ET MAINTENANT, L’EUROPE !
CHANGEMENT DE TON MAIS PAS DE FOND !

A QUOI SERVENT LES VERTS ? A RIEN !

Cecile-duflot

Les Ecologistes ont quitté le gouvernement et c’est tant mieux.

Qu’ont-ils réalisés ? Qu’ont-ils fait qui soit digne d’éloge ? Le bilan de Cécile Duflot au Logement est calamiteux. Elle aura réussi à faire reculer la construction de logements comme jamais (335 000 l’an passé au lieu des 500 000 prévus), et avec deux lois idéologiques, à faire fuir les investisseurs et à faire peur aux prétendants à la propriété. Si bien que c’est un « ouf ! » de soulagement des acteurs de la construction qui a salué son départ.

Et le bilan de Pascal Canfin ? Savez-vous seulement quel était son poste ? Ministre délégué au développement (nouveau nom donné à la « coopération »), auprès du Ministre des affaires étrangères, son fait d’arme aura été de refuser de monter dans un avion qui se rendait au Mali parce que s’y trouvait un ressortissant qu’on expulsait !

Quant au ministère de l’Ecologie, il a changé trois fois de titulaire et la « cause » n’a guère avancé sous leur égide. Les émissions de CO2 n’ont pas été réduites depuis 1990, les ménages n’ont cessé d’allonger leurs parcours en voiture, les logements se sont agrandis… Aucun des objectifs n’ont été atteints : les surfaces agricoles « bio » à 3,7% au lieu de 6%, le fret ferroviaire a reculé de 25% au lieu de croître dans le même proportion, les énergies renouvelables sont en panne et devraient représenter 23% en 2020 mais pour cela il faudrait investir 40 milliards d’euros ce qui n’est pas soutenable. Ils ont fait du « Grenelle de l’environnement » un enfer bureaucratique avec  deux lois, des piles de règlements et de normes supplémentaires. Leur échec est global. Il n’est pas nouveau. L’écologie n’a jamais avancé quand les Verts sont au gouvernement.

Ils vont contribuer à faire battre la liste socialiste aux européennes, et on ne va pas pleurer.

Experts en manœuvres et tactiques en tout genre, leur refus de participer au gouvernement Valls est à la fois idéologique et intéressé. Refus idéologique, parce que nos écolos se sont éloignés de leurs thèses environnementales pour investir le plan social où ils font surenchère à la gauche. Ils ont peint en vert le gauchisme d’où ils viennent. Ce qui explique leur goût pour la posture et les combats activistes comme à Notre-Dame des Landes qui présente une vitrine caricaturale de leur militantisme rétrograde. Refus intéressé parce qu’ils espèrent ainsi récupérer les voix des mécontents de gauche en servant de vote exutoire à l’électorat socialiste, comme en 2009. Ils vont se refaire une santé sur le dos de ceux qui leur ont si complaisamment offert un groupe à l'Assemblée Nationale : quelle gratitude ! Le scrutin proportionnel des européennes est celui qui leur réussit le mieux avec celui des Régionales. Dans les autres élections, au scrutin majoritaire à deux tours, ils ne représentent rien : Eva Joly, 2% !

Ils ont transformé un bel idéal en punition collective.

En réalité, l’écologie est, sur le plan politique, une véritable innovation de ces trente dernières années. Quoi de plus noble que de vouloir une société respectueuse des équilibres naturels, qui vise la qualité plutôt que la quantité consommée, qui vise loin pour durer. La tâche des écologistes est de promouvoir une évolution progressive de nos modes de vie et la période de crises successives que nous venons de vivre aurait pu être mise à profit pour accélérer des conversions.

Mais ils ont fait de la cause écologique un instrument de lutte contre le progrès. Et c’est bien là le drame ! Ils opposent toujours le PIB et l’environnement. Leurs solutions ne passent que par une économie en recul : la décroissance et le refus du « productivisme », en utilisant la contrainte et la bureaucratie. Leur combat contre les infrastructures est contre-productif à tous égards. Ils devraient défendre la recherche et les inventions rentables au lieu de multiplier les exactions contre tout ce qui est expérimental. Ils sont fâchés avec la science et avec l’économie. Ils seront les premiers à dénoncer demain le marasme et le chômage qu’ils auront été les premiers à provoquer par leurs actions d’aujourd’hui.

A l’examen de leurs résultats et de leur action, on s’aperçoit qu’ils n’ont qu’un pouvoir de nuisance. Conséquence d’un comportement infantile. 

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