LA NUIT Où LA FRANCE BASCULA DANS LA MODERNITE.
LE TEMPS PERDU … (à la recherche du...)

DANS LA TORPEUR D’AOUT

Hollande corcovado

 

J'ai l'impression de me répéter....

L'économie sur un tout petit braquet.

Bien qu’importante, l'information a fait peu de bruit : l'économie française a fait du surplace au deuxième trimestre alors que l'Insee et la Banque de France tablaient sur un bon chiffre. Si on ajoute l'augmentation du chômage en juin, annoncée quelques jours auparavant, il est évident que l'été économique ne tient pas les promesses du printemps. Ce  devrait être une alerte pour le gouvernement qu’il aurait tort de négliger, ce qu’il a pourtant fait. Le discours reste le même, à la fois simpliste et surréaliste : l'économie est repartie sur de bons rails !  Peu importe que ce soit sur une voie de garage. Hollande croit toujours à ses fantasmes alimentés par une croissance de plus de 1 % en 2015, des vents extérieurs positifs avec la baisse du prix du pétrole et de l'euro, les premiers effets du pacte de responsabilité sur les marges des entreprises et la loi travail. Hélas, la réalité est différente. La conjoncture française est fragile, faiblarde. « Ça va mieux », a encore répété le chef de l'Etat le 14 juillet. Non, évidemment non ! D'autres facteurs vont peser négativement dans les prochains mois, comme les incertitudes liées au Brexit et les répercussions du terrorisme dont la facture pourrait être salée. On peut donc craindre le pire avec la préparation du budget 2017.

Récolte de blé catastrophique.

Que la France manque de blé, ça on le savait. Mais on avait pas besoin de cette catastrophe supplémentaire. La faute à pas de chance : les conditions climatiques. Avec les excès de pluie et le manque de lumière du printemps, les épis ont mal poussé et se sont mal remplis. D'après la FNSEA, la production pourrait être inférieure d'un quart à son record de l'an dernier, retombant ainsi à son plus bas niveau depuis au moins trente ans. Elle sera en plus difficile à vendre, car elle est de mauvaise qualité. Chez les producteurs concurrents comme la Russie, l'Ukraine, les Etats-Unis ou même l'Allemagne, c'est exactement l'inverse. Les Américains auront aussi une récolte mondiale record, alors que les stocks sont déjà élevés et que la demande commence à se tasser. Les prix vont donc continuer à chuter. Du coup, le chiffre d’affaire des céréaliers français pourrait s'effondrer de moitié. Certains exploitants risquent de perdre les deux tiers de leurs recettes, voire davantage. C'est un choc brutal, même dans la profession agricole, où on est habitué aux aléas.

Compétitivité toujours insuffisante.

Le déficit commercial s’est creusé à 24 milliards d’euros eu premier semestre, alors qu’il s’était un peu résorbé l’an dernier grâce à la baisse du prix du pétrole. Parallèlement, les importations tirées par la consommation des ménages, progressent … et contribuent à creuser le trou (comme quoi la relance de la consommation est une fausse bonne idée  bien ancrée dans la pensée de gauche). Et le déficit devrait encore se creuser au second semestre. L’hexagone compte deux fois moins d’entreprises exportatrices que l’Italie et trois fois moins que l’Allemagne. La France  ne pourra pas concurrencer les coûts bas de l’Espagne, n’atteindra pas la qualité de gamme de l’Allemagne et ne peut pas rivaliser avec le dynamisme des PME italiennes…  

Mais il faudrait travailler moins, parait-il …

Et dépenser plus ! La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, candidate à la primaire du PS, défend un plan de relance économique de 35 milliards d’euros et une sixième semaine de congés payés. Toujours le même réflexe keynésien complètement inadapté au monde actuel. Elle évoque également son souhait d'augmenter le Smic à 1.300 euros nets et de créer « un revenu de base pour tous les jeunes de moins de 28 ans ». Décidément, le logiciel économique à gauche reste le  même : obsolète !

Et la richesse se casse…

Entre 2000 et 2014, la France aurait perdu 43.000 foyers fiscaux millionnaires, sur un total de 323.000. A cause de cette expatriation massive, l’image de la France est ternie. Les Français n'aiment pas les riches. Un des baromètres infaillibles pour mesurer ce mépris réside dans l'analyse de notre fiscalité. Elle soumet les patrimoines à une kyrielle d'impôts, dont les taux apparaissent confiscatoires au regard de la récente baisse des rendements de toutes les classes d'actifs. Malgré tout, notre pays refuse de reconnaître une des conséquences majeures de ce choix politique : l'exil massif de Français fortunés vers des pays ayant une fiscalité plus raisonnable. Et après on s’étonne que l’économie perde de sa substance et que les Chinois rachète tous nos fleurons ! 

Et pour finir, même à Rio, la moisson commence mal ! 

 

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