VERBATIM
LE CARNET DE CAMPAGNE DE SERAPHIN

L’HYMNE A LA FRANCE FORTE

 

  Meeting Marseille 2 Meeting Marseille Meeting marseille 3


Que les médias sont réducteurs et rendent compte d’une réalité avec le prisme déformant que chacun veut bien utiliser. Ainsi du discours de Marseille prononcé par Nicolas Sarkozy, ce n’est pas que François Hollande n’aime pas la France, ce qui n’a pas été dit et résulte d’une interprétation d’un long passage dans lequel il demande si « on aime la France » quand on agit de telle ou telle façon. Ceux qui donnent la réponse montrent que la démonstration était suffisamment convaincante.

Ce que j’ai retenu du discours, moi, c’est la définition de la France qu’il aime : ça tombe bien, j’ai la même que lui. Nous aimons la même France !  Ce pays généreux qui est aussi la cinquième puissance du monde et qu’il a bien servie pendant ces presque cinq ans.

Il s’est appliqué à retracer les difficultés qu’il a rencontrées : qui peut nier que nous avons évité la catastrophe en 2008 avec la crise financière, qui peut nier que nous l’avons encore évitée en 2009 avec la crise économique et la récession, qui peut nier que l’Europe est passée près du gouffre au cours de l’été 2011. Dans chacune de ces crises, le Président Sarkozy s’est activé et a permis que le pire soit évité par ses initiatives. Ces crises ont-elles fait des dégâts : à l’évidence et ils se nomment chômage, stagnation du pouvoir d’achat et explosion de la dette. Lui sont-ils imputables ? Evidemment non : qui aurait fait mieux ? Certainement pas la gauche, avec ses idées rétrogrades et coûteuses.

Il s’est appliqué aussi à rappeler toute l’action réformatrice qu’il a menée en parallèle et dont les résultats sont aujourd’hui masqués par les conséquences des crises. Ces réformes, il fallait les faire. Bien sûr qu’il serait pédant d’affirmer que toute a été réussi. Personnellement j’ai aimé cette forme d’humilité de Nicolas Sarkozy. Elle lui correspond plus qu’on ne croit. Qui peut le contredire quand il affirme « jamais autant de réformes n’ont été accomplies depuis le début de la Vème République. Ces décisions difficiles, je les assume. Si je ne les avais pas prises à temps, où serions-nous aujourd’hui ? ».  C’est une manière d’amener chacun à bien mesurer les enjeux du scrutin. Occulter toute cette action et ne pas reconnaître que par son action, le Président de la République nous a évité le pire, n’est-ce pas mentir aux Français ?

Oui, il brandit l’étendard du volontarisme et ça lui va bien : « la volonté ne peut pas tout, mais sans volonté on ne peut rien ! ». Mener les réformes avec courage, prendre les décisions difficiles, ne pas reculer devant les obstacles et tenir un discours de vérité, c’est sa manière d’aimer la France, et c’est aussi « refuser de sacrifier son avenir ». Nous partageons sa conviction que la « France sortira plus forte de cette épreuve ».

Mais dorénavant, la tâche sera plus difficile puisque le Sénat est passé à gauche, le passage par le « congrès » est condamné. Pour réformer quand les corps intermédiaires s’opposent, ce qui est à craindre avec la formation professionnelle, il reste le recours au referendum. On comprend pourquoi il se tourne vers le « peuple » et retrouve un chemin gaulliste qu’il a peu emprunté.

Oui, « quand on aime la France, on ne ment pas tous les jours aux uns pour faire plaisirs aux autres. On dit la vérité aux Français sur ce que l’on veut faire ! »

On retiendra aussi de ce meeting sa proposition d’introduire un peu de proportionnelle dans les élections législatives pour permettre à tous les courants d’être représentés mais aussi une concertation pour diminuer le nombre des députés.

Nicolas Sarkozy a été combattif, mais pas agressif comme se sont complus à le répéter les commentateurs. Il n’y a pas de violence, et si les mots font mal c’est qu’ils touchent les points sensibles de l’adversaire. On sait que les Français restent suspicieux à l’égard du candidat du PS notamment sur sa capacité à tenir ses promesses une fois au pouvoir. Ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui en est responsable.

Quant à la violence teintée de mépris, il ne faut pas chercher bien loin dans les commentaires comme celui de Benoit Hamon : « candidat du peuple, c'est aussi crédible que si Mme (Laurence) Parisot se posait en représentante des ouvriers ou M. Madoff en représentant des petits épargnants », ou de Moscovici : « j'ai vu hier un président qui n'était vraiment pas à la hauteur de sa fonction et dont le meeting était de nature à dégrader le débat public ». Rien que ça. Je vous passe Montebourg et Bartolone…. Mais ça ne les empêche pas d’envisager de changer les « fonctionnaires du système » : cela porte un nom : la chasse aux sorcières. C’est digne des régimes totalitaires mais ça ne les dérange pas.

Décidément, comme le dit Nicolas Sarkozy : « Nous ne leur ressemblons pas, nous ne serons jamais comme eux, nous n’avons pas les mêmes méthodes… ».

 

 

Commentaires

Thomas d'Erceville

Plutôt que "chasse aux sorcières", j'aurais utilisé le terme de "purge stalinienne" ça leur ressemble, nous ne leur ressemblons pas!

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