférence les milieux bobos du Marais, soulève bien des problèmes qui ne peuvent pas être évacués d’un revers de main.

Ce débat n’est pas vain ni nouveau. Déjà la démocratie athénienne, et plus tard les Romains, s’étaient trouvé confrontés à cette question. Et celle-ci revient dans le débat politique hexagonal de manière récurrente depuis au moins vingt ans.

Instituer une République censitaire ?

Quelle est l’argumentation qu’on nous propose en faveur de ce droit-de-vote-réduit-au-local ? C’est le bon sens apparent : puisque les étrangers paient l’impôt, ils doivent voter, en évoquant l’égalité devant l’impôt. Soit, mais encore faut-il préciser de quel impôt il s’agit. S’il s’agit des impôts en général, autant dire que tout étranger aura le droit de voter, puisqu’en achetant ne serait-ce qu’un kilo de pois chiches, il paie la TVA, donc l’impôt. S’il s’agit des seuls impôts locaux, le résultat sera pratiquement le même, puisqu’il suffira d’avoir un permis de conduire ou de posséder un véhicule, soumis l’un comme l’autre à taxe locale. On peut aussi décider que seuls les étrangers acquittant un impôt local spécifique comme la taxe d’habitation pourront voter : un engrenage redoutable qui certes limitera le droit de suffrage mais créera des iniquités horizontales considérables, car certains nationaux et de nombreux résidents étrangers communautaires ne paient pas cet impôt.

Mais surtout, ce droit de vote fondé sur le paiement de l’impôt rétablirait en fait un « cens » électoral. Voilà qui est nouveau et nous replonge dans un passé lointain, sous Louis-Philippe, quand le corps électoral était partagé en deux par le suffrage censitaire : le grand cens pour les élections nationales et le petit cens pour les locales. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de voir des parlementaires socialistes se démener pour instituer un tel système dans la France d’aujourd’hui, au moins pour le niveau local. Ou bien le « cens » sera tellement faible, et il sera dans les faits un suffrage universel pour les étrangers, ou bien il reposera sur un impôt spécifique avec toutes les complications d’application inhérentes. On risque de déboucher sur des situations très instables, car la dualité des corps électoraux et la porosité qui existe entre les échelons locaux et celui national par le biais du Sénat, ne se résout finalement que par l’universalité des suffrages. C’est ce que l’Histoire nous enseigne. Evitons donc la tartufferie d’une république censitaire.

La nation française c’est aussi une société politique !

Limiter l’argumentation à la seul dimension d’une réalité concrète de participation à la vie économique et sociale, c’est oublier l’essentiel. Notre société doit-elle être réduite à une simple organisation de production et de redistribution des richesses ? Ce n’est pas ma conception. Je refuse qu’on évacue l’autre conception, celle d’une « société politique », d’une communauté historique, avec sa culture héritée, son projet et ses valeurs. Il y a une distinction entre la vie économique et sociale à laquelle participent les étrangers et la société politique comme projet commun qui implique un minimum de partage pour en être partenaire : comprendre et parler le Français, partager l’idéal démocratique, souscrire aux principes d’égalité en droit, assumer notre histoire, s’approprier la notion de « peuple souverain ». C’est la distinction depuis l’Antiquité entre « l’ethnos », société concrète et le « demos », société politique consciente d’elle-même.

Autrement dit, il me parait difficile et surtout dangereux de scinder la citoyenneté en sous catégories et pis de la séparer du principe de nationalité. Bref, pour voter il faut être Français ! Le plus simple pour acquérir ce droit légitime, c’est de le devenir. La citoyenneté ne peut se couper en rondelles.

Evidemment, les esprits chagrins aussitôt protesteront en brandissant le droit de vote des étrangers communautaires qui peuvent voter aux élections locales. Ceux-là n’ont rien compris. Nous sommes là dans le cadre de la citoyenneté européenne, encore embryonnaire mais appelée à devenir un jour pleine et entière. Depuis l’institution d’un parlement européen, nous avons une communauté de destin avec 26 autres pays. Ce n’est pas le cas avec les étrangers non communautaires.

L’intégration passe par l’assimilation.

Selon la tradition républicaine, il faut accueillir pleinement ceux qui manifestent la volonté de devenir français, avec une application du droit de la nationalité qui soit à la fois rigoureuse et généreuse. Ceci est un autre débat.

Mais on aura compris dans cette affaire, que la principale préoccupation des socialistes est tirée des travaux de Terra Nova : le vote de la classe ouvrière est en voie d’extinction et perdu de toute façon. L'association préconise de le remplacer par le vote des populations immigrées qui constitue un potentiel énorme pour les édiles de gauche en vue du renouvellement des instances locales en 2014 et 2015. Une manipulation d’autant plus impérieuse que le retour de balancier pourrait être violent.

 


ECOLE : LE GRAND BOND EN ARRIERE

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« Ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on leur fait face ! »

                                                                                  Pierre Dac.

La montagne a donc accouché d’une souris. C’était prévisible. Il était déjà bien difficile d’y voir clair dans le discours nébuleux de François Hollande pendant la campagne électorale, dès lors qu’on sortait de la phraséologie verbale des grands principes, mais on nous promettait que tout cela allait se décanter avec la mise en place de la grande concertation. C’était sans compter sans le conservatisme des puissants syndicats de l’éducation nationale. La refondation se résume donc à l’approfondissement des pratiques qui ont mis notre système éducatif en échec.

Trois mois de concertation, des débats dans toute la France, des centaines de personnes réunies à la Sorbonne… pour aboutir à la suppression des devoirs à la maison, des redoublements, des notes, pour recréer les IUFM – ces « usines à endoctrinement des maitres-, l’Institut National de la Recherche Pédagogique –à qui on devait tant de stratégies doctes et irréalistes-, et l’Institut National des programmes – repère des idéologues constructivistes-. Retour à la situation de 1990. On va dans le mur : accélérons !

Quelle avancée !

Quand dépassera-t-on la querelle entre les pédagos soixant-huitards et les « républicains » accrochés à l’école de la IIIème république ? Il ne suffit pas de brandir les mots « république », « morale » (laquelle d’ailleurs ?), « mérite » et « autorité ». La réalité reste implacable : 20% d’une classe d’âge (150 000 élèves) ne maîtrise pas les savoirs fondamentaux à la sortie du cursus scolaire, 40% d’élèves ayant des difficultés en français et en maths à l’entrée du collège, accroissement des inégalités… Triste réalité : la France accentue l’enfermement social et un enfant de pauvre y risque l’échec scolaire davantage que dans n’importe quel autre pays de l’OCDE. Le nombre d’élèves en difficultés augmente  à chaque enquête statistique. Les enseignants sont mal payés et épuisés. Pire : voilà que la violence qui devrait nous sembler intolérable, qu’elle concerne les élèves entre eux ou touche les enseignants, s’installe et devient quotidienne au risque de nous sembler banale.

Et l’on choisit la fuite en avant en évitant toute annonce susceptible de braquer les syndicats. On croit toujours que pour répondre à la démocratisation massive du système scolaire depuis les années 70, il faut toujours plus d’enseignants – quitte à ce qu’ils restent mal payés-, même si le nombre des élèves diminue. Cette solution a pourtant conduit là où on en est. La massification aurait dû s’accompagner d’un changement de méthode. Le monde de l’éducation reste peu ouvert au travail de groupe, les disciplines demeurent étanches, l’évaluation à mi-chemin entre le conservatisme des notes sur 20 et le délire techno-pédagogique de dizaines d’items aussi pompeux que plats du type « utilise ses connaissances pour réfléchir sur un texte »… 

Il serait temps que l’on en revienne à la réalité qui tient en quelques principes simples, en répondant à la question : que faut-il faire pour assurer sa réussite scolaire ?  Pour réussir son parcours scolaire et éventuellement atteindre ces temples de l’élitisme que sont les grandes écoles, il faut lire, développer sa culture générale, sa connaissance de l’histoire et de la langue, sa logique et son esprit de déduction. En un mot, il faut tra-va-iller ! Tout ce qui contribue à dispenser de cet effort conduit nécessairement à l’échec. Quel que soit le système…

Et les enseignants ne sont pas seuls en cause, même si le fonctionnement de l’éducation nationale peut prêter le flanc à de graves critiques, ce sont les parents d’abord qui ont un rôle à jouer. Bien des parents réclament toujours plus de réformes conduisant à moins de culture classique, bien des parents refusent d’imposer à leurs enfants le moindre effort, bien des parents n’exigent de leur progéniture aucune rigueur, ne cherchent plus à faire découvrir le plaisir d’apprendre, n’enseignent pas le respect du professeur ni l’amour du savoir. Le fils d’ouvrier, travailleur et méritant, dans une classe où quelques paumés mettent le bazar, est victime du système. Dans ce naufrage, ce n’est pas un hasard si ce sont les enfants des enseignants qui tirent le mieux leur épingle du jeu comme en témoigne des statistiques éloquentes : 92% de chances d’avoir le bacho, 43% le convoité bac scientifique (contre 6% un fils d’ouvrier), ils sont surreprésentés à Normal sup et Polytechnique. Eux connaissent les codes et surtout, ils vivent, le plus souvent, dans un univers où le savoir est une valeur.

Alors que penser de ce cataplasme sur une jambe de bois que constituent les annonces du président :

-     Hausse des effectifs : un leurre qui ne résoudra pas les difficultés et qui accentue la paupérisation des enseignants.

-     Ecole de quatre jours et demi avec le mercredi matin : du simple bon sens.

-     Création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation : pourquoi pas, à condition qu’elles se consacrent avant tout à la pratique pédagogique.

-     Devoirs faits à l’école : la suppression des devoirs est une bêtise. Qu’ils soient faits à l’école, pourquoi pas, à condition que ce soit sous le contrôle de l’enseignant qui les donnent. Mais on déresponsabilise les parents, alors qu’il faudrait faire le contraire.

-     Suppression des notes : on reste dans l’idéologie égalitaire. Tout système d’évaluation (peu importe lequel) débouche sur la reconnaissance d’acquis et de travail réalisé ou non. Les élèves se compareront toujours, de toute façon. Assez d’hypocrisie !

-     Rythme scolaires : sur l’année, à part rajouter deux jours de vacances à la Toussaint, on ne touche à rien. Les vacances d’été se révèlent, par leur longueur, de plus en plus inadaptées aux élèves contemporains, mais on n’y touche pas. Inutile de demander pourquoi.

-     Bivalence des professeurs en 6ème-5ème : une bonne idée qui a fait ses preuves dans le passé avec les PEGC. On y renonce sous la pression du « lobby » des certifiés. Dommage.

-     Aucun enfant ne sera laissé en dehors de l’école avant 16H30 : c’était l’idée de Sarkozy. Les syndicats ont tout fait pour s’y opposer.

En attendant, la machine à trier par l’échec et à refouler les connaissances va continuer ses méfaits. J’oubliais : les « évacués » pourront toujours se réfugier dans les « emplois d’avenir ». Ainsi va le monde socialiste avec sa machine à niveler.

Il y aurait tant d’autres choses à faire. Ce sera pour une autre fois !


LES OUTRANCES DU « HOLLANDE-BASHING »

  Marianne une   Le point une 26 sept    L'Express une 10 oct  ...

J’ai suffisamment dénoncé ici, parfois avec colère, les excès des médias contre Nicolas Sarkozy. Des attaques le plus souvent injustifiées, jetant à la tête du public des faits dérisoires pour en faire l’essentiel. Bien instrumentalisés, ces excès ont fini par faire croire aux Français à un autre personnage que celui de la réalité, que quelques-uns dont je fais partie, connaissent bien. Il a suffi de quelques erreurs de comportements, certes bien imprudentes, pour que tout son mandat en soit infecté et affecté. Et pourtant, le diable d’homme a bien failli l’emporter à la présidentielle. Pourtant, la tension que ces médias avaient entretenue à son sujet était telle que j’en étais arrivé à craindre sa réélection, imaginant les difficultés qu’on aurait sans doute multipliées s’il l’avait emporté d’une courte tête. Et le 7 mai, j’ai accueilli la défaite avec un double sentiment étrangement mêlé d’accablement et de soulagement. Après tout, elle était plus qu’honorable et Nicolas Sarkozy nous a gratifiés d’une sortie d’une rare élégance, propre aux grands hommes.

Après Sarko, Hollande.

Aujourd’hui, on assiste au même spectacle. Mais cette fois-ci c’est Hollande qui est dans le collimateur.  Et depuis début septembre, les hebdos n’y vont pas de main morte : Marianne titre cette semaine : « l’incapable de la république », mais on a eu l’Express « impôts, comment il va nous assommer », Le Point « Qu’est-ce qui cloche ? », le Nouvel Obs « Sont-ils si nuls ? » … J’en passe et des meilleurs.  Derrière ces titres caricaturaux il y a bien sûr des articles argumentés et construits, mais combien les lisent.

La principale motivation de ces jugements expéditifs, c’est le souci de se démarquer d’un pouvoir qu’il n’y a pas encore si longtemps, on encensait. La presse de droite nous la joue logiquement sur le ton « on vous l’avait bien dit », et c’est de bonne guerre. Celle de gauche, elle, cherche à s’affranchir  des nouveaux gouvernants pour garder ses lecteurs, en maintenant une distance critique. On ne sait jamais, avec la crise …

Le pouvoir perd sur les deux tableaux.

Car, évidemment, confronté aux difficultés immenses de la gestion, le gouvernement ne peut que prêter le flan(by) à deux sortes de critiques diamétralement opposées. Il mécontente forcément sa gauche et les écolos en n’allant pas aussi loin dans ses décisions que ceux-ci le souhaiteraient, pour cause de limites imposées par les équilibres économiques et financiers et surtout celles du cadre européen, comme on vient de le vivre avec le traité qu’il faut bien ratifier. Il ne convaincra pas davantage à droite pour laquelle toutes les décisions prises vont dans le mauvais sens. Il perd donc sur les deux tableaux et cela explique la chute dans les sondages.

En fait, il y a une réalité toute simple, qui n’a rien à voir avec l’idéologie ou les doctrines : la crise condamne les gouvernements en place. En France, elle n’a fait qu’une bouchée de la « normalité » du président.

Un "bashing" aux conséquences imprévisibles.

Ces attaques, si elles me procurent d’abord un certain plaisir avec un goût de revanche, ne me satisfont pourtant pas vraiment. Pour deux raisons.

La première c’est que je trouve déplorable, aujourd’hui comme hier, qu’on s’en prenne ainsi au Président de la République. Que sur mon blog, je m’amuse à la caricature et au dénigrement, qui, comme on sait n’est jamais de bonne foi, cela ne prête pas à conséquence. Nous sommes au pays de Voltaire. La satire fait partie du jeu. Pour les médias officiels, je persiste à penser qu’une certaine retenue, qui n’empêche pas la critique, devrait être respectée. Le Hollande-bashing, après le Sarko-bashing, c’est suspect. On sent la volonté de vendre du papier et tant pis si la République en prend un coup au passage.

Et c’est la deuxième raison. Ces attaques dévalorisantes sont propres à démoraliser les Français qui ne lisent guère mais qui voient les titres dans les kiosques. Il en ressort un climat navrant : tous nos gouvernants sont des incapables. Au bout du compte, c’est le vote extrême qui ramassera la mise. Je ne suis pas certain que c’est ce que recherchent les plumitifs qui noircissent les colonnes de ces médias.

La crise peut déboucher sur la révolte.

La Constitution met le Président à l’abri, normalement pendant cinq ans. Mais s’il était malin, et on sait qu’il l’est, il devrait admettre que, à force de se retrancher derrière les erreurs monumentales qu’il attribue sans réserves à son prédécesseur, il applique une politique qui s’éloigne du fond et se rapproche du superficiel. Il ferait mieux de reconnaître, ne serait-ce qu’au nom de l’équité, que son adversaire n’a pas toujours eu tort. On voit bien que les gages qu’il tente de donner ne satisfont pas les gens de gauche, encore moins ceux de droite et les patrons. Prenons garde qu’au détour d’une aggravation de la situation, la solidité de nos institutions ne soit pas suffisante pour endiguer la révolte. Avec le "bashing" premanent, les médias en préparent le terrain.

Puissance d’une crise exceptionnelle qui fabrique des idoles, puis les consume !

 


BLOG A PART …

 

  Christine-boutin-home_1159347951   Montebourg   Copé 2 dec  Hollandreou   Martine Reims

« Le pire, c’est quand le pire commence à empirer. »

                                                                             Mafalda

Le p’tit pain de Copé : la planète médiatique a enfin trouvé un sujet d’importance pour s’enflammer ! En évoquant un épisode banal de la pression islamiste dans les quartiers sensibles, comme si les non musulmans devaient respecter le ramadan, pour dénoncer les difficultés de cohabition et la volonté de provocation, Jean-François Copé  a « jeté de l’huile sur le feu », « court après les électeurs du FN », « stigmatise une communauté »…. Vous allez dire que ça fait beaucoup pour un seul homme. D’abord, si dénoncer ces comportements permet à des électeurs de préférer l’UMP que le parti extrémiste, c’est peut-être pas plus mal. Ensuite que M. Ayrault n’accepte pas sa méthode, on s’en tamponne le coquillard. Nous nous n’acceptons pas la sienne quand il stigmatise à longueur de temps les chefs d’entreprises et ceux qui ont un peu de fortune.

Il fallait y penser avant : plusieurs sondages mesurent la disgrâce de l’exécutif et bien pire pour lui qui se voit renvoyer dans la poire son antisarkozysme outrancier comme un boomerang : 55% de nos concitoyens regrettent l’ancien président ! Et v’lan, passe-moi l’éponge …

Fantastic ! … la parade. Grandiose, même ! Et grandiose est bien le mot : le terme est généralement employé chez les socialistes pour désigner le caractère d’une sauterie inutile, financée sur les deniers publics. Y’a pas de boulot, mais qu’est-ce qu’on s’amuse chez les ch’ti ! Et la plaisanterie va durer trois mois. L’amère de Lille ne fait jamais les choses à moitié. Pour les impôts non plus, d’ailleurs (600 de TH pour un logement étudiant). On se croirait revenu sous le bas-empire. Quand va-t-on distribuer du pain à la foule ?

« #Geonpi » en colère : le mouvement est inattendu, mais la vague de fond est profonde. L’exaspération fiscale conduit à la révolte. Et l’image choisie –le pigeon- est judicieuse. Les chefs d’entreprises tirent les premiers, à juste titre, las d’être rackettés dans les projets fiscaux et jetés en pâture à la vindicte dans les discours gouvernementaux. Le pouvoir a commencé à reculer… mais ça n’a pas fini de « fienter » ! (de quoi amener Mosco à se faire des cheveux). J’en profite pour dénoncer cette contre-vérité ambiante qui consiste à faire croire qu’il est juste de taxer à égalité les revenus du travail et ceux du capital. Sauf que le capital, avec ce raisonnement l’est deux fois : il a déjà payé l’impôt pour se constituer.

Etats généraux : … pas si généraux puisque les élus de l’opposition se sont retirés devant les projets et les manipulations des socialistes. Il s’agissait de la grand’messe organisée pour « Normal 1er » sur les « territoires » afin d’y exposer ses idées sur la décentralisation : quelques idées poussives, datées et rétrogrades trouvées au fond des tiroirs poussiéreux de la République. Surtout, c’est l’aveu que la conjoncture ne risque pas de s’améliorer d’ici 2014, et donc il faut prendre les devants en reculant les élections régionales à 2015…

« Chère » amie : c’est la mère Christine et son parti « chrétien ». L’UMP doit lui verser 180 000€, reliquat des quelques 800 000€ sur lesquels Sarkozy s’était engagé pour prix de son désistement à la présidentielle. Compte tenu du nombre de ses adhérents, ça fait cher le client. C’est que les m2 coûtent cher à Paris pour entretenir un siège. Il y en a qui disent qu’une cabine téléphonique suffirait pour son congrès, mais elles sont en voie de disparition. Pour l’UMP, la note tombe mal, au moment des vaches maigres.

Points : Montarebourg ne marque pas de points malgré son agitation permanente. Il en perd même, en tout cas, il aurait dû en perdre au moins quatre sur son permis pour s’être permis un excès de vitesse dans Paris avec sa « Zoé » qui ne le quitte plus. C’est sa nouvelle maitresse survoltée.

Débordés : les agents immobiliers parisiens ne savent plus où donner de la tête en cette fin d’année 2012. Ils doivent faire face à un afflux de 400 à 500 habitations de plus de 1 million d’euros à vendre d’ici fin décembre. Des Français qui vendent avant de partir (et avant d’être rackettés par le fisc). Apparemment le gouvernement n’est pas au courant. Mais qui va acheter ? des émirs ?  A moins que Duflot ne les réquisitionne pour les pôôôvres.

Facture salée : le déplacement de « Normal 1er » à l’ONU avec sa suite de soixante personnes aura coûté 900 000€, nous apprend le Canard. Cher, le hamburger à New-York ! Sa présidence est de plus en plus normale. Côté économies, ne comptons pas sur lui.

 


UNE FRANCE MODERNE ET HUMANISTE

 

 Pour un Humanisme social, libéral et européen

 

La France a besoin de l’UMP

La France a besoin de l’UMP, d’une force populaire, conquérante, qui travaille à une alternance républicaine, responsable et courageuse. Nous voulons donner à notre pays toutes ses chances de réussite en le libérant des illusions socialistes que nos voisins ont depuis longtemps abandonnées.

L’UMP est unie par une charte de valeurs partagées : la liberté, la responsabilité, la solidarité. Nous avons fondé cette unité. Elle demeure indispensable car elle seule interdit un 21 avril 2002 en sens inverse.

L’UMP est diverse parce qu’elle rassemble des cultures historiques complémentaires. C’est sa richesse ; avec tous les militants elle doit en faire une force.

Notre famille politique a besoin de toutes ses cultures pour gagner. Quel que soit son Président, si l’UMP veut convaincre au-delà de son électorat et remporter les prochaines élections locales et nationales, les différentes traditions politiques qui la composent doivent pouvoir faire entendre leur voix.

Nous avons deux grandes ambitions pour notre mouvement à l’horizon 2014/2015 : construire une opposition forte et ouverte, reconquérir les territoires. Après, nous engagerons la bataille pour la Présidence de la République avec la mise en place de nos primaires.

L’UMP a besoin de l’Humanisme social, libéral et européen

Tel est le sens de notre engagement : faire de l’Homme l’ « essentiel » de toute action politique, faire de la France un pays prospère, où la liberté, la responsabilité, la subsidiarité sont les leviers d’une République forte, ouverte et moderne.

Notre pensée s’inscrit en stricte opposition à la pensée socialiste. Pour les socialistes, c’est la société qui décide du destin de la personne, elle est l’excuse permanente. Pour nous, c’est tout le contraire : la personne est libre et responsable. Cette conception de l’Homme, qui rejette toute idéologie de classes sociales et refuse l’assistanat, est commune aux cultures de l’UMP. C’est notre force d’opposition à tous.

Nous incarnons aussi une force de convictions et de propositions. Conscients des enjeux du moment, nous voulons un mouvement moderne, offensif, qui n’a pas peur de marquer son désaccord ni d’affirmer ce qu’il est : plus girondin que jacobin, plus ouvert que protectionniste, plus simplificateur que contraignant, plus éthique que hiérarchique.

Disons-le concrètement : nous avons porté  la loi Léonetti sur la fin de vie,  les lois de cohésion sociale pour l’emploi, le logement et l’égalité des chances, la loi sur la participation des salariés comme celles sur l’entreprise individuelle et sur la défiscalisation des heures supplémentaires. En revanche, nous ne nous reconnaissons pas dans le détournement du principe de précaution, ni dans la circulaire sur les étudiants étrangers.

Situés au centre de la vie politique française,  nous sommes engagés dans le projet de reconquête porté par l’UMP dans un esprit de dialogue, avec le sens de la mesure et le rejet des extrêmes.

1. Une économie d’Entreprise compétitive et créatrice d’emplois est la clé de notre Prospérité

La mondialisation est une chance pour la France qui a tous les atouts pour en tirer parti à condition qu’elle fasse de son désendettement — par la réduction des dépenses publiques — et de la compétitivité une priorité. Ce sont les entreprises qui sont les premières créatrices de richesses, qui portent la prospérité de la France. Le rôle de l’Etat n’est pas de sur-administrer l’économie mais de la réguler et d’instaurer un environnement clair et stable, notamment grâce au dialogue social. La fiscalité, quant à elle, doit être le juste moyen d’inciter et de soutenir la création afin de favoriser la croissance et l’emploi. Nous devons assumer de baisser les impôts et les charges sociales qui freinent l’embauche. Nous défendons l’allègement du code du travail, la TVA emploi, la suppression des 35 heures, le soutien aux PME, aux entreprises de tailles intermédiaires et aux artisans. Enfin, en dénonçant les dérives de la spéculation financière, nous prônons également la responsabilité de l’entrepreneur et le respect des salariés.

2. Une Solidarité d’intérêt général exige un équilibre des droits et devoirs

L’aide sociale est légitime, mais elle doit être conçue comme un rempart contre les accidents de la vie, comme un soutien pour rebondir par le travail et le mérite, et non comme une fin en soi. Nous refusons que la solidarité se confonde avec l’assistanat. Notre vraie finalité est que chacun puisse prendre sa part dans le projet français et que les plus fragiles ne soient pas abandonnés. C’est pourquoi la solidarité ne saurait dissuader de travailler, d’entreprendre et de créer.

3. La République des territoires impose une décentralisation renforcée et une Ruralité vivante

Nous sommes attachés aux territoires et au respect de leur diversité. Nous défendons « La République décentralisée » pour que la démocratie s’exerce au plus près de nos concitoyens. C’est pourquoi une réforme structurelle des collectivités territoriales demeure notre objectif : nous devons gagner en efficacité tout en dépensant moins. La ruralité doit retrouver la place qui lui revient dans notre société. Il nous faut alléger les normes et adapter les politiques d’aménagement du territoire pour rendre leur dynamisme à nos campagnes et leur harmonie à nos villes.

4. Le Respect des valeurs républicaines est la condition de notre Cohésion nationale

Entre la candeur laxiste du socialisme et la raideur idéologique du populisme de droite, nous proposons une politique d’immigration garante de la dignité de la personne humaine. C’est à ce titre que l’immigration doit être maîtrisée et adaptée à nos capacités d’intégration. Laïque, la République respecte toutes les opinions, toutes les religions, et rejette toute forme de communautarisme. Ses valeurs doivent être enseignées à l’Ecole en dehors de tout esprit partisan. Elles engagent également la responsabilité des parents, la famille étant la cellule de base de la société.

5. Nous voulons une Europe forte, qui a l’Union politique pour horizon

L’Union européenne doit peser davantage sur la scène internationale et être capable de protéger ses frontières ainsi que son activité économique en imposant le principe de réciprocité. Nous sommes partisans d’une Europe fédérée, qui n’a pas peur d’élargir les domaines de souveraineté partagée, ni d’ériger une Union budgétaire, fiscale et sociale. Cela suppose une impulsion démocratique forte avec la création d’un gouvernement de l’Union et le renforcement du rôle des parlements nationaux et européen. Nous sommes des militants de l’intégration franco-allemande, condition indispensable du bon fonctionnement de l’Europe. La France, avec l’Europe, doit défendre dans le monde la préservation de la planète, la liberté des peuples et les droits de l’Homme.

Notre engagement est de servir la France, une France Moderne et Humaniste.

 


PETITS MOTS, GRANDS MAUX

"Les ennuis, c'est comme le papier toilette, on en tire un, il en vient dix".

                                                                                    Woody Allen.

« Pingouin manchot » : C’est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon évoque la « présidence normale » et ceux qui l’accompagnent. Une terminologie qui frappe par son réalisme mais qui confond en fait deux volatiles pourtant bien distincts puisqu’ils vivent aux antipodes l’un de l’autre. Il aurait pu dire « une bande d’incapables », mais ç’aurait été moins poétique.

« Néron » : « vous connaissez Néron ? » venant de Bernadette, le trait est acéré. Il vise Villepin. Je conseille aux ignorants d’aller se plonger dans la vie de l’empereur romain, ils verront que la comparaison n’est pas reluisante.

« Haute trahison » : jadis réservé aux faits très graves et avérés d’agissements contre sa patrie. Pour la « Jeanmarine » la définition s’applique au vote du traité européen. Excessif, donc… insignifiant. 64% des Français qui approuvent sont donc de fieffés traitres. Oups !

« Dans les temps » : c’est l’avis de Duflot pour le Grand Paris dont les crédits sont aux oubliettes pour 2013. Dans « l’étang », plutôt, si le projet tombe à l’eau.

« Zoé » : il ne s’agit pas de la petite fille malicieuse qui fait équipe avec Arthur. Non c’est la petite-auto-électrique-avec-laquelle-notre-ineffable-ministre-du-redressement-improductif est arrivé au conseil. C’est mieux que la Hyundai qui ouvrait son cortège officiel en arrivant à Florange !

« Comme un père » : Selon Valls, pour caractériser la visite à Grenoble de « Normal 1er »  auprès des parents des victimes. Rien à voir avec ce que faisait Sarkozy. Effectivement, la dernière fois qu’un chef d’état a été qualifié de père du peuple, c’était Staline. De quoi être inquiet pour l’avenir, non ?

« Aucun indice » : Moscovici n’a constaté aucun indice d’exil fiscal massif actuellement. On se rassure comme on peut. C’est peut-être « qu’ils » sont déjà tous partis. Les riches n’ont pas attendu d’être rackettés.

« Six mouvements » : finalement il y aura six motions au congrès de l’UMP. Voilà le rassemblement coupé en tranches. On attend le vote pour connaître la grosseur des parts. Une composition qui rappelle un peu celle d’un orchestre symphonique. Espérons qu’il jouera à l’unisson et surtout que le maestro désigné sera un bon chef d’orchestre.

« Sarkostalgie » : La tentation de Venise aura tourné court. Devant l’impéritie gouvernementale actuelle, l’ancien président ronge son frein de plus en plus nerveusement et filtrent des rumeurs que les fidèles sont enclins à amplifier : un peu comme « l’Aigle » avant les 100 jours. Comme le résume finement Brice-le-confident : « La politique, c'est assez simple, c'est une alchimie entre le devoir, l'envie et les circonstances. »

« Racisme anti-entreprises » : c’est ainsi que la présidente du Medef qualifie le matraquage fiscal et la stigmatisation permanente du nouveau pouvoir. Rien de plus juste. Si on considère que le racisme se définit comme « toute généralisation disqualifiante d'un éventuel défaut individuel à une catégorie entière de personnes », alors les exemples abondent de déclarations racistes envers les chefs d’entreprises qualifiés de voyous, de profiteurs, de malhonnêtes… et même des ministres sont concernés. La France n’aime pas ses entreprises, ça s’apprend même à l’école !

 


PANORAMA HEBDO

 

« Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que de prendre son slip pour une tasse à café ».  

                                                                       Pierre Dac.

  Fillon  Copé 2 dec  Giscard   Montebourg   Royal 2  ....



UMP, le match : entre course aux ralliements, propos sibyllins à peine polémiques et concours du meilleur opposant, le duel Copé-Fillon semble s’éterniser et n’arrive pas à passionner. S’il faut au parti un Président de combat, alors c’est Copé. S’il faut un président de consensus au-delà des frontières du parti, alors c’est Fillon. Bien malin qui pourra nous dire lequel est le meilleur pour nous faire gagner en 2014. Peut-être les deux. Une chose est certaine : il nous faut un projet pour la gouvernance du parti avant un projet pour la France.

Giscard a encore la cote : mais elle se mesure dans les enchères de la vente du mobilier de son château de Chanonat qui a fait le plein. 600 acheteurs pour 400 lots et 652 000 €  pour un total escompté de 400 000 ! Si c’est pas de l’amour, ça ! Avoir deux vases « Giscard » sur sa cheminée, quel nirvana ! Les Français sont décidément incorrigibles : ils n’aiment leurs présidents que lorsqu’ils sont partis.

Epad à ti, Epad à ta : on se souvient du scandale soulevé par la gauche et les médias lorsque Jean Sarkozy a prétendu prendre la présidence de l’organisme gestionnaire de la Défense, créant à son père un préjudice fatal. Aujourd’hui, les mêmes sont bien silencieux quand il s’agit du fils de la vice-présidente socialiste du Sénat. Il parait que « c’est pas pareil » ! Eh, « Marianne », Libé, le Canard réveillez-vous ! Eh Fabius, Moscovici, Désir, Montebourg, on ne vous entend plus ! …

Budgets hollandais : la discussion de la loi de finances 2013 est engagée. Avec les annonces successives qui s’égrènent depuis une semaine, on a l’impression de regarder en boucle un mauvais film d’horreur. La différence c’est que pour le film d’horreur on n’y croit pas. Mais ça fait peur dans les deux cas ! La fiction des neuf français sur dix qui ne seront pas touchés est tombée d’elle-même, tant les taxes additionnelles à l’impôt sur le revenu sont tombées comme les obus à Gravelotte : gel du barème, bière, tabac, pensions, auto-entrepreneurs… la liste est longue comme un inventaire à la Prévert.

Tête à claques : Le Ministre improductif au redressement accumule les rodomontades et les invectives, comme si des braillements accompagnés de coups de menton prétentieux pouvaient tenir lieu de politique industrielle. Le décalage avec le contexte est tel que cela en devient comique. C’est fou comme le discours de l’économie administrée a pris un coup de vieux. Peu importe que les résultats lui reviennent dans la figure comme un boomerang, il continue de plus belle, faisant les yeux doux aux vaillants syndicalistes et réservant son ire pour les méchants patrons, qui du coup, vont voir ailleurs. On se demande même si Hollande ne rigole pas par derrière du bon tour qu’il lui a joué en le mettant là. Une fois bien dévalué, il pourra toujours le changer.

Peau de chagrin : vous ne trouvez pas qu’il fait pitié notre grand devin du centre, à le voir prêcher devant le parterre dégarni des restes de son modem complètement grillé. Bayrou est têtu. On le sait. Mais borné à ce point … Devant l’hémorragie provoquée par la création de l’UDI de Borloo, il tente tant bien que mal de conserver le peu qu’il lui reste en une improbable synthèse entre ceux qui penchent à droite, comme Vanlerenberghe,  la poignée de ceux qui le suivent aveuglement, les Mariellistes, et ceux qui inclinent à gauche comme Benhamias. Pourtant, s’accrocher à la notion de « centre indépendant » ne lui a valu que des défaites, y compris la sienne. Que lui faut-il de plus ?

Exaspérations : Il y a celle de « l’ex », l’habitée du Poitou, qui n’a pas apprécié d’être snobée par « Nimbus », mercredi dernier à New York. Il l’a soigneusement évitée à l’ONU et elle s’en est montrée fort marri. Une gêne qui selon elle, brouille l’écoute. Il faut dire que le rottweiler veillait au grain. Et puis il y a celle, plus sérieuse de Carlos qui a « agoni » la politique gouvernementale. Le patron de Renault-Nissan appelle à des mesures urgentes pour régler les problèmes de flexibilité et de coût du travail, vitales pour les emplois dans ses usines, devant la dégradation du marché de l’automobile. Mesures que le gouvernement a remises entre les mains des partenaires sociaux qui doivent négocier. Mais le temps presse.

Violence : mais que fait Valls. La violence est partout : à l’école, dans les villes, sur les stades… Est-ce la résultante des messages laxistes envoyée par Taubira ? Comme quoi, la sécurité ne se règle pas avec quelques coups de menton, là aussi. C’est alors qu’on voit le Président sortir de son palais pour aller consoler le bon peuple. Lui qui raillait son prédécesseur quand il se précipitait sur le terrain ! Voilà que le « président normal » fait du Sarkozy.

 


CHRONIQUE D’UN NAUFRAGE ANNONCE…

Contribuable détroussé

« Si la fortune vient en dormant, ça n’empêche pas les emmerdeurs de venir au réveil ! »

                                                                                        Pierre Dac.

 

J’ai regardé notre premier « sinistre » l’autre soir sur la 2. Une prestation suivie par seulement trois millions de téléspectateurs. A sa cuisine amère, les Français ont préféré « masterchief ». On les comprend. Avec beaucoup d’énergie il a tenté de convaincre son auditoire du bienfondé de sa politique. Convaincu de ses dogmes, ça, il l’est. Jusqu’à l’aveuglement : les méchants riches et les braves pauvres ont été servis au nom du « juste » effort. Voilà un discours préfabriqué par des années de schémas mentaux sans cesse répétés, débité avec un lyrisme qui prend parfois des accents religieux. Pathétique !!  Parce que côté réalité, on est loin du compte : quand il s’agit de répondre aux questions précises, la langue de bois revient au galop. Au point que Hélène Jouan de France Inter le jugera « obscur ». Bref, le « sombre » Ayrault prêche dans le désert.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un budget biaisé, pour lequel on veut nous faire croire que seuls les riches paieront, alors que déjà, avec le gel du barême de l’impôt, la plupart des revenus seront touchés. Et je n’entre pas dans le détail.

Il s’agit d’un prélèvement intenable, construit sur une hypothèse de croissance surévaluée, qui nécessitera de trouver de nouvelles recettes avant l’été 2013. Hypothèse d’autant plus irréaliste que la récession est engagée et que le prélèvement de 20 milliards d’euros, après les 7 milliards du début de l’été et les 19 milliards votés par le gouvernement Fillon, provoquera un choc fiscal fatal à la croissance. A tout cela viennent s’ajouter les taxes supplémentaires pour financer le déficit des comptes sociaux, et ce n’est pas de la « petite bière » : 4 milliards qui vont toucher, pêle-mêle, les retraités, la taxe sur la bière, la taxe audiovisuelle, les auto-entrepreneurs, etc… qui comme chacun sait, sont des « riches » !

Il s’agit d’un objectif, dans ces conditions, qui se révélera rapidement inaccessible. Il est illusoire avec de tels moyens d’imaginer faire redescendre le déficit dans les 3% qui est pourtant un engagement devant nos partenaires européens. Pour la simple raison que le budget refuse de faire diminuer réellement les dépenses : la preuve, il y aura 6000 fonctionnaires de plus, et un solde en augmentation de 6 milliards d’euros. Les 10 milliards d’économie portent sur des investissements reportés et sur des dépenses auxquelles on renonce. Dramatique. Il aurait fallu faire 20 milliards d’économies.

On est loin de l’effort de rigueur exemplaire sur lequel s’est achevé le quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui était parvenu à diminuer le volume structurel de la dépense publique.

La croissance en berne.

Ce gouvernement peut proclamer que les hausses d’impôts sont concentrées sur les riches. C’est une argutie politique sans valeur économique, faite pour faire avaler la pilule au bons croyants de gauche appelés à mettre la main au portefeuille : le paravent de la justice qui cache la misère, car on n’a jamais vu qu’appauvrir les riches enrichissait les pauvres.

En France le choc de défiance est tel que tous les moteurs de l’activité sont au point mort. La consommation est durablement bridée par l’impératif du désendettement et les hausses d’impôts. L’investissement stagne au rythme de la baisse des profits des entreprises qui vont supporter 10 milliards de taxes supplémentaires, et croire qu’en frappant les « grosses » on ne touche pas les petites c’est méconnaitre le fonctionnement de l’économie. Les exportations se sont écroulées en même temps que notre compétitivité s’étiolait, ce qui se traduit par un déficit commercial record. Voilà donc notre croissance sans aucun moteur : elle est en berne.

Une impasse économique et budgétaire.

Avec ce gouvernement, le capital est en ligne de mire en permanence au point qu’on se demande qui pourrait bien avoir envie de venir investir chez nous. La France cède peu à peu son patrimoine, qu’il s’agisse du capital de ses grandes entreprises, de ses marques, de ses actifs immobiliers ou de son épargne. Et on ne peut plus compter sur l’endettement extérieur qui finance notre double déficit public et commercial, puisqu’il faut songer d’urgence à l’endiguer.

Le croisement des courbes de l’envolée de la dette et de la stagnation de l’activité par l’effondrement de l’appareil productif rend inéluctable, à brève échéance, une hausse brutale des taux d’intérêt, comme en Italie et en Espagne. Le phénomène sera aggravé dès 2013 par le fait que notre pays sera le plus gros emprunteur de la zone euro. Le budget que l’on s’apprête à voter pourrait bien être le coup de grâce décisif. La trêve dont le pays bénéficie sur le front de ces taux aura été de courte durée.

Certains prédisent déjà que le chômage va s’aggraver dans des proportions inquiétantes. Forcément.

Non, l’avenir n’est pas rose.