HISTOIRE
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J.O. : C’EST PARTI !

JOParis2024

 

Une cérémonie d’ouverture décousue. J’ai pris le temps avant de réagir : j’ai regardé la cérémonie d’ouverture des JO sans grand enthousiasme. J’ai cependant voulu interroger autour de moi pour vérifier que mon mauvais esprit habituel à l’égard de ce qui émane du pouvoir et des médias n’était pas en train de tourner à la mauvaise foi. Mais non, je ne suis pas seul à avoir constaté les dérapages grotesques et le détournement de l’Histoire de France. Il faut déplorer le mauvais temps pour les milliers de spectateurs entassés à pris d’or dans les gradins et douchés pendant des heures.  Pas de chance. D’autant plus qu’ils n’ont pas pu voir tout ce qui était proposé par la retransmission télé qui scindait en séquences décousues le défilé des bateaux transportant les délégations, mal commenté par des journalistes préoccupés par leurs petites histoires. Difficile à suivre le parcours de la flamme du stade de France au podium devant le Trocadéro, perdant Zidane dans le métro, passant par les catacombes puis le canal souterrain (St Martin ?) pour réapparaître sur la Seine et enchaîner avec un parcours compliqué sur les toits de Paris…  pour enfin retomber dans les  mains du footballeur.

J’ai aimé la Marseillaise chantée depuis le toit du grand palais, les danseurs devant le palais d’Orsay, les vues du ciel de Paris trop rares, l’embrasement du pont aux couleurs nationales, le spectacle de lady Gaga pas trop mal en Zizi Jeanmaire, la chevauchée féérique du cheval mécanique sur la Seine.

Je n’ai vraiment pas aimé la séquence sur Marie-Antoinette  décapitée, sur fond de  musique hard rock déchaînée, et  grotesques les séquences de la passerelle avec ses défilés de drag-queens et sa parodie du buffet  de  Dionysos trop proche d’une évocation de la Cène, à la limite du ridicule l’association d'Aya Nakamura et des musiciens de la Garde républicaine… Je n’ai pas aimé non plus les séquences de danses-contorsions interminables sur les barges, accompagnées de bruit plus que de musique. Je me suis ennuyé devant les longues minutes de lumière électronique bleue à travers la Tour Eiffel. Je n’ai pas fait le tour, ce serait trop long.  Que retiendront les millions de téléspectateurs étrangers de ce globi-boulga plus indigeste que spectaculaire ?

Mais que pouvait-on attendre d’autre de la part des promoteurs de cette production, Patrick Boucheron, acquis au wokisme, et Thomas Jolly  dont on vante le génie où je vois de l’immaturité. De la chorégraphie d’Aya Nakamura au pénible exhibitionnisme de Philippe Katerine, où étaient le bon goût, la grâce, la légèreté, la délicatesse, l’élégance, la beauté même ? Les auteurs s’applaudissent de leur audace transgressive alors qu’ils sont les serviteurs zélés de tous les stéréotypes de notre époque aculturée. Si vous me trouvez trop sévère et rabat-joie, les réactions de nos gauchistes préférés de Marine Tondelier à Jean-Luc Mélenchon, sans parler de la une dithyrambique de Libé, achèveront de vous convaincre. 

Heureusement, il y a eu les derniers relais de la flamme avec son cortège d’athlètes paralympiques avant la surprise de voir le ballon s’élever…. Un moment de grâce. Sans oublier la prestation magnifique de Céline Dion de la Tour Eiffel.

Enfin, place au sport : le réconfort des larmes de Pauline Ferrand-Prévot, la joie d’Antoine Dupont et la chorégraphie avec ses comparses, la sérénité souveraine de Léon Marchand, entre autres, voilà qui réchauffe le cœur et fait vibrer la fibre patriotique… et fait oublier que la Seine est  trop polluée pour que s’y déroulent les épreuves de triathlon, ce  qui était prévisible après les pluies tombées pendant le week-end.

Mais où est donc passée Anne Hidalgo ?

 


JO SANS ASSURANCE .... MAIS AVEC DES IMAGES !

JOParis2024

 

Lu dans le  journal "Les  Echos" :

 

"ASSURANCE : LES  JO DE PARIS SANS FILET EN CAS D'ANNULATION D'EPREUVES"

"L’info. Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques 2024 n’a pas pu s’assurer contre le risque financier d'une annulation de  tout ou partie des épreuves sportives ou des cérémonies.

Le contexte. Ce coup dur illustre la difficulté à couvrir les événements hors normes face à la montée des risques d’épidémie, de terrorisme ou d’émeutes, quatre ans après le choc du report des Jeux de Tokyo. Si un scénario catastrophe survenait à Paris, le COJO devra assumer l’indemnisation des partenaires et prestataires.

Le défi. Sponsor des Jeux et partenaire exclusif des contrats d’assurance de Paris 2024 (couverture médicale, assistance aux athlètes...), Allianz joue une épreuve  à haut risque même s’il a partagé les contrats avec d’autres compagnies pour ne pas se retrouver surexposé."

C'est bizarre, les médias  n'en parlent pas vraiment.

Mais on a l'assurance d'avoir des images. Tony Estanguet a négocié avec OBS (Olympic Broadcasting Services) 11 000 heures de tournage d'images qui se transformeront en 600 000 heures diffusées par 200 chaînes TV de toute la planète. OBS,  filiale du CIO, capte et vend les images des jeux. Alors à vos postes  de tv :  les Invalides, la tour Eiffel, Versailles, la Seine... vont être vus et revus sous tous les angles grâce aux  caméras "tyroliennes" et "esthétisantes",  qui seront installées  un peu partout, pour  montrer les  monuments, et, cerise sur les  gâteaux, avec des couchers de soleil... Les studios de France Télévision et de NBC seront en face de la tour Eiffel,  en extérieur.

Si avec ça la France ne bat pas le record du monde de la fréquentation touristique ... les Parisiens le mériteraient bien  !

 

 


SOURIEZ C’EST L’ETE !

Changeons un peu de registre.  Après tout, il fait beau et la chaleur est enfin arrivée.  Il est temps d’aborder des sujets plus futiles pour se distraire de nos embarras politiques.

 

Tatouagesgothiques

TOTO, POURQUOI T’ES TOUT TATOUE ?

Dans le passé, j’ai pu gloser sur la mode estivale de la ceinture banane, cette excroissance disgracieuse qui pousse l’été sur le bidon généralement dodu du vacancier démuni de ses poches de vestes, pour les remplacer. J’ai aussi évoqué ironiquement les adeptes du port de soquettes montantes dans les sandales. Le temps capricieux de ce début d’été et ses températures fraîches nous avait préservés jusque-là des corps dévêtus. Avec l’ardeur du soleil de ces derniers jours, les corps se sont dénudés et nous avons pu découvrir la nouvelle mode, la multitude de tatouages souvent plus laids que beaux qui ornent le bronzé moyen. Enfin, chacun ses goûts. Pour ma part, je m’interroge sur la motivation qui peut pousser telle jolie fille à se tartiner son bras, son cou gracile, ou sa cuisse d’un sinistre dessin noir compact plus morbide que gracieux. 

Certes, il faut remonter au néolithique qui vit nos farouches ancêtres pratiquer les tatouages rituels. On a découvert aussi des momies de l’Egypte antique en porter sans qu’on connaisse leur signification. C’est donc une coutume très archaïque, perpétuée par les peuples d’Afrique ou d’ailleurs pour des raisons d’identification tribale ou religieuse. Le mot « tatouage » est dérivé du polynésien « tatau » qui signifiait marquer, dessiner. C’est à la suite de Cook, que les explorateurs de l’époque en firent connaître la pratique au point que le dictionnaire de l’Académie française incluait le mot « tatouage » dès son édition de 1798.

Ce que l’on sait moins, c’est que la pratique du tatouage était surtout répandue chez les forçats de nos bagnes coloniaux. Aux anciens bagnes portuaires de Brest, de Rochefort, de Toulon, lesquels accueillaient des galériens en fin de peine, avaient succédé les colonies pénitentiaires de Guyane ou de Nouvelle Calédonie. Là, les prisonniers se couvraient le corps d’inscriptions ou d’emblèmes farouches, inspirés souvent des pratiques locales, pour marquer une forme d’identification désespérée. Les ardeurs du soleil de juillet nous font découvrir aujourd’hui une multitude de tatouages qui vont bien au-delà du guitariste de hard rock ou du portrait de l’amour du moment à moins qu’il ne soit déjà perdu malgré ce témoignage d’un serment d’éternité. On voit de tout : un oiseau sinistre s’accroche à une omoplate, une toile d’araignée enserre un mollet, un vampire égorge un cou, quand ce n’est pas un ou plusieurs membres qui se voient dévorés par des figures cabalistiques. Il y en a de beaux, mais ils sont rares. On se réconforte avec un joli papillon posé au creux de reins joliment cambrés ou d’une fleur posée à la naissance d’un sein. Mais bon, on nage le plus souvent dans le style bagnard. Et il faut se demander ce qu'ils deviendront plus tard, quand la peau deviendra flétrie ...

C’est ainsi que nos plages sont envahies de tatoués sans crime, nos rues d’évadés de Cayenne bien timorés, nos marchés d’anciens détenus de Nouméa très placides. Cette signalétique facilitait naguère le travail d’identification des services de police, tant elle permettait de ficher les délinquants. Si on veut voir le bon côté des choses, on se consolera pour justifier cette mode carcérale, avec une source étymologique :  le mot « bagno » pour bagne vient d’une prison de Livourne située à l’emplacement d’anciens bains publics romains.  La boucle est bouclée : « Sea, sex and Tatou » pourrait être la devise des nouveaux baigneurs-bagnards de nos plages modernes !  Après tout, Churchill portait bien une ancre de marine et le roi du Danemark n’arborait-il pas un dragon chinois …

Peut-être que certains se font injecteur de l’encre sous la peau à défaut de pouvoir la coucher sur du papier. C’est une autre façon de raconter une histoire. Permettez-moi d’y voir surtout une régression mentale et civilisationnelle, teintée d’ignorance et d’obscurantisme.

 


ENFIN UNE ECLAIRCIE !

Assemblée nationale

 

Onze jours après les législatives, la présidente sortante de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a été réélue à son poste hier, grâce à une entente entre la macronie et la droite qui pose peut-être les bases d’une coalition gouvernementale... Le Parlement européen a validé la candidature d’Ursula von der Leyen qui a également retrouvé son poste à la tête de la Commission européenne. Certains y verront que rien ne change, moi je veux y voir une forme de stabilité bienvenue.

L'Assemblée nationale.

La présidente sortante du Palais-Bourbon a été reconduite pour un nouveau mandat, au troisième tour, avec 220 voix, contre 207 pour le candidat NFP André Chassaigne, grâce au soutien des députés Les Républicains. Il a beau dénoncer les « magouilles », la démonstration est faite que le Nouveau Front Populaire n’a rien gagné et qu’un groupe plus nombreux peut prétendre à gouverner. C’est la loi de la démocratie et il est illusoire de crier victoire quand on n’a qu’une majorité relative brinquebalante. Après la bataille du perchoir s’ouvre aujourd’hui celle des postes-clés de l’Assemblée, avec la question des places à laisser au RN. Alors que l’extrême droite avait obtenu plusieurs des postes-clefs de l’Assemblée nationale en 2022, dont deux vice-présidences, La France insoumise et une partie de la majorité sortante emmenée par Gabriel Attal s’y opposent désormais. Le Rassemblement national, premier parti en nombre de députés et en voix, serait donc ostracisé, exclu des principaux rouages de l’Assemblée. Question : peut-on ignorer le vote de plus de 10 millions de Français en excluant leurs élus des rouages de l’Assemblée, au mépris de son règlement ? Il était déjà choquant de voir hier des députés refuser de serrer la main du jeune élu RN chargé de surveiller le scrutin !

A Strasbourg, les masques sont tombés.

Marine Le Pen peut dénoncer les « alliances contre-nature » qui l’ont mise en défaut dans les urnes et à l’Assemblée nationale, de fait le « plafond de verre » auquel elle se heurte existe toujours et risque de se perpétuer tant que le RN sera incapable de nouer des alliances. Mais comment en serait-il autrement tant que son parti ne sera pas totalement clair ? Au Parlement européen les masques sont tombés. Jordan Bardella élu président du groupe fondé par Viktor Orban a pris une posture très anti européenne et pro-Poutine en votant contre les crédits accordés à l’Ukraine, positions qu’il avait soigneusement minimisées lors de la campagne électorale. Rédhibitoire pour moi !  Autant dire que les députés RN élus avec lui sont mis à l’écart et ne serviront à rien pendant cinq ans. De quoi rester méfiant encore plus dans l’avenir.

LFI continue sa stratégie du tout ou rien.

Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, mais sans majorité claire, et il s'est montré incapable jusqu'ici de proposer un candidat commun pour Matignon, sur fond de désaccord entre « insoumis » et socialistes. Mélenchon et ses acolytes continuent la surenchère verbale en qualifiant de « magouilles » ce qui n’est que l’expression du jeu démocratique. Aucune élection n’a été volée alors que le leader de la France insoumise a tenté dès le soir du 2nd tour, à 20H01, une escroquerie monumentale en faisant croire à une victoire qui n’existait pas. Le cartel baptisé NFP n’a été qu’un simulacre pour gagner des circonscriptions. En refusant de voir que le programme bricolé à la hâte ne pouvait plus tenir dès lors que le « front républicain » agglomérait d’autres formations, LFI bloque le jeu par le « tout ou rien ». Un jeu nauséabond qui prélude à une dictature si par malheur, un jour, il parvenait à s’emparer du pouvoir.

Bientôt un gouvernement de coalition.

IL n’est plus question de parler de la « Majorité ». Avec Attal, Ensemble a pris son autonomie et permet le regroupement de ses voix avec celles des LR, comme on l’a vu avec l’élection de Braun-Pivet. Dès lors, on peut considérer que la page Macron est sinon tournée, au moins en cours d’être tournée, d’autant plus que le Président ne peut plus être candidat. En conséquence, la porte est ouverte à un gouvernement d’union de « Salut public » et j’appelle de mes vœux la nomination d’un Xavier Bertrand comme premier ministre, à la tête d’un gouvernement ouvert à des personnalités de la droite, du centre et de la gauche modérée tels Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve qui ont dit leur disponibilité. Il est urgent que la France soit gouvernée. Il n’est pas impossible que les écologistes et le PS s’affranchissent de la dictature de LFI et qu’on assiste à « la rebellion des punaises de lit », ouvrant ainsi le champ des possibles. Il ne s’agit pas de continuer le « en même temps », mais de sortir par le haut de la situation inextricable dans laquelle le pays a été plongé par une décision de dissolution détestable, dictée par l’hubris d’un homme immature et pour le coup, irresponsable. Il s’agit de s’atteler à quelques sujets prioritaires : sécurité, immigration, dette, pouvoir d’achat, loi de finances, que les Français ne démentiront pas s’ils sont pris à bras le corps par des gens compétents.

Ce serait la plus belle des réponses à apporter aux populistes de tout poil, à l’imbécillité des réseaux sociaux, aux dictateurs qui se réjouissaient d’avance de nos déboires démocratiques. En France la démocratie n’a jamais dit son dernier mot !

En attendant, bons jeux olympiques !

 


ENFIN UNE ECLAIRCIE !

 

 

Onze jours après les législatives, la présidente sortante de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a été réélue à son poste hier, grâce à une entente entre la macronie et la droite qui pose peut-être les bases d’une coalition gouvernementale... Le Parlement européen a validé la candidature d’Ursula von der Leyen qui a également retrouvé son poste à la tête de la Commission européenne. Certains y verront que rien ne change, moi je veux y voir une forme de stabilité bienvenue.

L'Assemblée nationale.

La présidente sortante du Palais-Bourbon a été reconduite pour un nouveau mandat, au troisième tour, avec 220 voix, contre 207 pour le candidat NFP André Chassaigne, grâce au soutien des députés Les Républicains. Il a beau dénoncer les « magouilles », la démonstration est faite que le Nouveau Front Populaire n’a rien gagné et qu’un groupe plus nombreux peut prétendre à gouverner. C’est la loi de la démocratie et il est illusoire de crier victoire quand on n’a qu’une majorité relative brinquebalante. Après la bataille du perchoir s’ouvre aujourd’hui celle des postes-clés de l’Assemblée, avec la question des places à laisser au RN. Alors que l’extrême droite avait obtenu plusieurs des postes-clefs de l’Assemblée nationale en 2022, dont deux vice-présidences, La France insoumise et une partie de la majorité sortante emmenée par Gabriel Attal s’y opposent désormais. Le Rassemblement national, premier parti en nombre de députés et en voix, serait donc ostracisé, exclu des principaux rouages de l’Assemblée. Question : peut-on ignorer le vote de plus de 10 millions de Français en excluant leurs élus des rouages de l’Assemblée, au mépris de son règlement ? Il était déjà choquant de voir hier des députés refuser de serrer la main du jeune élu RN chargé de surveiller le scrutin !

A Strasbourg, les masques sont tombés.

Marine Le Pen peut dénoncer les « alliances contre-nature » qui l’ont mise en défaut dans les urnes et à l’Assemblée nationale, de fait le « plafond de verre » auquel elle se heurte existe toujours et risque de se perpétuer tant que le RN sera incapable de nouer des alliances. Mais comment en serait-il autrement tant que son parti ne sera pas totalement clair ? Au Parlement européen les masques sont tombés. Jordan Bardella élu président du groupe fondé par Viktor Orban a pris une posture très anti européenne et pro-Poutine en votant contre les crédits accordés à l’Ukraine, positions qu’il avait soigneusement minimisées lors de la campagne électorale. Rédhibitoire pour moi !  Autant dire que les députés RN élus avec lui sont mis à l’écart et ne serviront à rien pendant cinq ans. De quoi rester méfiant encore plus dans l’avenir.

LFI continue sa stratégie du tout ou rien.

Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, mais sans majorité claire, et il s'est montré incapable jusqu'ici de proposer un candidat commun pour Matignon, sur fond de désaccord entre « insoumis » et socialistes. Mélenchon et ses acolytes continuent la surenchère verbale en qualifiant de « magouilles » ce qui n’est que l’expression du jeu démocratique. Aucune élection n’a été volée alors que le leader de la France insoumise a tenté dès le soir du 2nd tour, à 20H01, une escroquerie monumentale en faisant croire à une victoire qui n’existait pas. Le cartel baptisé NFP n’a été qu’un simulacre pour gagner des circonscriptions. En refusant de voir que le programme bricolé à la hâte ne pouvait plus tenir dès lors que le « front républicain » agglomérait d’autres formations, LFI bloque le jeu par le « tout ou rien ». Un jeu nauséabond qui prélude à une dictature si par malheur, un jour, il parvenait à s’emparer du pouvoir.

Bientôt un gouvernement de coalition.

IL n’est plus question de parler de la « Majorité ». Avec Attal, Ensemble a pris son autonomie et permet le regroupement de ses voix avec celles des LR, comme on l’a vu avec l’élection de Braun-Pivet. Dès lors, on peut considérer que la page Macron est sinon tournée, au moins en cours d’être tournée, d’autant plus que le Président ne peut plus être candidat. En conséquence, la porte est ouverte à un gouvernement d’union de « Salut public » et j’appelle de mes vœux la nomination d’un Xavier Bertrand comme premier ministre, à la tête d’un gouvernement ouvert à des personnalités de la droite, du centre et de la gauche modérée tels Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve qui ont dit leur disponibilité. Il est urgent que la France soit gouvernée. Il n’est pas impossible que les écologistes et le PS s’affranchissent de la dictature de LFI et qu’on assiste à « la rebellion des punaises de lit », ouvrant ainsi le champ des possibles. Il ne s’agit pas de continuer le « en même temps », mais de sortir par le haut de la situation inextricable dans laquelle le pays a été plongé par une décision de dissolution détestable, dictée par l’hubris d’un homme immature et pour le coup, irresponsable. Il s’agit de s’atteler à quelques sujets prioritaires : sécurité, immigration, dette, pouvoir d’achat, loi de finances, que les Français ne démentiront pas s’ils sont pris à bras le corps par des gens compétents.

Ce serait la plus belle des réponses à apporter aux populistes de tout poil, à l’imbécillité des réseaux sociaux, aux dictateurs qui se réjouissaient d’avance de nos déboires démocratiques. En France la démocratie n’a jamais dit son dernier mot !

En attendant, bons jeux olympiques !

 


LES FRANÇAIS N’ONT PLUS LES YEUX EN FACE DES TROUS !

Comment on demande

 

Le résultat des élections législatives en est la démonstration criante :  le divorce est total entre ce que veulent les Français et ce dont la France a besoin. Le pire exemple est le décalage entre le programme très dépensier du Nouveau Front Populaire qui réclame le pouvoir et la situation réelle du pays, économie à l’arrêt et au bord du surendettement. La croyance persistante de nos gauchos dans la présence d’un « trésor caché » dans lequel on pourrait puiser sans limites (les riches) fait partie des fadaises idéologiques auxquelles ils s’accrochent depuis un siècle.  Blocage des prix, retraite à soixante ans, augmentation du smic, sont les constantes d’une économie dirigée par l’Etat socialo-communiste omnipotent, dont les plus démunis font régulièrement les frais et qui conduisent invariablement à la ruine.

Tout, tout de suite !

Et malgré tout, 2 Français sur 3, soit 20 millions de votants sur 33 millions, ont choisi des programmes qui privilégient les dépenses avec des relances ridicules de la consommation, financées à crédit en creusant la dette et le déficit commercial, au détriment de la compétitivité des entreprises et de l’emploi et du financement des enjeux majeurs qu’impose la conjoncture : transition écologique, défense. Jamais la préférence pour le court terme sur le long terme n’a été aussi forte qu’aujourd’hui. Les réseaux sociaux contribuent largement à cet état d’esprit qui conduit la politique au « clientélisme » et à un illusoire égoïsme national, délaissant les sujets géostratégiques et la lutte climatique, privilégiant le pouvoir d’achat (vrai faux problème mis en exergue) au détriment de l’investissement. Force est de constater que nos démocratie libérales sont mal outillées pour affronter le déluge des fake news et niaiseries qui inondent internet, aveuglent les peuples et conduisent à la défiance de ceux qui les gouvernent, leur laissant croire qu’ils sont laissés pour compte et, désemparés ceux-ci s’en remettent aux « magiciens populistes » qu’« on n’a jamais essayés ».  On peut observer le phénomène dans toute l’Europe.

Le cercle de la raison existe.

Malgré les obstacles, nos démocraties sont dirigées par des gouvernants qui tiennent la barre et répondent aux besoins réels des peuples. En Italie, Giorgia Meloni s’est appliquée à corriger ses propositions sous la férule de Mario Draghi, en Pologne, Donald Tusk le centriste démocrate a repris le pouvoir aux populistes du PIS, en Allemagne, les Chrétiens démocrates ont fait reculer l’AFD… Le pire n’est donc pas inéluctable. Chez nous, la France a besoin de consolider sa compétitivité, ses emplois, d’investir des sommes conséquentes dans la transition climatique et dans les technologies. Elle est le pays dont l’influence est déterminante en Europe pour la souveraineté de l’Union et peser pour assurer la défaite du dictateur russe. Les Français ne voient pas que la politique centriste de Macron a donné des résultats plutôt satisfaisants pour les entreprises par l’intervention de l’Etat face aux marchés. Cette politique du « en même temps », le marché et l’Etat, a été très mal expliquée au point qu’elle reste totalement incomprise, d’autant plus qu’elle est surplombée par la détestation du chef de l’Etat. C’est pourtant une politique qui ressemble à celle que mène Joe Biden aux Etats-Unis. C’est la politique vers laquelle tend Ursula Von der Leyen malgré les freins allemands. Il y aurait évidemment bien des défauts à gommer, notamment l’excès d’administration dont souffre notre pays et la « fonctionnarite » aigüe. Mais dans la classe politique, la droite classique et ses alliés restent disponibles pour revenir aux fondamentaux vertueux qui restaureraient le chemin vers la croissance et le redressement du pays.

Foin des idéologies.

Pour regagner la confiance, d’aucuns voudraient pouvoir s’appuyer sur les « experts » pour justifier les efforts à fournir et s’ancrer dans le long terme, arguments concrets et scientifiques à l’appui. Là encore, nos temps modernes ne rendent pas les choses simples. Les économistes sont très décrédibilisés, et les « plateaux en continu » où ils défilent et s’affrontent permettent rarement de se forger une opinion sereine. A l’instar de toutes les sciences sociales, l’économie est revenue à une politisation comme dans les années 60, mais renforcée par les outils modernes de l’informatique.  Certains économistes n’hésitent pas à se servir des ordinateurs pour aller chercher des « données » qui démontrent leurs thèses préconçues, privilégiant leur idéologie à la vérité, ne retenant que ce qui va dans leur sens comme au GIEC, sorte d’obscurantisme paré d’une couleur scientifique. Le programme économique du Nouveau Front Populaire n’a-t-il pas été validé par des économistes de renom, au summum du déchainement idéologique. Heureusement, il existe parmi eux encore des gens intègres, pour qui l’économie est d’abord une science du réel fondée sur des « données » objectives qui permettent d’avoir une connaissance fine de la réalité. 

Le tout est de trouver maintenant les politiques qui auront le courage de remettre les yeux des Français en face des trous. La tâche est compliquée mais pas impossible. Je suis persuadé que le personnel pour la réaliser existe. Il suffit d’ouvrir les yeux sur le cercle de la raison. En attendant, et pour commencer, ce serait bien que la droite et le centre s’entendent pour former la majorité relative la plus nombreuse (220) à l’Assemblée nationale afin d’éviter les délires du programme du Nouveau Front Populaire. 


RN : UNE VICTOIRE EN FORME DE DEFAITE.

Legislatives-2024

 

Le second tour de ces élections législatives énonce un verdict sans appel : le Rassemblement National remporte une nouvelle victoire en nombre de sièges à l’Assemblée nationale, doublant presque ses effectifs, mais c’est une victoire au goût amer car elle dote le parti de Marine Le Pen d’un nombre de députés très loin de l’objectif qu’il espérait atteindre avec la majorité absolue. Pire, avec seulement 143 sièges, il arrive en 3ème position derrière le Front populaire (182) et la Majorité présidentielle (168). Et ce pourrait bien être la défaite de trop pour Marine Le Pen.

L’analyse des résultats de ce second tour, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne confirme pas le premier, permet de faire trois constats : le scrutin uninominal à deux tours présente des exigences qu’il faut absolument remplir pour l’emporter au second ; la diabolisation anti extrême-droite dite stratégie du « front républicain » fonctionne toujours ; le programme proposé doit être complètement abouti et clair pour les électeurs.

Les exigences pour gagner au second tour.

Même avec 35% au premier tour, le scrutin majoritaire, comme son nom l’indique, exige de franchir la barre des 50% pour l’emporter, en cas de duel, ou d’arriver en tête en cas de triangulaire. La règle des 12,5% des inscrits pour être qualifié rend celles-ci peu nombreuses, et les quadrangulaires très rares, sauf si la participation est très élevée. La règle la plus simple consiste donc à nouer des alliances pour trouver les voix manquantes.  Force est de constater que le Rassemblement national reste politiquement très isolé, et les voix de Reconquête ont été trop peu nombreuses pour faire l’appoint. Tant que cette situation perdurera, le RN aura peu de chances de l’emporter dans le cadre d’un scrutin majoritaire, ce qui est le cas de l’élection présidentielle.

La faiblesse de l’implantation.

Le scrutin uninominal est un scrutin « incarné ». C’est bien pourquoi on parle très souvent de la « prime au sortant », parce que le personnage est connu s’il a bien « labouré » sa circonscription. C’est une donnée non négligeable. Or, force a été de constater que les candidats du Rassemblement national étaient la plupart du temps des inconnus parachutés, candidats "fantômes" absents du terrain, et dont la photo ne figurait même pas dans la propagande officielle du parti. En face, le ou les adversaires proposaient une propagande personnalisée, organisaient des réunions publiques et écumaient les marchés, tracs à la main, entouré de partisans. La médiatisation de Marine Le Pen serrant des mains sur le marché de Hénin Beaumont est un placebo insuffisant. Le profil des candidats et leur absence physique a certainement amplifié le manque d’attirance au 2nd tour. Le RN reste un parti peu implanté territorialement, ce qui reste une faiblesse quasi insurmontable. D’autant plus que la sélection a laissé à désirer : trop de jeunes inexpérimentés, notamment.

Le « front républicain » et la diabolisation.

Jordan Bardella avait presque réussi à convaincre que le RN était désormais un parti de droite classique. Depuis les Européennes, et sur la lancée d’une victoire en trompe l’œil, grossie par la proportionnelle, il avait fait un parcours quasiment sans fautes, faisant preuve même de pragmatisme.  Pourtant à la lumière des débats, il a montré quelques faiblesses sur le programme de son parti dont la diffusion a été plusieurs fois retardée, preuve qu’il n’était pas abouti. Le dérapage de Marine Le Pen sur le "rôle honorifique" du chef de l'Etat en matière de défense a quelque peu montré le bout de son nez sur les véritables intentions. Et la désignation de Jordan Bardella comme président du groupe d'Orban au parlement européen  fait tomber le masque sur la véritable position pro-poutine sur le conflit urkrainien. Ce qui n’était pas  prévu, par contre, c’est la rapidité avec laquelle la gauche qui avait passé son temps  à s’étriper jusque-là, s’est réuni pour former un bloc « Nouveau Front Populaire » avec un programme démagogique mais parlant*, et surtout avec une stratégie de désistement systématique en cas  de triangulaire. C’était signer la mort de la majorité absolue pour le RN si ça marchait, et ça a marché. Participation inattendue à la clé, en plus. Nous avons assisté alors à un déferlement contre l’extrême-droite, médias en tête, corps constitués à l’appui, faisant oublier les outrances de LFI tant à l’Assemblée nationale que pendant la campagne pro-palestinienne des européennes avec ses dérapages antisémites… Le parti de Marine Le Pen s’est retrouvé paré de tous les défauts fascisants.

La lassitude des électeurs.

La situation actuelle aura au moins le mérite de montrer que le Rassemblement national, n’est toujours pas en état de gouverner le pays malgré ses affirmations, son projet n’est toujours pas clair sur la Russie, sur l’économie, sur le respect des institutions. Il manque de l’implantation et des relais dont se nourrit une campagne électorale majeure :  trop peu d’élus locaux, trop peu de candidats formés. En 2027, il faudra aussi compter avec l’usure personnelle de Marine Le Pen, à nouveau candidate et vieillissante. La lassitude des électeurs tentés par le RN, constatant l’impossibilité de gagner, pourrait profiter à la droite classique si celle-ci présente un candidat suffisamment attractif et un programme axé sur la maîtrise de l’immigration, la sécurité, la gestion de la dette et campé sur les fondamentaux que sont la laïcité et l’universalisme qui sont les vrais sujets sur lesquels les Français souhaitent être entendus.  

Et l’on se retrouve aujourd’hui avec une gauche qui crie victoire malgré sa majorité « très » relative, parce qu’elle devance la Majorité présidentielle de 18 sièges.  Et voilà la France dont on dit qu’elle est majoritairement à droite à la veille d’être gouvernée par la gauche. On n’est plus à un paradoxe près !

*Pure démagogie : le pouvoir d’achat est un faux problème puisque l’inflation est à son plus bas niveau, Le retrait de la réforme des retraites est un faux nez puisqu’on sait qu’avec le départ à 64 ans on ne boucle déjà pas la facture, et la répartition de la richesse une tarte  à la crème dans le pays le plus imposé de la  Terre et qui redistribue le plus de toute l’Europe…

 


RADIOSCOPIE DE LA 1ère de MAINE-ET-LOIRE

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Il est toujours intéressant d’observer l’évolution des votes, non pas à partir des pourcentages qui sont toujours trompeurs, mais à partir du nombre des voix récoltées d’un scrutin à l’autre par les différents candidats.  Cela permet de mesurer les apports en voix supplémentaires que la participation plus importante produit pour chaque candidat. Ainsi, on peut apprécier dans sa réalité la progression des votes RN et Front populaire.

Entre les législatives 2022 et 2024, avec 18% de participation en plus, 16 500 électeurs supplémentaires se sont présentés devant les urnes. Evidemment, il faut comparer les scores de 1er tour.

Le principal bénéficiaire en aura été le candidat du RN avec 8515 voix supplémentaires ; déjà au scrutin des européennes la liste Bardella avait rassemblé 9636 suffrages en progression de plus de 4 000. Ainsi entre 2022 et 2024, sur la circonscription, le RN est passé de 5 480 voix à 13 995 voix. Presque triplé ! 

A gauche, le candidat de la NUPES avait obtenu 13 163 votes et un candidat divers gauche 2 748, sans que l’on sache si ces voix étaient susceptibles de se reporter intégralement. On va faire comme si.  Le total des voix de gauche était donc de 15 911 voix. Cette fois-ci, la candidate Front Populaire était seule, hormis les deux candidatures d’extrême-gauche aux scores insignifiants. Elle a réuni 20 475 suffrages, soit 7 312 voix supplémentaires, ou 4 564 si on prend en compte les voix du divers gauche de 2022.  On peut donc considérer qu’elle a fait le plein de ses voix en bénéficiant d’une dynamique moins forte que celle du RN, mais encore intéressante.

Le candidat Horizon, de la majorité macroniste, député sortant, avait réalisé un bon score avec 15 380 votes, solidement soutenu par Christophe Béchu. Malgré le surcroît de participation, il maintient quasiment le même pourcentage à 35% des exprimés avec 21 087 voix. Soit un gain de 5707 suffrages. On peut penser qu’il a bénéficié de la mobilisation des électeurs à peu près dans les mêmes proportions que la candidate du Front populaire. Avec cependant un correctif : il semble qu’il ait bénéficié pour ce 1er tour du vote « utile » d’une partie des électeurs LR qui se sont détournés du candidat qui leur était proposé puisque celui-ci perd plus de 700 voix par rapport aux deux scrutins précédents, sans qu’il bénéficie de la meilleure participation électorale.

Pronostics pour le second tour :

Le candidat RN n’a aucune réserve de voix. Il ne peut compter que sur une mobilisation supplémentaire du corps électoral. Arrivé en 3ème position, il a peu de chances de l’emporter, même avec les quelques voix supplémentaires de Reconquête. Ayant bénéficié du plus gros apport au 1er tour, on peut penser qu’il a fait le plein de ses voix.

La candidate Front Populaire a fait un bon score. Elle ne peut compter que sur les maigres apports des candidats d’extrême-gauche, largement insuffisants pour lui permettre de combler son retard. Aura-t-elle des abstentionnistes qui se mobilisent pour elle au second tour ? C’est bien improbable, la menace RN n’étant pas à l’ordre du jour sur la circonscription.

Le favori reste donc le député sortant, d’autant plus que lui peut compter sur le report des 3 700 voix de la candidate LR, la possibilité d’une victoire de l’extrême gauche servant de repoussoir. Il peut compter sur un potentiel de près de 25 000 suffrages qui lui permettra de conserver son mandat. Personnellement, j’appelle à voter pour lui.   

Evidemment, rien n’est jamais certain. Un événement peut toujours survenir qui viendrait défaire   mes calculs et mes beaux raisonnements. En la matière, il faut toujours rester modeste.

Bon vote dimanche prochain !

Le RN n’est pas pour nous, reste à évacuer le Front popu !