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L’EUROPE MERITE MIEUX QU’UN VOTE DEFOULOIR

SARKOZY : POUR UNE RENOVATION DE L’EUROPE !

 

Sarko Le Point europe


A trois jours de l’élection des députés européens, dans une tribune publiée aujourd’hui dans Le Point et le quotidien allemand Die Welt, Nicolas Sarkozy appelle à une rénovation en profondeur de l'UE qu’il présente comme la garantie « d’un modèle de civilisation ». Celle-ci doit s'appuyer sur « une grande zone économique franco-allemande » qu’il avait commencé à construire. Il préconise aussi la sortie de l'actuel Schengen.

« Nous devons être Européens et Français »

Résolument pro-européen, l'ancien président dit comprendre que l’actuelle Union Européenne soit source d’exaspération et de colère pour les Français mais « ce n'est pas un paradoxe que de plaider tout à la fois pour l'Europe et pour la défense de notre identité, c'est-à-dire la spécificité de notre modèle », explique-t-il, connaissant pertinemment les nombreuses réticences de nos compatriotes envers Bruxelles et sa bureaucratie.

On ne sera pas surpris qu’il n’appelle pas à voter pour l'UMP. Mais le message est cependant clair. Quand Nicolas Sarkozy s’exprime, c’est en tant qu’ancien Président, et donc il n’est pas question pour lui d’aller ferrailler dans l’arène politique. Il s’agit de se placer au-dessus de la mêlée en prenant de la hauteur pour proposer des solutions afin de corriger les erreurs du fonctionnement actuel de l'Union : « Nous devons profondément refonder notre politique européenne », affirme-t-il.

« Une grande zone économique franco-allemande »

Lui qui qui s'était efforcé, durant son quinquennat, à faire du couple franco-allemand le moteur de l'UE (d'où le surnom de « Merkozy » qui qualifiait ses relations avec la chancelière Angela Merkel) défend à nouveau « la création d'une grande zone économique franco-allemande cohérente et stable au cœur de la zone euro qui permettra d'abord de mieux défendre nos intérêts (…) en gommant nos handicaps fiscaux et sociaux.». Aussi dénonce-t-il « l'absence actuelle de leadership qui met l'Europe en danger, car sans vision, sans cap et sans priorité ». Une critique à peine voilée envoyée à son successeur dont il ne cite pas le nom. Cette grande zone « nous permettra d’abord de mieux défendre nos intérêts face à la concurrence allemande, en gommant nos handicaps fiscaux et sociaux et ensuite de prendre le leadership des 18 pays qui composent notre union monétaire. Inspirons-nous de ce qui marche en Allemagne et des réussites de la France. Imposons un équilibre dans nos rapports. Défendons nos lignes rouges », décline l'ancien président.

« Un nouveau projet pour l’Union »

Nicolas Sarkozy souhaite plus d'intégration pour les 18 pays de la zone euro. Alors que l'étendue des pouvoirs dévolus à Bruxelles est régulièrement dénoncée par la classe politique française, il veut supprimer pas moins de la moitié des actuelles compétences communautaires. Celles-ci « devront demain être assumées par les Etats nationaux, et en regroupant les compétences de l’Europe en une petite dizaine de politiques prioritaires et fondatrices : l’industrie, l’agriculture, la concurrence, les négociations commerciales, l’énergie, la recherche... », précise-t-il. «La Commission ne devrait plus avoir de compétences législatives puisqu'il y a un Parlement européen. Elle demeurera en charge de la mise en œuvre, du contrôle et éventuellement de la sanction». Une réflexion qui approfondit sa vision : il n'avait jamais été aussi loin lorsqu'il était à l'Elysée.

« Il faut un Schengen II »

Face à « l'échec sans appel de la question essentielle des flux migratoires » - dont le front national a fait son cheval de bataille - Nicolas Sarkozy veut « suspendre immédiatement Schengen et le remplacer par un Schengen II auquel les pays membres ne pourraient adhérer qu’après avoir préalablement adopté une même politique d’immigration ». « C'est une évidence, affirme-il, ainsi il serait mis fin au détournement de procédure qui permet à un étranger de pénétrer dans l’espace Schengen, puis une fois cette formalité accomplie de choisir le pays où les prestations sociales sont les plus généreuses », avec cette mise en garde :  « Si nous ne réagissons pas rapidement dans les années qui viennent, c'est notre pacte social qui va exploser ». C’est du simple bon sens.

« Une Europe qui protège »

Comme il l'avait abondamment fait durant sa campagne, Nicolas Sarkozy vante également une Europe qui « protège, notamment des dérives idéologiques de nos gouvernants et des majorités qui les soutiennent », poursuit-il, allusion claire qui vise le pouvoir socialiste actuel. « La dérive à laquelle nous assistons serait pire encore. Impôts sans limite, dépenses publiques sans frein, déficits explosés ». Mais « l'Europe a une responsabilité aujourd'hui : contribuer au règlement des crises pour éviter que (cet) anneau de révolutions ne devienne pour l'Europe une ceinture de dangers incontrôlables

Cette tribune est aussi un appel aux électeurs de droite à aller voter dimanche prochain. Si Nicolas Sarkozy ne dit pas pour quelles listes il faut voter, ce n’est pas son rôle, le message est fait pour être entendu. "Je suis bien heureux qu'il publie une tribune pour venir appeler les Français à la mobilisation !", a lancé Jean-François Copé, sous les applaudissements du public venu assister au meeting.

Si l'Europe se cherche un leader...

 

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