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SOURIEZ, C'EST L'ETE !

Tuer le temps

 TUER LE TEMPS

Voici venir le mois d’août pendant lequel de nombreux Français vont se livrer à leur sport favori : « tuer le temps ». Depuis quelques jours déjà, ils ont soigneusement répertorié leurs armes pour être sûr de ne pas rater la cible. La paire de tongs, le drap de bain ou serviette de plage, les lunettes de soleil pour mieux viser, le flacon d’ambre solaire dont il faut s’enduire pour approcher le gibier. Certains se munissent d’armes lourdes : chaise longue, tente parasol voire cabine d’affût en dur.

La chasse au temps qui passe se pratique de multiples façons. On peut le tuer à l’heure du pastis avec les amis, à la plage en lisant un bon polar, sur la place du village avec une bonne partie de pétanque, en profitant d’une mer d’huile pour faire la planche ou simplement allongé sur le sable à se faire dorer le cuir. Le principal c’est de tromper l’ennui, principal allié du temps qu’on veut tuer.

C’est qu’en cours d’année, on a rarement l’occasion de « tuer le temps ». On court plutôt après et on n’arrive pas à le rattraper. Pourquoi ? Voyons, tout le monde sait bien que « le temps c’est de l’argent » ! (Alors pourquoi vouloir le tuer ?) Il importe donc de l’utiliser au maximum de façon à ne pas s’apercevoir qu’il passe. Il n’y a que lorsqu’on n’a rien à faire qu’il se met à s’écouler lentement et à nous narguer, de telle sorte qu’on a rapidement envie de le tuer… en se trouvant une occupation.

« Tuer le temps », n’est-ce pas tirer le fil sur le bobineau de la vie, pour arriver plus vite au moment d’après, sans penser qu’une fois tout débobiné… Là, on touche à l’angoisse profonde de l’être humain dans son rapport avec le temps. Pourtant, nous ne pouvons pas tuer le temps : cela voudrait dire qu’il s’arrêterait. C’est impossible ! Nous ne tuons que des parcelles de temps, des moments. D’où cette course sans fin pour s’enivrer, l’oublier, car nous avons tous conscience que chaque minute qui passe nous rattache à notre destin de mortel. Tous les moyens sont bons pour occuper ces tranches de vie avec de multiples activités : on est capable de courir pour courir, de suer pour suer, lire, rêver, « ipader » à longueur de temps, le tout étant d’échapper à la vacuité de l’inoccupation, autrement dit l’ennui. C’est lui l’ennemi en fait. C’est avec lui que nous sommes pris de langueur, d’angoisse existentielle, ce que d’aucuns nommaient le « spleen ».

Avez-vous remarqué comme une période occupée pleinement passe bien plus vite que la même si on n’a rien à faire ? Einsten en a conclu à la relativité du temps. Et pour accentuer la torture, rendre l’ennemi bien visible, l’Homme a inventé la pendule. Essayé de vous passer de votre marqueur de temps : vous y reviendrez toujours. L’heure est présente partout : au poignet, dans les bistrots, au fronton des gares, sur votre portable, sur le tableau de bord de votre voiture… C’est du masochisme.

Pour mieux tuer le temps, on l’a matérialisé concrètement. Mais c’est un mirage : tirer sur la pendule n’empêche pas le temps de continuer son cheminement. Vous perdez votre temps, et le temps perdu ne se rattrape pas. On peut tout juste partir à sa recherche avec Proust… si vous aimez les madeleines.

En écrivant ces lignes je n’ai pas vu le temps passer. Je n’ai donc pas perdu mon temps !

 

 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

UNE BONNE DOUCHE, CA FAIT DU BIEN !

Vous avez bien trimé dans le jardin et la chaleur de juillet vous a bien fait suer. Ou alors vous avez décidé de ranger le grenier et depuis le matin, vous fourgonner au milieu des « amis de trente ans » et plus dont on hésite encore à se séparer,  et le lieu transformé en four a fait de vous un être mi-liquide, mi-solide, sans bien savoir où se trouve la frontière.  A moins que vous n’ayez décidé de perdre une partie de cette ceinture abdominale qui noie votre sobre musculature, par une série d’exercices appropriés et forcément, la première réaction du corps c’est de perdre son eau… Bref, les occasions de suer ne manquent pas. C’est alors que le passage sous la douche s’avère vraiment bienvenu.

C’est à la sortie que la phrase vient comme une manifestation de satisfaction physique qu’elle traduit pleinement : « Une bonne douche, ça fait du bien ! ». Il ne s’agit pas d’en signifier la rareté et d’en souligner la fonction de décrassage, ce qui de nos jours, serait une incongruité. Non, non, c’est plus épicurien. C’est le plaisir à l’état pur de sentir son corps propre, la peau adoucie par le savon liquide, les muscles soudains détendus, l’odeur de propre qui va avec et sans laquelle il n’y aurait pas cette sensation de bien-être. Peut-être cela tient-il à la fonction massante du jet projeté sur la peau. Alors que le bain amollit, la douche revigore.

C’est aussi une manière de dire qu’un événement  a remis les idées en place. « Une bonne douche, ça fait du bien ! », je l’ai entendu prononcer par une amie ministre répondant à son interlocuteur qui évoquait devant elle telle défaite électorale inhabituelle d’un élu du coin. En plus du constat, l’expression ajoute alors une note ironique à l’égard du personnage concerné. Peut-être était-il un peu trop sûr de lui, comprend-on.  A moins qu’il n’y ait ici une forme de rivalité, toujours présente en politique, qui se manifeste sous la forme d’une boutade. On traduit alors : « Mon petit père, ça t’apprendra, moi, j’y suis passé avant toi ! ». Transposable à toute situation acquise d’avance et sanctionnée par un échec avéré.

Quoi qu’il en soit, douche physique qui procure du plaisir, ou douche morale qui dissout les espoirs conçus, il y a un effet bénéfique. Dans le premier cas, elle a effacé des heures d’efforts, les courbatures qu’elles ont engendrées. Dans le second, elle permet de retrouver l’humilité et la modestie face à l’échec, qualités essentielles pour se remettre en cause et repartir du bon pied.

Oui, « une bonne douche, ça fait du bien ! »

 


LES PIEDS DANS LE PLAT

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On ne peut pas plaire à tout le monde. Avec ce que je vais dire aujourd’hui, ça continuera d’être le cas.

Et le cas qui m’intéresse, c’est celui de Gilles Bourdouleix. J’ai envie de livrer mon opinion, parce que vraiment,  j’ai le sentiment que tout est fait pour l’accabler et le « descendre » dans un procès expéditif où il joue le rôle du mauvais petit canard ou du mouton noir. Je le fais d’autant plus volontiers que je ne me suis jamais privé d’ironiser sur ses sautes d’humeur. Toujours avec humour, parfois grinçant, jamais avec méchanceté.  Aujourd’hui je suis désolé de voir que certains de mes amis se joignent au cercle accusateur et moralisateur des donneurs-de-leçons-de-la-bienpensance-patentée.

J’ai écouté avec intérêt l’interview qu’il a donnée à la télévision locale de Cholet et les explications qu’il fournit sur les conditions de « l’incident » qu’on lui reproche. Mon expérience, qui ne date pas d’hier, des rapports avec les journalistes, m’incline à lui accorder crédit plus qu’au scribouillard chargé de rapporter ses propos. Depuis le « la Salope » prononcé par un ministre dans une conversation privée, à l’encontre d’une élue, et enregistré à son insu par un journaliste à quelques mètres, le « problème, c’est quand ils sont nombreux » de Brice Hortefeux, rapporté sorti de tout contexte, le « casse-toi, pauvre con » de Nicolas Sarkozy, murmuré plus pour lui que pour le « corniaud » qui l’avait insulté… on sait que tout est bon pour faire baver le lectorat et la toile, et que tout propos peut-être capté et rapporté, déformé, amplifié, en dehors de toute éthique. Ce qui est plus grave dans le cas de Gilles Bourdouleix, c’est si la phrase a été « manipulée ».

C’est pourtant bien vrai qu’il est difficile aujourd’hui de trouver un professionnel compétent pour donner une interview, tant sont nombreux ceux qui veulent vous faire dire à tout prix ce qu’ils ont envie d’entendre de vous, même si ce n’est pas votre idée. De là, ces entretiens qui ressemblent de plus en plus à des interrogatoires de garde-à-vue à la « Bourdin », dans lequel votre interlocuteur sait à votre place ce que vous devez dire, et insiste pour l’obtenir. Et quand on sait que les journalistes sont à plus de 90% de gauche… Si vous êtes de droite, craignez le pire ! 

C’est bien pour ça que chez nous,  nous avons cessé d’acheter la presse locale du Maine-et-Loire et préférons lire la presse nationale d’opinion. Au moins on a choisi l’orientation qui nous convient.

Quant à Gilles Bourdouleix, bien que j’aie été déçu qu’il ait quitté l’UMP, que ses prises de position m’ont parfois surpris et parfois mis en colère, je refuse aujourd’hui de lui jeter la pierre.  Lui, « faire l’apologie des crimes nazis », comme il en est accusé, ce n'est pas ridicule, c'est grotesque ! Oui, c’est vrai qu’il a du caractère, je dirai même que c’est parfois « un sale caractère ». Je me doutais qu’il ne resterait pas longtemps dans le marigot centriste. Je partage néanmoins son avis quant à l’exaspération qui monte chez les Français. J’ai eu à voyager pas mal ces derniers temps sur les routes de l’hexagone, jamais je n’ai autant vu de « rassemblements » de gens du voyage, occupant des terrains avec plusieurs dizaines de caravanes à chaque fois. C’est à se demander d’où "ils" sortent !

De même, la pression des intégristes dans nos quartiers et la circulation de femmes portant le voile intégral, devient de plus en plus insupportable, d’autant qu’une loi a été votée. Faut-il provoquer un trouble à l’ordre public à chaque fois, pour faire respecter notre république laïque ? Pourquoi n’exerce –t-on pas des contrôles à répétition pour inverser la pression ? L'idéal, serait que la communauté des musulmans modérés fassent la pression eux-mêmes pour réduire leurs "extrémistes".

Je pense, comme lui, que tout cela finira mal. Par un vote populiste au mieux, par des « Saint-Barthélemy » au pire, comme le laisse penser la montée des actes islamophobes : personne ne peut souhaiter l’un et l’autre. La faute en reviendra au laxisme de la gauche dont une partie a trahi depuis longtemps la laïcité républicaine pour donner dans le « multiculturalisme » qui est la porte ouverte à tous les errements communautaristes.

En attendant, ce sont des élus de terrain comme Gilles Bourdouleix qui doivent gérer les situations d’incivilité et de non-respect des lois. N’oublions jamais que le Maire est un magistrat et qu’il doit veiller à la paix civile sur le territoire de sa commune. Il serait tout de même heureux que les éluscomme lui, qui ont à coeur de faire respecter nos valeurs, puissent compter sur la force publique pour accomplir leur mission.

 


LECTURES D’ETE

Tout va bien001

TOUT VA BIEN (ou presque)

De Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre

 

Voilà 18 courtes leçons d’économie pratique à la portée de tous pour ceux qui veulent comprendre le monde dans lequel nous vivons et surtout pourquoi, pour peu qu’on le veuille un peu, la France n’est pas complètement foutue. « Il s’en faut de pas grand-chose » précise les auteurs. C’est ce « pas grand-chose » qui pose problème pourtant quand on y regarde de plus près.

Face à ceux qui nous disent que nous « dansons sur un volcan », nos deux compères veulent voir la partie à « moitié pleine » du verre : l’inflation mondiale est maîtrisée, et pour longtemps, tant pris pour ceux qui rêvent de payer nos dettes ne monnaie de singe ; le protectionnisme est sous contrôle, même s’il y a ici ou là quelques tentations mais la mémoire des années 30 est encore bien présente pour dissuader de tomber dans ce piège ; la zone euro est sécurisée par la mise ne place des mécanismes de stabilité, et l’on ne voit pas ce qui pourrait la faire éclater tant les économies sont maintenant imbriquées ; les pays du sud commencent à relever la tête, comme quoi l’austérité est un chemin difficile mais le seul payant à terme ; les Brics (Brésil, Russie, Inde et Chine) consomment les produits occidentaux et nous permettent de maintenir une activité… Vision certes optimiste, mais quand même réaliste. Car les auteurs n’ont pas peur d’énoncer les zones d’ombre.

Une vision qu’ils appliquent aussi à la France. Quelques éléments : la dette nationale est détenue à 70% par des investisseurs étrangers, preuve qu’ils croient dans notre pays. Encore que ce point de vue était énoncé au printemps et depuis la situation s’est approchée un peu plus de la perte de contrôle. Ils soulignent que l’hexagone est non seulement plus riche que l’Allemagne avec un patrimoine moyen de 293 000 euros (2010) contre 190 000 euros, mais notre système bancaire est bien plus solide. Ils passent en revue les atouts de la France : attractivité, industries « top », réforme de l’Etat amorcée bien que trop timide, l’innovation reconnue comme nerf de la guerre, des entreprises qui ne se portent pas trop mal, preuve qu’elles sont solides si l’on tient compte de la guerre politique et fiscale qu’elles subissent…

Pour finalement conclure que la déprime des Français est plus une affaire de « ressenti » qu’une réalité. La faute aux économistes et aux médias. Sans oublier les responsables politiques … Si ce court traité prend la forme d’un plaidoyer, c’est pour la bonne cause : il faut cesser de décourager les générations de jeunes qui partent à l’étranger. Curieux paradoxe : la France exporte des Bac +5 et importe des Bac – 3 !

Pour ceux qui veulent garder des raisons d’espérer. En même temps une mine de données facilement accessibles et bien utiles en ces temps de bourrage de crâne !

Ah, j’oubliais : la crise est toujours là ! Les deux auteurs le précisent d’emblée.

 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

 LES SALADES SONT BONNES !

Qui n’est pas allé au fast food, Mac Do ou Quick… Chez les adultes, il n’est pas toujours facile de faire avouer qu’on a cédé aux petits-enfants, qu’on a fait une entorse aux principes, et qu’on est allé se restaurer dans l’un de ces temples de la mal’bouffe, comme on dit. En en ne sachant probablement pas que c’est au pays de la gastronomie qu’on en trouve le plus. Si, si !

Il est aussi de bonnes raisons. Quand on est en route et qu’on ne veut pas perdre de temps, c’est encore là qu’on peut se nourrir dans des délais compatibles avec le timing prévu du voyage. Il faut reconnaître que c’est une réalité. Celui qui se laisse tenter par un p’tit resto bien traditionnel à la cuisine familiale bien léchée s’en prend pour une bonne heure et demie. La cafétéria de grande surface est une autre alternative, avec des aléas qu’on ne maîtrise pas toujours quant à la qualité des mets. Le rapport qualité-prix n’est pas le même non plus.

Aussi, la pause type « Mac do » n’est pas sans intérêt. Si elle s’effectue avec des enfants, l’excuse est toute trouvée. D’ailleurs, le succès est garanti et la cote des grands parents monte aussitôt de plusieurs crans s’il en était besoin. Sinon, on peut toujours préciser : « Les salades sont bonnes ». C’est ainsi faire la concession en en montrant les limites. Le péché inavouable est en effet de s’abaisser à ingérer ce chef d’œuvre de déséquilibre alimentaire que constitue un « big Mac ». Dans un pays ou « manger équilibré » est devenu une obsession, le « hamburger » est montré du doigt : c’est le mouton noir.

« Les salades sont bonnes ». C’est aussi la vérité. La composition en fait un repas quasi complet, et l’on n’est pas obligé de consommer les sauces sucrées qui sont servies avec dans leur petit cube conditionné. On peut ajouter quelques nuggets et l’inévitable pochon de frites… C’est céder à la gourmandise, car rien n’oblige à les ajouter, la portion de salade étant correctement dosée. Si on précise en plus un effort pour « hexagoniser » les composants, on se sent tout de suite moins coupable.

Cela n’empêche pas que vous trouviez de temps en temps devant un incorruptible qui vous assénera son : « moi, je n’y ai jamais mis les pieds ! ». C’est là que la parade est toute trouvée : « Les salades y sont bonnes » ne vous rend pas complètement condamnable puisque vous vous êtes contenté d’un plat bien de chez nous : la salade composée. Tant que vous n’avez pas cédé à l’empilage de ketchup, de viande hachée, de lamelles de fromages et de je ne sais quoi d’autre, vous pouvez espérer échapper au jugement définitif qui vous relèguerait dans la catégorie des personnes sans goût, des propres à rien prêts à abandonner les canons de notre gastronomie nationale.

Il n’empêche ; vingt-cinq minutes après, vous ressortez avec la panse satisfaite et le sentiment de ne pas avoir trop mal mangé. C’est déjà ça ! Ce n’est pas toujours le cas après le détour par une gargotte.



ALLEZ COMPRENDRE !

 

Quelques brèves.

On ne touche pas... aux requins, on ne touche pas au gaz de schiste mais on va toucher à l’embryon humain. Cherchez l’erreur ! On recherche surtout le bon sens.

Ah le bac 2013 ! Quel score ! Il est fort Peillon, non ? Il suffit qu’un ministre de gauche arrive pour que la réussite soit au rendez-vous, avec un pourcentage historique de 86,8 %. Les mauvais esprits font une relation avec les consignes de surnotation qui ont été données. Une seule ombre au tableau : les mentions qui constituent une grave discrimination pour les élèves les moins favorisés … bien que l’examen soit anonyme.

Comment, en voulant économiser 1 milliard d’euros, on en perd 5 ! C’est ce qui arrive avec la dégradation du cadre fiscal des services à la personne. Une étude très sérieuse démontre qu’une augmentation de 10% du prix horaire, le volume baisse de 10%. Un glissement évalué à 170 000 emplois d’ici 2016. Il faudra expliquer ça à notre sombre Ayrault.

Médiapart dénonce l’emploi par Marine Le Pen de Louis Aliot comme assistant parlementaire payé par le Parlement européen, sous prétexte qu’il serait son « concubin », ce qui est formellent interdit par le règlement de l’institution européenne. Celle-ci rétorque qu’il s’agit d’une relation informelle et qu’elle n’est ni mariée, ni pacsée, ni en vie commune avec l’intéressé. Tout comme la courtisane de l’Elysée, en fait. Mais on attend encore que Médiapart s’en émeuve. On se demande bien pourquoi. Serait-ce parce que M. Plenel est un ami du Président ?

Le pingouin dinait hier soir avec une centaine de journalistes qui le suivent au jour le jour. Une première pour la République. Peut-être aurait-il pu leur annoncer que pour faire des économies et aussi pour rétablir la justice avec les autres contribuables, il mettait fin à l’exonération professionnelle qui leur est (généreusement) accordée. On peut toujours rêver. Il tient trop à ses cireurs de pompes.

La paille et la poutre, nouvelle version. Pour Le Foll et Bachelay, l’UMP souffrirait d’un « déficit de valeurs » et ferait de ce fait le lit du FN. En voilà deux qui n’ont pas bien observés les résultats des scrutins partiels où il s’avère que ce sont les électeurs de gauche qui ont fait monter le parti d’extrême droite au 2ème tour. Un raisonnement tellement confortable et qui évite surtout de se remettre en question.

 


SOURIEZ, C'EST L'ETE !

Mode  bizarre

TU NE VAS PAS SORTIR COMME CA !

On le sait, l’image qu’on donne de soi, ce n’est pas quelque chose d’anodin. Elle participe de notre personnalité. Elle contribue à façonner l’idée que les autres se font à notre sujet. Le style vestimentaire évidemment compte beaucoup. On a beau dire que l’habit ne fait pas le moine, le jugement d’autrui se fait encore beaucoup sur les apparences.

C’est pourquoi je pense que les femmes sont très sensibles à cet aspect des choses et veillent plus que les hommes, peut-être, à leur tenue vestimentaire, en plus des efforts qu’elles font pour agir physiquement sur leur silhouette.

Sans faire de généralités abusives, il me semble que les hommes sont moins attentifs à cet aspect des choses. Laissons de côté la part du physique contre laquelle on ne peut rien. La nature n’est pas toujours indulgente avec le genre humain. Cela n’empêche pas de s’habiller correctement et avec goût. C’est sur ce point précis qu’intervient, généralement, le jugement féminin.

« Tu ne vas pas sortir comme ça ! » : la sentence vient de tomber. Pourtant je me trouvais correctement vêtu. Il y a des critères qui échappent à l’entendement masculin. Est-ce cette trop vieille chemise un peu défraîchie que je garde et que j’affectionne pour son tissu agréable à porter qui ne fait pas l’affaire ? C’est vrai, elle fait un peu misérable, mais enfin, nous ne rendons pas visite au roi d’Angleterre ! Une autre fois ce sont ces chaussures si souples mais un peu avachies qui ne font pas l’affaire. Ou encore la couleur du pantalon qui n’est pas suffisamment assortie avec la veste…

C’est curieux, mais à chaque fois, je sens pourtant que ça ne va pas le faire. Une sorte de pressentiment, à moins que ce ne soit l’habitude… et le goût de la provocation. Mais je suis tenu à l’œil ! Impossible de passer la porte d’entrée avec un peu de laisser-aller.

« Tu ne vas pas sortir comme ça ! ». C’est une condamnation morale en même temps qu’une exigence. On aurait pu dire : « Tu n’as pas honte de toi ? », ou « Tu ne te vois pas ! » ou « Qu’est-ce qu’on va penser de toi ? ». A bien y regarder, on pourrait être tenté de s’en « foutre ». On a bien le droit au relâchement, et quand je vois l’accoutrement des jeunes d’aujourd’hui, pantalons sur le bas des fesses et « raie à l’air » ou presque, je me dis que même avec une faute de goût, je suis encore bien loin de donner une image aussi déprimante de ma personne.

Mais, une fois que la sentence est tombée, il n’y a plus de choix. Sans chercher plus loin, il faut aller corriger le défaut : changer le pantalon qui jure, abandonner les chaussures si confortables mais qui font « plouc » pour de plus belles qui font mal aux pieds, enfiler une chemise plus adéquate…

Enfin, j’aurais tenté le coup. Pour autant, peut-on en vouloir au cerbère qui veille jalousement sur votre amour-propre pour le maintenir au bon niveau ?

 


LA REPRISE DE DIAFOIRUS

 

Diafoirus

« La reprise est là ! ». Vraiment ?

Notre docteur Diafoirus n’a pas bien compris ses notes économiques fournies par son cabinet, ou alors il est entouré d’idéologues et d’astrologues qui donnent dans la boule de cristal. Philippe Tesson dans le Point parle d’un « enfumeur ». Le mot est faible.

La conjoncture en Europe persiste à ne pas être bonne. Les pays émergents (Brésil, Inde, Turquie), la Russie et même la Chine, connaissent un ralentissement significatif de leur croissance au point que les investisseurs retirent leurs capitaux. Les monnaies se déprécient et les bourses flanchent.

En France, les recettes nettes fiscales sont nettement inférieures aux prévisions. La décélération de la collecte de la TVA s’avère supérieure à la dégradation des achats. Concernant l’impôt sur les bénéfices des sociétés, le gouvernement tablait sur une hausse de 31% alors qu’elle n’est que de 1% en comparaison avec la même période de 2012. L’optimisation fiscale n’explique pas tout. A la fin mai, le déficit de l’Etat atteignait 72,6 milliards d’euros, en hausse de 3 milliards par rapport à la même période de 2012, preuve que les dépenses ne sont pas tenues. Elles ont d’ailleurs augmenté de 10 milliards sur un an. Toujours par rapport à 2012, les défaillances d’entreprises progressent de 9,4% et on estime à 62 000 les emplois menacés par les défaillances en cours.

Ces deux indicateurs : déficit de l’Etat et défaillances d’entreprises font douter d’une sortie rapide de crise.

A cela s’ajoutent plus de 11 000 emplois à domicile détruits en un an par les nouvelles mesures fiscales sur les ménages. On oublie que dans les niches il n’y a pas que des chiens qui aboient, il y a aussi de nombreux emplois financés.

Notre Diafoirus a confondu une embellie partielle de l’activité avec la reprise cyclique qu’il attend comme le messie. Le mot embellie est lui-même peu approprié tant les chiffres sont contradictoires et irréguliers d’un mois sur l’autre. En mai, les exportations ont calé et le déficit commercial s’est creusé. La consommation des ménages, qui reste un faux indicateur de prospérité puisque les produits manufacturés sont rarement produits dans l’hexagone, reste en berne. Le taux de marge des entreprises n’en finit pas de s’effondrer pour atteindre son plus bas niveau historique en juin à 28,4%, un frein puissant pour les investissements.

Sur le front de l’emploi, les effets des mesures engagées par le gouvernement qui restent l’alpha et l’oméga du discours présidentiel, ne concerneront que 170 000 à 200 000 personnes d’ici le printemps prochain, soit à peine le nombre des emplois réels qui seront détruits d’ici là. Une goutte d’eau dans l’océan du chômage. Selon l’Insee, près de 120 000 emplois ont été détruits depuis un an. L’emploi intérimaire se dégrade à nouveau fortement  et n’augure pas d’une vraie reprise de l’activité.

Et la rentrée s’annonce tendue. C’est à l’automne qu’on va découvrir le solde des impôts avec l’addition réelle à payer, que la facture d’électricité augmente, que le gazole renchérit. Et que la réforme des retraites viendra amputer un peu plus les revenus et les charges des entreprises comme il faut s’y attendre. A cela vont s’ajouter d’autres « sucreries » comme une taxe sur les autoroutes que les Régions socialistes préparent pour compenser la baisse de leurs dotations par l’Etat, et la hausse de la TVA à 19,6% déjà prévue pour le 1er janvier : il n’est pas certain que ce ne soit que d’1/2 point comme voté.

Sans parler de la remontée des taux d’intérêts à long terme qui arrivera inévitablement dès que l’excès de liquidités entretenu par la Fed commencera à se tarir, avec en conséquence, à l’horizon, un krach obligataire.

Avec un tel contexte, il faut avoir fumé la moquette pour être optimiste.

En attendant, reprenons tous en chœur : «Tout va très bien, Madame la Marquise…» !

Drôle de reprise !

 


SANS CONTESTATION, JE SUIS UN GARCON !

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Né XY, et cinquième et dernier de la fratrie, j’aurais pu être XX. Tout du moins c’est ce qu’espéraient ma grande sœur et ma mère, vu qu’il y avait déjà trois garçons. Je vous parle d’une époque où l’on ne connaissait le sexe qu’à la naissance. Je me vis attribuer Daniel comme prénom, choisi par ma sœur, probablement en hommage à la star d’alors, Danielle Darieux. Et je dois dire qu’elle a dû bien jouer à la poupée avec moi, à voir sur les photos de l’époque, les jolies bouclettes blondes et le rouleau sur le dessus de la tête, dont j’ai longtemps été affublé ; d’ailleurs les personnes non averties me prenaient pour une fille. J’étais aussi, parait-il, très mignon. En suivant les préceptes de Mme Belkacem et de la théorie du genre, j’aurais normalement dû virer homo.

En fait j’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un univers au matriarcat affirmé et assumé, avec une mère de caractère. En matière de stéréotypes sociaux, j’ai été servi. Certains penseurs d’aujourd’hui me considéreront donc comme « aliéné » par mon éducation. Je pense au contraire que c'est comme ça que je me suis "construit". La vie et l’évolution des mœurs ont fait ensuite que je me suis adapté à l’environnement social, et ne croit pas être totalement décalé par rapport à l’environnement actuel entre homme et femme dans un foyer. Enfin, n’exagérons rien : autant que possible.

Mais je refuse d’être un être débarrassé de mes oripeaux sociaux, ceux dont je me suis affublé petit à petit, même s’ils ont été, comme on dit « socialement induits ». Je refuse d’être un individu dégriffé, transparent, sans caractéristiques humaines et sociales, et particulièrement celles qui touchent à mon sexe : né avec « pompe et sacoches ». Il n’est pas question pour moi de nier ce que la biologie a fait de moi et que je n’ai pas choisi, parce que je n’y peux rien. Je suis né mâle. Et comme tel, j’ai toujours été attiré par les filles, pour jouer au papa et à la maman, ensuite pour jouer au docteur, puis pour flirter. Le parcours d’un garçon ordinaire né d’un embryon XY, avec un cerveau titillé par la testostérone, cette hormone du mâle qui a alimenté mes jeux guerriers, et plus tard concouru au développement de ma pilosité et de ma libido.

Je n’ai pas de regrets quant au fait de ne pas avoir vu pousser ma poitrine. Je préfère admirer celles du sexe opposé. Le point de vue extérieur me semble meilleur à tous égards. Et tant pis aussi, si faute d’oestrogènes et de progestérone, mon comportement manque de grâce et mes formes d’harmonie. Inutile de se poser la question de savoir pourquoi un cul féminin est généralement plus beau qu’un cul masculin : c’est comme ça, et vous me direz que c’est un point de vue d’homme. Tout est là ! Le monde dans lequel je suis né,  j’ai vécu et évolué, m’a déterminé et défini tel que je suis. Vouloir me séparer de ce monde, c’est vouloir m’empêcher d’exister comme un humain.

Le projet de réduire à tout prix l’homme à la femme et vice-versa, au-delà du constat biologique, n’a aucune justification à mes yeux. Les généticiens, les endocrinologues nous l’expliquent très bien : le cerveau vit sous influence hormonale liée au sexe. Cela n’empêche pas de plaider pour l’égalité et l’égalité ne doit pas faire disparaître l’altérité.

Que voulez-vous, la biologie est têtue, et n’en déplaise aux théoriciens du genre qui voudraient gommer toutes distinctions entre les deux sexes, les hommes et les femmes présentent des similitudes structurelles mais aussi des différences irréductibles. Les avancées en génétique, en imagerie et en hormonologie démontrent que les comportements masculins/féminins ont des caractéristiques spécifiques non façonnées uniquement par des stéréotypes d’ordre social.

La part de l’inné et de l’acquis : vieux débat. Mais avec la théorie du genre, vieille lune née dans les années trente en Californie et qui atterrit maintenant chez nous, on touche le fond de la cocasserie, pour rester poli. Foin de cette pseudo-révolution culturelle qui voudrait faire émerger un être nouveau, libre de tout choix, livré en kit à monter soi-même, ni garçon, ni fille –je choisirai plus tard-, en dehors de toute réalité dans une vision idéologique de l’humain. L’être humain, ce n’est pas une idée, c’est de la chair, des os et … de la chimie ! Et le fait que la nature produise parfois des variations qui expliquent par exemple l'homosexualité ne change rien au problème.

On va me traiter de « réac », c’est sûr. J’assume. Quand un pouvoir veut imposer à un peuple des âneries avérées, il ne faut pas se contenter de résister. Il faut se révolter !


SI VOUS ECOUTEZ LE PINGOUIN LE 14 JUILLET…

 

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D’abord, vous avez du temps à perdre. Déjà qu’il va nous gâcher le défilé !

Mais en l’écoutant, il serait bon que vous gardiez en mémoire quelques réalités. Parce qu’il va encore mentir, procrastiner, mettre sur le dos des autres, enfumer… Il parle de l’Elysée pour tenter de faire croire qu’il dirige. Il en est rendu là !

La France est confrontée à un précipice budgétaire sans précédent.

Elle n’a jamais été aussi endettée avec un passif de plus de 1900 milliards d’euros. La récession est là, et les mises à jour administratives de Pôle emploi n’y changent rien, elle produit un nombre croissant de chômeurs et oblige 65000 entreprises à mettre la clé sous la porte chaque année.

Les impôts vont continuer d’augmenter.

Après une hausse de 22 milliards d’euros en 2012, 33 milliards en 2013, les impôts vont encore augmenter en 2014 : il faudra trouver entre 6 milliards et 12  milliards supplémentaires, au bas mot. Le coup d’assommoir fiscal aura donc été en trois ans de 67 milliards d’euros. Du jamais vu dans l’histoire de notre pays. C’est une grave erreur économique que les socialistes sont incapables de corriger, tellement ils sont persuadés que chaque problème trouve sa solution dans une hausse des impôts.

D’autant plus que les recettes fiscales ne sont pas au rendez-vous.

Mais à prélever sans cesse dans la poche des entrepreneurs, des épargnants, des classes moyennes, dans le tiroir-caisse des PME, dans le coffre-fort des grands groupes, la machine s’enraye : alors que les impôts n’ont jamais été aussi élevés, les recettes fiscales baissent, la TVA ne rentre plus. Les hausses d’impôts ont précipité le pays dans la récession depuis septembre 2012. Et il ne vous parlera pas du pouvoir d’achat qu’il a mis en berne sauf pour accuser Merkel ou Barroso.

La France est devenue un état totalitaire.

Alimenté par le terrorisme intellectuel, la gauche attaque petit à petit nos libertés. Elle tient déjà tous les pouvoirs, exécutifs et législatifs, elle gère quasiment toutes les régions et plus de la moitié des départements. La justice est rendue de plus en plus souvent sur des critères idéologiques avec le règne installé place Vendôme du Syndicat de la Magistrature. La répression se fait plus ferme quand il s’agit d’opposants de droite et l’emprisonnement d’un jeune manifestant contre le mariage pour tous vient d’instaurer officiellement le « délit d’opinion ».

Les socialistes tripatouillent les futurs scrutins.

Les socialistes tripatouillent le nombre des conseillers de Paris, ont entrepris un grand charcutage du redécoupage des cantons, modifient le scrutin sénatorial comme ça les arrange. Tout cela dans le silence complice des médias. La loi sur le cumul des mandats a été l'occasion d'imposer une part de proportionnelle, ce poison de l'instabilité gouvernementale.

Les médias sont de connivence.

Les médias, justement, sont plus préoccupés de ne pas « gêner la gauche » que de nous alerter. Rares sont ceux qui protestent de cette mainmise généralisée de l’idéologie sur tout le pays. La propagande de la théorie du genre s’étale sur les chaines publiques, les contre-vérités socialistes envahissent tous les plateaux dans des débats pipés, les mensonges sont relayés avec complaisance. Le Figaro est ravalé au rang de « tract de l’UMP » ! Les méfaits des élus socialistes condamnés sont passés sous silence. On veut nous faire croire à la « république exemplaire » alors que nous sommes en pleine dérive « bananière ».

Voilà, entre autre, à quoi vous pourrez penser en écoutant le pingouin pérorer le jour de notre fête nationale.

 


SUR LE MUR DES ENFOIRES

 

Le syndicat de la magistrature avait son « mur des cons », le calepin a son « mur des enfoirés ». Chaque fois que nécessaire, il y sera épinglé la ou les personnalités, de gauche de préférence, qui se seront signalées par leurs déclarations calamiteuses.

Désir-l'ectoplasme : son attaque contre Copé qui ferait honte à la France est risible. Et lui, il ne fait pas honte à la France ? Il a la mémoire courte !

Taubira-dégoût : elle mérite une mention spéciale pour sa décision de ne pas prendre de sanctions contre les magistrats qui sont à l'origine du "mur des cons". Et elle ose les appeler à leur devoir de réserve. mais pour qui elle nous prend ?

Ségo-la-haine, toujours aussi fiéleuse a déclaré, à propos des 20 jours passés en prison du jeune opposant au mariage pour tous, Nicolas, "cela lui fera une expérience !". Voilà un jugement opportun qui conforte l'instauration du délit d'opinion dans notre pays. Le socialisme est décidément une pensée totalitaire ! 

Arnaud Montebourricot, notre âne du sous-développement productif pour son affirmation : « Barroso, c’est le carburant du FN », oubliant sa responsabilité personnelle dans le blocage de l’économie et la montée du chômage avec sa stigmatisation permanente des patrons.

Michel Sapin-le-bouffi, notre ministre du développement du traitement social du chômage, préférant les emplois payants à ceux qui créent de la richesse et quidéclare, sans hésitation : «  c’est le discours de Jean-François Copé qui banalise le FN », oubliant les résultats désastreux de la politique économique du gouvernement et ses conséquences qui font monter la désespérance des Français.

 


AKHENATON

 

Dixième roi de la XVIIIe dynastie égyptienne (1372-1354 avant J.-C.), Aménophis IV met fin au polythéisme, confisque les biens de tous les cultes et instaure le culte unique du dieu solaire « Aton » et s’en fait le grand prêtre en prenant le nom « d’Akhenaton » (celui qui est agréable à Aton). Signalons au passage qu’il avait une épouse restée célèbre pour sa beauté : Néfertiti. Cette réforme révolutionnaire qui introduit le monothéisme ne durera que le temps de son court règne. Les prêtres furieux rétabliront les nombreux dieux dès sa disparition et n’auront de cesse qu’il soit oublié en faisant marteler son nom sur tous les monuments et jusque sur son sarcophage. L'aventure sera unique, mais éphémère : quatorze ans dans la très longue histoire de l’Egypte.

Si j’évoque cet épisode de l’Egypte antique, c’est parce que les socialistes se comportent avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy comme le clergé d’Amon avec le règne d’Akhenaton. Tout faire pour que plus rien n’existe de son œuvre, au point de défaire les lois et de véhiculer les contre-vérités comme celle qui consiste à dire quotidiennement qu’il n’a pas fait grand-chose pendant son mandat.

La réalité est évidemment toute autre : plus de 80 réformes touchant à tous les domaines de la vie quotidienne des Français, visant à simplifier l’administration du pays, le rendre plus performant. Citons la carte judiciaire, la carte militaire, la loi instituant le conseiller territorial fusionnant le conseiller général et le conseiller régional, la réforme hospitalière, l’autonomie des universités, la fusion du commandement de la police et de la gendarmerie, la taxe professionnelle, … Le dialogue social a été renforcé, les pouvoirs du parlement élargis, les comptes de l’Elysée soumis au vote du parlement et au contrôle de la Cour des Comptes, bref, faire l’inventaire complet serait fastidieux. Et je n’aborde pas son œuvre nternationale, immense comme chacun sait, avec les rebondissements internationaux de la crise des subprimes, des finances et de la dette…

Sans parler des efforts de discipline gestionnaire. On nous saoule avec les efforts du gouvernement socialiste qui n’en sont pas, puisque les économies réelles 2013-2014 seront de 100 millions d’euros de budget à budget et non de 14 milliards, comme on essaie de nous le faire croire avec un trompe l’œil savamment orchestré. C’est oublier que, hors dépenses extraordinaires liées à la crise de 2008-2009, le budget de l’Etat a été tenu. Mieux, il a baissé d’un an sur l’autre en 2010-2011, et pour la première fois depuis plus de 40 ans, le budget voté en 2011 pour 2012 était en diminution réelle. Le collectif budgétaire et les dépenses de cigale des socialistes n’ont pas permis sa réalisation.

Mais voilà, Sarkozy n’est pas Akhenaton, et surtout, il est encore bien vivant. Et il sait se rappeler à leur bon souvenir, même avec les pires tracas qu’ils lui font subir, toutes institutions confondues, tels ces grands prêtres obsédés par leur vengeance. L’épisode du Conseil Constitutionnel n’étant peut-être que l’ultime « saloperie » que le clan chiraquien pouvait concocter par l’extrême sévérité du jugement sur des faits... discutables.

Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que, loin de le décourager, ces attaques le renforcent, c’est que loin de le faire oublier, elles le rendent désirable en en faisant une victime, c’est que loin de lui nuire, elles le servent tant il semble que sans lui, ils ne sont rien. Sarkozy est plébiscité par les sympathisants de l’UMP. Il est l’obsession de la gauche : le pingouin se réfère à lui en permanence, qu’il veuille s’en démarquer ou le copier. Ils avaient fait de « la régression sociale » le slogan principal pour le combattre, ce sont eux qui l’ont mise en pratique avec la hausse sans précédent du chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la ponction fiscale sur les classes moyennes.

L’épisode Sarkozy n’est pas fini. Ils n’ont réussi qu’à accélérer l’écriture d’un nouveau chapitre. Seul l’intéressé connait la suite… pour l’instant.

Il n’a pas fini de les obséder !

Sans lui, ils sont perdus. Ils sont le néant. Et la France est à la renverse.


LECTURES D’ETE

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Comment se détendre tout en restant branché ? La lecture peut être un excellent moyen. Voilà un livre que vous pourrez déguster à votre convenance installé dans un transat ou installé placidement sur votre serviette de plage à deux pas de l’estran.

SAUVE QUI PEUT !  « Arrêtez le tir aux pigeons »

De Eric BRUNET

Pour le polémiste, la France, c’est le Titanic. Et si vous ne voulez pas couler avec lui, puisque nos gouvernants paraissent incapables de le sauver, sauter dans une chaloupe avant qu’il touche l’iceberg qui lui sera fatal. Autrement dit, une seule solution : la fuite !

Il considère que la France est si sclérosée que l’émigration de ses jeunes entreprenants ne doit pas être vécue comme un drame, mais comme une chance. Notre seule chance de salut .

Le raisonnement d’Eric Brunet repose sur une analyse convaincante du déclin de notre pays. Vous voulez en connaitre les causes ? Il aligne les vérités que nous connaissons : la pression fiscale, la pathologie de l’égalité, le mépris de celui qui entreprend, auquel il faut ajouter le rêve de sécurité incarné par le statut de la fonction publique. Une toile de fond : une parodie de guerre civile permanente.

Alors, oui, la fuite est une solution. Une partie des exilés volontaires reviendra à terme au pays, nourris d’expériences étrangères. Eux seuls sauront sortir de l’ornière notre vieille nation.

Hollande, c’est le Harold Wilson, ce premier ministre travailliste, responsable de l’étatisation de la Grande-Bretagne qui en fit « l’homme malade » de l’Europe.

L’auteur qui ne voit point venir le « Thatcher » français cite un jeune expatrié à Londres : « Nous allons revenir, forts de notre expérience d’un monde ouvert et libre. Nous aimons trop la France pour la laisser entre vos mains ! ».

Eric Brunet nous prend à témoin : « Dans une Europe où l’on professe la libre circulation des biens et des personnes, faut-il continuer à conspuer ceux qui, chômeurs, artistes, entrepreneurs, ingénieurs, jeunes diplômés, chercheurs, ouvriers, business angels, vont chercher ailleurs une chance de réussite ? Non, bien sûr ! » 

Et si la prophétie du retour ne se réalise pas, c’est que l’autre scénario, moins avantageux pour nous, ce sera produit. Celui qui verrait nos concitoyens les plus énergiques se détourner de notre pays. Dans le passé, la France a connu de tels mouvements, tels les protestants si industrieux fuyant les dragonnades de Louis XIV, pour le plus grand bénéfice de l’économie hollandaise ou allemande. Un exemple plus proche de nous, cité par Eric Brunet : ce proche de Turgot, désabusé par le tour sanglant pris par la Révolution française qui alla s’installer aux Etats-Unis où il créa une petite entreprise appelée à grandir, grandir…. Il s’appelait Du Pont de Nemours ! Le malheur c’est qu’il n’est jamais revenu.

Mon passage préféré : « La fainéantise, c’est plus que notre fonds de commerce, c’est un tropisme national, des « rois fainéants » au VIIème siècle jusqu’aux 35 heures de Martine Aubry en 2000. Quand on goûte l’euphémisme, on appelle ça l’art de vivre à la Française. »  et suivent une vingtaine de pages argumentées et illustrées. Un régal !

 Tous les sujets qui fâchent sont abordés, c’est ce qui fait le charme et l’intérêt de ce livre, qui se veut évidemment polémique. C’est du pur Brunet !

Sauve qui Peut, Eric Brunet, Albin Michel

 

 


Pourquoi la croissance française ne repartira pas

 

Voici un article très intéressant et en même temps inquiétant pour l’économie de notre pays. Autant s’y préparer.

Par Eric Le Boucher, Editorialiste aux Echos.

Les réformes structurelles, vues en France comme une obligation imposée d'ailleurs, sont très structurellement la seule stratégie politique pour retrouver la croissance.

La croissance en panne

 Les points à retenir

- Le chef de l'Etat pense que la croissance remontera inéluctablement avant la fin de son mandat. Tout porte à croire qu'il a déjà perdu son pari.
- Sous l'effet de la crise, la croissance se retrouve à un niveau nettement plus bas que sa tendance antérieure.
- Or de la politique budgétaire à la consommation, en passant par l'investissement privé, tous les moteurs sont à l'arrêt.
- Plus inquiétant encore, notre « croissance potentielle » est plus faible qu'auparavant, car notre productivité est en déclin.

 

« La fin du tunnel » est la promesse favorite des dirigeants politiques. Depuis 1973 et les chocs pétroliers, qui ont renvoyé la belle croissance des Trente Glorieuses aux manuels d'histoire, tous les gouvernements se sont livrés au rituel « le pire est passé ». En général, ils croient à leur prophétie. Il ne peut en être autrement : la lumière au bout du tunnel viendra, et elle viendra forcément avant l'heure électorale.

François Hollande est de ceux-là. Le chef de l'Etat pense que la croissance remontera inéluctablement comme la mer revient toujours dans le port pour mettre à flot tous les bateaux. Le fameux « cycle », n'est-ce pas ? Son programme électoral tablait sur 1,7 % de croissance en 2013, 2 % en 2014 et ensuite 2 à 2,5 % par an, par retour à la tendance de précrise (le PIB a crû en moyenne de 2,2 % de 1995 à 2007). L'attente du chef de l'Etat s'est déjà chargée de frustrations : 2013, au lieu de voir redécoller la France, l'a mise dans la récession. L'an prochain s'annonce positif, certes, mais bien peu : le gouvernement table sur un chiffre officiel de croissance de 1,2 % du PIB, la Commission européenne prévoit seulement 1,1 %, le FMI avance 0,9 % et le consensus des économistes un tout petit 0,7 %. Mais il faut pousser le diagnostic au-delà de 2014. L'économie n'est pas la mer qui va et vient.

Tout laisse penser que, en l'état actuel, la croissance française est cassée pour longtemps. Ce pour trois séries de raisons françaises et internationales.

La crise d'abord.

Elle a été d'une violence inouïe (plus dure que 1929, au départ) et elle dure depuis cinq ans. Elle a conduit dans tous les pays développés à « une contraction massive des potentiels de croissance », résume Laurence Boone, chef économiste en charge de l'Europe chez Bank of America Merrill Lynch (1). Des entreprises ont fait faillite, en particulier dans l'industrie, et les entreprises qui survivent ont, dans l'ensemble, beaucoup réduit leurs investissements. Total : la croissance se retrouve à un niveau nettement plus bas que sa tendance d'hier, elle a été amputée de 10 points, selon Patrick Artus, chef économiste de Natixis (2). Avant de retrouver le rythme d'avant-crise, il faut accélérer pour remonter ce gap.

Les freins ensuite.

Or, deuxième raison, beaucoup de freins sont mis. La politique budgétaire est devenue, partout, restrictive. Un autre moteur, l'investissement privé, est lui aussi à l'arrêt, voire bloqué en marche arrière. L'amélioration des marges des entreprises est le préalable à leur confiance dans l'avenir, hélas, elles continuent de se dégrader. Quant à la consommation, le troisième moteur, elle va subir les chocs négatifs des réformes structurelles et des ajustements budgétaires, comme le souligne Patrick Artus. Et, plus globalement, les salaires sont durablement sous pression. Résultat, conclut Laurence Boone, la France se classe plutôt parmi les pays méditerranéens pour lesquels il n'y a pas beaucoup de chances que le PIB réel rattrape le retard qu'il a accumulé pendant la crise depuis 2008.

Le potentiel de croissance enfin.

La troisième raison est fondamentale et plus inquiétante encore. La croissance de la France, comme de tous les autres pays, est plus ou moins en retard par rapport à la tendance antérieure, comme on vient de le voir. Mais cette tendance elle-même, nommée « croissance potentielle », est égale à la multiplication de deux facteurs : la croissance du nombre d'heures travaillées par la population, multipliée par la croissance de la productivité horaire.

L'examen du premier facteur ne laisse pas beaucoup de possibilités. Comme l'explique Gilbert Cette, professeur associé à l'université d'Aix-Marseille-II, il faut remonter le taux d'emploi des sous-employés en France : les seniors, les jeunes et les non-qualifiés. Les précédentes réformes des retraites ont eu déjà un effet remarquable puisque seuls 29 % des plus de 55 ans étaient encore au travail en 1995, ils sont 41 % aujourd'hui. Pour les jeunes, grave sujet de débat aujourd'hui, il faudrait imaginer des cumuls originaux études/emploi. Pour les non-qualifiés, tout dépendra de la réforme de l'éducation et de la formation permanente.

Mais c'est l'autre facteur, la productivité, qui apporte du neuf. Dans une étude inédite (3) qui va faire beaucoup de bruit, Gilbert Cette montre que les gains de productivité sont en déclin dans le monde développé. Il y a en cours un phénomène structurel fondamental qui serait dû à un épuisement de la révolution numérique. Ce constat va contre le sens commun, l'Internet a envahi nos vies. Mais les statistiques collectées par Gilbert Cette sont imparables : la productivité (dite productivité totale des facteurs) aux Etats-Unis, pays de référence en technologie, est passée d'un rythme de 1,82 % l'an de 1995 à 2004, à 0,46 % l'an, depuis. En France, elle est même devenue négative !

Pourquoi ? La célèbre loi de Moore (doublement des capacités des puces tous les dix-huit mois) bute sur un prix devenu exorbitant. « On est dans un creux technologique », avance l'auteur, qui pense qu'une nouvelle génération viendra dans cinq-dix ans qui fera rebondir les productivités. La conséquence est fracassante : le monde ne reviendra pas aux belles années d'avant-crise.

Conclusion.

La France, qui n'a pas la même productivité en niveau que les Etats-Unis, a une issue : profiter d'un rattrapage en facilitant la diffusion des nouvelles technologies, notamment dans les services. Elle a aussi un atout démographique. Mais le pari de Hollande est perdu, la reprise ne viendra plus « toute seule ». Les réformes structurelles, vues en France comme une obligation imposée d'ailleurs, sont très structurellement la seule stratégie politique pour retrouver la croissance. Il n'y a pas de bout au tunnel, il faut en creuser entièrement un neuf.

Cela prendra plus qu'un quinquennat.

On peut aussi changer l'équipe qui est en place, au plus vite. Mais c'est une autre affaire.

(1) Europe : when will growth return ? European Economic Viewpoint, 15 février, avec Ruben Segura-Cayuela et Nick Bate.(2) Combien de temps une croissance très faible en France ? Flash économie 30 mai. Avec Jean-Chistophe Caffet.(3) Does TIC remain powerful engine for growth. Presidential Adress devant l'AFSE, 25 juin.