TRIBUNE HEMIPLEGIQUE
GRANDE REUNION PUBLIQUE DE BAUGE

PERFIDE ALBION AS USUAL

 

Europe_le_volontarisme_politique

L accord européen intervenu cette nuit s’est fait sans l’Angleterre. David Cameron n’a pas voulu engager son pays dans la solidarité européenne, voulant préserver la place de Londres et ses manipulations financières. Une attitude qui bloque la possibilité d’un nouveau traité, mais qui n’empêche pas la zone Euro de s’organiser vers une cohésion validée par des accords intergouvernementaux garantissant les règles de fonctionnement et la stabilité de la monnaie unique. En fait, le "Prime Minister", en ménageant ses eurosceptiques, nous rend service, car le chemin de la validation d’un nouveau traité aurait été ardu et long.

L’Angleterre qui avait déjà choisi de ne pas entrer dans l’euro, préfère une fois de plus le « large ». Grand bien lui fasse. Cela n’empêchera pas l’Union d’avancer. En cherchant à garantir la solidité de leur monnaie, les 17 de l’Euroland s’engagent dans un « approfondissement » de l’Union par les obligations auxquelles ils devront se soumettre sur le plan budgétaire. C’est la porte ouverte à de nouvelles avancées, telle la convergence fiscale, et des politiques communes d’investissement. Toute l’union en profitera. Espérons que cette fois-ci est la bonne. D’ici mars, il va falloir mettre en place les termes des accords à valider et une fois votés, soumis à ratification des parlements nationaux. Se présentera alors l’épineux problème de la « règle d’or » à inscrire dans la constitution.

L’Europe continentale continue donc sans l’Angleterre qui redevient une île. Même si Cameron a bien pris soin de ne pas refermer la porte totalement, en indiquant clairement son souci d’appartenance au club des 27, c’est à une forme d’isolement que son pays va désormais s’adonner. On ne voit pas bien ce qu’il peut y gagner sauf à faire profiter Londres d’un rôle de refuge pour les capitaux au cas où l’idée viendrait aux autres états européens de voter une taxe sur les transactions financières, la rendant largement inopérante, ça va de soi. Est-ce là l’espoir secret ?

En France, la nouvelle n’étonnera pas. Chacun se souviendra des réticences du Général De Gaulle à faire entrer les Anglais dans le marché commun. C’est Georges Pompidou qui a cédé. Il semblerait que ce soit Nicolas Sarkozy qui close le chapitre. Mais l’Angleterre dans l’Europe, cela a été souvent des ennuis, notamment avec Margaret Thatcher : « I get my money back ! ». Tout le monde se souvient aussi des échanges musclés avec Jacques Chirac au temps des « montants compensatoires » où il était question de parties viriles « sur un plateau »….

Mais ce pourrait être aussi un mauvais calcul, car le superbe isolement ne présente pas que des avantages pour un pays qui fait l’essentiel de ses échanges avec ses partenaires européens. On se souvient encore, qu’après avoir refusé le « marché commun », c’est parce qu’ils étaient quasiment ruinés que les Anglais étaient venus frapper à la porte avec les six autres pays de « l’alliance de libre-échange ».

Comme dit l’autre : « wait and see ».

 

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