LE FIASCO DE LA VACCINATION
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UNE LOI QUI NE CONFORTE PAS LA REPUBLIQUE

Laicite

Le débat sur le projet de loi contre « l’islamisme radical », devenu contre « le séparatisme », puis "confortant les principes de la République", a donné lieu à un florilège d’arguments développés par les « Insoumis », la  gauche  communautariste et le PC, qui laissent pantois.  Mélenchon et ses comparses ont tourné le dos définitivement aux acquis des « Lumières ». Dire n’importe quoi, proclamer des absurdités, porter les pires reniements, défendre la soumission quand on se dit « insoumis », reculer sans cesse, pour justifier que l’on n’a pas le courage de dire ce qui est : le voile islamique n’a rien à faire en France, et encore moins sur la tête des fillettes. Ce n’est pas la question du simple port d’un vêtement qui est posée, mais bien celle des rapports entre notre civilisation occidentale et l’interprétation la plus étroite de l’Islam.

Il faut bien distinguer, s’agissant de l’Islam, la face proprement  religieuse, démarche de foi définie par les « cinq piliers de l’Islam », tout-à-fait compatible  avec nos lois républicaines et la laïcité, et l’autre face qui veut l’imposition d’un ordre social et politique qui sont, eux, incompatibles. Il est important de bien distinguer ces deux faces. La stratégie des islamistes, Frères musulmans et autres, et  de leurs alliés objectifs à fin de récupération électorale, est de dissimuler dans  leur rapport  avec notre monde occidental ce qui sépare ces deux dimensions de l’Islam. Et le point crucial de  cette  occultation concerne la tenue islamique notamment  pour les femmes. Son port  est présenté comme relevant d’une démarche de foi et toute entrave à celui-ci, en particulier à  l’école, comme « islamophobe ». Or, il suffit de consulter le Coran pour constater que cette tenue est un élément d’ordre social.

Ce qu’on essaie de nous imposer par le voile islamique, c’est une pratique religieuse associée à une morale et une pratique sociale toutes deux incompatibles avec nos valeurs. Rappelons que le voile islamique est le symbole ostentatoire d’une condition féminine inacceptable pour nous, instituant l’inégalité avec l’homme par la soumission de la femme : la femme stérile répudiée, la femme adultère punie de mort, le témoignage de l’homme qui vaut celui de deux femmes, la soeur qui n’obtient que la moitié de la succession dévolue à son frère, le mariage mixte interdit, la polygamie autorisée… Des Etats, comme la  Tunisie ont essayé récemment  d’avancer sur ces sujets,  mais ont dû reculer devant la pression exercée par les orthodoxes religieux. C’est la vraie signification du port du voile. L’affirmation de leur « islamité » par les jeunes filles ne s’arrête pas à cet accessoire vestimentaire. Elle s’accompagne généralement de contraintes supplémentaires telles que l’interdiction de suivre les cours de sciences naturelles, d’éducation physique ou de musique, voire même de s’adresser au professeur si celui-ci est de sexe masculin. D’où le mutisme de certaines filles en classe  que les professeurs ne comprennent pas toujours. Nous ne pouvons pas l’ignorer.

Et même sans astreinte religieuse, l’usage impose encore aujourd’hui quelques règles de politesse comme se découvrir pour saluer ou entrer dans certains lieux, dont l’école fait partie. Sur le plan strictement vestimentaire, si l’on accepte une exception pour le « foulard », rien ne permettra plus alors de s’opposer à la casquette sur l’oreille ou d’autres accessoires moins anodins. Et de ce point de vue, l’école reste un des rares endroits où se fait l’apprentissage de la politesse et des usages, du moins j’ose l’espérer. Le voile islamique, à l’école, et encore plus en classe, est contraire à notre code de civilités. Son port dans la rue, relève d’un autre débat.

Entendre Marie-Georges Buffet défendre « la religion opium du peuple » la plus antiféministe qui soit, au nom de la stigmatisation qu’elle subirait, pourrait être savoureux, mais relève d’un déni de  réalité et d’une confusion inexcusables. Une démarche rejointe par l’aile gauche de la majorité  présidentielle, qui a conduit à dénaturer le projet de loi initial,  et  confirmée par le Président lui-même quand il  affirme : « La France n’a pas de problème avec l’Islam ». Ainsi, la fable selon laquelle le voile islamique ne serait pas une pièce maîtresse d’un ordre collectif mais relèverait de démarches de foi individuelles a été largement acceptée par les députés. Tous les amendements concernant le voile ont été rejetés par la majorité. Et en marge, que dire de l’intervention de  la Défenseure des Droits volant au secours du burkini ! En n’affirmant pas clairement que la liberté de conscience  concerne exclusivement la dimension spirituelle de l’existence et exclut totalement l’imposition d’un ordre social et politique qui constituerait une contre-société, le projet de loi voté par l’Assemblée nationale manque son objet. Comme  il  considère l’Islam dans sa totalité  comme une religion, il est conduit à prendre des mesures  concernant les  religions en général,  alors même que la vraie cible n’est pas religieuse. Par souci de neutralité, il  impose des contraintes nouvelles de manière indiscriminée à des organisations religieuses, chrétiennes et juives, qui n’entretiennent aucune visée séparatiste et sont donc des victimes collatérales de la nouvelle loi.

Depuis le XVIIIème siècle, l’individu européen a conquis une à une toutes ses libertés. Cette remise en cause devenue permanente, à laquelle l’église catholique s’est elle-même adaptée, a permis la proclamation puis l’application progressive des « Droits de l’Homme ». C’est au nom des Droits conquis que nous avons le devoir de lutter contre toutes les atteintes aux droits élémentaires de la personne. Comme le dit Finkielkraut : « ou le hommes ont des droits, ou ils ont une livrée… ». De peur de paraître intolérants avec les musulmanes « on les confond avec la livrée que leur a taillée l’Histoire ». Voilà le piège : sous prétexte de droit à la différence, on voudrait imposer sur notre sol un apartheid. Dans son livre « Bas les voiles » Chahdortt Djavann assimile à une maltraitance l’obligation du port du voile faite aux filles mineures, et elle n’a pas tort, dans la mesure où cette obligation enferme l’enfant dans une démarche mutilante de sa féminité. Il ne s’agit pas d’intolérance, mais de respect de la personne et de protection des mineurs, en application de nos valeurs et de nos lois.

Cependant, la pratique de l’Islam n’est sûrement pas incompatible avec la laïcité. Il reste à en rechercher les modalités et à aider ceux, parmi les musulmans français, à l’instar de l’Imam Chalgoumi, qui souhaitent se situer dans cette perspective-là. Les testings effectués auprès des employeurs montrent que les candidats à l’embauche dont les CV suggèrent que, musulmans, ils adhèrent aux valeurs de la République, sont bien accueillis. Nombreux sont ceux qui adhèrent pleinement à la République et le bon sens exige qu’on évite tout amalgame ignorant cette diversité. La  confusion entre les  deux faces de l’Islam  empêche de voir qu’un regard positif sur la dimension spirituelle de cette religion coexiste chez les Français en même temps qu’un ressenti négatif sur sa dimension sociale et politique. Ainsi, si 86% de nos concitoyens rejettent le port du voile, ils ne sont plus que 24% à juger négativement le jeûne du Ramadan. S’il ne faut pas obliger toute personne d’origine étrangère à calquer sa conduite sur notre façon d’être, il est possible tout de même de dénoncer certains aspects de la tradition islamique, sans pour autant vouloir détruire sa culture. D’autant plus quand il s’agit d’une interprétation la plus étroite de l’Islam, issue du Wahabisme, contre laquelle les femmes luttent dans beaucoup de pays musulmans.

Les minorités religieuses peuvent exister à condition que celles-ci soient constituées d’individus libres et égaux. Il nous appartient de faire en sorte que cette dernière condition soit toujours remplie. De ce point de vue, il est important de signifier que la loi républicaine est au-dessus de toute autre, y compris la Charia des musulmans. Ce que la loi votée a oublié d’affirmer clairement.

 

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