JUSQU’A LA NAUSEE !
MAIS OU PASSE NOTRE ARGENT ?

URGENCE A DROITE

 

Le dernier sondage publié mettant Marine Le Pen en position de l’emporter face à François Hollande, même s’il est largement manipulé puisque ce cas de figure ne se produirait pas, reste néanmoins une simulation riche d’enseignement. Elle démontre l’important rejet dont fait l’objet d’actuel locataire de l’Elysée de la part des électeurs de droite comme de gauche. Le second enseignement, c’est que Marine Le Pen est désormais en mesure de rassembler près de 30% du corps électoral. L’explication peut être double : cette situation est due à l’état de décomposition du paysage politique caractérisé par un effondrement de la gauche jamais vu et le vide créé à droite par la crise de l’UMP et sa quasi paralysie tant que n’aura pas été résolu le choix de son leadership. Dans ce contexte, le parti de Marine Le Pen apparaît comme la seule alternative organisée à défaut d’être crédible.

La crise à gauche caractérisée par l’affrontement entre les deux « gauches » ne nous concerne pas et nous n’avons pas à l’arbitrer. Mais elle dégage un espace politique dont la droite devrait largement bénéficier et ce n’est pas le cas. Il ne faut pas s’étonner alors si « mécaniquement » le FN en profite, grâce à un discours qui gomme ce qui dérange et se cale sur les valeurs « nationales » et de la « République ». Une habileté qui ne trompera que les naïfs, mais qui fonctionne. Il faut dire que les affaires du style « Thévenoud » sont pain béni pour le parti protestataire.

Pour remédier à cette situation, il n’y a qu’une solution : remettre en route rapidement l’UMP. Car la crise majeure peut survenir à tout moment. Supposons que le 16 septembre Manuel Valls n’obtienne pas la confiance ?  Un éclair de lucidité devrait donc parcourir les têtes de nos chers dirigeants pour accélérer le processus actuellement en cours. La concurrence normale entre les candidats à la présidence du parti amène à des déclarations programmatiques qui ne sont pas toujours convergentes, sans parler de la concurrence supplémentaire des candidats de 2017 qui vient rajouter une strate de propositions par-dessus le tout. Bref, c’est bien gentil, généralement poli, mais le quidam n’y retrouve pas ses petits parmi un fatras de déclarations où chacun donne son avis. Il est urgent d’arrêter de s’occuper de son nombril présidentiel : les Français attendent qu’on se préoccupe avant tout de la situation de notre pays et pour cela souhaite une opposition à droite et au centre qui ne parle que d’une seul voix pour apprécier l’alternative qu’elle pourrait offrir.

L’urgence est donc de restaurer la capacité à gouverner en indiquant comment on s’y prendrait pour redresser le pays et faire reculer le chômage. Il faudrait pour cela dès maintenant qu’une conférence des leaders de la droite, prétendant aux fonctions de responsabilités, se réunisse avec pour objectif de définir un programme minimum commun sur lequel ils s’accorderaient : des axes incontournables qui n’empêcheraient pas ensuite chacun de décliner sa manière de les appliquer. Un socle en quelque sorte.

L’urgence est d’affirmer que « non » la droite ne ferait pas la même politique que Valls comme de nombreux commentateurs s’appliquent à le faire croire, et qu’elle a autre chose à proposer sur la réduction des déficits, le temps de travail, la compétitivité des entreprises, la sécurité, la lutte contre les communautarismes… mais aussi sa vision par rapport au monde et à l’Europe.

L’urgence est de combattre la montée du FN et sa dialectique populiste largement assise sur le « protectionnisme ». Il serait pourtant facile de démonter un programme qui n’a aucun sens dès lors que l’on sait comment les tissus économiques des pays européens sont imbriqués les uns dans les autres quand ce n’est pas au niveau de la planète. Ainsi des composants électroniques pour lesquels le rétablissement de frontières serait mortel tant les importations sont vitales. De même, sur les sujets sociétaux, la droite n’aura aucune peine à se démarquer tout en affirmant ses intentions que ce soit en matière d’immigration ou de défense de la laïcité.

Dès demain, nous serons peut-être face à une crise majeure et à des élections anticipées. Il faut que nous soyons prêts. Le temps presse. Il n’y a pas une minute à perdre.

 

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