« SARKO OU LE COMPLEXE DE ZORRO »
POUR SUIVRE LA CAMPAGNE DE NICOLAS...

Y’A PAS PHOTO, C’EST SARKO QU’IL NOUS FAUT !

  NS 2012

Depuis mercredi soir, le décor de la campagne est pratiquement planté. Avec l’entrée officielle en campagne de Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession à la tête de l’Etat, le vrai débat va pouvoir avoir lieu entre les deux principaux protagonistes, puisque les enquêtes d’opinion nous indiquent, pour l’instant, qu’ils font largement la course en tête et que la coupure s’est faite avec les suivants.

S’il est un souhait à formuler sur la ligne de départ de cette compétition présidentielle, c’est que les Français et les candidats ne se trompent pas de campagne. Le caractère particulier du débat présidentiel 2012 est d’être contraint, par la force de la réalité, à trois sujets impérieux pour l’avenir d’un pays aujourd’hui invité à emboîter la marche vive du monde, ou à décrocher. Le premier est la reconquête le plus rapidement possible d’un équilibre budgétaire durable. Le deuxième impératif de cette campagne, en partie conditionné par le précédent, a trait à la restauration de notre compétitivité, principale clef du redressement de l’emploi.  Et le troisième grand enjeu de cette campagne est l’éducation, depuis trop longtemps délaissée. Mais la contrainte budgétaire laisse imaginer qu’une grande politique éducative ne peut se résumer à l’affectation de moyens supplémentaires.

Dès le premier soir, Nicolas Sarkozy a imprimé sa marque et donné le ton. La veille, François Hollande l'avait accusé d'avoir commis « toutes les erreurs en cinq ans » et avait qualifié son quinquennat de « fiasco ». Pour son premier meeting de campagne, le Président désormais candidat a rendu coup pour coup. On l’a senti Heureux d'être enfin dans l'arène, heureux d'être au combat, heureux de pouvoir lâcher ses coups. Et il a sorti, à Annecy, l'artillerie lourde. Premier thème de réponses : les mensonges ou le mensonge permanent. Un défouloir bienvenu après quatre années d’insultes incessantes. On n’aurait pas compris qu’il se gêne. Il a dénoncé la « faiblesse » et la « lâcheté » du député de Corrèze, lui reprochant de mettre la France « à la merci des marchés financiers » et surtout de « mentir matin et soir ». Remettre en cause la réforme des retraites, « laisser filer les déficits », donner le droit de vote aux étrangers, « compromettre l'avenir » de la filière nucléaire, a-t-il égrené, « c'est affaiblir la France ». Et « laisser croire que l'on peut affaiblir la France sans risque pour les Français, c'est mentir aux Français ».

Lui se pose comme le candidat du « courage », de « l'honnêteté », du « devoir ». Lui se veut le candidat hors système, proche du « peuple », tandis que François Hollande serait celui des « élites », dont « il ne sort que des compromis boiteux ». Une posture pour le moins osée mais que justifie le « seul contre tous » qui lui est imposé et surtout les négociations d’appareil entre PS et Verts. « Les syndicats, les partis, les groupes de pression, les experts, tout le monde parle à la place du peuple sans jamais se soucier de ce qu'il veut. Cela ne peut pas durer », a-t-il continué, se posant en héritier du général de Gaulle pour mieux défendre ses propositions de référendum  et se donnant pour ambition de « rendre la parole à cette France du non.  Ces hommes et ses femmes des classes populaires et moyennes qui ont envie de dire non pour exprimer leur détresse et parfois leur colère, il faut les respecter, il faut les écouter »,

« Les Français vont redécouvrir Nicolas Sarkozy, son vrai visage », confie un de ses conseillers. . L'offensive vise à reconstruire, par touche, son image. Nicolas Sarkozy veut faire oublier ses « erreurs » des débuts du quinquennat. Et tordre le cou à ce qualificatif de « président des riches » que la gauche est parvenue à lui accoler. On avait déjà vu François Fillon à la manœuvre sur ce terrain-là, dans « des paroles et des actes », un premier ministre qui en a remis une couche aujourdh’ui sur le « mensonge » des 70 milliards de soi-disants cadeaux fiscaux. Il s'est donc appliqué à donner aux Français l'image d'un homme près du « peuple », à l'écoute, désormais « loin du protocole » et de la « lourdeur de la fonction » présidentielle.

L'audience du président mercredi soir sur TF1 (10,7 millions de téléspectateurs) est la preuve qu'il intéresse toujours et que sa parole n’est pas si décrédibilisée que cela. Elle reprendra toute sa valeur quand, sous les coups de boutoirs de la campagne et l’évidence des responsabilités, les masques tomberont.

Fatalement.

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