SOURIEZ, C'EST L'ETE !
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PITOYABLE !?

 

Hollande pit


« Pitoyable », ils osent dire « pitoyable ! »

« Pitoyable ! » Le mot est des socialistes pour qualifier l’interview de Nicolas Sarkozy dans « Valeurs Actuelles ». Ils n’ont vraiment pas peur du ridicule. Ont-ils vu seulement la situation dans laquelle ils ont plongé le pays qui est devenu la risée du monde entier ? Et depuis ses déclarations du 14 juillet, vraiment « pitoyable » elles,  le chef de l’exécutif enchaine déconvenues sur camouflets. Les deux derniers illustrent assez bien l’impéritie de ceux qui prétendent nous gouverner : la censure de la baisse des charges salariales par le Conseil Constitutionnel qui ruine le peu de marge qui restait au « pacte de responsabilité » et le « nein » de la chancelière allemande aux demandes françaises  de contribution de notre voisin à la relance de l’économie européenne. Tout le monde a bien compris que la France veut faire faire les efforts par les autres pour mieux s’en dispenser elle-même. Surtout, elle a épuisé pour rien les deux ans de prolongation qui lui ont été accordés pour réussir à revenir aux 3% de déficit annuel, puisque  le chiffre qui circule pour cette année serait une aggravation à 4,4% et l’objectif ne sera atteint ni en 2015, ni en 2016.

L’hôpital se fiche de la charité : on dénonce la déflation qui risque de s’abattre sur l’Europe alors que c’est la France qui contribue grandement à accroître ce risque par sa lenteur à se réformer et par le marasme économique engendré par une politique inepte qui va à contresens.

François Hollande aurait pu se dispenser de cet entretien du 14 juillet. Il ne pouvait pas espérer convaincre ses concitoyens par des démonstrations sans rapport avec la réalité qu’ils vivent. La politique du gouvernement n’a produit à ce jour aucun résultat. Pis, la France s’enfonce dans le chômage et les déficits. S’il voulait tenir aux Français un discours qui ne n’aggrave pas leur morosité, c’est raté.

Quelle considération peut-on avoir pour un chef d’état qui réaffirme « la reprise est là » (où ?), mais qu’elle est « fragile », alors que c’est manifestement un « pitoyable » mensonge qui ne convainc personne, même pas lui probablement ?

Le 14 juillet, il a aussi entonné le « chant martial » de la réforme, autre mensonge « pitoyable », tout en sachant qu’il ne procède pas aux plus nécessaires que conteste une partie de sa majorité et qui, elles, commenceraient enfin à entamer un chômage épouvantable. Il a aussi tenté une nouvelle diversion en affirmant qu’il relancera le projet de droit de vote des étrangers, lequel divisera de nouveau le pays mais ne fera rien pour le pouvoir d’achat ou contre la précarité. Les propos du président étaient trop jalonnés de contradictions pour qu’un cap se dessine, on constate que la barre n’est toujours pas tenue. Nous avons toujours un « infra-président ».

Le psychodrame de la France s’aggrave.

En cet été au climat erratique, les incertitudes se renforcent quant à l’avenir du pays, avec un président qui n’est pas sûr de sa majorité, qui ne sait pas quand la conjoncture économique deviendra enfin favorable, qui demande aux ministres d’être sur le pont sans qu’on sache ce qu’ils y font, et qui après avoir persisté à annoncer un retournement entonne maintenant le grand danger d’une déflation, un mensonge « pitoyable » de plus, qui ruinerait le peu d’efforts fournis, afin de préparer les esprits à une rentrée « catastrophique ». Sa réforme territoriale fait l’objet des protestations les plus vives et tourne au vaudeville avec le vote par l’Assemblée nationale d’une version différente de celle élaborée au « château » de sorte que Martine Aubry et Ségolène Royal mangent leur chapeau. Le couple qu’il forme avec son Premier ministre et qui serait soudé « parce qu’il ne pourrait en être autrement » pose une question de fond,  à savoir quelle marge de manœuvre a Manuel Valls pour engager les réformes, bousculer les obstacles, et obtenir enfin les changements dont nous avons tellement besoin ! Et personne n’a évidemment la réponse.

On  n’est pas au bout de nos peines.

Le mot « pitoyable » prononcé par les dirigeant socialistes contre Nicolas Sarkozy est un cautère sur la jambe de bois d’une majorité bancale et cache mal la fronde que celle-ci mène pour réduire à néant la seule politique qui n’ait pas été engagée à ce jour, celle qui a été appliquée avec succès ailleurs en Europe et au sujet de laquelle, maladivement, nos gouvernants actuels continuent à trouver tous les défauts, comme pour empêcher le salut du pays.  S’il y a bien un mot qui caractérise nos ministres et les dirigeants du PS, c’est bien celui-là.  Pitoyable, en effet, notre ministre du redressement productif qui croit encore que la croissance peut faire l’objet d’une loi. Pitoyable notre ministre du travail, muet et impuissant sur le chômage. Pitoyable le ministre de l’économie, disparu des écrans radars. Pitoyable Le Ministre de l’Intérieur face à la montée de la violence. Pitoyable la ministre de la famille sur le dossier de la GPA… Pitoyables !  A tel point qu’on se demande par quels artifices ils vont tenter de se maintenir au pouvoir. Le déni de réalité étant permanent, le pire est à craindre et même à venir !

 

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