UN PEU D’HISTOIRE…
LE CHOMAGE A ENCORE BAISSE ...

PUISQUE LA FRANCE EST EN GUERRE…

Laicite

 

Le Jihad est une guerre planétaire.

Le terrorisme islamique a choisi l’escalade dans l’horreur. Plus Daesh recule sur le terrain, plus  il s’active pour riposter avec son arme favorite, celle des lâches : l’attentat. Elle ne cessera de s’intensifier et pas seulement en France. Toute l’Europe est visée et les Etats-Unis aussi. Le  monde des « Croisés » en quelque sorte, mais notre pays est une cible prioritaire de ses actions depuis que l’Etat islamique recule au Moyen Orient.  Il s’attaque aussi bien aux musulmans qui ne se reconnaissent pas dans son sunnisme outrancier qu’aux peuples  dits  mécréants.  Si l’Etat islamique recule en Irak et en Syrie, il  progresse en Afrique et en Europe. Contrairement à ce que nous entendons souvent, il ne s'agit pas d'un conflit de civilisations – car il n'y a qu'une civilisation, celle qui va vers toujours plus de liberté, et pas l'inverse. Cette guerre a un objectif clair que nous devons garder à l’esprit : il s’agit de « liquider » -le mot n’est pas  trop fort- la civilisation et la démocratie qui va avec. Il s'agit de l'éternel conflit entre la civilisation et la barbarie. Il ne peut donc pas y avoir de compromis. Il nous appartient collectivement de faire  en sorte que ce ne soit pas nous qui disparaissions. Et il est grand temps de s’y mettre. Ce n’est pas trahir la démocratie que de lui donner les moyens de se défendre contre ceux qui instrumentalisent les Droits de l’Homme pour faire la promotion de l’islamisme. Ainsi, dans notre pays, selon une étude, un tiers des musulmans  accorderait à la « charia » une valeur supérieure aux lois de la République, et elle est appliquée déjà dans quelques villes comme Trappe (Yvelines) ou quartiers, territoires perdus de la République, sans parler des  provocations multiples qui défient quotidiennement les lois communes qui règlent notre mode de vie, comme en témoigne la polémique sur le « burkini ». Autant d’éléments qui créent ce climat de méfiance voire de défiance qui se répand parmi les Français non musulmans, bien que la grande majorité de leurs concitoyens musulmans aspirent à une vie paisible.

La guerre qu’il faut mener comporte deux fronts.

C’est d’abord une guerre matérielle, et la priorité consiste en premier lieu à compliquer la vie de ceux qui prétendent nous soumettre et pour cela de nombreux moyens sont encore à mettre en œuvre. C’est aussi une guerre idéologique qui ne combat pas avec des chars et des gardes nationaux mais avec l’arme de la citoyenneté et de la cohésion populaire autour des valeurs de la République et de la démocratie, et en ne cédant rien sur nos racines judéo-chrétiennes et notre identité spécifique. Cette double guerre, il faut la mener pleinement, d’autant plus que la France est la cible principale en tant que « pays-symbole » de l’universalité des Droits de l’Homme.

D’abord, réprimer et prévenir.

Il y a en effet urgence à entamer et amplifier les actions dans tous les domaines où l’Etat peut agir et faire appliquer la loi et prendre  les mesures préventives en en donnant les moyens aux forces de l’ordre et à la justice. Les terroristes ne sont pas des citoyens-délinquants mais des ennemis à abattre. Ce qui implique d’étendre  la rétention administrative en cas de risque terroriste et de durcir les peines frappant le trafic et la détention d’armes, de détruire les sites internet jihadistes et réprimer sévèrement leur consultation, réviser le droit de l’immigration et de l’asile en cohérence avec nos partenaires européens. Reprenons immédiatement la proposition d’Alain Juppé de créer un « délit de séjour ou de volonté de séjour dans les théâtres extérieurs où opèrent des groupes terroristes », ce qui permettrait d’engager des poursuites contre une bonne partie des « fichés S », et donc de les incarcérer. Ou encore, comme le proposent Nicolas Sarkozy et Les Républicains, « la mise en place d’un service de renseignement dans les prisons », lieux privilégiés de radicalisation. Et qu’on ne vienne pas nous dire que ça n’est pas opportun. Ce volet de la guerre ne peut être mené que par les pouvoirs publics. Puisque le Premier Ministre n’arrête pas de nous dire que nous sommes en guerre, à grand renfort de coups de menton, appliquons le « droit de la guerre » prévu dans la constitution, selon lequel quiconque professe une allégeance à l’Etat islamique est coupable « d’intelligence avec l’ennemi » : le code pénal sanctionne de 30 ans de prison. Il n’est nul besoin de légiférer en la matière. Arrêtons de penser que nous sommes impuissants.

Ensuite, mener la bataille idéologique.

Il y a aussi urgence  à réinvestir le  terrain de l’exigence dans le respect des lois de la République.  Partout et en tout lieu. Nous ne pouvons tolérer cette idéologie religieuse chaque fois qu’elle asservit la liberté au dogme, qu’elle récuse le savoir jusque dans nos établissements scolaires, qu’elle s’oppose  au progrès, qu’elle réduit les opposants au silence, qu’elle asservit les femmes, qu’elle  instrumentalise les enfants…  La France n’est pas une somme ni une multiplication de particularismes : « être Français » tient dans l’acceptation pleine et entière de la souveraineté de la France sur chacun de nous. Ce que les terroristes ciblent en visant notre société, c’est l’humanisme d’adhésion que la France représente et qu’elle porte universellement. Notre idéologie, celle des Droits de l’Homme, qui se veut universelle, doit se défendre contre l’idéologie d’une religion qui prétend à la même universalité.  Pour lutter, nous avons l’arme puissante de la laïcité et de la loi. Il suffit que nous décidions de nous en servir. Pas seulement au niveau institutionnel, où la volonté est  plus que jamais à affirmer. Cela exige notamment que notre administration arrête d’être complice. Ainsi, il s’est trouvé des magistrats pour estimer qu’un garçon qui avait tenté par deux fois de rejoindre Daesh pouvait être lâché dans la nature  avec  un simple bracelet électronique et une simple restriction de ses heures de sortie… Après le meurtre du père Hamel, dorment-ils paisiblement ? J’espère que non.  Quant aux vociférations de Mme Taubira sur le sujet, elle devrait, si elle était lucide, en mesurer l’indécence : elle est coupable d’intelligence avec l’ennemi au moins moralement. Face à une « non-intégration » revendiquée, il nous faut un sursaut dans l’enseignement de nos valeurs.  Et à cet égard, il y a urgence à mettre fin au travail de sape mené par la « Terminator en jupons » (dixit Jean d’Ormesson) de l’Education nationale. Car dans cette guerre, la « transmission » est décisive et elle est en panne, faute de directives claires et de contenus adaptés. L’école et le collège, en premier lieu, doivent redevenir les « bastions de la République », établissements en charge d’éveiller les sensibilités,  d’enseigner les repères, les savoirs  fondamentaux, en commençant par ceux qui fondent nos racines et notre langue. Mais, si la responsabilité de tous les « politiques » est engagée, celle de chaque citoyen qui adhère à la République aussi. On n’est pas islamophobe parce qu’on refuse que le communautarisme tente de s’imposer à l’hôpital ou à la piscine, dans la rue ou au supermarché. Cette guerre commence par la mobilisation de chacun de nous, chaque jour sur le  terrain en nous opposant, en dénonçant, en refusant ce qui ne nous convient pas dans les comportements, dans les  paroles, dans les gestes dont nous sommes les témoins. Nous commencerons à regagner du terrain quand  chaque sortie d’une femme en burka provoquera  un trouble à l’ordre public. Cela veut dire « faire peuple ». Ce volet de la guerre c’est le peuple français collectivement qui doit le mener.

La place de l’Islam dans la République.

Il y a une population française musulmane. Elle doit avoir sa juste place dans notre société, mais elle doit savoir aussi que la  place de l’Islam dans la République française ne peut être régie que par la loi, et notamment celle de 1905 qui codifie clairement ses rapports avec les religions, toutes les religions. Pour que l’Islam ait toute sa place, les musulmans doivent clarifier leur position : de deux choses l’une, ou ils représentent un ensemble de personnes dont chacun agit et ne représente que lui-même et en cela ils se fondent dans l’ensemble des citoyens, ou bien ils constituent un ensemble de personnes animées collectivement par le projet d’étendre le plus possible l’emprise de leur religion, avec sa loi et ses mœurs : dans ce cas, ils deviennent une communauté spécifique que la nation ne peut pas reconnaître et même se doit de combattre. Il faut donc tracer une frontière lisible entre l’affirmation légitime des droits de chaque individu à pratiquer sa religion –ou pas-, et la participation à un « Islam politique » se définissant comme une entreprise collective visant à étendre une emprise religieuse incompatible avec nos lois. Voilà pourquoi la polémique sur le burkini est vaine, car il est bien évident qu'il est une revendication communautariste et religieuse avant d'être une tenue de plage. Tout le débat sur « l’Islam de France »  est une tarte à la crème pour éviter d’affronter cette réalité. Il appartient à l’Etat sur son territoire de dicter ses règles.

Les musulmans n’ont pas  le choix.

Il faut savoir que la population française est en majorité convaincue depuis longtemps, à tort ou à raison, que l’Islam est difficilement compatible avec les valeurs de notre société. Les musulmans doivent comprendre sa méfiance, voire son hostilité, tant qu’ils n’auront pas démontré collectivement, à quelle conception ils adhèrent. Comme l’affirme Youcef Chiheb*, « Si les musulmans de France et d’Europe ne se prennent pas en charge pour éradiquer ce fléau qu’est le Jihad, leur avenir en Europe serait plus que sombre et pourrait les conduire à la persécution, à la déportation voire à l’épuration ethnique comme ce fut le cas en Bosnie. »… Il a bien raison. La seule voie possible est celle d’une diversité culturelle bien comprise, qui s’accommode du refus du communautarisme puisque notre droit ne connait que des individus ne représentant qu’eux-mêmes, et qui prenne en compte pleinement l’égalité républicaine. Il  ne s’agit pas de nier les identités d’origine, ni d’empêcher les cultures propres de s’exprimer, encore faut-il qu’elles intègrent elles-mêmes, pour se fondre dans le creuset national, le fait que la France a un passé, une histoire,  des traditions judéo-chrétiennes et européennes indépassables et irremplaçables. Il leur est demandé d’être Français avant d’être musulman. Car une civilisation se définit tout autant par ses moeurs, son architecture, ses institutions politiques  qui doivent irriguer toute la vie collective. Et c’est possible : j’ai pleins d’amis de culture musulmane qui ont assimilé nos valeurs et qui ont la « double culture ».  Alors, ce sera « l’identité heureuse », comme l’exprime Alain Juppé. Déjà, dans le prolongement des récentes déclarations d’autorités musulmanes, et comme les y invitent Tarek Oubrou ou l’intellectuel Tahar Ben Jelloun, si les Français musulmans refusaient massivement et ostensiblement d’être les supports du prosélytisme islamiste, montraient leur adhésion aux valeurs de la République telle que la liberté de conscience, alors on éviterait que ne se creuse chaque jour un peu plus le fossé  entre les autres Français et leurs concitoyens musulmans. Un chemin ardu sans doute, mais il est praticable si on additionne les bonnes volontés de part et d’autre.  

En attendant, il faut faire la guerre.

Encore faut-il avoir des gouvernants et une classe politique convaincue de sa nécessité. Force est de constater que le pouvoir exécutif  actuel se retranche derrière les paravents trop commodes de l’Etat de Droit, de la République et de la tolérance pour ne pas la faire complètement. Il ne sert à rien d’appeler à « faire bloc », si c’est pour ne rien faire.  Car c’est l’inaction qui crée la défiance et désunit. Le temps presse et nous ne pouvons attendre encore dix mois, avec combien d’attentats et de morts supplémentaires que l’on se contentera de déplorer et de commémorer … en longs discours inutiles.

*Youssef Chiheb, Professeur à l’Université Paris XIII Sorbonne. – « Pourquoi es-tu venu en France, papa ? » ed. alfAbarre

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