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Ras-le-bol

 

Quand le pouvoir ne comprend rien.

Le ras-le-bol est bien là. Il est profond. Mais  le pouvoir ne veut y voir qu’une grogne. Il entend mais ne veut rien entendre, parce qu’il n’écoute pas,  parce qu’il ne prend pas la mesure du mécontentement. Partout où je vais, chez les commerçants, dans la salle d’attente du médecin, les gens parlent comme jamais ils ne l’auraient fait  auparavant. Il faut que la coupe soit pleine. Alors évidemment, beaucoup ne sont pas sur les ronds-points avec un gilet jaune, mais à coup sûr ils s’exprimeront avec leur bulletin de vote, ou pas. De son côté, certain que sa majorité peut tout imposer avec arrogance, le Président s’entête. Atteint dans son narcissisme, il n’accepte pas d’avoir fait  les mauvais choix, il  ne comprend pas que sa politique ne donne pas de résultats. Les Français n’en peuvent plus d’attendre.

L’opposition ne capte pas la colère à son avantage.

Inutile de se demander pourquoi. Marine Le Pen s’est complètement déconsidérée lors du face-à-face où elle a fait la démonstration de son incompétence. Elle reste un réceptacle  de mécontentement, elle ne  représente pas une alternative crédible. Jean-Luc Mélenchon a offert un bien triste spectacle récemment qui en dit long sur son caractère. Le tribun a du talent,  mais désormais son outrance fait peur, et c’est tant mieux. La France peut se passer d’un épisode totalitaire qui  l’achèverait. Quant à la droite républicaine, les affaires entretenues contre  Nicolas Sarkozy et les démêlés judiciaires de François Fillon l’ont considérablement affaiblie. Les  trahisons des juppéistes, de Philippe à Berger, de Darmanin, de Le Maire ont  porté un coup fatal au crédit de ses dirigeants. D’autant plus que ceux qui sont passés chez Macron font aujourd’hui une politique qui renie complètement leurs engagements précédents. Le meilleur exemple en est le cas  de la CSG dont Bruno Le Maire voulait baisser le taux quand il était candidat alors qu’il est celui qui applique une augmentation massive. Ne nous étonnons pas que les adhérents qui n’ont pas renouvelé leur adhésion soient dégoûtés. Pourquoi croiraient-ils ceux qui ont pris le flambeau : « et puis demain, ils feront l’inverse de ce qu’ils  disent ! ».  C’est ce que j’entends souvent. La dispersion au nom de  prétextes discutables n’encourage  pas non plus. Il faudra du temps et de la constance  à ceux qui ont accepté de relever le défi pour séduire à nouveau. Note chance, c’est le renouvellement : autour de Laurent Wauquiez, Les Di Beneto, Duby-Muller, Genevard, apportent un coup de fraîcheur sur la  politique et permettent de garder l’espoir.  Mais quand je vois  les manœuvres de Juppé et de Raffarin, je reste un peu pessimiste. J’espère pour eux qu’ils ont une longue cuillère  en bois quand ils vont déjeuner à l’Elysée.

Les procès à tout bout de champ.

Le dernier en date concerne Laurent Wauquiez et son allusion au nazisme à propos de « l’eugénisme ». Propos commentés, sortis de leur contexte,  comme il se doit,  qualifiés de « terrifiants » par Estrosi.  C’est sa bêtise à lui qui est terrifiante. Car quoi ? Il faut parler aseptisé ? Surtout ne pas déranger la pensée dominante ?  Bien évidemment ceux qui veulent nous faire avaler la  PMA hurlent en premier d’être comparés à des nazis. Amalgame trop facile pour crier plus fort qu’il ne faut. Mais quoi,  une femme qui choisit son donneur de gamètes en compulsant un catalogue pour trier dans les caractéristiques physiques, c’est pas très loin de la sélection  pour avoir des blonds aux yeux bleus… Je comprends que ça dérange.  Encore Laurent Wauquiez était-il bien plus soft dans son expression. Que les éternels donneurs de leçons braillent, on a l’habitude.  Mais de grâce, évitons de nous tirer dessus quand on est dans le même camp, même en marge. Bon, en tenant de tels propos, je vais être à jeter en pâture aux fauves. Pour tout dire, ça m’en touche une…

Le manque de résultats.

C’est bien le problème ! La France se traîne depuis trop longtemps avec son boulet du chômage et ses politiques cycliques « prélèvements-relance-déficits-dette-replonge », avec, à chaque fois, un peu plus de handicap. Le résultat est un pays écrasé d’impôts, avec le taux de prélèvement le plus élevé d’Europe et les dépenses sociales les plus fortes du monde, par une extension permanente du nombre des « ayant droits » du fait de l’appauvrissement. Un cycle infernal. Non, je n’exagère pas. Si bien que la moindre taxe est devenue insupportable à ceux toujours moins nombreux qui doivent supporter le fardeau. Macron avait peut-être suscité un espoir, mais en bon politique marqué par la haute technocratie, il n’a su que reproduire toujours le même scénario, à peine modifié. Et comme les corps intermédiaires se sont eux aussi disqualifiés à force de conservatisme, le roi est nu. Il y en a qui disent qu’on est au bout du rouleau et que ça va mal finir. Sarkozy le premier, paraît-il ; ça pourrait bien !

 

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