LE RECHAUFFEMENT A LE DOS LARGE !
CE QUE J’ATTENDS DU NOUVEAU PRESIDENT DES REPUBLICAINS.

LE VOILE ISLAMIQUE SUR LES LUMIERES

Laicite

Je viens de lire l’interview d’Aurélien Taché dans Le Point, réagissant à  l’incident intervenu au Conseil Régional de  Franche Comté : j’y ai retrouvé les arguments développés déjà il y a trente ans au moment de l’affaire de Creil. Ces « islamocollabos » inconscients,  dont font partie la  Présidente de ce conseil Régional et  les cadres de la FCPE avec leur affiche, n’ont toujours rien compris, à commencer par le fait que l’Islam est une "religion intégriste".  A savoir seulement s’ils savent ce que cela signifie.  Je leur livre  l’article ci-dessous, écrit à la  même époque et  paru dans la presse. Depuis trente ans, il n’a  pas pris une ride. Mais l’Islam a  continué son grignotage de nos valeurs, souvent en défiant la loi.

Avec  le  port du voile ou du foulard (comme on voudra) islamique,  ce n’est pas la question du simple port d’un vêtement qui est posée, mais bien celle des rapports entre notre civilisation occidentale et l’utilisation politique ou identitaire de l’Islam.

Le débat ne se situe pas sur le plan vestimentaire.

Il y a une trentaine d’années, les chefs d’établissement interdisaient la mini-jupe ou le pantalon pour les filles, au nom des usages en vigueur à l’époque. L’évolution des mentalités permet  aujourd’hui ce qui ne l’était pas hier.

L’usage impose encore aujourd’hui quelques règles de politesse comme se découvrir pour saluer (de moins en moins) ou entrer dans certains lieux, dont l’école fait partie. Sur le plan strictement vestimentaire, si l’on accepte une exception pour le « foulard », rien ne permettra plus alors de s’opposer à la casquette sur l’oreille ou d’autres accessoires moins anodins. Et de ce point de vue, l’école reste un des rares endroits où se fait l’apprentissage de la politesse et des usages. Le voile islamique, dans la rue, personne ne songe à l’interdire ; à l’école, et encore plus en classe, il est contraire aux usages.

Mais le voile n’est pas la mini-jupe ou le blue jean en raison de la symbolique forte dont il est porteur.

Le débat ne peut se situer que sur le terrain des valeurs.

Ce qu’on essaie de nous imposer par le voile islamique c’est une pratique religieuse associée à une morale et une pratique sociale toutes deux incompatibles avec nos valeurs.

Rappelons que le voile islamique est le symbole ostentatoire d’une condition féminine inacceptable pour nous, instituant l’inégalité avec l’homme par la soumission de la femme : la femme stérile répudiée, la femme adultère punie de mort, le témoignage de l’homme qui vaut celui de deux femmes, la soeur qui n’obtient que la moitié de la succession dévolue à son frère, le mariage mixte interdit, la polygamie autorisée… Nous ne pouvons pas l’ignorer. C’est la vraie signification du port du voile.

L’affirmation de leur « islamité » par les jeunes filles ne s’arrête pas à cet accessoire vestimentaire. Elle s’accompagne généralement de contraintes supplémentaires telles que l’interdiction de suivre les cours de sciences naturelles, d’éducation physique ou de musique, voire même de s’adresser au professeur si celui-ci est de sexe masculin. D’où le mutisme de certaines filles en classe  que les professeurs ne comprennent pas toujours.

Tolérer le voile, c’est renier le « siècle des lumières ».

Depuis le XVIIIème siècle, l’individu européen a conquis une à une toutes ses libertés. Cette remise en cause devenue permanente, à laquelle l’église catholique s’est elle-même adaptée, a permis la proclamation puis l’application progressive des « Droits de l’Homme ». C’est au nom des Droits conquis que nous avons le devoir de lutter contre toutes les atteintes aux droits élémentaires de la personne. Comme le dit Finkielkraut : « ou le hommes ont des droits, ou ils ont une livrée… ». De peur de paraître intolérants avec les musulmanes « on les confond avec la livrée que leur a taillée l’Histoire ». Voilà le piège : sous prétexte de droit à la différence, on voudrait imposer sur notre sol un apartheid. Ces jeunes musulmanes, et leurs parents avec, devraient savoir que les lois de la République s’imposent à tous et qu’elles ne sont pas toujours compatibles avec celles édictées par le Coran. Les respecter est un devoir pour chaque citoyen et impose des comportements : il n’est pas possible de remettre en cause ce qui touche aux fondements de notre Constitution, même au nom de dieu. La France est d’abord un état laïc.

Le cas particulier de l’Ecole Publique.

L’école publique est faite pour transmettre les valeurs de la République qui constituent le Consensus National, c’est-à-dire notre patrimoine commun, que traduit la notion de citoyenneté. Y entrer, c’est nécessairement les respecter et notre esprit de tolérance doit s’arrêter à toute remise en cause de celles-ci, avec d’autant plus d’exigence que l’établissement accueillera des élèves mineurs. Elle offre en échange, le respect de l’enfant, de sa conscience et de sa personnalité.

Accepter des jeunes filles portant le voile, avec l’espoir qu’elles rejetteront ainsi leur foi, ce serait assigner à l’Ecole publique la mission de laminer les consciences, ce qui n’est pas plus concevable. Mais si les islamistes insistent et acceptent ce risque c’est justement parce qu’il n’est pas grand et que le plus important pour eux c’est l’affirmation de leur prosélytisme religieux.

Céder serait catastrophique : ce serait donner aux partisans d’une certaine pratique de l’Islam les moyens de renforcer leur oppression intellectuelle sur la communauté musulmane. Comme me disait une jeune « beur » récemment : « n’oubliez jamais qu’une jeune fille musulmane vit sous le regard permanent de sa communauté et que cela suffit à la persuader de faire autrement qu’elle le souhaiterait ». Et de fait, depuis quelques années, le port du voile islamique se fait de plus en plus fréquent et de plus en plus jeune.

La liberté de conscience est inscrite dans nos institutions et il n’appartient pas à l’école publique de se substituer aux choix éducatifs des parents. Si les parents des jeunes filles souhaitent leur donner une éducation coranique, c’est leur droit. Mais encore faut-il leur donner la possibilité de faire d’autres choix une fois devenues adultes. C’est donc aux parents que notre société doit chercher à faire adopter ses valeurs. En acceptant que les jeunes filles portent le voile, nous faisons le contraire.

C’est au nom des mêmes valeurs qu’il faudrait y regarder à deux fois avant d’accepter l’ouverture d’écoles coraniques dont l’enseignement reposerait sur des contenus incompatibles avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et les lois de la République et les pratiques répétitives assimilables à celles de sectes.

Il ne s’agit pas d’intolérance, mais de respect de la personne et de protection des mineurs. Dans son livre « Bas les voiles » Chahdortt Djavann assimile à une maltraitance l’obligation du port du voile faite aux filles mineures, et elle n’a pas tort, dans la mesure où cette obligation enferme l’enfant dans une démarche mutilante de sa féminité.

l’Islam n’est sûrement pas incompatible avec la laïcité. Il reste à en rechercher les modalités et à aider ceux, parmi les musulmans français qui souhaitent se situer dans cette perspective-là.

LIBERTE, EGALITE…

Cependant, la pratique de S’il ne faut pas obliger toute personne d’origine étrangère à calquer sa conduite sur notre façon d’être, il est possible tout de même de dénoncer cet aspect de la tradition islamique, sans pour autant vouloir détruire sa culture. D’autant plus qu’il s’agit d’une interprétation la plus étroite de l’Islam, issue du Wahabisme, contre laquelle les femmes luttent dans beaucoup de pays musulmans.

Les minorités religieuses doivent pouvoir exister à condition que celles-ci soient constituées d’individus libres et égaux. Il nous appartient de faire en sorte que cette dernière condition soit toujours remplie.

De ce point de vue, il est important de signifier que la loi républicaine est au-dessus de toute autre, y compris la Charia des musulmans.

 

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