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DOUCE FRANCE… OU ES-TU ?

Douce  France

 

Le visage offert par notre pays aujourd’hui est bien loin de celui chanté par Charles Trenet. Les jours se suivent et se ressemblent avec leur lot de méfaits au point qu’on a l’impression que « tout fout le camp » !  Qu’arrive-t-il à la France ? Comme Sardou ou Delon, vais-je moi aussi me mettre à haïr cette époque ? Il faut dire qu’en cette rentrée, le tableau est chargé : violences, incivilités, drames… Partout le  barbare empiète sur le civilisé.  Toutes les  institutions semblent touchées par le désastre.

Je pense d’abord à ces policiers sauvagement assassinés hier dans la cour même de la Préfecture de Police de Paris, par l’un des leurs, pris de folie ou de fureur extrémiste, puisque la piste du motif  religieux semble prendre consistance. Voilà  un corps d’Etat mis à rude épreuve.  Nos forces de sécurité sont soumises à  une usure jamais vue tant elles ont été sollicitées depuis de nombreux  mois, ayant à faire face, quasiment chaque semaine, à la violence forcenée de manifestants anti-système. Le plus grave, c’est que l’Etat semble dépassé et à court de moyens pour  soutenir les efforts qui leur sont demandés. Le nombre des suicides, plus de cinquante depuis le début de l’année, et leur ras-le-bol  qui s’est traduit par une manifestation  massive, sont les symptômes d’une désespérance qui ne rencontre pas suffisamment l’empathie d’un pouvoir qui, pourtant, a grand besoin d’elles pour sa propre survie.

Ce sont aussi les pompiers, qui sont en grève depuis de nombreux mois sans qu’on s’intéresse vraiment à leurs problèmes, et cela passe relativement inaperçu  puisqu’ils continuent d’assurer le service public de sauvegarde qui leur incombe. Eux aussi en ont assez d’être la cible des voyous qui ne respectent rien et qui entravent leurs interventions.

Ce sont les services des urgences dont la grève  continue de s’étendre devant l’incapacité de la  Ministre de la  Santé à apporter des réponses satisfaisantes à une  corporation elle aussi gravement submergée par la demande se soins qui lui tombe dessus. C’est en fait la partie visible d’un iceberg. C’est le  système de prise en charge global qui ne fonctionne plus  correctement. Notre médecine est en crise, ça n’est  pas nouveau,  mais  le moins qu’on puisse dire, c’est que le mal s’aggrave.

Le suicide la semaine dernière, d’une directrice d’école devrait nous inciter à prendre aussi en considération les difficultés que rencontrent les enseignants. Eux aussi sont exposés à cette société malade et sont en première ligne, face à des parents plus prompts à défendre leur progéniture qu’à lui « botter le cul ».

Au-delà, on n’en finit plus d’énumérer les incivilités et les dysfonctionnements d’une société livrée au libre-arbitre individuel. 

Ce sont les dépôts d’ordures sauvages qui se multiplient et récemment un maire dans le Var est mort pour avoir voulu s’interposer. C’est une véritable gangrène. Il n’y a pas  de bordure de route, de chemin, parfois même de recoin en ville,  qui ne fassent l’objet de ce genre de « facilité » alors que nos communes sont généralement équipées de déchetteries où il suffit de se rendre pour se débarrasser.

Ce sont les bagages volés dans les trains, délit qui tend à se généraliser : désormais, vous devez garder l’œil sur votre valise si vous voulez la récupérer à la fin de votre parcours,  ce qui n’est pas toujours possible, l’aménagement des wagons n’ayant pas été prévu pour tenir compte de ce type d’aléa.

Ce sont les comportements insupportables.  Exemple, cet été, sur la côte vendéenne.  Les estivants ont dû supporter le tapage nocturne de bandes de jeunes,  souvent alcoolisées, jusqu’à des heures avancées de  la nuit. Du jamais vu.  Peut-être est-ce à mettre en relation avec la chaleur d’un été exceptionnel, mais quel spectacle désolant de voir des filles d’une quinzaine d’années se rouler par terre, complètement ivres…  A se demander où sont les parents, ou s’il  y en a !  Inutile  d’appeler la gendarmerie, elle dispose de  trop peu de  moyens pour intervenir : une patrouille pour trente kilomètres de côte  à ce qu’on dit… Seuls les pompiers répondent présents pour ramasser les … comas éthyliques.

A ce tableau déjà peu réjouissant, il faudrait ajouter  les églises qui brûlent ou qui sont vandalisées, les châteaux pillés comme récemment celui de Vaux-le-Vicomte, les exploitations agricoles incendiées par des antispécistes extrémistes, les prisons attaquées, les  maires insultés ou violentés, et plus significatif de l’individualisme forcené, ces  plaintes  portées  par des citadins déracinés qui ne supportent pas le coq de la ferme voisine, les odeurs de la campagne ou  les cloches de l’église du village. Au point que certains députés pensent à légiférer pour protéger le monde rural de ces  bobos exigeants.

Pendant ce temps-là, Jupiter discourt à la cantonade,  croyant que le «péremptoire»  dispense de l’action. C’est l’autorité de l’Etat, dans tous les domaines qui est  en panne.  Est-on  capable  de la restaurer,  là est la question.  Depuis Notre-Dame-des-Landes, rien ne va plus…

 

 

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