50 MILLIARDS ET MOI, ET MOI, ET MOI…
L’EURO : CHANCE OU HANDICAP ?

POUR EN FINIR AVEC « L’HERITAGE » !

 

Sarko 2012

5 mai 2014 : seulement deux ans !

Que le temps semble long sous la hollandie normale. Et il est grand temps de solder les comptes !

« Vous ne l’avez pas fait pendant dix ans ! » s’exclamait un député socialiste, commentant les mesures présentées par Manuel Valls pour économiser 50 milliards. A les entendre, il ne s’est rien passé pendant les cinq années du mandat Sarkozy.  Ils ont pourtant mis beaucoup d’empressement à défaire les réformes qui avaient été menées à bien.

Mais par-dessus tout, ce qui est insupportable, c’est que deux ans après ils en sont encore à prendre comme excuse « l’état dans lequel ils ont trouvé les finances du pays », citant l’accroissement de la dette et le déficit public. Ce pourrait être  au mieux une approximation, au pire un mensonge volontaire, mais en vérité c’est une véritable escroquerie intellectuelle. Car ils ne pouvaient pas ne pas savoir.

Revenons deux ans en arrière.

Janvier 2012. La France sort de trois ans et demi de crises aigües qu’elle a dû subir et dont elle n’est en rien responsable : financière avec les subprimes, économique avec la paralysie des échanges mondiaux, monétaire avec la crise de l’euro et des dettes souveraines. Une réaction en chaine. Il a fallu faire face. D’ailleurs à l’époque tous les observateurs tressaient des lauriers à Nicolas Sarkozy pour son sang-froid et sa maitrise devant la gravité des événements. Avec deux trimestres seulement de récession, notre pays s’en est effectivement plutôt bien sorti. Mais il a bien fallu l’intervention de l’Etat, d’abord pour sauver les banques, c’est-à-dire l’épargne des Français, puis pour financer les amortisseurs sociaux qu’il n’était pas question de laisser sans moyens, enfin pour relancer l’économie. Ce qui a permis à la fois de maintenir le pouvoir d’achat, d’endiguer la montée du chômage et de faire redémarrer les entreprises. Evidemment, il a fallu avoir recours à l’emprunt. La dette a forcément gonflé. Le déficit s’est creusé jusqu’à  frôler les 8% du PIB. Comment faire autrement quand le ralentissement de l’activité fait chuter de 50% les recettes de l’Etat ? Que préconisait donc l’opposition de gauche : de dépenser plus ! Le plan de relance de 40 milliards d’euros était jugé trop timide !  Autrement dit de creuser encore plus le trou ! ‘entends encore le sombre Ayrault fulminer dans l’hémicycle !

Quelle était la situation en 2012 ?

Au moment où la gauche prend le pouvoir, 2010 et 2011 avaient vu le retour de la croissance, le déficit était en voie de résorption et la barre des 3% était visée pour la fin 2013. Le budget de l’Etat voté fin 2011 montrait le chemin : pour la première fois depuis le début de la Vème république il était en diminution de 1 milliard d’euros par rapport à celui de l’année précédente, en réel et pas en « tendanciel » comme on dit aujourd’hui. Il prévoyait un recul de 14 milliards d’euros du déficit qui devait le ramener à 4,5% du PIB fin 2012 et 3% fin 2013. Donc des finances en voie d’assainissement et une économie encore convalescente que la baisse des charges sur les entreprises votées fin 2011 avec un transfert sur la TVA (dite sociale) devait consolider. Toutes choses attestées par la Cour des Comptes, dans son rapport sur la certification des comptes 2011 et l’audition de mai 2012. Didier Migaud précise : « L’amélioration du solde budgétaire est réelle et incontestable, la trajectoire de réduction du déficit a été respectée, pour la première fois depuis 2007 le solde budgétaire s’est amélioré par rapport à l’exercice précédent. Ainsi parmi les trois composantes du déficit public, Etat, collectivités territoriales, sécurité sociale, on peut considérer que l’Etat a tenu ses objectifs. L’amélioration du déficit public repose pour l’essentiel sur un redressement des recettes fiscales qui confirment le rebond observé en 2010. Ce redressement du niveau des recettes a directement et principalement contribué à la réduction du déficit ; le respect des normes de dépenses dans le cadre de l’exécution 2011 a contribué incontestablement à la maîtrise de la dépense. Un tel ralentissement des dépenses, dont certaines composantes sont très dynamiques, comme la charge de la dette, constitue un résultat méritoire et qui n’a guère de précédent. »

Il y a pire comme héritage !

L’impact du choc fiscal.

Le choc fiscal intervient dès juillet 2012,  accompagné du dérapage des dépenses avec le collectif budgétaire que Hollande fait voter, avec notamment l’abrogation de la loi instituant la TVA anti-délocalisation, réduisant à néant le sérieux du budget voté fin 2011. L’économie en stand bye pendant la présidentielle ne redémarrera jamais, le chômage explose, les impôts tuent le peu de croissance qui lui avait été léguée. Pourtant la Cour des Comptes avait prévenu : « Les efforts consentis en 2011 devront être répétés, amplifiés au cours des exercices suivants pour rester sur cette trajectoire… Seule une baisse des effectifs (publics) est à même de fournir une marge de manœuvre en matière de politique salariale… Si la réduction des niches fiscales ne suffisait pas à dégager les recettes attendues, il pourrait être nécessaire d’augmenter le taux d’impôt à assiette large, c’est-à-dire la CSG ou la TVA ! » Le message est clair. Le nouveau gouvernement, qui avait demandé l’audit, n’en a pas tenu compte !

L’héritage n’est pas en cause.

C’est l’abandon de la trajectoire mise en place par le gouvernement Fillon et recommandée par la Cour des Comptes qui plonge le pays dans les difficultés. Le gouvernement du sombre Ayrault n’aura jamais le courage de prendre les mesures nécessaires, toujours repoussées pour ne pas déplaire à un électorat à qui on avait promis la Lune. La France était convalescente, les socialistes, en vrais Diafoirus, l’ont soignée à coups de saignées fiscales, remède qui s’est avéré pire que le mal ! Le déficit, malgré les hausses d’impôts continue d’augmenter. Le chômage devient une vraie catastrophe : dans les six derniers mois sous Sarkozy, le nombre des chômeurs avait augmenté de 83 200, c’est encore trop, mais le chômage était contenu. Pour bien montrer où se trouve la rupture, il faut remonter aux  24 derniers mois du quinquennat précédent pour accumuler un chiffre comparable soit  211 800 chômeurs supplémentaires contre 214 400 pour les six premiers mois de Hollande !

Deux ans après.

La France fait-elle face à une crise venue de l’extérieur ? Non ! On s’aperçoit qu’elle a fait du surplace, que la situation économique et sociale s’est dégradée profondément. S’il y a crise, c’est celle du socialisme au pouvoir et de ses idées fausses : malgré le matraquage fiscal, la France n’a résorbé ni sa dette, ni son déficit, et ce bien que les taux d’intérêts soient restés d’une sagesse inespérée (pour des raisons externes à la France, précisons-le). Elle compte un nombre record de chômeurs : plus de 3 millions. La croissance se traine lamentablement à peine tirée par une reprise économique mondiale qui se dessine. Pire, les socialistes y ont ajouté une crise morale par des comportements qui insultent tous les jours les leçons qu’ils prodiguaient naguère, Président en premier. Et on dit qu’il n’y a pas de différence entre la droite et la gauche ?

C’est la faute à Sarko, c’est la faute à l’euro, c’est la faute à l’Europe…

Et si c’était tout simplement la faute à Hollande !

Cela les Français l’ont bien compris, il suffit de voir sa cote de popularité pour s’en convaincre.

« Putain, encore trois ans ! »

 

 

 

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