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VERTOU : UN GRAND MOMENT !

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♦️Ce matin la presse locale est unanime « Grand succès pour le meeting des Républicains à Vertou »
Des retraités naturellement mais des artisans, des maraîchers , des commerçants et des JEUNES
♦️ Nous sommes la seule liste à avoir un véritable projet , une dynamique : de 8% nous sommes crédités ce jour de 15,5 %
♦️ 26 jours pour convaincre et créer la surprise 
♦️ C’est une élection à une seule tour, il faut voter, il faut mobiliser tout notre électorat 
♦️ Tout est possible,   #FxBellamy #LaurentWauquiez #HervéMorin#BrunoRetailleau comptent sur nous 
♦️ Cette élection Européenne est importante pour la France mais aussi pour les échéances à venir !

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SEULE UNE REVOLUTION LIBERALE POURRAIT RETABLIR LA FRANCE

Des-liasses-de-billets

 

Je sais ce que le titre ci-dessus a d’incongru dans un pays nourri de la pensée unique que l’Etat peut tout et est la seule institution salvatrice : il suffit de quémander pour avoir… et de descendre dans la rue pour obtenir. Le  libéralisme a mauvaise  presse : encore l’autre  jour,  j’entendais Perico Légasse, journaliste à Marianne, affirmer sur LCI, sans la moindre retenue, que Macron avait sombré dans « l’ultra-libéralisme » au début de son quinquennat.  Il pensait sans doute à la  suppression de  l’ISF. Mais comment peut-on affirmer une ânerie pareille dans un pays qui prélève 57,6% de la richesse produite (soit près de 1 100 milliards d’euros) pour financer les dépenses de l’Etat et les dépenses sociales ?  Il aurait mieux fait de rester à s’occuper de critique gastronomique puisqu’il paraît que c’est sa spécialité. Manifestement ses références en économies sont pour le moins obsolètes ! Voilà comment on abrutit les Français avec des idées fausses assénées  avec la certitude du « sachant ». Nos concitoyens ont une vision tronquée du libéralisme, déformée par une grande partie des médias où l’inculture économique sévit, et par l’Education nationale dont les personnels ne connaissent que les vertus du socialisme. Demandez à un enseignant de vous décrire les ressorts de l’entreprise privée, et vous allez bien rire. Et pourtant, c’est bien de l’excès de dirigisme étatique que notre pays est en train  de crever.

Macron persiste et signe.

Macron, c’est Hollande en pire, nous dit Christian Jacob, qui préside le  groupe LR à l’Assemblée  nationale. Et c’est vrai si l’on considère la croissance des dépenses publiques depuis son arrivée au pouvoir. Près de 50 milliards supplémentaires, contre 30 milliards pour Hollande sur la même période. Le saupoudrage keynésien auquel il vient de  procéder lors de sa conférence de presse confirme la même ligne : s’il rend du pouvoir d’achat à quelques-uns, c’est au prix de hausses d’impôts quelque part, comme les niches fiscales qui seraient supprimées. Toujours le même procédé. Mais on ne cherche pas les économies. Pire même, on y renonce en abandonnant l’objectif pourtant bien modeste de supprimer 120 000 fonctionnaires sur le quinquennat. Il  se moque de nous quand il annonce la réindexation des retraites sur l’inflation à partir de 2020 : il oublie de dire que le Conseil constitutionnel l’y oblige après avoir invalidé la décision de ne pas les indexer. Et il n’est pas certain que la limite de 2 000 euros ne subisse le même sort. Il y a quelque chose de malsain dans le raisonnement présidentiel qui consiste à rétablir partiellement ce qu’il avait supprimé en le présentant comme un effort de sa part. Un mensonge ! Et que penser de sa proposition de « retraite minimale à 1 000 euros » non accompagnée du financement, ce qui revient à creuser un peu  plus le déficit et la dette… Irresponsable. Tout ce qu’il  a  proposé sort du même  tonneau : celui des Danaïdes ! Rien de structurel,  rien d’opérationnel, rien de durable. Le  comble : Macron réussit à discréditer le libéralisme sans jamais l’avoir pratiqué !

Il est possible de rétablir la France.

Et  ça peut aller vite !  Rappelons-nous, 1958 et le retour du Général De Gaulle. C’est grâce aux réformes libérales du plan Armand-Rueff que la France s’est rétablie et en quelques années avait remboursé sa dette tout en assurant une croissance vigoureuse de son économie. Notre pays a besoin  de réformes en profondeur. Il est le seul grand pays démocratique qui n’ait pas refaçonné son Etat après la crise de 2008. Tant que celui-ci n’engage pas un vaste mouvement d’optimisation de ses ressources et de ses missions, il ne pourra relâcher la pression fiscale, aujourd’hui confiscatoire, ni sur les acteurs de l’économie, ni sur les contribuables. Partout ailleurs, les recettes libérales ont été appliquées avec succès. Macron avait annoncé une « transformation » mais les réformes ne sont jamais faites, autres que 11 nouveaux prélèvement et  taxes… Pour que la  France redevienne un pays compétitif et retrouve le chemin de la richesse il va falloir oser : réduire la  place de l’Etat, ouvrir les services  publics à la concurrence du secteur privé, diminuer les impôts et donc les dépenses, et réduire les réglementations qui empêchent les entreprises de croître. Et  il faudra aussi que la droite colbertiste  se convertisse au « moins d’Etat ».  En même temps il faudra sortir les Français de l’infantilisation dans laquelle l’Etat-providence les a plongés, habitués qu’ils sont à ce que l’Etat leur donne tout et s’occupe d’eux en permanence. C’est donc à la droite d’assumer des positions fortes, libérales dans le domaine économique et fiscal,  et conservatrices sur le plan sociétal.  C’est ainsi qu’elle créera les conditions de son retour au pouvoir.

Car, jamais le pays n’a été aussi inquiet pour son avenir.  Il voit bien que le gouvernement actuel n’offre pas les perspectives du redressement. Le discours de Bruno Le Maire  est  constamment contredit par le jeu de bonneteau auquel  il se livre. Les  Français voient bien que le gouvernement se contente d’administrer le déclin du pays, de protéger au passage l’héritage socialiste en entretenant la haine du riche, et surtout d’assurer la survie du vieux modèle étatique ruineux. C’est de ce cercle infernal qu’il faut sortir.

 


AU-DELA DES MOTS… LE MIRAGE.

Conf de  presse Macron

 

« J’ai écouté, j’ai appris, j’ai compris… mais je ne change rien ! »

En fait, ce sont nous, les citoyennes et citoyens qui sommes  bêtes, qui ne comprenons rien.  C’est d’ailleurs ce qui ressortait de ses longs plaidoyers au cours  de ses rencontres du « grand débat ». A  part la mise-en-scène bien léchée à laquelle on est habitué, la conférence de presse d’hier était dans le droit fil de ce qui avait fuité du discours qu’il devait  prononcer le soir de l’incendie de Notre-Dame. Rien de bien nouveau, il tire même prétexte de la synthèse (très partielle) du débat national  où  il y avait à boire et à manger, pour faire avancer ses marottes à commencer par la réforme constitutionnelle. Du contenu de ses deux heures et demie  de baratin on ne retient aucune solution durable, on y voit que du rafistolage teinté de clientélisme électoral, comme la nécessité de recoller avec une partie des retraités qu’il a sérieusement  maltraités depuis le début de son quinquennat. Mais il ne faut pas nous prendre pour des buses. Je ne changerai donc pas d’avis à son sujet : cet homme est un escroc (intellectuel) et on ne peut pas lui faire confiance, parce qu’il change de discours au gré des circonstances.

Assez de comédie !

Il aurait pu être un artiste et jouer dans Starmania. Il voulait  peut-être devenir acteur de théâtre, et dans le tragique il aurait pu faire un malheur. Mais voilà, il est  Président de la République. Je ne sais pas s’il a raté sa vocation, mais c’est un fait : le naturel chez lui n’existe pas. Il est toujours en représentation et ça se voit. Après on s’étonne que ça ne passe pas avec les Français. C’est qu’en politique, le factice c’est mortel. Et tout en lui, postures,  gestes, vocabulaire, est factice. Quel contraste avec la  fraîcheur authentique d’un Bellamy ! Encore une fois, Emmanuel Macron a donc cédé à la communication stérile et aux effets d’annonce trompeurs. Il a démontré une fois de plus qu’il ne comprenait toujours pas la colère des Français.

Ras-le-bol de la ségrégation fiscale !

Avec ma retraite de prof je n’ai pas droit aux lots de consolation (remboursement de l’augmentation de  la CSG et réindexation) parce que trop riche ! Et que penser d’un cadeau fiscal de 5 milliards d’€ alors qu’il a prélevé 24 milliards avec l’augmentation de la CSG ! En promettant la réindexation des retraites à l’horizon 2021, Emmanuel Macron propose carrément un marché de dupes aux retraités car cela veut dire que leur pouvoir d’achat continuera de baisser jusqu’en 2021. Les aînés sont traités comme un segment électoral à conquérir avant les élections et de préférence la présidentielle. C’est un marché de dupes parce qu’il n’y a en face aucune mesure d’économie des dépenses. Il trompe les retraités. De même il baisse des impôts pour les classes moyennes à bas revenus mais pas pour les « zézés ». C’est de la pure ségrégation fiscale. Et il oublie les automobilistes qui sont pourtant les grandes victimes de son quinquennat, alors que le prix du carburant affiche une hausse de 11% depuis le début de l’année 2019, Emmanuel Macron n’a eu aucun mot pour ces derniers. C’est pourtant ce qui a poussé les Français dans la rue ! Il démontre par là son indifférence et son manque de courage face à l’inquiétude profonde des Français qui se lèvent tôt pour aller au boulot. Et  si on commençait d’abord par supprimer les hausses de taxes sur le carburant et par supprimer la hausse de la CSG !

Le mirage des baisses d’impôts.

Le Président nous dit qu’il veut baisser les impôts mais ne dit pas lesquels. Il souhaite réduire la dépense publique mais ne dit pas concrètement comment, surtout quand il  abandonne sa volonté de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires et trahit ainsi son engagement de campagne. En revanche, la suppression de niches fiscales est bien une hausse des impôts. Alors  Monsieur Le Maire peut bien marteler que le gouvernement a baissé les impôts, il nous prend pour des amnésiques : il oublie tout simplement que le quinquennat a commencé par une hausse massive. On n’a pas la mémoire si courte. Sinon, comment aurions-nous le record des prélèvements !

Absence de courage, manipulation et tentation  du pouvoir personnel.

Manque de courage sur l’immigration. Alors que les Républicains avaient proposé un débat sur la politique migratoire au Parlement, cette proposition de bon sens avait été refusée par la majorité « En Marche ». Un débat annuel sans vote de quotas est une supercherie. En deux ans, rien n’a été fait pour réduire drastiquement l’immigration, au contraire, le nombre de titres de séjours délivrés par la France atteint désormais un record. Son incursion dans les  références de François-Xavier Bellamy, "la maison" relève de la  disruption à laquelle il est accoutumé.Un artifice de  plus !  Il parle également de sécession islamiste dans certains territoires de la République, mais derrière la communication la France compte toujours en 2019, 100 mosquées clandestines et 3391 étrangers radicalisés qui gangrènent les quartiers. Enfin en proposant d’instaurer une dose de proportionnelle et en voulant baisser le nombre de parlementaires, Emmanuel Macron n’innove pas, il ne fait que recycler le pire du système politique en cédant au Modem et à l’antiparlementarisme qui sévit sur tous les plateaux médiatiques. Ces décisions vont éloigner les Français de leurs élus sans rendre ces derniers plus efficaces. Par contre il affaiblira à coup sûr le Parlement. Loin d’être un progrès, c’est un recul démocratique. On ne tardera pas à le constater. Cela finira mal !

 

 


DROITE PROGRESSISTE : UN OXYMORE !

Il est  temps que la politique reprenne ses droits. Commençons par remettre les pendules à l'heure.  La droite et la gauche ça existe, et ça n'est  pas la même  chose.  Tant pis pour ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Comédie grecque

 

Les transfuges de la droite et du centre qui ont rejoint  Macron ou le soutiennent se proclament appartenir à une "droite progressiste". Un « oxymore » : c’est comme si on disait « droite de gauche ». Contradictoire et impossible. Pour bien comprendre et avoir les idées claires, pour appeler un chat « un chat », il  est nécessaire de faire  un peu d’histoire des idées. La confusion entretenue provient de ce que la frontière entre droite et gauche passe à l’intérieur du « libéralisme » dont Macron se réclame.

Le libéralisme sociétal.

En effet, celui dont Macron se réclame est le « libéralisme de gauche » qui prône la souveraineté absolue du moi.  À l’état pur, quand il ne prend en compte que l’individu et l’humanité, ce libéralisme est une utopie de la liberté illimitée, un messianisme qui prétend faire naître un monde parfait au moyen d’un principe sacré. Cela devrait vous rappeler les discours enflammés de la campagne présidentielle, se terminant par les bras  en croix : messianisme oblige ! Pour ce libéralisme qui, dans sa forme extrême, refuse les spécificités des peuples, des civilisations, des sexes mêmes, il n’y a que des individus interchangeables. Il constitue un système total. Macron met en oeuvre l’une des facettes majeures de ce libéralisme qui est ce que l’on appelle le « libéralisme sociétal » (ou encore libéralisme libertaire). « En Marche » s’inscrit dans cette filiation : le livre de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, en témoigne.  

Le progressisme n’est pas au centre, il est à gauche.

Pour le mettre en œuvre, il s’est attribué l’étiquette de « progressiste », vieille revendication remise au goût du jour. Elle permettait de distinguer autrefois les deux gauches : celle qui voulait transformer la société, les communistes marxistes, en s’affichant « progressistes », et celle qui voulait  simplement réformer la société, dite  gauche sociale, les socialistes. Cette dernière est tombée à peu de chose faute d’avoir renouvelé et adapté sa doctrine et de fait la « social-démocratie » est en panne partout en Europe,  en même temps que les communistes s’effondraient. Profitant de l’espace, la gauche « sociétale » s’est énormément développée et a pris le pouvoir. Cette gauche-là a renoncé à la révolution sociale et l’a remplacée par « la révolution sociétale », au nom du « libéralisme libertaire »,  d’où les  positions sur la GPA, par exemple, et le discours sur la « transformation »  mis en scène par le macronisme. Elle trouve aujourd’hui ses marqueurs privilégiés dans la défense des droits illimités de l’individu et reprend à son compte le label « progressiste ». Elle s’accommode aussi du centralisme étatique et de la technocratie : ce libéralisme-là ne doit  pas être confondu avec le « libéralisme économique ». Les progressistes ne sont pas au centre, mais bel et bien à gauche. C’est de cette gauche-là que le « macronisme » est le nom.  

La droite peut-elle être de gauche ?

La gauche sociétale, incarnée par Edouard Philippe, les  centristes d'Agir et les  "Juppéistes", mord très loin au centre, et même sur une portion de l’électorat de ce qui fut la droite de gouvernement. La partie de l’électorat de Macron relevant de ce qu’on appelle improprement « la droite libérale » n’est tout simplement pas de droite, elle appartient consciemment ou non à la gauche sociétale. Car le libéralisme n’est de droite qu’à condition d’intégrer les autres dimensions de la droite : les impératifs de la durée du groupe, de justice et de sécurité, le refus de l’utopie. Ce  libéralisme est respectueux de la cité, de la nation, de la famille, où il garde l’idée de la responsabilité de l’individu quant aux conséquences de ses actes. Il se conjugue souvent avec le « libéralisme économique » qui privilégie logiquement la libre entreprise et souhaite réduire l’état à ses fonctions régaliennes. La droite reste, sans en avoir conscience, l’héritière des valeurs de durée dont était porteuse la civilisation chrétienne avec  laquelle s’est forgée l’Europe. L’antagonisme entre droite et gauche est irréductible car il est inscrit dans l’antagonisme de leurs racines religieuses. La gauche, en effet, provient de deux hérésie, comme l’explique Jean-Marie Harouel : l’une fut caractérisée par la divinisation de l’individualisme et l’apologie de la subversion, l’autre a été la croyance messianique dans la certitude de l’avenir radieux d’un paradis égalitaire et dans les vertus de la révolution ; deux grandes déviations du christianisme.

Progressisme et conservatisme.

Aurélien Taché et Jean-Pierre Mignard viennent d’annoncer la création d’un « laboratoire de gauche » au sein de LREM. La création de ce groupe, dont le nom « Hypérion » évoque le thème du retour de « l’homme-Dieu de l’âge d’or » chanté par Hölderlin, corrobore ce que je viens d’expliquer et ne peut s’être faite qu’avec l’aval de Macron. Il est destiné à envoyer un message clair aux électeurs de gauche pour les inciter à porter leurs voix, lors des élections européennes, sur la liste fourre-tout présentée par La République en Marche. En face, le choix d’un philosophe chrétien comme tête de liste LR accompagne la volonté de refondation doctrinale de la droite. La tâche paraît relativement plus aisée pour François-Xavier Bellamy, dès lors qu’il est assez facile de construire la droite autour des notions d’attachement aux valeurs de durée et de liberté dans la responsabilité. Car, bien que la déchristianisation soit à l’oeuvre en France où l’appartenance revendiquée à la religion chrétienne est devenue très minoritaire, pour les esprits qui ont été façonnés par un millénaire et demi de chrétienté, ce qui est le plus normal, c’est d’avoir une sensibilité de droite, souvent inconsciente d’elle-même, mais qui existe à l’état diffus dans le corps social.

Le conservatisme est un humanisme.

Alors, la vox médiatique acquise à la gauche sociétale taxe cette  droite-là de « conservatrice », comme  on jette l’anathème ! Mais le « conservatisme », ce n’est pas la frilosité, c’est la seule philosophie capable d’inspirer une politique à hauteur d’homme. Car, seul le conservateur, fort de sa connaissance et de son attachement à l’histoire dont il hérite, est capable de se lever et de s’opposer au monde comme il va,  pour ne pas le subir. Le sens de l’histoire et l’adaptation au monde, vécus comme des fatalités, c’est  bon pour les progressistes : à la question « tout ce qui est techniquement possible est-il souhaitable ? », le progressiste fonce, le conservateur s’interroge et sonde le passé,  parce qu’il sait que celui-ci possède une puissance d’inspiration inégalée. L’histoire indique toujours une direction : quand on est redevable de son passé, on se sent comptable de l’avenir. Le clivage entre progressistes et conservateurs connait  un regain d’actualité.  Rien d’étonnant. Face à l’accélération et à la démesure des innovations technologiques et biotechnologiques, la  question est bien de savoir sur quels types de dirigeants on doit compter. Feront-ils droit aux besoins fondamentaux de l’être humain et au droit des peuples à la continuité historique ou seront-ils  enivrés par  les nouveautés, quitte à rendre obsolète la  France et ses singularités ? On comprend mieux ainsi, dans les discours de Macron,  la  négation de la culture française ou le besoin de fédéralisme qui dissoudrait la nation, et inversement, que le mouvement originel des Gilets jaunes, avant d’être phagocyté par l’ultra-gauche, se dressait contre la philosophie libérale-libertaire qui inspire le Président et son équipe, et contre les idoles du progressisme : ouverture,  mondialisation, multiculturalisme, en réclamant pour la France périphérique, un monde humainement viable, traduisant ce besoin de stabilité, de continuité, de familiarité avec les lieux et des êtres  qui sont indissociables de la condition humaine.

Nous saurons bientôt si le Président de la République infléchira sa politique, au-delà des manipulations politiciennes, pour tenir compte de  ce clivage bien plus profond qu’il n’y parait. Personnellement, je pense qu’il n’a pas la culture pour y faire face. Depuis le début, il ne comprend pas le pays qu’il dirige  et l’émiettement de mesures catégorielles en sera  la preuve.  J’espère seulement me tromper.

 


TRÊVE PASCALE

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été bouleversé par le spectacle de l'incendie de Notre Dame de Paris.

Tous les discours me paraissent dérisoires. 

J'ai des articles en attente.  Je reviendrai vers vous après Pâques, la semaine prochaine.

                                        Daniel


SI, UN AUTRE CHOIX EST POSSIBLE !

Daniel Houlle001

 

Je m’adresse aux électrices et aux électeurs de la droite et du centre. Mon passé  politique de l’UDF à l’UMP et aux Républicains, mon passé d’élu local, attestent de la permanence de mes convictions  et m’autorisent, aujourd’hui à leur donner mon avis et à leur lancer  un appel : celui de ne pas céder au chantage exercé par  des élus en place au parcours fluctuant. Ainsi, d’après Monsieur Béchu, signataire d’une tribune parue dans le Journal du Dimanche, nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour la liste « Renaissance de l’Europe », initiée par le Président de la République.

Eh bien si, un autre choix est possible !

Un leadership mort-né.

Le Président de la République a produit de beaux discours grandiloquents sur l’Europe, du Parthénon à la Sorbonne, proposant de multiples avancées vers toujours plus de fédéralisme, mais force est de constater que personne en Europe ne l’a suivi. Il a voulu réaffirmer son leadership  en publiant une tribune publiée dans tous les pays de l’Union, mais il n’a fait qu’indisposer un peu plus nos partenaires par cette démarche vécue comme une arrogance supplémentaire. Sur le Brexit, esseulé à nouveau, il vient d’être obligé de faire  marche arrière en acceptant un report jusqu’au 30 octobre. Il nous propose une liste caméléon qui  réussit l’exploit de juxtaposer l’oiseau technocrate, le lapin vert et la  carpe centriste, avec pour projets principaux toujours plus d’officines et de budget commun, tout en modifiant son programme qu’il infléchit en mots pour reprendre à son compte les thèmes de l’écologie, de  l’immigration, de la  protection des peuples, défendus depuis longtemps par « Les Républicains » et tenter de détourner des suffrages à son profit. Une telle démagogie et absence de substance ne méritent pas qu’on lui fasse confiance.

L’Europe de Macron ou mourir ?

« Vous n’avez pas le choix ! » Cette injonction hurlée  dans un clip électoral ne doit ni nous faire peur ni nous intimider. Nous n’aurions pas d’autre choix que de voter pour un autre programme que celui bricolé à la va-vite par les petites mains du cabinet présidentiel. Au moins aurait-on  pu espérer avec  un slogan prônant une « Renaissance européenne » un vrai projet de réorganisation stratégique  face aux grands empires chinois et américains, une réaffirmation forte de notre identité, de notre culture, et autre chose que la perpétuation du déficit démocratique d’une Europe confisquée par les technocrates de la Commission. Il n’en est rien.  Comme d’habitude, on joue sur les  mots, les symboles et les peurs. Face aux réalités que l’Europe étale et aux défis qu’elle doit affronter, la liste LRem choisit la politique de l’Autruche. Ce  n’est pas en méprisant le concept de « nation » et en le couvrant d’adjectifs « bruns » que l’on réussira une quelconque renaissance. Ce n’est pas en faisant perdurer l’entre-soi d’une technocratie déconnectée du réel, un centralisme sans légitimité démocratique, le gadget fumeux d’une banque du « climat » inventé pour faire plaisir à l’écologie médiatique que  l’on répondra aux demandes légitimes des peuples qui composent l’Union. Cette Europe-là qui ne protège de rien et dont  la technocratie nous affaiblit, on nous l’a déjà proposée et elle a conduit à toujours plus de rejets et d’abstentions.

Voter  pour la  liste LRem, ce sont des voix de perdues. Comme leur chef, isolé au milieu des chefs d’Etats, que pourront faire une vingtaine de députés  parmi 750, esseulés, ne  sachant dans quel  groupe ils siégeront : ils n’ont aucune chance de faire avancer leur projet. Non, Monsieur Béchu, entre le  fédéralisme irréaliste de Monsieur Macron et le populisme de  Madame Le  Pen, il existe un autre choix.

L’Europe de la « réconciliation »

L’Union européenne n’a pas besoin d’une  « renaissance »,  mais d’une « réconciliation » avec ses peuples.  C’est donc une autre vision, réaliste, concrète qu’il faut avoir, et qui tient compte des réalités : celles de l’Europe de 2019, celle de nations qui se réveillent, qui refusent d’être des passoires sans frontières, ou, comme Le Danemark et la Suède, se trouvent contraintes de prendre des mesures radicales pour endiguer l’immigration massive… Pour sauver l’Europe de l’implosion, « les Républicains » pensent qu’elle doit changer de direction, entendre les inquiétudes des peuples et répondre au triple défi migratoire, économique et civilisationnel qui lui fait face. L’Europe ne progressera que si elle s’appuie sur les nations qui la composent. Pour ces élections, le projet  conquérant pour une Europe qui protège nos frontières, nos entreprises et  notre civilisation, existe, c’est celui proposé par la liste menée par François-Xavier BELLAMY. Avec  ses soixante-quinze propositions concrètes il  est le seul  projet détaillé soumis à l’électorat. Il propose cinq priorités qui permettront de réconcilier l’Union européenne avec les peuples : Une Europe frontière qui prend à bras-le-corps le  problème de l’immigration de  masse, nous défend face au terrorisme islamiste, et protège notre territoire en refusant tout nouvel élargissement ;  une  Europe « civilisation » qui assume et défend notre Histoire, transmet et fait rayonner notre identité et nos valeurs ; une Europe Puissance, qui assume la défense de nos intérêts, de nos emplois, de nos entreprises , face aux géants de la mondialisation que sont la Chine et  les Etats-Unis ; une Europe Projet, qui met fin à la surenchère des normes et axe le travail de la Commission en privilégiant de grands projets stratégiques, utiles pour nos peuples, pour notre économie, pour notre futur ;  une Europe efficace, plus démocratique,  moins technocratique,  plus respectueuse des citoyens et des nations européennes.

Electeurs de la droite et du centre, Monsieur Béchu vous trompe et vous n’êtes pas obligés de vous laisser prendre en otage  par un choix qu’il voudrait manichéen, entre le sauveteur progressiste  Macron et les populistes du Rassemblement national, qui ne correspond pas à la  réalité.

Vous voterez pour l’efficacité en choisissant la liste d’union de la droite et du centre de François-Xavier Bellamy. Vous enverrez des députés siéger dans un groupe  influent et nombreux au Parlement européen, le PPE, où ils pourront faire avancer et concrétiser leurs  propositions.

 

 


LE PEUPLE DEPOSSEDE

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On a beaucoup glosé sur les motivations des « Gilets jaunes », je parle des  vrais, ceux de novembre. Si l’overdose fiscale, notamment sur les carburants, a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, cela n’a pu se faire que parce que  le malaise était déjà profond et venait de bien plus loin. On peut le résumer en un mot : abandon. Une grande  partie de la population de notre pays, celle que l’on situe communément dans la « France  périphérique »,  celle qui va  au travail chaque jour pour de maigres revenus et pour laquelle les services publics  ont peu à peu disparu de son environnement, s’est  progressivement sentie exclue. Exclue de la  progression sociale, exclue de l’espoir d’un avenir meilleur,  cantonnée à végéter. Mais d’où est venu ce  phénomène et pourquoi s’est-il  aggravé ?  De multiples causes évidemment ont été identifiées. Mais il y en a trois que je voudrais mettre en exergue, dont le gouvernement actuel a aggravé  l’impact conduisant à toujours plus d’assistanat  et de déresponsabilisation… qu’on  pourrait résumer avec la formule : « Dormez en paix,  braves gens, l’Etat s’occupe de tout pour vous ».

L’impôt automatique et la fin du consentement.

Je ne dirai jamais assez combien le « prélèvement à la source » de  l’impôt sur le  revenu participe de cette déresponsabilisation collective. Ne plus être en mesure de contester son impôt en suspendant par exemple le paiement, est déjà grave en soi. Mais pour un grand nombre de contribuables, dès l’année prochaine, ce sera pire : ils n’auront plus besoin de faire de déclaration de revenus.  Tout sera automatique. L’impôt disparait du paysage. Ce n’est bien sûr qu’une apparence. L’Etat est parvenu à ses fins : rendre l’opération indolore. Mais que restera-t-il de la conscience citoyenne, celle de l’acte volontaire pour participer au train de vie de la Nation ? Bercy nous transforme en un peuple de fourmis. Après le tiers payant généralisé, l’impôt aseptisé.

L’affaiblissement du système électif.

Les  Français n’ont pas une grande estime déjà de leurs élus. Cela tient à l’impuissance politique à laquelle ceux-ci sont souvent confrontés : nous avons tellement rendu possibles toutes les formes  de recours contre leurs décisions qu’il faut un temps fou entre une décision et sa réalisation, quand celle-ci a réussi à traverser le maquis juridique. L’exemple de Notre-Dame des Landes est à cet égard emblématique.  Pourtant,  nous avons une classe politique, malgré ce qu’on en dit, désintéressée et qui a à cœur d’être au service de tous. Le moins qu’on puisse dire est qu’elle est découragée : beaucoup de  maires ne veulent plus se représenter, dans des proportions jamais vues, les parlementaires sont attaqués régulièrement sur  leurs « privilèges » à tel point qu’on finira par n’avoir plus que « des fleurs de naves » comme candidats.  Qui plus est, le  pouvoir exécutif a transformé les députés de la majorité en godillots avec un conditionnement jamais atteint, et l’opposition n’a jamais été traitée comme quantité négligeable à un tel degré. Le pouvoir a multiplié les mises à l’écart des élus locaux, traités comme quantités  négligeables, et mis sous tutelle les collectivités locales en supprimant la taxe d’habitation, entre autres. Affaiblissement du Parlement, mépris pour les élus des territoires, partenaires sociaux tenus comme des empêcheurs : c’est toute l’architecture démocratique qui est atteinte.

De la démocratie à la technocrature.

Le « nouveau monde » dans lequel  veut nous faire entrer Emmanuel Macron  souhaite se  passer des élus et des corps intermédiaires. On n’a  plus besoin de droite ni de gauche, puisque  le « technicien » suffit à gérer les affaires communes. La fin du clivage fait le lit du technocrate. Plus besoin de penser.  Le « progressisme »  doit suffire. C’est en son nom que la « transformation » doit avoir lieu. Le progrès est la solution de tout : si c’est le cas, « big brother » n’est pas loin. Car le triomphe de la technocratie et le renforcement de  l’étatisation conduisent tout droit à la dictature de la technocratie toute puissante et sans contre-pouvoirs : nous allons passer de la démocratie à la technocrature. Nous saurons bientôt de quel côté va pencher le quinquennat. Le Président nous promet des mesures fortes. S’il touche aux Institutions pour affaiblir la démocratie représentative, nous ne laisserons pas faire !

 


RENAISSANCE ET RECONCILIATION !

Daniel Houlle001

A mes amis de la droite et du centre, 

Notre parti est vivant.

Encore convalescent mais il reprend des couleurs. Chaque jour qui passe montre combien le procès en radicalité fait par certains était dérisoire et dénué de fondement, et un prétexte alimenté par des intérêts personnels pour lui tourner le dos.

Dans la crise que traverse notre pays et où nous a conduit la politique inepte du « en même temps » d’Emmanuel  Macron, l’échéance européenne est une belle occasion de lui démontrer  qu’il y a une autre voie que son mortifère affrontement avec Marine Le Pen.

Le moment est venu de tourner la page de l’année 2017 et de ses turpitudes de tous ordres. Chez « les Républicains », une nouvelle génération s’est levée pour relever le défi de faire vivre une nouvelle droite, humaine, fraternelle et libérale, largement ouverte sur toutes ses sensibilités. La  composition de la liste de François-Xavier Bellamy en témoigne.

Le moment est venu d’accompagner ce mouvement en nous rassemblant. Cessons de jouer à « cinquante nuances de Républicains »,  si c’est pour dire la même chose chacun de son côté dans le but de préserver un petit pré carré, attitude qui ne pourra déboucher que sur des déconvenues pour tous.

Le moment est venu de la réconciliation, c’est la condition d’une renaissance durable.

La désignation de François Xavier Bellamy comme tête de liste pour les élections européennes est une belle illustration de l’attachement à nos idéaux humanistes et européens de toujours.

L'alternative est à droite.

Amis de la droite et du centre, ne nous laissons pas leurrer par les discours séduisants d’un président qui ne comprend toujours pas le pays qu’il gouverne. Le « nouveau monde » devait effacer le clivage droite-gauche, il resurgit au sein même de sa majorité. Le « progressisme », vieux concept emprunté à la doxa communiste, devait ouvrir le chemin de lendemains qui chantent : il a débouché sur la jacquerie des « Gilets jaunes ».

Le gouvernement pratiquerait une politique de droite, mais ce n’est que la continuation de la politique socialiste de Hollande, la centralisation technocratique en plus accentuée. On n’est pas de droite quand on augmente les dépenses de  50 milliards d’euros, on vote  un budget avec 100  milliards de déficit, on reporte toujours  les  économies  qui permettraient de baisser la dépense publique, on massacre  la  politique familiale, on taxe toujours plus les classes moyennes aisées,  on propose d’empiler les agences et les technostructures de l’Union européenne… avec  à la clé des taxes en plus. Y avait-il besoin de dépenser 12 millions d’euros dans un « grand débat » pour découvrir ce que les parlementaires « Les Républicains » dénonçaient et réclamaient depuis des  mois face à  une majorité sourde et arrogante : l’urgence d’une baisse des impôts, la justice fiscale, la prise en compte des territoires notamment pour la santé ? 12 millions d’euros pour que le Premier Ministre redécouvre l’Amérique et enfonce des portes ouvertes !

« Les Républicains »  ont tiré les leçons de leurs défaites de 2017. C’est  une nouvelle droite qui émerge, ferme dans ses convictions,  fidèle à ses valeurs humanistes, lucide sur les difficultés  du pays,  consciente de sa responsabilité sociale et motivée pour y apporter les remèdes avec un discours de vérité. Elle est la seule formation politique à proposer un plan de réduction des dépenses de 20 milliards d’euros par an, documenté et chiffré, préalable à toute baisse de la fiscalité.

A l’occasion de l’élection des députés  au Parlement européen, elle fait la démonstration de son sérieux : elle est la seule formation politique à proposer un programme réaliste de 75 propositions détaillées, dont l’objectif est de redonner du sens  à la construction européenne. Des propositions qui ne cherchent pas une « Renaissance » mais la « réconciliation » avec les peuples par leur caractère concret et applicable.

Le 26 mai, c’est une nouvelle  page de l’histoire de notre parti qui va s’écrire, pour  le succès de  la France en Europe et de l’Europe dans le monde. 

Ensemble, soyons au rendez-vous !

 

 


LA SEMAINE D’ARCHIBALD

Haddock cons

 

Soutien implicite ?

Les déclarations de Giscard sont toujours éclairantes. Dans les colonnes du « Parisien », il décrit les  grands enjeux de  l’élection européenne. Il  estime que l’échéance électorale n’est pas destinée à régler un certain nombre  de problèmes (comprenez  les  Gilets  jaunes ou les changements que le  parlement européen n’a pas le pouvoir d’accomplir). Il est contre une armée européenne, il faut renforcer les  frontières de l’espace Schengen contre l’immigration, il  est  pour une Europe confédérale puissante, il soutient une candidature de l’Allemagne au Conseil de Sécurité de  l’ONU et pas question que la France abandonne le sien… Des points essentiels qui rejoignent le programme défendu par François-Xavier Bellamy et  la  liste LR !

LR, 50 nuances…

Xavier Bertrand, Président des Hauts de France, a  quitté le parti après l’élection de Laurent Wauquiez : « Je ne crois plus aux partis  politiques,  parce que dans les partis politiques on est obsédé par la  conquête du pouvoir, par garder le pouvoir et  on ne s’occupe  pas des idées ». Mais ce discours n’est-il pas adapté  justement à sa situation personnelle d’élu avec des voix socialistes…  Sinon,  si vous l’écoutez bien, ce  qu’il raconte sur  les retraites, sur la décentralisation, etc… c’est du pur LR.  On ne se refait pas.

Cacophonie européenne.

Un débat à 12 avec des temps de parole de 1 mn par question, c’est mission impossible !  Surtout quand tout le monde parle en même temps.  Pas certain que cela incite nos concitoyens à aller voter. On retient l’élégance verbale de Bellamy, le déluge oratoire de Bardella, l’erreur magistrale de Dupont Aignan qui multiplie par deux  le nombre des immigrés  accueillis par l’Europe, les suppliques de Glucksman  à l’union de la  gauche. Asselineau n’a rien à faire là, il est contre tout. Les  Verts  sont bien verts et croient toujours au paradis  vert des bisounours verts. Hamon est toujours aussi austère, et Loiseau a confirmé ce qu’elle était, une technocrate froide sans empathie avec  le charisme d’une huître. Pour le crédo on a eu Lagarde… Le communiste est bien rouge et Philipot toujours aussi antipathique. Quant à la France insoumise on l’a reconnue à la faconde mélenchonnienne dans une petite brune bouclée, mais à  part ça …

Cafouillage.

L’âge de départ à la retraite,  c’est comme le  calcul de l’âge du capitaine : complexe. Il  y a les  partisans du maintien des 62 ans, il y a ceux qui acceptent un léger recul et il y a ceux qui brisent vraiment le tabou et  demandent  qu’on aille jusqu’à 65 ans.  Dans  la majorité LRem c’est l’effervescence, au gouvernement on n’est tout sauf clair et même Jupiterion  a entrouvert la  porte du recul de l’âge. De quoi mettre Delevoye hors de lui au point de  poser sa démission sur la table ! Ouh, là, là …. Dur, dur, le ni de droite, ni de gauche.

Intox du JDD.

On nous avait  dit que la droite et la gauche, c’était le monde ancien. Alors pourquoi dans le JDD  d’aujourd’hui, cet  article  qui titre : « Le  pack de droite  montre ses muscles »,  citant Philippe, Le  Maire et Lecornu… Sous prétexte qu’ils sont venus de LR. Mais ils ont renié leurs convictions et  font une politique de gauche depuis qu’ils sont au gouvernement. Et quand Darmanin annonce la baisse des impôts,  c’est à la fois un mensonge et toujours la même rengaine : si baisse il y a,  ce sera toujours pour les mêmes, ceux qui touchent, et compensé  par une hausse pour les autres ! Rappelons-nous que la « baisse » de 2018 s’est traduite par 4,5 milliards d’impôts  en plus pour les ménages. On cherche toujours vainement  une proposition de baisse des dépenses publiques. Sauf celle de Wauquiez, bien sûr.

Une huître vieille de 30 ans et pesant plus d'1kg a été retrouvée en Vendée.

Pour se changer  les idées : deux jeunes Vendéens âgés de 10 ans ont fait une trouvaille assez incroyable il y a une semaine. Ils ont déniché une huître géante dans un parc à huîtres de Talmont-Sainte-Hilaire, près d'une rivière. Un mastodonte qui pèse 1,3kg et mesure 27 centimètres ! Ce coquillage pèse habituellement en moyenne 60 à 80g. La famille a décidé de l'adopter !

Et aussi …

Brexit : le rythme des départs s’intensifie à la City de Londres. Les entreprises britanniques stockent comme en temps de guerre.

​​​​Pôle emploi confirme qu'un chômeur sur cinq touche plus que son ancien salaire.

Emmanuel Macron a achevé sa tournée de jouvence auprès des maires corses.  Ouf !

Le grand débat national a coûté 12 millions d’euros à l’Etat. Ah, quand même ! Et ça met l'heure verbale de Macron à combien ?

Automobile : le budget toujours plus lourd. L'entretien et les taxes sur le carburant font grimper la facture des voitures essence. Retour à la case départ ?

...

 


BAISSER LES IMPÔTS !

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A force de le répéter, « Les Républicains » vont-ils se faire voler  l’idée ?

Il semble que le pouvoir ait pris en compte le danger d’un discours qui reçoit un écho  dans les classes  moyennes et pas seulement. Après avoir laissé ses ministres et autres  responsables lancer toutes sortes de ballons d’essai de hausses possibles, dans le droit fil des  travaux de France Stratégie ou de Terra Nova, le  voilà qui commence  à mettre des contrefeux. Ainsi, nos deux turlupins  des finances, Darmanin et Le  Maire ont-ils fait la « une » des Echos en annonçant  « une baisse de la pression fiscale d’ici 2022 (année de l’élection présidentielle)   plus forte que prévue. » De quoi se demander si c’était bien de notre pays qu’il  parlait.  Ont-ils été touchés par la grâce ?  S’agit-il d’un  miracle ? Ont-ils senti qu’il y avait urgence ?

Encore de la com’ !

Voyons voir ce qu’ils annoncent : d’abord  une révision de la croissance à la baisse de 1,7% à 1,4% de 2019 à 2022. Difficile de faire autrement compte tenu des résultats obtenus et du contexte. Ils auraient pu éviter de se vanter du fait que la croissance française est supérieure à celle de nos partenaires... C’est peut-être  bien vendre la  peau de l’ours  avant de l’avoir vendu.  Ensuite, ils  se  donnent comme objectifs : chômage à 7%, stabilisation de la  dette,  baisse du déficit (100 milliards aujourd’hui) mais moins ambitieux qu’auparavant. Pour les impôts, c’est encore un peu « demain on rase gratis » : baisse de l’Impôt sur les sociétés à 25% en 2022, suppression intégrale de la taxe d’habitation d’ici 2021  et  baisse d’impôts sur  le revenu pour les classes moyennes dites « inférieures »…  Donc,  ceux qui restent, les  classes moyennes plus ou  moins aisées, vont s’en prendre plein la poire ! Le  cauchemar continue ! En corollaire, comme la Taxe d’Habitation abritait la  taxe audiovisuelle, voilà  qu’on s’aperçoit qu’elle va coûter cher à collecter,  trop  par rapport à ce qu’elle produit : encore une improvisation ! Il est donc probable qu’elle soit supprimée  sans qu’on sache vraiment  par quel prélèvement elle sera  remplacée. Mais en vérité, tout ça c’est encore de la com’. Chaque année, les mêmes nous promettent un effort structurel promis pour … dans deux ans ! D’ailleurs pour baisser les  impôts, il faudrait commencer  par baisser les  dépenses, et sur ce chapitre-là, ils sont plutôt  muets.  Le budget 2019 ne comporte que très peu d’économies structurelles et reporte  l’effort à 2020 voire 2021.

Par ici la sortie !

On attend avec impatience ce que notre « beau parleur » va avoir retenu de ses heures interminables de conciliabules (ça a coûté 12 millions d'euros quand même). Mathieu Laine, essayiste libéral macroniste, dans une tribune publiée aujourd’hui par le Figaro, parie sur un virage « libéral », une mutation du progressisme vers un un macronisme pariant davantage sur les baisses d’impôts, la réduction de la dépense publique, la sécurité et la réduction des inégalités par l’école plus que par la redistribution. Avec en ligne de mire, une nouvelle disruption sur le territoire de la droite, à la fois pour la piéger sur son programme et  par contrecoup l’annihiler définitivement. Le Président percevrait désormais les attentes légitimes de la classe moyenne. Comme il est capable de tout, cette nouvelle tentative de hold-up à droite  est  à prendre au sérieux. Néanmoins, il faudra qu’il compte quand même avec  son entourage et sa majorité largement venue de la gauche et qui attendent « un virage social ». On saura vite ce qu’il trame  dans sa solitude. Il pourrait tenter de brouiller les cartes avant le 26 mai,  conscient que sa dame « cui-cui » a du mal  à faire  prendre son envol à la liste bariolée qu’elle dirige par délégation. Le problème, c’est sa sincérité : pourra-t-on avoir confiance  dans cet esprit sans convictions, mais suffisamment plastique pour épouser successivement toutes les postures ? Macron  prêchant la pleine récompense du travail, du mérite et de l’effort, le recentrage sur l’Etat régalien en proposant une nouvelle étape de la décentralisation ? Il pourrait se parer des plumes du paon en apparaissant comme  le vainqueur non des Gilets jaunes mais des égarés violents, communiant dans la même haine anti-riches. Comme toujours avec lui, il n’est pas certain que les mots soient suivis d’effets. Il appartiendra à la droite d’être elle-même, et comme au judo, si Macron pousse un peu trop, le tirer très fort à elle pour le déstabiliser. Notre électorat est prévenu : il est possible qu’on cherche encore à le duper un peu plus.  

Pas de liberté sans « détechnocratisation. »

Car pratiquer le libéralisme qui passe par l’Etat, ce n’est pas du libéralisme. Tant que les hauts fonctionnaires de Bercy garderont la main, il ne faut guère espérer des marges de manœuvres pour nos entreprises autres que celles qu’on voudra bien leur concéder,  sous étroite surveillance, comme le CICE. Il faudrait une vraie révolution libérale pour remettre la France sur les rails du progrès. Ce n’est  pas avec le gouvernement actuel et  sa clique de conseillers keynésiens qu’elle se fera.  D’autant plus que  les  Français, gavés d’assistanat et sous cultivés sur l’économie, continuent d’attendre tout de l’Etat. Comme le demande Xavier Bertrand : commençons par supprimer l’ENA ! Une petite remarque pour conclure, puisque le capitalisme n’est pas à la mode dans notre pays : le nombre de projets d'investissement réalisés par des groupes étrangers en France a atteint le plus haut niveau depuis plus de 10 ans (Les Échos), avec 1323 projets. La  France attractive pour les capitaux étrangers. Dommage qu’on empêche par tous les moyens le capitalisme français de prospérer. Mais ça aussi,  c’est la politique de Macron et de ses amis banquiers.

Le  feu continue de couver.

Le pétrole continue sa progression : 70 $ sur le Brent, 63 $ sur le Brut. Donc encore une hausse des prix à la pompe... Rappelons que c'est le prix de l'essence qui a mis le feu aux poudres en novembre dernier. On sait pourtant que la hausse du prix de l'essence plombe le budget automobile et pèse sur le pouvoir d'achat des Français, notamment des « périphériques » ! De quoi alimenter le mouvement des Gilets jaunes.

 


NON, SURTOUT PAS LUI !

Fantôme de l'Elysée

 

François Hollande s’en est pris à Emmanuel Macron au cours du week-end, à deux reprises. Cela n’est pas nouveau. Il a sans doute avec l’espoir de le discréditer un peu plus dans le cadre des élections européennes. Je ne peux pas être suspect de prendre la défense du Président actuel, mais je trouve que son prédécesseur a la mémoire un  peu courte et très sélective sur son bilan. Bref, il  me paraît bien mal placé pour venir donner des leçons. Le « boulet » veut revenir dans le jeu.

L’écriture salvatrice ?

Se prenant pour un auteur à succès, il exploite au maximum l’occasion de rencontrer ses sympathisants (il y en a) dans les librairies de France. Et pour justifier la prolongation de la méthode, il vient d’ajouter trois chapitres à son livre pour repartir dans une grande tournée nationale, ce qui lui permet de se livrer à la péroraison la plus confortable et dans laquelle il est le plus à l’aise, celle qui consiste à dénigrer, non sans espérer qu’à l’occasion de jours meilleurs, il puisse reprendre la place. Il n’est pas le seul à jouer à ce jeu-là. Reconnaissons qu’il n’a pas attendu longtemps, après sa décision de ne pas se présenter à un second mandat, pour dénoncer son ancien ministre de l’Économie, sa trahison et même pour reconnaître qu’il s’était fait avoir comme un gamin par Emmanuel Macron. Lucidité tardive. Tant de roublardise chez le candidat de la République en marche méritait bien une vive contre-offensive. Cependant on se passerait bien qu’elle soit associée par M. Hollande, à un éloge permanent de sa propre personne et à une revisitation curieuse et quelque peu fallacieuse de son bilan.

La mémoire revisitée.

Tout le monde, apparemment sauf lui, sait que ce bilan a été déplorable. Il l’a été d’abord parce qu’il a appliqué son programme avec Jean-Marc Ayrault.  Inspiré ensuite par le rapport de Louis Gallois, il a changé de cap. Aujourd’hui, il se présente comme un socialiste ou un social-démocrate, ce qui veut dire tout et son contraire. En réalité, il a passé son temps à piloter à vue, dans une grande confusion avec pour résultat, à la fin de son mandat, une France qui allait beaucoup moins bien qu’au début. Le réenchantement avait viré au cauchemar. Déjà qu’on a du mal à l’oublier tant la politique de son successeur ressemble à celle qu’il avait menée, on n’a vraiment pas besoin qu’en plus Hollande vienne jouer la mouche du coche et vouloir apparaître, par ses fréquentes interventions médiatiques, comme le grand sage dont nous nous serions collectivement privés et qui voudrait apparaître comme un espoir pour demain. Quelques milliers de livres vendus ont développé en lui un narcissisme excessif et tout ce qu’il nous propose, on l’a déjà vu et on a suffisamment donné.

Une vieille antienne socialiste.

Dimanche dernier, à deux reprises, dans le « Parisien » et sur France 2, il a livré son analyse à partir d’une déclaration sentencieuse : « Un jour, l’extrême droite arrivera au pouvoir en France », en laissant entendre que l’action du président actuel revenait à accélérer l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. C’est vraiment le pyromane qui se fait pompier. Certes, Monsieur Macron, comme lui, joue sur l’argument et s’en sert comme assurance de sa réélection. Tout ça n’est pas nouveau. François Hollande invente le fil à couper le beurre. « Le résultat (de l’action de Macron) n’est bon ni pour la vitalité économique ni pour la cohésion sociale », a-t-il ajouté. Ce qui revient à enfoncer une porte ouverte car, en comparaison avec son bilan, celui de Macron n’est guère meilleur : dette, déficits, chômage... En fait, s’il critique Macron c’est pour tenter de se mettre lui-même en valeur, en comptant sans doute sur une défaillance de mémoire du peuple –on sait qu’elle est courte- celui-là même qui lui a si bien fait sentir sa déception qu’il n’a pas poussé l’outrecuidance de se lancer dans une nouvelle campagne. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Sa rentrée épistolaire marque son impatience et elle n’est que l’habillage de sa tentation à revenir en politique, et même à revenir dès 2022.

Le vieux coup du recours.

Les propos de François Hollande montrent qu’il se considère comme un recours pour la gauche, celle qu’il a massacrée en la précipitant dans le labyrinthe de ses initiatives confuses, qui ont commencé par une surtaxe confiscatoire de 50 % pour ceux payant l’ISF en 2012, puis en surtaxant la classe moyenne, pour revenir ensuite au secours des entreprises. Lui, l’unificateur de la gauche ? Lui, dont on ignore complètement le programme ? Lui, qui fait de la politique depuis près d’un demi-siècle et n’est toujours pas rassasié ? Lui qui a lamentablement échoué et ose se présenter à nous aujourd’hui comme s’il n’avait pas ce passé calamiteux ?  Il dit qu’il en a tiré la leçon, c’est trop facile.  Certes, il a de bonnes raisons d’en vouloir personnellement à Emmanuel Macron. Mais on ne bâtit pas une seconde carrière sur la rancune et la colère. La vérité, c’est qu’aveuglé par son estime de soi, il ne peut nous proposer que sa propre confusion politique et idéologique. Et cet aveuglement l’amène à croire que cent mille lecteurs représentent des millions d’électeurs. Le pire, c’est que, en agissant de la sorte, il n’apporte aucun baume aux maux dont nous souffrons. Il les aggrave, avec un cynisme qu’on lui connaît bien, tout à fait dommageable à l’avenir du pays. Il est vrai qu’il a créé un tel vide à gauche avec la destruction du PS qu’il peut penser être un recours, que sa personne et son jugement sont irremplaçables et qu’il peut exposer son expérience comme une valeur sûre. C’est pourtant tout ce qui le disqualifie ! On a besoin que la gauche se rétablisse, mais il est le plus mal placé pour y contribuer.

Une longue méditation solitaire eût été préférable à cette agitation médiatique dépourvue de tout scrupule et de modestie. Et d’humilité !