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QUAND LES « FAKE NEWS » SONT BIEN UTILES…

LA SCIENCE CONFRONTEE A L’OBSCURANTISME

Vaccin-enfant

 

Le  phénomène atteint tous les pays occidentaux,  mais notre pays est  particulièrement concerné. Il suffit d’observer le recul du nombre des étudiants inscrits dans les disciplines scientifiques qui sont passés de plus de 130 000 dans les années 1996-97 moins de 10 000 au début des années  2000 et le déclin s’est  poursuivi depuis. Une chute préoccupante d’autant plus qu’inversement on voit progresser les comportements  de méfiance à l’égard  de la science, une forme d’obscurantisme qui se propage  d’autant plus facilement qu’internet offre  des tribunes  aux arguments  simplistes des  propagandistes.  Si la méfiance éthique est raisonnable  quand il s’agit par exemple de bioéthique, domaine où tout ce qui est techniquement possible n’a pas vocation à être autorisé, elle n’est  pas de mise quand il s’agit de sujet de santé publique mettant en jeu la  sécurité sanitaire collective.

La  vaccination.

Alors, je vais faire  encore hurler, mais je veux  participer au combat contre  l’obscurantisme quand il s’agit de la vaccination obligatoire. Au moment où nous constatons une recrudescence des maladies infantiles contagieuses et où notre  pays est exposé à une immigration  de population dont  l’état  sanitaire pourrait s’avérer dangereux en propagation d’épidémies diverses, ce qu’on peut lire, entendre ici ou là sur la  vaccination obligatoire me laisse pantois. Quand j’apprends que 55%  des français pensent que le ministère de  la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher la nocivité des vaccins, je dis qu’on nage en plein délire. Quand on se  met  à craindre la science plus que la nature,  la médecine officielle  plus que les  errements des médecines alternatives, l’intégrisme n’est pas loin.  Quand il s’agit de leur santé personnelle, les patients ont le droit de faire ce qu’ils veulent, y compris de  croire au pouvoir des poudres de perlinpinpin. Mais quand il s’agit de la vaccination, le libre arbitre individuel n’a  plus lieu d’être. Car disons-le haut  et fort, la vaccination n’est pas affaire de choix individuel,  c’est une décision qui nous engage tous :  ceux qui ne se vaccinent pas mettent  la santé des autres en danger et s’ils  tombent malades  par leur faute, ils ont évidemment recours à la Sécurité sociale, qui est aussi financée  par les autres ! La logique de solidarité collective en matière de vaccination s’impose donc, voilà pourquoi il faut à  juste titre la rendre obligatoire pour un certain nombre de  maladies. Toutes les études scientifiques depuis un siècle montrent que la vaccination est vitale pour la collectivité et sauve des millions de vies. Il  ne sera pas  dit que le pays de Descartes soit  devenu le pays de la  haine de la science.

Les onze vaccins obligatoires.

En matière de sciences, toutes les opinions ne se valent pas. Tout est bon pour  alimenter le fantasme de collusion  avec les laboratoires mais on ne peut pas faire l’impasse sur l’épidémie de rougeole qui a frappé la France en 2011 : entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas déclarés,  près de 1500 ont  présenté une pneumopathie   grave, 34 cas ont connu des complications neurologiques et 10 sont décédés. A  côté, les rares inconvénients issus des vaccinations sont bénins. Il est bon que la vaccination soit obligatoire. Les résistances n’ont pas lieu d’être, sauf à se réfugier dans l’obscurantisme et les croyances,  comme présenter la vaccination comme un acte « contre-nature ». Il ne s’agit  pas de condamner le recours à l’homéopathie, mais celle-ci ne doit pas exclure la  médecine allopathique. Et quand il s’agit de lutter contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites, l’Hépatite B, la pneumonie, la  rougeole,  les oreillons ou la rubéole qui font l’objet des 11 vaccins obligatoires, la  question de  la  liberté individuelle ne peut se  poser face à la sécurité  collective.

Ces croyances qu’il faut combattre.

L’hygiène a permis la disparition des maladies infectieuses : c’est faux ! C’est l’introduction du vaccin qui a permis la diminution des personnes infectées. L’exemple observé au Japon le prouve : un suspension du programme de vaccination contre la coqueluche a été suivi d’une explosion de la maladie qui retombe  dès que le programme reprend. Le pays n’a pas connu, dans le même temps, de crise de l’hygiène qui aurait pu apporter l’explication,  ce qui,  en aucune façon n’aurait influencé la bactérie responsable de la  coqueluche.

Multiplier les vaccins nuit au système immunitaire des enfants : Encore faux ! Leur système immunitaire peut affronter plusieurs vaccins à la fois, et même ceux-ci le stimulent en lui permettant de fabriquer des défenses. Une étude a même estimé que le système immunitaire des jeunes enfants peut répondre à 10 000 vaccins à  la fois.  Avec 11 vaccins, il reste de la marge.

L’immunité innée est suffisante pour faire face aux maladies : toujours faux ! A la naissance, un nourrisson est protégé contre certaines  maladies grâce aux anticorps transmis par la mère, mais l’immunité disparait après quatre mois tout au plus. Seule la vaccination apporte une protection complète et durable.

Les  vaccins causent l’autisme : une hypothèse émise par une étude portant sur 12 cas  qui n’a jamais  pu être vérifiée par de  nouvelles  études. Par la suite, il a été révélé qu’une manipulation frauduleuse des données avait été réalisée par le responsable de l’étude en question.

Les  vaccins peuvent causer  la  mort subite du bébé : certains ont mis en corrélation la mort avec la  vaccination, sur des cas isolés. Toutes les études épidémiologiques s’accordent à dire qu’il n’existe  pas  de lien de causalité. Il n’en reste pas moins, que ce phénomène de  mort subite reste encore mal compris.

L’extension de l’obligation répond à des intérêts économiques : l’impact reste faible, dans la mesure où  70%  des  enfants ont déjà reçus les 8 vaccins supplémentaires concernés par l’extension de l’obligation.

Ce sont les adjuvants à base d’aluminium qui suscitent le  plus les craintes. Or, ils sont utilisés depuis 1926 sur l’ensemble de la  planète sans qu’aucun signal d’alerte n’ait  été émis par aucun pays. 12 millions de doses contenant ce type d’adjuvant sont administrées chaque année en France et un seul nouveau cas de myofasciite serait  survenu depuis 2012 ! Aucun lien de causalité n’a pu être établi avec les  adjuvants aluminiques.

La lutte contre l’obscurantisme n’est pas chose aisée, à une époque où la logique de  la violence et de l’irrationnel prolifère.  A défaut de faire appel à la raison, j’espère que la  logique des arguments et  des faits avérés l’emportera sur les affirmations  assénées par des gens qui fondent souvent leur démarche scientifique sur des convictions douteuses.  Allez-y, traitez-moi de tous les noms d’oiseaux qui vous plairont ! 

 

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