TRUMP S’EN SORT, MAIS RIEN N’EST REGLE

AH NON, PAS PETAIN ! (Pauvre France)

Archibald en colère

 

Déshérence mémorable

La cote de confiance du chef de l'Etat recule pour le troisième mois consécutif dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et tombe à 27 %. Signe que « l'impopularité devient hostilité », 44 % des Français ne lui font « pas confiance du tout », soit une hausse de 9 points sur un mois, et sept Français sur dix (69 %) ne lui font « pas confiance ». Ce qui montre un durcissement inquiétant pour lui. Lorsqu'ils sont interrogés par les instituts de sondage, les Français ne font même pas référence à la baisse de la taxe d'habitation ni à  celle des cotisations sociales, intervenues en octobre. Ces deux arguments font partie de la rhétorique macronienne mais n’impriment pas.   En ce qui concerne les baisses de cotisations sociales sur les salaires, payées par les salariés, c’est un mauvais argument pour trois raisons.  D’abord, le gain est assez minime, deuxièmement il donne le sentiment que l’Etat fait l’aumône puisque c’est de lui que procède la diminution de cotisations qui participaient au financement de la sécurité sociale, troisièmement en contrepartie, la  CSG a été augmentée de 25% au début de l’année. Les salariés ne sont pas dupes. Ils savent par ailleurs que l’Etat devra trouver l’argent pour financer la Sécu dans leur poche ou par la dette. Enfin le raisonnement du Président fait l’impasse sur l’inflation. Or on ne peut débattre de la question du pouvoir d’achat sans regarder aussi du côté de l’inflation : le pouvoir d’achat désigne non pas ce que l’on gagne – sa « fiche de paie » ou le montant de sa pension retraite – mais ce que l’on peut acheter avec ce que l’on gagne et il dépend donc de manière cruciale de l’évolution des prix. Si on ajoute au cocktail, les taxes multiples qui viennent s’ajouter, on obtient le résultat que l’on sait.  Le ras-le-bol  fiscal ! « L’itinérance mémorielle » devient donc « une déshérence  mémorable ».

Objectifs de croissance bien optimistes.

Avec 0,4 au premier semestre, suivi d’un 0,4 au troisième trimestre, la croissance française n’a pas encore atteint 1%: 0,8 % ! Pourtant les observateurs continuent de tabler  sur 1,6  % pour l’année 2018. Il faudrait un furieux rebond de  0,8 % minimum au quatrième trimestre pour y parvenir. Il y a bien sûr la suppression du 1/3 de la taxe d’habitation pour ceux qui en bénéficient, mais il  n’est pas dit que les Français dépensent ce bonus.  Car  l’horizon s’assombrit et ne va pas vers  une conjoncture aidante. Bruxelles n'est pas très optimiste sur l'état de santé de l'économie européenne. La Commission européenne révise à la baisse ses perspectives de croissance pour l'an prochain à 1,9 % en 2019 contre 2 % annoncé cet été et prévoit un ralentissement à 1,7 % en 2020.  Et l’Allemagne, notre principal  partenaire révise aussi à la baisse ses objectifs.  Le coup de frein de l’environnement économique européen, annoncé par Jean-Marc Daniel, se précise  et pourrait mettre à mal la croissance française. Si on fait 1,3 % ce sera  peut-être le  bout du monde. Et avec une inflation à 2 % … Et avec quel déficit commercial ?

Une victoire en « Trump l’œil » !

Trump a le triomphe tonitruant mais il perd gros  en perdant la majorité à la chambre des représentants. Aussi, il n'a pas attendu. Il tend la main aux démocrates en façade mais c’est pour mieux tenter de les étrangler. Car la main tendue s’accompagne de menaces. Du pur Trump ! S'ils adoptent une « warlike posture », il répliquera. Et violemment. Là, on peut lui faire confiance. De leur côté, les démocrates se préparent déjà à l'attaquer sur les impôts, sur les conflits d'intérêt, sur ses relations avec la Russie pendant la campagne, entre autres. Les  sujets d'affrontements ne manquent pas. Sans perdre de temps, le Président a annoncé qu’il serait candidat à sa succession. On est donc parti pour deux ans de guerre sans merci et deux ans de campagne électorale féroce. Les démocrates réclament déjà des auditions sur le renvoi de Jeff Sessions, l’opposition estime que le limogeage du ministre de la Justice plonge les États-Unis « en pleine crise constitutionnelle ». Rien ne va pouvoir avancer dans les deux ans qui viennent aux États-Unis, entre Trump, une chambre des Représentants démocrate et un Sénat républicain. On appelle ça le « gridlock » ! (l’impasse). Pas de quoi inquiéter les marchés :  c’est le scénario idéal pour les investisseurs. Pour l’instant.

 

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