L’ETE EN PENTE FORTE
GRANDES AMBITIONS ET (TOUT) PETIT BRAQUET !

IMPOTS… PAS FAIRE AUTREMENT !

Contribuable détroussé

Voilà que les socialistes se mettent à dénigrer les hausses d’impôts. C’est d’abord le pingouin, le 14 juillet, qui souhaite que les impôts n’augmentent pas trop, comme si une force obscure l’obligeait à le faire, c’est Mosco-Garcimore qui s’inquiète du « ras-le-bol » fiscal de la population, bien placé pour le savoir puisqu’il est aux manettes à l’Economie, et qui plus est reçoit le renfort  de poids de Fabius pour un gel de la fiscalité, c’est le ci-devant Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée qui regrette la suppression de la taxation des heures sup’… avec en contrepoint notre Casanova du budget qui dénonce une intoxication de la droite sur le sujet avec à la clé de son argumentation toute une série de baisses. Tous les ingrédients d’un bon vaudeville que les socialistes nous jouent pour nous enfumer une fois de plus.

A quoi sert donc ce soudain « mea-culpa » ? Car dans tout ce charivari de déclarations, aucune n’annonce de baisses d’impôts. Serait-ce que si les impôts deviennent trop lourds c’est parce qu’on ne peut pas faire autrement ? C’est vrai que si 2013 aura été horrible, et l’on s’en aperçoit avec la chute des feuilles d’automne qui commencent à tomber dans les boites aux lettres, 2014 sera pas mal non plus avec la hausse probable de la CSG pour financer les retraites, la hausse de 1,4% de la TVA au 1er janvier, la poursuite du gel du barème qui est une augmentation mécanique, la continuation de la désindexation des retraites, … Et autres taxes à venir, n’en doutons pas !

Comme il n’est pas question que le gouvernement renonce à accroître la pression fiscale en 2014, alors qu’elle atteint déjà 46% de la richesse brute du pays, parce que cela l’obligerait à baisser  la dépense publique et à tailler dans les dépenses sociales, il veut se donner le beau rôle en expliquant que cette hausse est la faute à tout ce qu’on veut, Sarkozy de préférence dont le PS explique sans cesse l’impopularité de ses mesures par les contraintes imposées par le mandat précédent. Le gouvernement et le PS ne sont évidemment pas responsables de toutes les décisions prises depuis un an et demi !!!

Les impôts n’ont donc pas fini de s’additionner. Cela me rappelle la caricature de JPP (Jean-Pierre Papin) qui disait sans cesse : « c’est affreux ! ». Les impôts, c’est affreux, mais en voilà un de plus, et un autre et encore un… La réalité, c’est que derrière cette contrition apparente et le recours systématique à l’impôt, se cache un manque de courage politique évident, celui de réduire les prestations sociales pour rééquilibrer les systèmes de retraites et de santé. Grâce à l’impôt, le sombre Ayrault peut affirmer sans vergogne qu’il ne mène pas une politique d’austérité puisqu’il fait payer les riches qui sont en réalité tout le monde. Quelle hypocrisie.

On ne peut pas faire autrement : mon œil ! La part faite aux impôts dans le redressement financier n’est pas une fatalité : c’est un choix politique et stratégique. Peut-être parce que c’est plus facile à faire avaler que les mesures drastiques de baisses des dépenses publiques auxquelles les socialistes sont intellectuellement et idéologiquement opposés. Au lieu de nous amuser avec un discours spécieux, ils feraient mieux de dire clairement les choses.  Car les louvoiements hypocrites auxquels ils se livrent font le lit des extrêmes (droite, notamment) plus sûrement que les discours décomplexés de Copé. Mais Désir-l'ectoplasme ne peut pas comprendre ça, c'est au-dessus de ses moyens.

La réforme des retraites qui se profile n’est-elle pas une belle illustration supplémentaire de ce manque de courage !

 

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