HADDOCK A 80 ANS, MILLE SABORDS !
LA DICTATURE DU « JE »

WOKE, PIRE QUE LES BOLCHOS !

Crétin

Avez-vous entendu parler du mouvement « Woke » ?

Aux Etats-Unis il a envahi toutes les universités. Dans  l’éventail politique, on le place  à « l’ultra-gauche ». Ce sont des extrémistes qui alimentent le « Black lives Matter » et  avec lesquels Joe Biden va devoir composer. De ce point de vue, il  aurait mieux valu que les Démocrates ne gagnent pas les deux sièges qui leur permettent d’avoir les coudées franches au Sénat. Le nouveau président aurait eu ainsi un bon prétexte  pour leur résister.

Un obscurantisme simpliste.

Cette gauche « woke » est adepte de la  politique identitaire et pratique la chasse aux sorcières en faisant taire toute parole dissidente au nom d’un antiracisme devenu une sorte de racisme fou lui-même. Bret Weinsten, professeur de biologie, a dû démissionner de l’université d’Evergreen où il enseignait après s’être  opposé à une journée « anti-blancs » organisée par des étudiants militants  de la cause identitaire. Il ajoutait ainsi son nom à la liste déjà longue des « professeurs annulés » par les « justiciers sociaux ». Ce mouvement vise à abattre le système parce qu’il le considère comme corrompu, et se donne comme objectif de « tout recommencer » à partir d’une page blanche. C’est d’une grande naïveté, mais aucune nuance n’est possible et la contradiction n’est pas permise. Ce que l’on observe ressemble de manière effrayante au bolchévisme où à la période chinoise précédant le Grand Bond en avant.  Des séances d’autocritique sont organisées où les professeurs blancs doivent battre leur coulpe en public en énumérant leurs privilèges.  Des séances grotesques mais  le mouvement manie une telle stigmatisation, notamment sur les réseaux sociaux, avec la complicité de grands  médias, qu’il n’y a guère de possibilité d’y résister. Les  accusés préfèrent se résigner et avouer des choses qui ne sont pas vraies dans l’espoir que les accusateurs passent à autre chose ou ciblent quelqu’un d’autre. Une dictature en cours de formation menace donc les principes fondamentaux de la démocratie et du libéralisme qui font de nous des citoyens et non simplement des porteurs d’identités raciales ou sexuelles. Même si les arguments sont pauvres et la « bêtise » de la vision Woke évidente, le caractère contagieux de la stratégie est spectaculaire. Notre civilisation se trouve confrontée à ces nouvelles formes de racisme, camouflées en lutte contre l’injustice.

Une coalition instable.

Les règles  d’appartenance à la cause sont basées sur ce qu’on appelle l’intersectionnalité (qui vient de faire son entrée à Science Po Paris). Le mouvement appelle à la « cancel culture », ou « culture de l’annulation » qui consiste à appeler explicitement au boycott et à l’effacement de l’espace public de personnes jugées racistes, homophobes ou sexistes. Tout est prétexte pour cette génération qui ne supporte plus d’être offensée et pour laquelle le moindre propos caricatural et le scepticisme sont considérés comme autant de micro-agressions  exigeant la création d’espaces sécurisés où aucune parole blessante ne puisse les atteindre (On est où ?). « Je me sens blessé », tel est l’argument qui autorise désormais toutes les excommunications : avoir conscience que l’on est blessé, c’est être « éveillé », « woke » ! "Eveillé" dans l'obscurité, allez comprendre. Il faut dire, que le « woke » vient de loin, il est né dans les départements d’études critiques énamourés du philosophe Michel Foucault et de la théoricienne du genre, Judith Butler. Le « wokisme » s’est épanoui sous la seconde présidence d’Obama. Et ce n’est donc pas un hasard si le Black Lives Matter, après la mort de George Floyd, a vite abandonné le thème des violences  policières pour appeler à mettre à bas le capitalisme et à démanteler tout l’héritage américain. Mais si ce mouvement prend de l’ampleur et parvient à prendre du pouvoir, il se fragmentera en factions qui ne tarderont pas à se battre les unes contre les autres.  La communauté LGBT se fractionne déjà aujourd’hui entre les homosexuels et les transgenres. Les « tribus » auront tendance à se recomposer selon des lignes identitaires raciales, ce qui est très dangereux. L’antisémitisme est présent dans le mouvement  de manière ouverte et en progression.  De plus, ce  mouvement est en train de créer le démon qu’il prétend combattre, et sortir le nationalisme blanc des marges où il campe actuellement, ces blancs que leur diabolisation exaspère et qui vont grossir les rangs des « suprémacistes ».

Mais une idéologie qui se répand.

La  résistance s’organise. De nombreux intellectuels de la gauche libérale américaine se rebellent contre cet étouffement, plus  de 150 écrivains, artistes et journalistes parmi lesquelles J.K.Rowling, Margaret Atwood.... L’université de Chicago a pris la tête de la fronde, suivie par plus de 50 autres établissements universitaires. Il s’agit de défendre la liberté d’expression et le débat contradictoire. En réalité, ces voix dissidentes restent très isolées.  La  vague « woke » a quitté le champ strictement universitaire pour déborder dans les médias grands publics,  le monde des affaires et les institutions de l’Etat. Certains s’alarment de l’alliance des campus avec l’industrie de la tech, cette oligarchie omniprésente qui prête allégeance au mouvement en forçant  ses employés à organiser des séminaires d’inclusivité et à signer avec les fameux pronoms (him, her,she, he), pratique mise en place pour ne pas risquer de « mégenrer » certaines personnes, et que Kamala Harris emploie elle-même sur son compte twitter. La victoire démocrate sonne  comme une victoire pour eux.  Le Committee on Rules de la Chambre des représentants a dévoilé la feuille de route de la 117ème session du Congrès qui se veut la « plus  inclusive de l’histoire ».  Que l’écriture inclusive soit l’une des premières urgences traitées par les démocrates en dit long sur la puissance de la base progressiste « woke ». Et ce n’est pas un hasard si les Etats-Unis voient  se développer comme un phénomène de  mode le nombre des adolescents transgenres qui touche particulièrement les jeunes filles.

Défendre l'universalisme !

L’absurdité du portrait que fait la gauche « woke » des défauts de l’Occident est en fait une terrible insulte pour les minorités qui veulent simplement une chance de réussir.  D’ailleurs l’élection présidentielle américaine a révélé le  nombre impressionnant d’intellectuels noirs qui ont donné de la voix contre ce mouvement, et le constat doit aussi être fait que  le score de Trump a été largement renforcé par les électorats  de gens de couleur.  On comprend aussi pourquoi Trump qui a dénoncé cette idéologie comme un poison, a fait un score énorme bien qu’il ait été battu. Près de la moitié des américains  sont donc en résistance. Comme le constate Sam Abrams,  professeur de sciences politiques à New York et cible  des wokistes : « ça fait tellement de bien de savoir que chez vous les parents peuvent encore dire à leurs enfants qu’ils sont un petit garçon ou une petite fille.  Chez nous on dirait : comment osez-vous assigner un genre ? ». Nous ne sommes pas pour autant à l’abri. La « cancel culture » s’implante dans nos universités et dans nos grandes écoles. Delphine Ernotte l’impose sur le service public télévisuel sous prétexte de « diversité », elle est suivie par le nouveau directeur de l’Opéra où l’obsession raciale est entrée avec Alexander Neef. A Sciences Po Paris, l’idéologie racialiste,  décolonialiste et indigéniste fait peu à peu son nid : « Comment voulez-vous travailler avec des gens qui vous disent que, parce que vous êtes blanc, vous n’avez pas le droit de participer  à la discussion, que vous ne pouvez pas comprendre ce que vivent les noirs ou les personnes maghrébines ? » s’indigne le président de la section UNEF. J’ai envie de crier « au secours, Félix Eboué, Léopold Senghor, Aimé Césaire, Rachida Dati, … ! ». L’universalisme qui fonde notre culture est pourtant le seul remède  au racisme, car  c’est une expérience unique qui essaie de réduire l’impact de l’identité en favorisant la collaboration au-delà des lignes identitaires, à travers la citoyenneté et le mérite. Un système éminemment supérieur aux autres, et plus juste, mais aussi très fragile dès lors qu’il repose sur la volonté et l’effort individuels. La guerre idéologique ne fait que commencer.

Il n’empêche, je suis un mâle blanc, hétérosexuel, républicain universaliste et démocrate libéral. J’assume l’Histoire de mon pays et son passé colonialiste, je respecte sa culture et ses traditions chrétiennes.  Ceux à qui ça ne plait pas, wokistes ou islamistes radicaux, peuvent aller se faire voir ailleurs. Si vous voulez de l'autocritique, en voilà !

 

 

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