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DEUX ANS ACCABLANTS !

GISCARD A LA BARRE...

Giscard 1974

Il y a 40 ans, le 19 mai 1974, les Français élisaient leur plus jeune président de la République du XXème siècle. Valéry Giscard D’Estaing battait d’une courte tête François Mitterrand et entamait un septennat qui allait faire entrer la France dans la modernité. La barre était entre de bonnes mains et le capitaine regardait loin au-dessus de l’horizon. Nostalgie !

A la même époque, Jean Ferrat se demandait en chanson : « A quoi ça sert un Jeune Républicain Indépendant ? ». Il avait la réponse : à faire élire un jeune président de la République.  On l’a en effet oublié, mais la candidature de Giscard avait suscité dans la jeunesse centriste et libérale un élan d’enthousiasme rarement égalé depuis. Au lendemain de l’élection les JRI se transformaient en un mouvement qui allait accompagner le nouveau président pendant son septennat : « Génération Sociale et Libérale », une enseigne qui était aussi un programme, les « chevau-légers » de la « société libérale avancée ».

La Présidence de Giscard a été résolument moderne. De la « décrispation », autre mot pour l’ouverture, à « deux Français sur trois », que le chef de l’Etat voulait rassembler en un grand groupe central pour lequel il souhaitait  trouver les consensus, la volonté de réforme associant changement (déjà) et sécurité pour chacun de nos compatriotes, aura touché à presque tous les domaines.

On a brocardé son souci de ralentir le rythme de la Marseillaise pour en faire un hymne plus apaisé, mais cela ne doit pas faire passer au second plan la loi Veil sur l’avortement, le vote avancé à 18 ans aujourd’hui passé dans les mœurs, les efforts consentis en faveurs des personnes âgées et des handicapés, la fin du monopole de l’ORTF … Des bouleversements qui ont modifié en profondeur la société française et sur lesquels on n’est jamais revenu.

Giscard, c’est aussi la modernisation de notre économie. C’est sous son impulsion que nous sommes sortis de l’économie administrée héritée de la guerre : fin du contrôle des prix, libéralisation et concurrence dans tous les secteurs et pour les Français, le symbole en a été la fin du prix  de la baguette fixé par l’Etat. Et pourtant le contexte n’était pas facile : il a fallu faire face à deux chocs pétroliers en sept ans !

Un septennat important pour l’Europe, au cours duquel on jette les bases de la monnaie unique avec le SME (serpent monétaire européen) qui permet de faire évoluer ensemble un « paniers » de monnaies des pays qui se regrouperont ensuite dans l’euro. C’est avec Giscard et Schmidt que nait le Sommet européen des chefs d’Etat véritable exécutif commun, et ils donnent une impulsion démocratique décisive avec l’élection au suffrage universel du Parlement européen.

A la fin des années 70, le MIT (Massachusset’s Institute of Technology) écrit un ouvrage intitulé : « l’envol de la France dans les années 80 ». En 1981, le pays s’est largement modernisé, mais le renchérissement du prix du pétrole pèse lourd dans la balance, alors que le programme électro-nucléaire, mis en œuvre par Michel d’Ornano, ne donne pas encore toute sa mesure, le jeune président est battu par un Mitterrand qui jette ses derniers feux dans la bataille politique. Là encore, il s’en est fallu de peu. Le jeu diviseur de Chirac pèsera lourd dans le résultat du 2ème tour. On ne refait pas l’histoire, mais la droite ne retrouvera la présidence qu’en… 1995.

Valéry Giscard d’Estaing a été un président réformateur comme la France en aura rarement connu. Un président stratège qui occupe la scène internationale, qui fait rayonner la France parmi les grandes puissances, qui donne le cap au gouvernement et qui sait prendre les risques en tant que chef des armées, comme lorsqu’il fait sauter la légion sur Kolwezi pour délivrer les otages. Il laisse un pays peu endetté, respecté, et des institutions en bon état. Seul le quinquennat de Nicolas Sarkozy s’est approché d’un tel bilan. Mais comme pour celui de Giscard, Les socialistes arrivés au pouvoir ont eu vite fait de dilapider les acquis.

 

Commentaires

Arnauld QUERUAU LAMERIE

Comme vient de le dire ce matin Marc de Scitivaux dans " Good Morning Week end "que l'on aime ou pas Giscard et que l'on ait apprécié ou non sa politique, quand on le compare à Hollande, c'est la classe et l'intelligence qui font la grande différence ...

Y'a pas photo !

Ce fossé nous démontre o combien le niveau des hommes politiques a baissé

Pieree Rivron

Cela me rappelle ces jeunes années cher Arnauld ou nous avons souhaité la victoire de Giscard d'Estaing ,puis soutenu sa politique ....
Dans les engagements politiques actuels ,je ne retrouve pas les qualités qui etaient celles de nos aines elus.
Giscard reste pour moi un modele en politique


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