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UNE PEPITE ET TROIS BOULETS

 

Valls 2

Le gouvernement Valls II est sur les rails. On serait tenté de dire : « on prend les mêmes et on recommence », exceptés les trois « sortis »pour faute de goût. A suivre le nombre de « twits » qui ont couru toute la journée sur le mode : « j’ai été appelé mais j’ai dit non », on se dit que le Manuel a peiné à trouver les kamikazes pour composer sa (si peu) nouvelle équipe.

La pépite.

La bonne nouvelle, c’est la nomination d’Emmanuel Macron à l’économie. Il est l’exact inverse de Montebourg. C’est un vrai libéral, rompu aux relations avec les entreprises, et en plus, ce qui ne gâte rien, il est brillant. Ce serait une chance pour redonner un peu de confiance à nos patrons, s’il ne devait composer avec le Ministère des finances, cette particularité française qui veut qu’on dissocie les deux, cas unique en Europe. Du temps de Giscard, on était ministre de l’économie ET des finances. Et c’est bien le drame pour notre pépite.

Les trois boulets.

Le premier, on vient d’en parler : c’est l’homme aux socquettes aussi roses que ses idées, aussi courtes les unes que les autres. Quelle idée de conserver Sapin-le-double-échec aux finances, lui qui n’a pas réussi à inverser la courbe du chômage pas plus que celle de la dette. Même si le ménage avec Macron devrait être moins à histoires qu’avec Montebourg, il n’en demeure pas moins qu’on ne voit pas bien comment ce qui n’a pas marché hier pourrait marcher demain, avec 10 milliards d’impôts attendus qui ne sont pas rentrés.

Le deuxième boulet, c’est Najat Vallaud Belkacem qui se voit attribuer l’Education. Une vraie provocation. Le pouvoir voudrait remettre les parents dans la rue qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Personne n’a oublié ses saillies sur la théorie du genre ni son implication dans la mise en place des ABCD de l’égalité, machine camouflée pour aborder la dialectique de genre dans les classes. Non pas que la donzelle n’ait pas les qualités, mais son côté doctrinaire et son aveuglement idéologique sied mal avec un ministère qui aurait grand besoin de sortir de la doxa gaucho.

Le troisième boulet, vous l’avez trouvé par vous-même : c’est le maintien de l’affreuse Taubira à la (pseudo) justice. Les dégâts en matière de sécurité ne sont probablement pas suffisants ou alors on compte sur elle pour activer « certains dossiers » au « bon moment ». Toujours est-il qu’elle reste et qu’elle va continuer à sévir avec ses a-priori idéologiques. Ce n’est pas demain que le citoyen va retrouver confiance et sérénité dans ses rapports avec la justice.

Et maintenant ?

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la composition du gouvernement, sur royal et consorts, mais ce serait se répéter. La vraie question qui est lui est posée maintenant : avec quelle majorité va-t-il gouverner ? On imagine bien que le Manolito y a pensé. Si son équipe est plus resserrée et a gagné en homogénéité, elle a perdu en assise parlementaire. Bien sûr, il peut faire usage du 49-3 et de la terreur qu’inspire à tout un tas de jeunes primo-élus la menace d’une dissolution qui les balaierait. Mais ce sont des artifices de gouvernance dont il ne faut pas abuser trop longtemps, au risque de le payer cher soit en rébellion généralisée, soit en défaite électorale. On saura rapidement si Valls II est en capacité de faire mieux que la première mouture qui était déjà un »gouvernement de combat. Au vu de ce qu’on vient de vivre, « pugilat » aurait mieux convenu. Le mot d’ordre est donc de donner la priorité à l’action et aux réformes. Autrement dit on a tout à craindre. Le pire est à venir.

 


LA CRISE, ELLE EST LA ! JE LA VOIS ! ...

 

Hollande pit

La crise politique, bien sûr. La France n’avait pas besoin de cet avatar supplémentaire pour affronter les difficultés qu’elle rencontre depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir.

De la gauche plurielle à la gauche « plus rien ».

L’exécutif ne pouvait pas faire autrement après les déclarations Montebourg-Hamon du week-end que de réagir. Il le fait avec la pugnacité d’un Manuel Valls dont ses détracteurs avaient oublié que le Matamore pouvait se transformer en matador.  La démission du gouvernement, on imagine que « Tout mou 1er » aurait bien voulu l’éviter, mais c’était se retrouver de toute façon sans 1er Ministre. Maintenant, avec un gouvernement resserré sur la cohérence de la ligne du pacte de responsabilité, il va falloir passer le cap de la « responsabilité devant le parlement », avec une gauche « frondeuse » renforcée. Y aura-t-il une majorité de gauche pour soutenir la politique présidentielle, rien n’est moins certain. Dans ce contexte, il serait surprenant que le centre serve de béquille pour suppléer aux défections des écolos et de la gauche-gauche.

La dissolution point à l’horizon.

La « bombe Aubry » qui a façonné la majorité parlementaire à sa façon est en train de péter à la face des Hollandais. Des voix s’élèvent déjà ici et là pour réclamer la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce serait évidemment la solution. Redonner la parole au peuple pour trancher le différend entre les « gauches » parait légitime. Mais c’est un calcul à haut risque : même si elle n’est pas vraiment en ordre de marche, l’opposition, avec le scrutin majoritaire et son implantation dans les circonscriptions, pourrait revenir en force. Beaucoup d’élus socialistes y perdraient leur siège, forcément, et c’est ce qui peut les rendre … raisonnables. Mais le cœur à gauche a ses raisons que la raison ne connait pas !

Le roi est nu.

Depuis deux ans on assiste à une lente décomposition du pouvoir. En cause, les atermoiements, l’incapacité à afficher clairement un cap qui ne peut être qu’en contradiction avec des promesses électorales irréalistes et surtout l’inadaptation de l’idéologie économique qui pourrait faire l’unité de la gauche sur une politique de relance par les dépenses mais dont le gouvernement actuel sait bien qu’elle conduirait à une catastrophe encore plus grande. Ce que prônent les Montebourg-Hamon fait totalement l’impasse sur la globalisation de l’économie en feignant de croire que tout se passe dans le cadre étroit de l’hexagone. C’est une méconnaissance des réalités que vivent les entreprises concurrencées par celles du « village mondial », à moins que, et c’est le plus probable, ce ne soit un gros mensonge bien démagogique pour tenter de rallier le « petit peuple ». Après avoir perdu le soutien du Front de Gauche, le plus jusqu’au boutiste et qui vient de licencier son âme damnée, après avoir éconduit les Verts qui se vengent aujourd’hui à travers le livre réquisitoire de Cécile Duflot, après avoir dû supporter les critiques acerbes des députés « frondeurs » du PS, c’est maintenant les chefs de file qui font défaut. Le carré des soutiens de l’exécutif se rétrécit comme peau de chagrin. Le coup de tonnerre de la démission du gouvernement n’est en fait qu’un coup de poker : « ça passe ou ça casse ! ».

De la crise politique à la crise de régime.

Les institutions de la Vème République sont ainsi faites : le régime est présidentiel et s’appuie sur une majorité élue pour le soutenir. Si celle-ci fait défaut, pas d’autre moyen que de revenir devant les électeurs soit par la démission du Président, soit par la dissolution de l’Assemblée. Le mieux serait que le Président démissionne. Ce serait le plus simple. Même à 17%, il ne le fera certainement pas. Alors la dissolution ? Elle est possible, comme il est probable qu’une nouvelle majorité obligera à une cohabitation. Le mieux ce serait qu’elle refuse de gouverner pour obliger le président à démissionner, sinon, bonjour les dégâts, parce que c’est elle qui devra se taper le « sale boulot » du redressement. C’est bien une crise de régime !

Les deux prochains mois vont être « passionnants ».

 


BREVES DE NET

 

 

Pour D. VOYNET, « les « Verts » ont encore besoin de mûrir ! »

-       Mais s’ils mûrissent, ils ne seront plus verts !

Le livre de C. Duflot : un vrai brûlot contre Hollande.

-       On ne pourrait pas s’en servir pour décongeler le bâtiment ?

Dans le même livre, elle affirme : « Hollande est le président de personne ! »

-       Mais quand on est l’élue d’un parti qui ne représente que lui-même, c’est-à-dire pas grand monde, on devrait fermer sa gu…. Et se faire tout petit !

Montebourg et Hamon s’allient pour prôner une politique à l’exact opposé de celle poursuivie par le gouvernement… Mais ils n’y voient pas de contradiction.

-       Alors, il faut qu’ils changent de lunettes ! A moins qu’ils nous prennent pour des cons.

Hollande à 17%, au plus bas, Valls en chute libre !

-       Je parie qu’il a sauté avec le sac à dos que Hollande lui a donné pour un parachute.

« Hollande est pire que Sarkozy !» c’est Mélenchon qui vient de l’affirmer. Si c’est lui qui le dit…

-       Merci, mais nous, y’a longtemps qu’on s’en était aperçu !

Après l’échec du Front de Gauche, le même Mélenchon, jamais avare de grandes formules, veut « fédérer le peuple ». Tout seul ?

-       Pour l’instant il n’a réussi qu’un exploit : envoyer ses électeurs chez Le Pen !

Enfin une bonne nouvelle : la récolte des mirabelles sera exceptionnelle cette année, en Lorraine. Si, si !

-       Mais il parait que ça ne sera pas suffisant pour rééquilibrer notre commerce extérieur.

 


JUPPE ENTRE EN LICE

Juppé

Alain Juppé vient de se déclarer candidat de l’UMP à la primaire de l’élection présidentielle de 2017. Ce faisant, il a pris de court tous les autres concurrents ou présumés tels. Le maire de Bordeaux dispose d’atouts non négligeables : sa popularité -il est en ce moment premier au hit-parade politique-, son expérience -il a été Premier ministre et un brillant ministre des Affaires étrangères deux fois-, et on peut compter sur sa capacité à rassembler la droite et le centre, condition sine qua non de toute victoire de l’opposition.

Est-ce que cela gêne Nicolas Sarkozy ? Peut-être mais celui-ci est plus attendu sur sa candidature à la présidence de l’UMP, la question de la présidentielle venant, dans son esprit, après la reconstruction indispensable de la  maison. Des démarches parallèles, donc, mais qui se télescopent un peu.

Une démarche estimable.

Néanmoins, il faut accueillir la démarche d’Alain Juppé avec beaucoup de bienveillance. Il ne sert à rien de crier à la guerre des chefs. Son ambition n’est pas illégitime et le moment venu, tout le monde devra faire équipe autour du champion désigné. Alors gardons-nous d’insulter l’avenir ! Attendons de voir ce que les uns et les autres proposeront. N’oublions jamais que l’élection présidentielle sous la Vème république, c’est toujours un rapport direct entre un candidat et le peuple.

Si on examine le cas d’Alain Juppé, sa candidature n’est pas exempte de faiblesses : il est clair, par exemple que les militants de l’UMP, qui formeront les bataillons de la primaire, lui préfèrent Nicolas Sarkozy. Son âge, sans faire injure aux septuagénaires dont je fais partie, peut jouer en sa défaveur : il aura près de 72 ans au moment de l’élection présidentielle, ce qui peut laisser supposer qu’il ne sera élu que pour un mandat. Certains lui reprochent toujours son manque de charisme et de dynamisme, ce qui est une vieille fausse idée : il a prouvé le contraire à Bordeaux. Il n’a pas le caractère fonceur de Nicolas Sarkozy, c’est vrai, mais c’est un décideur. Il rassurera néanmoins toux ceux qui, à droite ou au centre, n’ont pas compris que Nicolas Sarkozy ait tenté de concurrencer le Front national en 2012. Son aura de vieux sage peut plaire à un électorat vieillissant et apporte une garantie de compétence et de sérieux dans un moment où la France est gouvernée par des gens qui en manquent terriblement.

Ratisser large.

Sa stratégie est claire et on la connait : il n’ira pas sur le terrain de l’extrême droite, il proposera une politique susceptible de séduire le centre et même l’électorat de gauche modérée qui a été déçu par François Hollande. Du gaullisme classique. Ce n’est pas un hasard si François Bayrou s’est félicité de l’annonce de sa candidature. Les deux hommes ont toujours entretenu d’excellentes relations personnelles. L’ancien Premier ministre a soutenu François Bayrou pendant sa campagne pour la mairie de Pau en mars dernier, mairie que le président du MoDem n’a pu emporter que parce que le candidat UMP s’était retiré de la course. Mais cela n’empêche pas nombre de militants UMP de considérer que Bayrou, éternel candidat à la présidence, a trahi la droite quand, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, il s’est prononcé en faveur de François Hollande, faisant battre Nicolas Sarkozy, ce qui reste une tache indélébile à leurs yeux. Pourtant, si les deux hommes s’associaient pour rassembler la droite et le centre, leur crédibilité y gagnerait incontestablement

La primaire, une quasi-certitude.

On n’est pas en 2017. D’ici là, les incertitudes sont suffisamment nombreuses pour que ce scénario n’aille pas au bout de sa logique. D’abord, il est évident qu’il faudra compter avec Nicolas Sarkozy qui ne va pas disparaître du paysage comme par enchantement. Il y a gros à parier qu’il sera dans la course avec l’ardeur qu’on lui connaît, assortie de la volonté probable d’annihiler les velléités de ses amis avant de vaincre ses ennemis. Il n’empêche qu’Alain Juppé vient de contraindre littéralement l’ancien président de la République à passer par la primaire de l’UMP, parce que lui non plus, face à la candidature d’un homme aussi important ne pourra obtenir l’intronisation de l’UMP par le seul pouvoir de son statut. D’autant qu’il y aura d’autres candidats, notamment ceux qui se sont déjà déclarés, par exemple François Fillon, lequel, ne bénéficie pas de la popularité d’Alain Juppé dont il est la première victime.

En bref, l’offre politique de l’ancien Premier ministre conviendra à tous ceux qui, à droite, ne souhaitent pas que l’UMP aille sur les terres du Front national et voient d’un bon oeil une alliance droite-centre dont François Bayrou ne serait plus l’homme-lige. En outre, M. Juppé serait le mieux placé pour remettre de l’ordre dans le parti que Jean-François Copé a plongé dans le chaos, mais il n’annonce pas son ambition d’en prendre la présidence par ailleurs convoitée pour l’instant par d’autres candidats et peut-être bientôt par Nicolas Sarkozy lui-même. Tout cela va se décanter à l’automne.

Il reste à espérer que la primaire de l’UMP ne soit pas une foire d’empoigne avec trop de candidats pour donner le vertige aux électeurs. Pour aller au bout du parcours qu’il vient de décider de suivre, Alain Juppé devra avoir du coffre et du coeur. Il a prouvé à Bordeaux qu’il en avait. Mais la présidentielle n’est pas une municipale.

 


POURQUOI IL FAUT SOUTENIR NADINE MORANO

  Nadine Morano

 

Nadine Morano a posté sur sa page Facebook une photographie prise il y a quelques jours sur une plage où elle se trouvait. Il s’agit d’un couple dont l'épouse, habillée, porte le voile simple, alors que son mari, en maillot de bain, étale sa pleine liberté virile pour aller se baigner. Une inégalité évidente, ostensible et affichée. Mais choquante en France ! L’ancienne ministre, tout en soulignant qu'il n'y avait dans cette configuration «rien contre l'ordre public», s’est contentée de déplorer à juste titre «une atteinte à notre culture qui heurte» et entend dénoncer une contrainte contre la liberté des femmes.

Et évidemment, l'Observatoire contre l'islamophobie juge le billet de Nadine Morano «stigmatisant». Parce que le propos vient d'elle, elle est forcément coupable. Faut-il considérer qu'invoquer la liberté des femmes n'est permis qu'aux féministes militants et à la gauche? Que, pour la droite, il y aurait là un interdit, une usurpation ? Le jugement que porte Jean-Marc Germain, mari d’Anne Hidalgo, qui considère « que nous avons la pire des droites, qui rejette l’autre, qui considère que quand on est un bon musulman, on n’est pas un bon français » est édifiant et consternant. Il montre que cette gauche-là se trompe d’arguments et méconnait gravement l’Islam tout en flattant le communautarisme. Ce sont les fossoyeurs de nos libertés.

Il n'est pas question d'Islamophobie. 

Car il n’est pas question dans cette affaire de condamner l’Islam, mais une interprétation machiste des textes religieux. Le droit musulman dispose qu’un musulman ne doit pas s’installer dans un pays de « mécréance ». Et s’il le fait, il est dispensé de respecter toutes ses obligations coraniques, afin d’éviter de subir des réactions de rejet de la part de la population du pays d’accueil. Répondant à une question sur le sujet, le cheikh Muhammad Sayid Tantaoui de la mosquée d’Al Azhar au Caire avait répondu « qu’une musulmane vivant dans un pays non musulman n’était nullement obligée de porter le voile » ! A ma connaissance, la France est, par son histoire, une terre chrétienne laïcisée.

Il faut donc bien comprendre que les femmes qui arborent leur condition de musulmane par quelque signe que ce soit, sont avant tout des militantes politiques de l’islamisation, conscientes, inconscientes ou contraintes, et on se laisse duper si on accepte de se placer sur le terrain de la liberté religieuse, encore plus si c’est sur celui de la convenance personnelle. Car toute concession faite à l’islam comme religion est aussi une concession faite à l’islam comme projet politique. Derrière son attitude se cache la conception selon laquelle la charia prime sur la loi.   (Ces dispositions du droit musulman rapportées par Claude Sicard, sont, de façon incompréhensible, totalement méconnues des autorités politiques de notre pays.)

La dérision pour éviter le débat !

Il est plus facile de se gausser des propos de Nadine Morano, qui a au moins le mérite de dire ce qu’elle pense. « Outrance ! » diront les contempteurs de la bien-pensance. Cette volonté de tourner en dérision le moindre de ses propos est un bon moyen d’éviter le débat de fond qui s’impose et qui n’a pas lieu par la diabolisation à laquelle on a droit dès que le problème est posé. On cherchera vainement la tolérance et la rigueur de la réflexion dans les réactions qu’elle a suscitées. Ce faisant, elle parle aussi au nom de la France profonde qui  est de plus en plus indisposée par ce militantisme religieux.

Il eût été plus honnête de commencer par partager ce qu'elle a éprouvé et qui est irréfutable pour toute personne de bonne foi. Où que ce soit, dans l'espace public, notamment sur une plage, même s'il n'y a aucune transgression punissable, le simple fait de constater, en démocratie, l'existence de ce voile et de cette immobilité contrainte face au corps naturellement dénudé de l'homme qui peut, lui s’adonner au plaisir de la baignade, est évidemment source de malaise, d'inquiétude, voire de révolte devant cette inégale condition humaine. Il est normal même que notre passivité, rendue obligatoire dès lors qu’il n’y a pas d’atteinte à la loi, puisse nous faire ressentir une sorte de honte.

La résistance civile peut compléter l'exigence de la loi.

Ceux qui brandissent la discrimination comme anathème pour discréditer ceux qui sont attachés à défendre notre système de valeurs fondé sur l’égalité et la laïcité, c’est-à-dire la séparation du religieux et du politique, pratiquent au mieux une autocensure coupable, au pire se rendent complices de l’instrumentalisation de la religion à des fins communautaristes. Agréer ainsi le concept de diversité, c’est mener avec beaucoup d’inconscience à l’effacement de la diversité culturelle que seule la laïcité peut protéger. Nadine Morano a raison de ne pas accepter de capituler devant ce qui est le refus de se conformer aux normes collectives en vigueur dans notre pays : ce serait nourrir les revendications communautaires. Avec elle, il faut refuser d’endosser le rôle d’idiots utiles en acceptant par facilité de contribuer à la banalisation de comportements que nous jugeons contraires à nos convictions profondes de liberté, d’égalité et de fraternité.

Car, ce que la loi impose, c’est l’obligation de neutralité religieuse dans certains lieux à la spécificité structurellement républicaine d'institutions, de services publics et de communautés exigeant l’égalité, l’équité dans l'apparence. C’est évidemment une hypocrisie. Celle qui permet de donner tort au maire de Wissous-Plage. La plage n’est pas l’école. Et du point de vue de la liberté et de l’égalité ??? Le voile aujourd’hui, et demain la burka ? Non, la laïcité est un rempart qui doit servir à protéger notre société. Quelle que soit notre culture de naissance, sachons nous réunir dans un élan collectif pour la préserver.

 


VALLS DE MAUVAIS AUGURES

Valls 2

 

Les prévisions de croissance en berne ne sont pas désastreuses que pour l’emploi et les perspectives du déficit budgétaire pour respecter les critères de la zone euro. C’est maintenant certain, l’objectif de 3% ne sera pas atteint en 2015. Le sera-t-il seulement en 2016 ? Autre certitude, le chômage ne baissera pas, ni cette année, ni en 2015. Il faudra attende le début de 2016 si l’économie se réveille un peu, ce qui n’est pas avéré.

La France est prise dans une spirale de conséquences qui ne vont pas aider à rétablir la confiance qui manque tant aujourd’hui. Il ne suffit pas d’exhorter les patrons à embaucher, encore faudrait-il créer les conditions favorables pour qu’ils puissent le faire. Mais ce serait admettre que même avec le pacte de compétitivité, elles ne sont pas réunies.

Une spirale de répercussions

La révision à la baisse de la croissance et le maintien du déficit public au-dessus de 4% aura inéluctablement des répercussions sur de nombreux paramètres financiers et sociaux. Citons les régimes de retraite, notamment du public, l’évolution de la dette, le déficit de l’assurance maladie parmi d’autres.

La réforme des retraites qui devait pérenniser le financement du système à l’horizon 2020, construite sur des hypothèses économiques trop optimistes devra faire l’objet de nouvelles mesures, en particulier pour les régimes des fonctionnaires déjà lourdement déficitaires.

La dette publique qui va dépasser les 2 000 milliards d’euros à la fin de cette année, va inévitablement continuer à augmenter, alors qu’à Bercy, on espérait une stabilisation l’an prochain puis une décrue à partir de 2016. La Cour des comptes avait déjà attiré l’attention du gouvernement fin juin sur ce sujet.

Le déficit de l’Assurance-maladie sera affecté par les moindres rentrées de cotisations sociales engendrées par la hausse du chômage. Moins de recettes, plus de dépenses en indemnisations.

Sans emploi, point de salut 

L’emploi est la clé de toute amélioration, les Français en ont parfaitement conscience. Et ils savent aussi que pour faire baisser le chômage, il faudrait au moins 1,5 point de croissance. On en est loin.

Une autre répercussion est à craindre : c’est la baisse de la note de la France par les agences de notation. Début août, Moody’s a émis des doutes sur le programme d’économies du gouvernement et ses prévisions de déficit, estimant que notre pays continue à se montrer moins performant que les autres pays de sa catégorie (AA1), concluant sur une « perspective négative ». Bien des quidams y attacheront peu d’intérêt au moment où la France continue d’emprunter à des taux historiquement bas, taux qui ne sont pas liés à sa bonne santé économique comme on peut l’imaginer. Sauf que le jour où les taux vont remonter, ce qui arrivera forcément, le montant des intérêts pourrait devenir rapidement explosif !

Comme on le voit, Valls n’a pas fini de broyer du noir, pendant que le pingouin passe son temps en commémorations et réceptions. Le discours sur les méfaits de la déflation est un calcul politique misérable pour tenter de cacher avec l’arbre, la forêt des errements économiques.

Esope le disait déjà en son temps : « Ne t’attend qu’à toi-même… » Autrement dit, personne ne fournira les efforts de redressement à notre place. Un chiffre pour conclure : chaque Français doit 7 500€ à un investisseur étranger !

 


L’ECONOMIE DANS LE COMA

 

France-faillite

Encéphalogramme plat pour l’économie française au 2ème trimestre à %. C’est la confirmation, s’il en était besoin du grave échec non seulement de la politique du gouvernement mais de son socle idéologique qui la sous-tend. La France est plantée depuis l’élection de 2012, et toutes les mesures qui ont été décidées depuis ont aggravé la situation. Voilà ce qui arrive quand on persiste dans un diagnostic erroné, qu’on procrastine en permanence et qu’on refuse de prendre en compte la dimension mondiale et européenne du contexte économique.

Cette stagnation économique qui ne va pas tarder à déboucher sur une récession et plus grave sur une déflation, ne trouvera pas de solution dans ce que propose le gouvernement actuel. Ne parlons même pas du sommet de l’Etat. On ne croit plus à ses oracles que plus personne n’écoute et encore au moins à la vacuité de la ligne suivie. Il en résulte une grave crise de défiance de tous les acteurs de l’économie qui se manifeste par de nombreux signes négatifs, dont la fuite des capitaux et des cadres ne sont pas les moindres. Investissements en berne à – 1,1%, faible consommation à 0,5% qui ne profite en rien à la production nationale, commerce extérieur toujours plombé, recul de la production industriel et du bâtiment : voilà un tableau bien noir pour une rentrée qui ne s’annonce pas plus gaie.

Ce que nous propose notre Ministre de l’économie relève du numéro de clown : il annonce, sans rire, que la solution n’est pas dans les hausses d’impôts. Au moment où les feuilles d’IRPP tombent, avec les additions que l’on sait, ça ne manque pas de sel. Encore heureux est-on tenté de se dire. Il affirme sans sourciller que la solution c’est encore moins la baisse des dépenses publiques, se référant aux 50 milliards décidés –mais à l’application pour le moins fumeuse-. Non ? la solution, elle n’est pas chez nous (ben voyons !) : c’est l’Europe qui détient les clés. Trop facile. La réalité c’est que la France plombe l’Europe et la tire vers le bas. C’est donc aux autres de faire les efforts. De qui se moque-t-on ?

L’échec est patent. L’exécutif est visiblement désemparé par la faute d’un raisonnement qui n’est plus de saison. La reprise ne viendra pas de l’extérieur : dans l’économie ouverte à laquelle nous ne pouvons pas échapper, n’en déplaise aux thèses du FN, les réponses sont d’abord en nous-mêmes. Ce n’est pas de simples constats comme s’en contente Sapin-les-chaussettes-roses, mais d’initiatives urgentes susceptibles de débloquer la situation en commençant par rétablir la confiance avec les chefs d’entreprises qui n’ont même pas envie d’utiliser l’usine à gaz du CICE.

Echec et … mat ! Seul un changement radical de politique pourrait sortir la France de l’ornière où elle est enlisée sans espoir d’en sortir. Changement radical, cela veut dire une politique qui se situe à l’exact opposé de celle qui a été menée pendant deux ans et dont les gouvernants actuels n’ont pas les moyens politiques. Elle est connue : baisse drastique et immédiate des dépenses publiques à tous les niveaux, diminution franche et immédiate des charges pour toutes les entreprises, abandon des impôts bloquants comme la tranche à 75% ou ses succédanés, libération du temps de travail, suppression des seuils bloquants remplacés par des seuils « glissants » pour les TPE et les PME…

Pour que ce changement radical ait lieu, il faudrait donc changer de majorité.  Et donc provoquer de nouvelles élections. C’est au peuple français de l’exiger s’il les souhaite. Les moyens ne manquent pas ! 

 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

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LE MARCHE GOURMAND

L’été, même chahuté comme celui que nous connaissons cette année, est la période propice au dénudement. Il suffit de faire les bords de mer pour le constater : les anatomies variées, même les plus improbables, sont livrées à nos yeux qui n’en peuvent mais… La simple observation permet de constater que la proportion des « dodus » l’emporte largement sur les maigrichons. Le Français aime la table, et quand il ne fait pas beau, il compense en bouffant. Déjà que la table tient une place primordiale dans notre « art de vivre », l’été est la saison de toutes les aggravations. Avec les glaces et les chichis, évidemment, les moules frites, bien sûr et les nombreuses occasions de se faire un « p’tit apéro ».

Cependant j’ai trouvé une explication supplémentaire à la progression de l’embonpoint chez nos contemporains de tous âges : c’est le « marché gourmand ». Pas une station n’y échappe. En nocturne, en matinée, ou à l’occasion des foires et brocantes, difficile d’y échapper. Il est devenu une institution qui colle aux vacances comme le maillot à la peau du marathonien à la fin de sa course. D’un village à l’autre, de l’est à l’ouest et du nord au sud, vous rencontrerez forcément le « marché gourmand », ou ses cousins le « marché fermier » et le « marché traditionnel ». Comme son nom l’indique, on y vend essentiellement des « comestibles ». Il y a bien l’intrus qui vend sa bimbeloterie rutilante à quatre sous dans un coin, mais la composition des étals est quasi immuable.

D’abord, on n’y vend que des produits « artisanaux », fabriqués maison ou en « direct » du producteur. C’est le principe de base. Le « régional » marque son territoire, mais côtoie les « valeurs sures » dont l’appellation de terroir est garante de la qualité. Inévitablement, le « bio » y trouve une place de choix. Les produits ne sont pas donnés, c’est le moins qu’on puisse dire, mais heureusement pour le vendeur, l’insouciance du vacancier favorise les échanges.

Vient en premier l’incontournable étal de miel. Il sera de Vendée si vous êtes en … Vendée, du Gâtinais ou des Alpes selon que vous serez en villégiature dans ces régions. En France il y a des abeilles partout, alors forcément du miel avec. Toute la gamme est là, plus la gelée royale et les bocaux de pelotes de pollen. Beaucoup font donc leur provision de tonus pour l’hiver.

Suivent de près les « saucissons d’Auvergne ». C’est incroyable comme ils sont sur tous les marchés. Aux noisettes, au poivre, sec, en saucisse sèche ou en gros diamètre, seul ou en lot de cinq ou dix, toutes les variétés et toutes les formules sont proposées. De quoi varier à l’infini l’apéro du soir au camping dont il est un des éléments préférés.

Et la tome de Savoie : impossible de faire un marché fermier sans la rencontrer. A croire que ce sont des gros bataillons qui sont descendus des Alpes pour envahir toute la basse plaine. On vous en proposera généreusement une lichette histoire de goûter à l’indicible saveur des prairies d’altitude. Et comme elle est super bonne, vous voilà en train de vous en faire couper une tranche. Même fine, c’est encore un gros morceau, mais tant pis, vous le prenez. « Onze euros ! » Ah quand même !

Et puis, comme le miel et le fromage que l’on produit partout, il y a le stand du viticulteur local. Rouge, rosé, blanc : toute la palette est exposée et à un bout de l’étalage, une sorte de petit comptoir invite à la dégustation. Du vin bio, évidemment, annonce fièrement le « magicien des ceps », avec force détails sur ses méthodes « révolutionnaires ». C’est certainement ce qui lui donne ce petit goût oxydé lié à la pratique ancestrale et la quasi absence de sulfites. Ouais, On pense en soi-même qu’il aurait mieux fait d’en avoir des sulfites, le breuvage « naturel ».

Un marché gourmand c’est aussi des fruits et des légumes vendus « en direct », des brioches si vous êtes en Vendée ou des fouaces faites devant vous, ailleurs, des confitures en veux-tu en voilà, des plats cuisinés qui remplissent des bocaux alléchants, le spécialiste des magrets de canards garantis tout frais, et, pour l’animation et les goules sucrées, le stand du roi de la crêpe bretonne et de la galette au sarrasin.

Ne manquez pas ce rendez-vous où la gastronomie le dispute au chauvinisme local ou hexagonal. Il arrive qu’on y fasse de jolies rencontres gustatives. Beaucoup des produits proposés sont des concentrés de passion et d’amour du goût, fruit de la recherche de la perfection et de talents méconnus. Et puis, tant pis pour le régime. Il sera temps d’y penser à la rentrée.

 


PITOYABLE !?

 

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« Pitoyable », ils osent dire « pitoyable ! »

« Pitoyable ! » Le mot est des socialistes pour qualifier l’interview de Nicolas Sarkozy dans « Valeurs Actuelles ». Ils n’ont vraiment pas peur du ridicule. Ont-ils vu seulement la situation dans laquelle ils ont plongé le pays qui est devenu la risée du monde entier ? Et depuis ses déclarations du 14 juillet, vraiment « pitoyable » elles,  le chef de l’exécutif enchaine déconvenues sur camouflets. Les deux derniers illustrent assez bien l’impéritie de ceux qui prétendent nous gouverner : la censure de la baisse des charges salariales par le Conseil Constitutionnel qui ruine le peu de marge qui restait au « pacte de responsabilité » et le « nein » de la chancelière allemande aux demandes françaises  de contribution de notre voisin à la relance de l’économie européenne. Tout le monde a bien compris que la France veut faire faire les efforts par les autres pour mieux s’en dispenser elle-même. Surtout, elle a épuisé pour rien les deux ans de prolongation qui lui ont été accordés pour réussir à revenir aux 3% de déficit annuel, puisque  le chiffre qui circule pour cette année serait une aggravation à 4,4% et l’objectif ne sera atteint ni en 2015, ni en 2016.

L’hôpital se fiche de la charité : on dénonce la déflation qui risque de s’abattre sur l’Europe alors que c’est la France qui contribue grandement à accroître ce risque par sa lenteur à se réformer et par le marasme économique engendré par une politique inepte qui va à contresens.

François Hollande aurait pu se dispenser de cet entretien du 14 juillet. Il ne pouvait pas espérer convaincre ses concitoyens par des démonstrations sans rapport avec la réalité qu’ils vivent. La politique du gouvernement n’a produit à ce jour aucun résultat. Pis, la France s’enfonce dans le chômage et les déficits. S’il voulait tenir aux Français un discours qui ne n’aggrave pas leur morosité, c’est raté.

Quelle considération peut-on avoir pour un chef d’état qui réaffirme « la reprise est là » (où ?), mais qu’elle est « fragile », alors que c’est manifestement un « pitoyable » mensonge qui ne convainc personne, même pas lui probablement ?

Le 14 juillet, il a aussi entonné le « chant martial » de la réforme, autre mensonge « pitoyable », tout en sachant qu’il ne procède pas aux plus nécessaires que conteste une partie de sa majorité et qui, elles, commenceraient enfin à entamer un chômage épouvantable. Il a aussi tenté une nouvelle diversion en affirmant qu’il relancera le projet de droit de vote des étrangers, lequel divisera de nouveau le pays mais ne fera rien pour le pouvoir d’achat ou contre la précarité. Les propos du président étaient trop jalonnés de contradictions pour qu’un cap se dessine, on constate que la barre n’est toujours pas tenue. Nous avons toujours un « infra-président ».

Le psychodrame de la France s’aggrave.

En cet été au climat erratique, les incertitudes se renforcent quant à l’avenir du pays, avec un président qui n’est pas sûr de sa majorité, qui ne sait pas quand la conjoncture économique deviendra enfin favorable, qui demande aux ministres d’être sur le pont sans qu’on sache ce qu’ils y font, et qui après avoir persisté à annoncer un retournement entonne maintenant le grand danger d’une déflation, un mensonge « pitoyable » de plus, qui ruinerait le peu d’efforts fournis, afin de préparer les esprits à une rentrée « catastrophique ». Sa réforme territoriale fait l’objet des protestations les plus vives et tourne au vaudeville avec le vote par l’Assemblée nationale d’une version différente de celle élaborée au « château » de sorte que Martine Aubry et Ségolène Royal mangent leur chapeau. Le couple qu’il forme avec son Premier ministre et qui serait soudé « parce qu’il ne pourrait en être autrement » pose une question de fond,  à savoir quelle marge de manœuvre a Manuel Valls pour engager les réformes, bousculer les obstacles, et obtenir enfin les changements dont nous avons tellement besoin ! Et personne n’a évidemment la réponse.

On  n’est pas au bout de nos peines.

Le mot « pitoyable » prononcé par les dirigeant socialistes contre Nicolas Sarkozy est un cautère sur la jambe de bois d’une majorité bancale et cache mal la fronde que celle-ci mène pour réduire à néant la seule politique qui n’ait pas été engagée à ce jour, celle qui a été appliquée avec succès ailleurs en Europe et au sujet de laquelle, maladivement, nos gouvernants actuels continuent à trouver tous les défauts, comme pour empêcher le salut du pays.  S’il y a bien un mot qui caractérise nos ministres et les dirigeants du PS, c’est bien celui-là.  Pitoyable, en effet, notre ministre du redressement productif qui croit encore que la croissance peut faire l’objet d’une loi. Pitoyable notre ministre du travail, muet et impuissant sur le chômage. Pitoyable le ministre de l’économie, disparu des écrans radars. Pitoyable Le Ministre de l’Intérieur face à la montée de la violence. Pitoyable la ministre de la famille sur le dossier de la GPA… Pitoyables !  A tel point qu’on se demande par quels artifices ils vont tenter de se maintenir au pouvoir. Le déni de réalité étant permanent, le pire est à craindre et même à venir !

 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

 

Les glaçons

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Midi sur la plage de Scaffa rossa. Les auvents agrafés aux caravanes face à la mer frémissent comme leurs occupants sous les rafales d’un vent frisquet qui fait qu’on a sorti les « doudounes » habituellement réservées aux sorties en montagne. Très inhabituel ce temps, selon les autochtones ! mais il faut faire avec. Depuis le début de l’été, le temps est détraqué, les vagues orageuses se succèdent et le grand soleil estival n’arrive pas à s’établir pour de bon au grand dam des vacanciers qui maugréent sur l’époque, les variations climatiques et ce gouvernement de mouise qui vraiment n’apporte rien de bon …

Bien, mais midi, c’est l’heure de l’apéro. Un rituel sur la plage. Comme tout le monde se connait, la tablée s’allonge au gré des circonstances selon le programme des uns et des autres. Le « jaune » est à l’honneur, avec ou sans menthe, c’est comme on veut, suivi de près par le rosé. Mais le roi de la fête c’est le glaçon !

En Corse, le glaçon fait l’objet d’une attention précautionneuse hors du commun, pas seulement chez les vacanciers. Il s’agit de boire frais, et en manquer ce serait une catastrophe. Pourtant la température du jour n’impose pas vraiment sa présence dans les gobelets, mais l’été, c’est l’été, et en été on boit AVEC glaçons ! Et pas qu’un ! Une poignée en général qu’on verse d’autorité dans le verre avant tout liquide.

Le culte du glaçon est très exigeant. Il suppose une organisation sans faille. Il faut non seulement le produire, mais aussi faire des stocks, le garder en forme jusqu’au moment où il sera servi. Les campements sont donc équipés en conséquence et il n’est pas rare que l’auvent abrite plusieurs frigos qui tournent à plein régime. Des glacières sont appelées en renfort pour le stockage et assurer dans de bonnes conditions la consommation quotidienne. C’est donc toute une industrie savamment organisée de façon à ne pas déborder sur les nombreuses activités : entre baignade, sortie en mer, excursion en montagne avec bivouac, sans parler des nombreuses occupations avec les coups de main à donner aux copains locaux.

Le glaçon suit partout. Les 4x4 sont tous équipés de glacières électriques dont une partie est consacrée à la conservation du précieux cube. Et même au fin fond du maquis, votre hôte vous servira un « 51 » bien frais avec un sourire malicieux : au moins trois glaçons occupent le volume du liquide jaune procurant la fraîcheur nécessaire à la durée de votre dégustation.

Pour l’heure, on est sur la plage, on a installé les « joues » coupe-vent sur l’auvent et nous dégustons tranquillement notre apéro accompagné de délicieuses tranches de charcuterie locale. Frais dehors, frais dedans. Mais c’est exceptionnel. La chaleur ne va pas tarder à arriver ! Les glaçons s’avéreront alors indispensables et n’en auront que plus de prix.

 


UNE SEMAINE D’ACTU … EN BREF

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Après une semaine en Corse du sud où le temps n’a pas toujours été sympa (toutes les valeurs se perdent, décidément), les journaux accumulés pendant notre absence réservent toujours quelques infos qui retiennent l’attention. Enfin, MON attention. Et comme je ne doute pas que votre esprit vagabonde à d’autres délices en ce début août et afin de vous éviter une synthèse fastidieuse, je vous livre quelques-unes de ces précieuses nouvelles que vous aurez eues de façons éparses et qui rassemblées ici en une suite de « brèves » prennent un tour… inattendu.

Six trimestres consécutifs de hausse du PIB : l’économie revient à son niveau d’avant crise. Voilà qui peut donner le sourire. Oui, mais ça c’est au Royaume Uni !... Et si on essayait le libéralisme ?

310 000 chômeurs de moins au 2ème trimestre : avec un PIB en croissance de 1,3% en 2014 et une prévision de 2% pour 2015, le pays remonte la pente. La courbe du chômage se serait-elle inversée enfin ? Oui, mais ça c'est l’Espagne dirigée par les conservateurs du Parti Populaire de Rajoy…

Plus bas niveau historique pour le taux de la dette (du jamais vu) à 1,147% : c’est un taux qui permet d’emprunter, non ? Il faut dire que le pays à 6,7% de taux de chômage… Oui, mais ça, c’est en Allemagne !

Bref, vous l’avez compris, l’économie redémarre en Europe sauf en France.

La France où il n’y a toujours pas de pause sur le front du chômage : avec 2,1 millions de chômeurs de longue durée à la fin juin,  près de 100 000 chômeurs de plus en 6 mois, les séniors qui morflent… et les contrats temporaires toujours privilégiés, preuve que la confiance n’est toujours pas là. Aucun frémissement…

La France où les collectivités locales ont continué à dépenser et à embaucher en 2013 à cause dit-on des élections, des salaires, du coût des rythmes scolaires… toutes les excuses sont bonnes ! Mais ça, c’était avant. Espérons que les équipes élues en mars seront plus économes  et responsables !

La France où l’activité manufacturière continue de se replier en juillet.

La France où le travail au noir explose dans le BTP où il atteindrait un taux record. Voilà ce qui arrive quand on assomme les entreprises d’impôts et de charges. C’est le résultat des choix économiques désastreux faits au début du quinquennat. Et le bâtiment ne redémarre pas !

La France où 1 million de foyers sont touchés par la baisse du quotient familial en 2013 pour ponctionner 550 millions d’€ qui devaient financer la hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire ; allocation qui sera versée aux parents des 16-18 ans dès ce mois-ci et sans justificatif… Le nombre de foyers touchés par la baisse du quotient familial atteindra 1,4 millions cette année avec l’abaissement à nouveau du plafond. Merci pour les familles !

La France où l’on préfère ponctionner tout ce qui peut encore l’être, renforcer les contrôles et les sanctions. Malgré les résultats désastreux,"l’enfer fiscal" s’accentue et on voudrait que les Français aient confiance !

La France où la machiavélique ministre de l’écologie remet en cause l’autoroute Fontenay le Comte - Rochefort, aussitôt contredite par Manuelito. Cela s’appelle un coup à la Royal : comme ça elle pourra dire aux écolos qu’elle avait tenu compte de leur avis, mais que … L’art de faire porter le chapeau ! Préparerait pas 2017 celle-là ?

La France où l’infra président en est réduit à copier… Sarkozy en parlant de France « Forte » ! Mais plus personne ne l’écoute …  Cocasse : il a fait savoir qu’il allait passer ses vacances à « la Lanterne ». Tout un programme. « Ah ça ira, ça ira » !!!! Voilà une incantation qui lui va bien.