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CELLE-LA, ELLE EST UN PEU FORTE !!

Hollande pit

 

En politique, on ne meurt jamais.

Surtout les méchants ! François Hollande, tel Rastapopoulos dans les aventure de Tintin ou Olrik dans Blake et Mortimer, vient de prouver qu’il était toujours vivant en attaquant, brusquement et brutalement, Emmanuel Macron, au sujet des réformes que le président actuel veut engager et que son prédécesseur, dans des propos qu’il a tenus au festival d’Angoulême, vient de juger dangereuses.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

On pensait qu’il se ferait oublier. En fait il ruminait sa vengeance et attendait le moment propice pour compliquer la vie de son successeur. Il n’a pas cédé à un imprévisible accès de colère mais  plutôt à un irrépressible ressentiment qu’il a été incapable de contrôler. Il  voudrait tout simplement que les Français se félicitent de l’héritage qu’il a laissé et pour cela, rien de mieux, que de critiquer acidement Emmanuel Macron sur les réformes qu’il a entreprises. Il ne faut pas « demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles (…) Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons fait, au risque de créer des ruptures. » Le message est clair, après le « temps de la récolte est venu », qui nous a fait sourire, pour se glorifier des bons chiffres du chômage. D’ailleurs le PS en a aussitôt rajouté une couche en prétendant que le « redressement est le produit des efforts des Français et des décisions que François Hollande et ses gouvernements ont prises pendant cinq ans ». Refaire le coup de l’héritage en espérant que les Français soient un peu oublieux de son caractère calamiteux ! Manque pas d’air !

Petit rappel.

Ce sont des déclarations qui mentent par omission, en restant indulgent. Le pingouin a quitté l’Elysée après avoir détruit au moins six cent mille emplois. Si l’économie française connait une embellie avec un retournement de tendance constaté depuis le début de l’année 2017, les deux résultent un  peu des timides réformes entreprises sous son mandat et beaucoup d’une amélioration de la conjoncture dans toute l’Europe, toutes politiques économiques confondues. Cela ne mérite pas qu’il massacre son ex-chouchou et, avec lui, l’espoir des quelques changements sans lesquels il sera impossible de relancer vraiment l’économie française. Le retrouver président de tous les frondeurs,  voilà qui est inattendu. Avec un but  précis : en distillant son poison il espère voir envahir les artères politiques et sociales du pays, si ce n’est la rue. Et au moment de la rentrée.  Machiavel dans toute sa splendeur !

Est-ce que ça va mieux ? Pas tant que ça !

L’économie française connait une embellie. Le sujet n’est pas  de savoir si on le doit à l’élection de Macron ou au bilan du mandat précédent, c’est hors sujet.  C’est  d’abord le résultat des efforts de nos partenaires, autrement plus conséquents que les nôtres, Espagne, Portugal, Allemagne et autres… qui portent aujourd’hui la croissance européenne et dont nous profitons évidemment, bien que nous n’ayons pas fait le nécessaire chez nous. C’est tellement vrai que ce que j’avance s’appuie sur deux observations imparables : la première, notre commerce extérieur reste dramatiquement déficitaire et ça s’aggrave, ce qui souligne notre incapacité à reconquérir des parts de marchés ; la  seconde, le niveau de production de notre industrie manufacturière n’a pas encore retrouvé celui d’avant 2007,  c’est tout dire ! Alors oui, le marché de l’emploi se porte un peu mieux,  mais les conjoncturistes restent très prudents. Le gouvernement ne voit lui qu’un point positif : la croissance sera un peu plus élevée ce qui lui facilite l’élaboration du budget 2018. Or, celui-ci prépare une ponction supplémentaire en impôts, ne serait-ce que la CSG, qui risque de nous faire retomber dans une spirale d’atonie économique. Car il  ne faut pas  escompter un regain de compétitivité de la réforme du code du travail, dont on voit bien qu’elle va accoucher d’une souris supplémentaire.

L’opposition de Hollande est une manœuvre politicienne d’orgueil.

Quand il demande au gouvernement de ne pas aller au-delà de ce qu’il a fait lui-même, il  considère que la réforme du travail menée par sa ministre de l’époque, Myriam El Khomri, serait suffisante. Rappelons-nous simplement qu’elle n’a pas créé un seul emploi. Et il faudrait que le pays s’en tienne à ce très mauvais résultat ? Ce que craint l’ancien président, c’est que la réforme, même édulcorée, finisse par passer, consacrant la défaite du PS sur tous les fronts et apportant à M. Macron une forme d’invincibilité. Et il n’est pas le seul, en France, à tenter d’empêcher le passage en force du projet. Avec les frondeurs, les Insoumis, les communistes, le Front national, les opposants sont nombreux. Et c’est dans ce camp-là que se situe François Hollande. En se souciant des salariés dont les acquis sociaux seraient menacés il oublie que c’est au détriment de six millions de chômeurs. S’il Souhaite que le pays change c’est à condition qu’on lui en accorde le mérite,  à lui, et à lui seul. De sorte que, ne trouvant pas dans le peuple ou chez ses partisans la ferveur qui ferait de son rôle personnel un moment historique, il se met à brandir triomphalement un « bilan » qui loin d’être le sien, est celui des aléas de l’économie. Voudrait-il faire accroire de la preuve d’une injustice commise à son égard, qu’il  ne s’y prendrait pas mieux alors qu’il faut voir dans son retrait l’aboutissement inéluctable d’un quinquennat fait d’à-coups, de scandales et de mortelles hésitations.

Un faux procès en libéralisme.

C’est bien une accusation sous-jacente quand Hollande parle de point de rupture à ne pas  dépasser.  Il faut être de gauche pour avoir décrypté déjà dans la politique du quinquennat précédent une inflexion libérale. Pas plus de libéralisme quand l’actuel propose d’assouplir le code du travail ou de réformer à la marge l’ISF. Tant que le pays restera à  57% de prélèvements obligatoires, il restera avec une économie collectivisée et administrée. Il faudrait baisser ces derniers de 10 points pour commencer à parler de politique libérale. On ne ferait alors que rejoindre l’Allemagne. Et ce n’est pas en demandant « un effort » supplémentaire aux retraités déjà maltraités sous Fillon et massacrés sous Ayrault et Valls, comme le réclame l’amnésique Le Maire, qu’on y parviendra.

On peut s’attendre à une vive réponse de Macron. Hollande en sonnant l’hallali, c’est tout simplement la curée de la rentrée qu’il précède. L’opposition protéiforme n’en demandait pas tant. Cependant, il pourrait bien avoir rendu service à son successeur à moins d’un mois des sénatoriales. Allez savoir ce qui se passe dans les têtes d’un pays troublé.

 

 

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