LE PETIT COURS D’ORTHOGRAPHE
« POURQUOI LA LUCIDITE HABITE A L’ETRANGER ? »

PARENTS, REVOLTEZ-VOUS… OU FUYEZ !

 

Réforme du collège

Sous couvert d’égalité, c’est le savoir qu’on assassine !

Le bulldozer du nivellement continue ses ravages. Le collège qui est déjà le maillon faible du système éducatif va encore dégringoler : sous couvert d’égalité, c’est le savoir qu’on assassine. Les « pédagogistes », cette meute des docteurs bobos des rues d’Ulm et de Grenelle, n’en finissent pas d’inventer des dispositifs soi-disant innovants au détriment des apprentissages fondamentaux. Tenez-vous bien : on va encore alléger les programmes qui étaient pourtant déjà bien minces. On supprime tout ce qui ressemble à de l’élitisme. Au moins on est certain que les bons, les « intellos » ne deviendront pas excellents, et que les moins agiles resteront intacts dans leur gangue. La gauche en vertu des grands principes va nous fabriquer des générations de décérébrés. Déjà qu’on laissait plus de 100 000 jeunes par an sur le bord du chemin … On renforce la « fabrique du crétin » au lieu de s’intéresser aux moyen de construire démocratiquement nos élites. On est à rebours de ce que la République doit offrir. C’est le nivellement par le bas qui continue.

On avait pourtant une évaluation des précédentes réformes de gauche, initiées par Jack Lang dans les années 80, avec ses « parcours de découvertes » et contre lesquelles Xavier Darcos avait tenté de corrigé le tir : aujourd’hui c’est 20% des élèves en échec scolaire selon les études PISA, et le recul de la France dans le classement. On savait que les apprentis sorciers vomissaient les « programmes Darcos », écrits entre 2007 et 2008, et toujours en place. On n'imaginait pas cependant qu’ils oseraient aller aussi loin dans la déconstruction des savoirs. Vous avez aimé le « foutoir organisé » des activités périscolaires (TAP) avec lesquelles on préfère initier nos enfants  à la construction de polichinelles en pots de yaourt au lieu de leur apprendre à lire, écrire, compter correctement, vous adorerez le collège « rénové » grâce à la novlangue belkacemienne, où l’on transforme les connaissances en « bouillie » pour handicapés mentaux. Il faut d’urgence supprimer le « Conseil Supérieur des Programmes », ce « soviet » pseudo-démocratique qui impose ses lubies idéologiques.

La déconstruction des savoirs passe par celle du collège.

Concrètement, la réforme commence par casser le collège : la sixième prolongera l’école élémentaire, ce vieux rêve du SNI (syndicat des instituteurs des années 60-70). Ce n’est qu’à partir de la cinquième que commencera le « cycle 4 » : « Lors des trois ans de collège du cycle 4, l’élève qui est aussi un adolescent en pleine évolution physique et psychique, vit un nouveau rapport à lui‐mêmeen particulier à son corps, et de nouvelles relations avec les autres. Les activités physiques et sportives, l’engagement dans la création d’événements culturels favorisent un développement harmonieux de ce jeune, dans le plaisir de la pratique, et permettent la construction de nouveaux pouvoirs d’agir sur soi, sur les autres, sur le monde ».Nulle part il n’est question d’apprentissage, de culture, ni de connaissance, moins encore de travail dans cette phrase qui en dit long sur la philosophie du programme de ce nouveau collège.  On y recherche la construction de « pouvoirs dans le plaisir et l’harmonie ». L’élève, l’enfant-roi des bobos, reste au centre du dispositif, en lieu et place du « savoir ». On a envie de crier : « Aux fous » !

La réforme prévoit la mise en place « d’enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI), dans le cadre desquels les enseignants sont appelés à travailler ensemble autour de projets dont on impose huit thématiques fortement teintées d’idéologie dans l’air du temps : du « développement durable » au « monde économique » en passant par la « citoyenneté » ou « les langues et cultures de l’antiquité ». Elles devront représenter 20% du temps des enseignants. Voilà des « EPI » qui ne promettent pas de belles moissons de la connaissance ! On y décloisonne  à tour de bras et les disciplines sont noyées dans un fatras que le galimatias qui l’accompagne n’arrive pas à clarifier. Et cela au moment où les enfants ont plus que jamais besoin de repères stables et de découvrir que rien ne s’obtient sans effort. Qu’on en juge : que doivent savoir les élèves ? Mauvaise question ! Les élèves ne doivent pas savoir, mais savoir-faire, mieux, questionner ! Par exemple :

« Produire des messages à l'oral et à l'écrit :

- en respectant les conventions des deux modes ;

- en montrant un raisonnement construit ;

- en utilisant un vocabulaire spécifique, voire des mots et/ou des concepts dans leur langue d'origine, en changeant éventuellement de langage (du texte au croquis, etc…).

Questionner des documents, les présenter et les exploiter. »

Sans oublier, évidemment, la panacée informatique : « Identifier les ressources numériques utilisées et vérifier leur pertinence et leur crédibilité. Trouver et sélectionner des informations dans des ressources numériques. » En clair, savoir faire des copiés-collés sur Wikipédia ou autre outil de conserve des savoirs préformatés, pratique du moindre effort. Et si vous n’avez pas de moteur de recherche sous la main ? Eh bien, c’est tout simple, vous ne saurez rien.

L’idéologie est partout présente.

C’est ainsi, entre autres, que l’on va livrer aux gamins encore malléables, en guise d’Histoire de France, une mixture mondialiste teintée des obsessions actuelles de nos dirigeants de gauche : le corpus idéologique des « valeurs de la république », de l’égalité sexuelle et de l’omniprésente laïcité. Et surtout, une histoire qui instille sournoisement une image du monde qui sert des intérêts partisans, dans laquelle on oublie Charles Martel et le haut Moyen Age (facultatif) au profit de l’Islam (obligatoire). Tant pis pour le symbole de la bataille de Poitiers. Alors qu’on devrait requérir les deux études. L’élève ne doit plus apprendre, ni comprendre, il doit questionner : questionner un texte, questionner son rapport au monde, au corps, questionner une langue, questionner une civilisation ou des savoirs interdisciplinaires. Mais qui donnera les réponses ? C’est dans la logique du relativisme qui sous-tend tout l’échafaudage des nouveaux programmes. Les réponses proposées ne sont plus du domaine de la connaissance mais de l’idéologie.

Dans ce nouveau collège on oublie l’essentiel : l’apprentissage des connaissances.

Qu’est-ce qu’enseigner ? Certains pensent que l’enseignement doit être constamment repensé : le public n’est plus le même, la société n’est plus la même, les finances ne suivent plus. Les modalités changent donc, il faut s’adapter. Et les réformes suivent... Mais au lieu de se servir des moyens modernes mis au service de la noble cause, l’apprentissage des connaissances, on préfère s’attaquer au contenu. Pourtant, enseigner, c’est d’abord et toujours avoir des exigences envers des jeunes qui seront les adultes de demain, c’est le cœur du métier éducatif, ce qui fait sa valeur et sa difficulté ! C’est avoir des exigences, comme un entraîneur sportif qui pousse son athlète à se dépasser, comme un parent qui fixe des objectifs, met des limites, contraint et encourage à la fois. Rien à voir avec ces animateurs-jeunesse au service de stratégies ludiques qui voudraient faire croire qu’on peut apprendre sans effort.

Oubliées la richesse de nos beaux textes, la spécificité de chaque discipline mise en concordance avec les autres à travers des programmes coordonnés,  la compréhension approfondie  d’une langue à travers son vocabulaire, sa grammaire, sa structure. Comment formera-t-on à l’esprit critique dans d’aimables clubs dont l’objet sera de produire la chorégraphie d’un combat de gladiateurs ou une maquette (si, si, je n’invente rien) ? Et au passage on supprime tout ce qui peut avoir un caractère un tant soit peu élitiste : exit les classes européennes, exit les classes bilingues, exit les cours de latin et de grec… comme hier, exit les internats d’excellence. Et si les bourses au mérite n’ont pas été supprimées, c’est à cause de la levée de boucliers qu’elles ont suscitée. Mais elles sont en sursis. Toutes choses parfaitement logique quand on ne veut voir qu’une tête, farcie d’un magma informe, identique de préférence. La justice scolaire passe, circulez, il n’y a rien à voir !

Mettre le feu ou… s’enfuir ?

Après les grèves d’usage, car la réforme ne passe pas même dans les rangs du très à gauche SNES, avec des promesses de création de postes et quelques hochets pour calmer la grogne, elle entrera en vigueur pour le plus grand malheur de nos enfants qui n’échapperont pas à ce matraquage mortifère. Toute objection est nulle et non avenue. Car, en vrai stratège, la Ministre a bâti sa communication sur les idées qui plaisent : l’autonomie des collèges sur une partie des programmes, l’accompagnement personnalisé, un soi-disant renforcement des langues vivantes, autant de cache-sexes pour masquer l’invention délirante de l’interdisciplinarité pour mieux éliminer les matières qui gênent. Mais heureusement, il y a une échappatoire : comme après chaque nouvelle réforme de l’éducation, tous ceux qui le peuvent se dirigeront vers les écoles privées qui affichent encore la volonté de transmettre de la connaissance. A moins que, la coupe étant pleine, les parents décident de renverser la table !

Il y a un autre chemin de réformes. Il passe par la démolition du Ministère de l’Education nationale, cette citadelle autiste qui veut faire marcher d’un même pas le million de fantassins de son armée du savoir, et dont il n’y a plus rien à espérer que des déconvenues… Ce chemin passe aussi par la « Régionalisation ».  

A suivre, donc …



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