UNE ELECTION N’A PAS DE PRIX… MAIS ELLE A UN COÛT !
LES DELIRES D’UN PRESIDENT AUTISTE

A GAUCHE, RIEN NE VA PLUS !

Guerre des gauches Melenchon  Valls 2

Décidément, il ne faut pas tourner le dos. Voici une analyse qui fait la synthèse des événements de la semaine dernière. Forcément, il y a beaucoup à dire !

Depuis 2012, nous serons passés de l’improvisation à l’impuissance politique. Un calvaire dont la France n’avait pas besoin. La dernière semaine écoulée, à cet égard, est édifiante : jamais pouvoir élu n’aura sombré autant et aussi profondément dans la déliquescence. La France n’a plus vraiment de gouvernement puisque l’exécutif ne dispose plus d’une majorité réelle au parlement. Mais « ça va mieux ! » : quelle pantomime minable traduit cette formule censée permettre au candidat Hollande de se relancer dans une course impossible, alors qu’il a fait la preuve de son incompétence ! La tension provoquée par la décision du gouvernement de recourir à l’article 49/3 de la Constitution pour faire adopter la loi « Travail » laissera des traces profondes. La crise qui divise la gauche s’est envenimée au point de rendre quasi impossible la possibilité pour le président de la République de briguer un second mandat.

On croit rêver, mais c’est un cauchemar.

Désormais, aucune conciliation n’est possible entre les « deux gauches ». L’Assemblée, la semaine dernière, ressemblait à un champ de bataille : les « frondeurs » tentant de déposer leur propre motion de censure, la droite s’activant pour rédiger la sienne (normal), en passant par le concert de cris indignés contre un pouvoir qui soulève la haine dans les rangs de ses propres troupes. On a tout eu, la violence verbale des « frondeurs », l’extrême-gauche en surenchère, les « Nuits debout » qui s’endormaient relancés avec leur cortège de violences, les syndicats en furie avec une CGT hystérique, les casseurs dans les villes face à une police épuisée qui fait ce qu’elle peut, avec courage et professionnalisme…  Voilà l’image que la France offre au monde, celle d’un pays balloté, gouverné d’une main molle voire absente, un pays sur le point de sombrer. Et on aura tout vu : la recherche d’un nombre de députés suffisant pour présenter une motion de censure de gauche contre un gouvernement de gauche qui échoue à deux signature près (volontairement ?) ; les communistes, condamnés par leur faible  poids à l’Assemblée se résoudre à voter avec la droite la motion de censure ; des élus socialistes choisissant de voter eux aussi avec la droite. C’est sans précédent ! Les Français n’en peuvent plus de ce cauchemar.

Et ça va continuer !

D’abord parce que la loi votée est partie au Sénat qui va se faire un plaisir de rétablir le texte initial en « l’améliorant » dans le sens libéral. La guérilla va donc continuer jusqu’à la seconde lecture à l’Assemblée. La crise que le tandem Hollande-Valls a déclenchée par ses maladresses, notamment en lançant le projet El Khomry sans en avoir discuté avec les syndicats et les élus de son camp, est donc loin d’être terminée. Bien que la loi ait été vidée de son contenu, il va continuer d’en payer le prix fort car elle est rejetée avec autant de vigueur que la version initiale. Là encore, on a assisté à un festival d’atermoiements, d’hésitations, de flou des intentions, de calculs politiques qui n’ont cessé d’alimenter les querelles, les divisions, bref, la chienlit. L’enjeu principal, la lutte contre le chômage, a vite été perdu de vue. Au final on découvre une situation irréelle : la gauche ne sait ni ce qu’elle veut ni où elle va, le Front National attend que le fruit tombe tout seul pour le ramasser, la gauche de la gauche reste habitée par ses vieilles croyances et sombre dans l’obsolescence, et le réformisme syndical se trouve dépassé par le syndicalisme de combat activé par M. Martinez, quant à la droite occupée par sa primaire elle réagit en ordre dispersé.  Mais comment comprendre ce peuple (bien peu suivi) qui est sorti dans la rue et y reste parce que le pouvoir tente de créer des emplois ! Cela se passe au moment où Alain Juppé, le champion de la droite dans les sondages, annonce un programme très libéral. Certains sont amenés à se poser légitimement la question de savoir si les mesures qu’il préconise sont compatibles avec l’esprit actuel des Français dont on voit à travers les études d’opinion qu’ils sont majoritairement opposés à une loi pourtant bien timide.

L’escalade vers le pire !

Ces députés « frondeurs » soi-disant courageux qui s’opposent au gouvernement s’arrangent pour ne pas provoquer la crise ultime qui conduirait à une dissolution. Cela exigerait un courage qu’ils n’ont pas. Leur seul objectif est de rendre impossible la candidature du sortant pour imposer un candidat plus en adéquation avec leur idéologie intangible. Alors ils se contentent de l’agitation et des mots. Pour attaquer la loi El Khomri, ils n’en désirent pas pour autant un retour prématuré de la droite qui ferait « pire » selon eux. Leur langage pour stigmatiser le texte, comme celui des communistes et des syndicats, est apocalyptique. On perçoit, dans leurs comportements, une sorte de vertige suicidaire : ils en appellent à une révolution bien archaïque que le différend sur la loi « travail » ne justifie pas et que l’état actuel du pays ne peut pas supporter. Et cette gauche en folie, qu’annonce-t-elle ? Les cheminots feront grève deux fois par semaine, « Nuit debout » se poursuit… Et toute cette agitation, ces violences, alimentées par une prophétie plus ou moins auto-réalisatrice, vont déboucher sur des désordres de plus en plus dévastateurs autant pour l’économie que pour la stabilité politique. Ce mélange d’aveuglement idéologique, d’idées caduques, de nostalgie d’un monde qui n’existe plus et dont ils refusent d’accompagner les transformations, est le plus terrible pour notre pays. Car s’il est impossible de réformer l’emploi, comment pourrions-nous passer aux autres réformes aussi urgentes qui attendent ?

Leur ligne Maginot : la droite « ultra-libérale ».

L’illusion, c’est bien sûr que le chef de l’Etat aurait, lui, contre vents et marées, sauvegardé ce modèle social que d’autres aspireraient à démolir. Rien de plus faux, évidemment. Le système court à la faillite parce que le gouvernement actuel n’a pas su rompre avec un chômage de masse subventionné à haute dose, avec une fiscalité asphyxiante dédiée au paiement à crédit de nouveaux droits et, par ricochet, avec une croissance trop atone pour assurer le train de vie fou de l’Etat impécunieux. Ainsi la « protection » tant vantée par la gauche est-elle une tromperie : la réalité est que les échecs de l’exécutif nourrissent la précarité et l’exclusion. Mais le Président pense éclipser ces piètres performances en exploitant la faille d’une opposition dont il va caricaturer les propositions. C’est vrai que les candidats à la primaire présentent un catalogue de mesures parfois au détriment d’une vision pour le pays. Mais celles-ci n’ont rien d’ultra-libérales comme le clame l’ectoplasme Cambadélis. Crier « Au secours, la droite revient ! » c’est un peu court. Mais cette description outrancière de la politique de l’offre à travers une loi soi-disant libérale, relayée en boucle par des Martinets ignares en économie, a pour but de décrédibiliser les propositions de la droite et du centre, voire de les rendre impossibles.

Montrer le chemin.

L’arrivée au Sénat de la loi El Khomry va au contraire donner l’occasion à la droite de réécrire le projet de loi : en s’appuyant sur le projet initial et en l’enrichissant de mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises. Dans l’enceinte de la « haute assemblée », le texte va être discuté, ce qui n’a pas pu être fait avec le 49-3 à l’Assemblée. Bruno Retailleau souligne ce qui sera la ligne suivie par le groupe Les Républicains : « élaborer une doctrine de réforme du code du travail portée par Les Républicains et les centristes. » Les efforts d’enrichissements porteront sur le contrat de travail, la durée du travail, les seuils sociaux, tout en s’attaquant à l’usine à gaz du compte pénibilité… Il s’agit d’apporter de la flexibilité aux entreprises tout en favorisant la participation des salariés. Le but : gagner de la croissance, donc créer des emplois. Une véritable réforme sortira de ces travaux, avant d’être démolie à nouveau par la deuxième lecture. Mais le texte sera prêt pour l’alternance ! Profitons-en au passage pour faire comprendre aux Français le bien-fondé de la démarche.

 

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