LE BLUES DU PRESIDENT
« POUR LA FRANCE, AGIR EN EUROPE ! »

AU NOM DE LA JUSTICE !

 

  Contribuable détroussé

Quand la gauche gouverne, pas une mesure qui ne soit « juste ». Sauf que le ras-le-bol manifesté par les Français les 23 et 30 mars, c’était une manière de dire : « on en crève de votre justice ! ». Le message a-t-il été entendu ? Eh bien non ! La gauche, c’est bien connu, est hémiplégique. Pire, elle entend même les muets, c’est-à-dire tous ces déçus qui ne se sont pas déplacés et dont l’absentéisme électoral est interprété comme une invitation à donner un coup de barre à gauche. Tant pis pour ceux qui ont dit « Stop ! ».

Le nouveau gouvernement doit donc faire des économies, d’autant plus que nos partenaires de l’Union ont sèchement fait savoir que la France ne pouvait bénéficier de nouveaux délais pour réduire son déficit à 3% : ce sera fin 2015 ! Camouflet que notre Sapin de service transforme aussitôt en volontarisme assumé : la France y parviendra. Bizarre, parce que dans les jours précédents, on espérait bien gagner du temps devant l’énormité de l’effort à réaliser.

Cela veut donc dire que le discours de politique générale de Manuel Valls est déjà caduc, puisqu’il va bien être obligé de faire passer à la trappe le « pacte de solidarité » faute de moyens, ou alors il faut craindre le pire : mettre la pression sur ceux qui ont encore un peu de pouvoir d’achat pour financer –à crédit- des mesures démagogiques et homéopathiques dites de « justice sociale ». Quand il faut trouver 50 milliards d’économies, commençons par ne pas augmenter les dépenses, cela parait pourtant simple !

Et voilà qu’on commence à y voir un peu plus clair. Sont à l’étude des mesures d’économies sur les deux cibles privilégiées du pouvoir : les familles et les retraités dont les prestations évolueraient moins vite que l’inflation. Après le matraquage fiscal, qui perdure, l’assommoir social. Il faudra donc qu’on en remette une deuxième couche le 25 mai prochain. Un seul moyen, aller voter pour l’opposition « responsable ».

Le gouvernement n’aura pas la tâche facile, même en changeant « démocratiquement » de premier secrétaire du PS par « désignation d’office parmi les volontaires susceptibles de ne pas refuser ». Car à gauche on veut « l’autre politique », celle promise en 2012 et que les louvoiements hollandais ont mise à mal. Car, que veulent l’aile gauche du PS, Mélenchon, les syndicats antiréformistes, sans oublier le Front national qui campe maintenant dans ce camp-là, si ce n’est distribuer l’argent public encore et toujours comme s’il n’avait pas été dilapidé bien au-delà des capacités du pays ? Cela promet de beaux débats à chaque proposition de loi à l’Assemblée nationale.

Le virage social démocrate n’est même pas digéré qu’il faut prendre une ligne sociale libérale, qui met l’accent sur la politique de l’offre, c’est-à-dire le soutien à la production, par une restauration de la compétitivité de nos entreprises qui nécessiterait des mesures bien plus énergiques que les usines à gaz que sont le CICE et le pacte de responsabilité.

Et quand on voit la composition du gouvernement, on peut douter de la capacité à mener un tel changement de pied. Avec Montebourg le « dirigiste démondialisateur » à l’économie, Eckert au budget, ce président de la commission des finances de l’AN qui était surtout réputé pour son inventivité en taxes et impôts en tout genre, Hamon à l’Education, un idéologue borné et sectaire (ça, c’est une totologie), là où il aurait fallu faire entrer un grand courant d’air rénovateur, Royal à l’écologie, capable de dire n’importe quoi pourvu que ça mousse sans se soucier des conséquences financières, Désir à l’Europe, le monsieur « échec » du PS le moins crédible pour aller parler du sujet avec nos partenaires vu le temps de présence qu’il a accordé à son mandat au Parlement européen… Même le ministère de la famille fait l’objet d’une désignation inadaptée avec un « Rossignol » capable de chanter que « les enfants n’appartiennent pas aux parents » ! Le petit catalan n’a pas fini de donner des coups de menton rageurs !

Des sacrifices, les Français veulent bien en faire, mais qu’on commence par les écouter vraiment. Entre les riches qui sont partis sous d’autres cieux et les « intouchables » à qui il faut donner sans cesse, les classes moyennes en ont marre d’être en première ligne. Elles demandent que la répartition des efforts ne soit pas juste, mais équitable !!!

 

Commentaires

Richard VIAU

Mr VALLS a accepté une mission qui va l'envoyer dans le mur. Cet homme aurait dû être de droite mais en banlieue, point de salut sans la carte PS. Mr VALLS vos axes d'efforts partaient sur de bons sentiments mais votre GAUCHE va vous ammener à taper une fois de plus sur les classes moyennes, déjà fortement étranglées et qui se rendent compte qu'elles payent le prix de la politique de l'assistanat à tout va. Mr VALLS vous vouliez être premier ministre à tout prix, vous allez bientôt payer l'addition. Mr Hollande se croit à l'abri derrière ses quelques 18% d'opinion favorable. Les Européennes arrivent, la deuxième vague va tout emporter. UNE SEULE ISSUE LA DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE;
La droite ne refera pas les mêmes erreurs qu'en 1986, je l'espère.

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