MORCEAUX CHOISIS
L’ART DU POSSIBLE…

ARCHIBALD REPREND SA PLUME

  

Copie de longue vue 


On ne peut même plus compter sur les 15 premiers jours du mois d’août pour penser à autre chose. A peine tourné le dos que l’actualité se met à bouillonner, que les marchés, loin  de glisser dans la torpeur de l’été, vibrionne comme jamais au point que les politiques, interrompant leurs vacances, se sentent obligés de réunir leurs comités de crise. Il faut toujours se méfier des mois d’août !  D’autant plus que cette année, il a décidé de ressembler climatiquement parlant au mois de juillet, sans en  atteindre toutefois le même caractère maussade.

Il y a trois ans, les états étaient la solution à la crise bancaire. Voilà qu’en ce mois d’août, on découvre qu’ils sont, par leur endettement, le problème. Solidité financière mise en question, déclassement du triple A des Etats-Unis, incertitudes sur la croissance  avivée par le ralentissement avéré de l’économie mondiale, lenteur de la mise en application des décisions européennes… tout s’entremêle pour créer la nervosité des investisseurs et contribuer à faire chuter les bourses. A la vitesse où elles ont descendu, on va finir par se marcher sur les claouis…

Et bien évidemment, tous les docteurs « Yaka » et « yfautqu’on » se sont penchés sur le séisme et ont exposé les solutions pour y remédier. Le PS fait très fort, avec autant de propositions que de candidats, en ordre dispersé de préférence : Ségo relance son « ordre juste » (un peu réchauffé) et évoque la nécessité de mettre au pas le système financier (elle est toujours très forte Ségo) ; l’amère Martine propose de supprimer –entre autre- nombre de niches fiscales, sans se poser la question de savoir qu’elles servent à attirer sur les secteurs concernés, des capitaux que l’Etat ne peut plus distribuer, et de récupérer 50 milliards de « cadeaux fiscaux » pour aussitôt décréter des dépenses nouvelles (là on frise l’imposture) ; Le père François nous refait le coup des largesses fiscales faites aux riches –qu’il n’aime pas, on le sait- et on attend avec impatience ce qui sortira de son comité de crise du 24 août (pour arriver après la bataille comme les carabiniers d’Offenbach) . Le pire est venu de la Marine –de guerre- avec des propositions choc pas nouvelles mais qui tentent de surfer sur l’effet crise et ainsi faire oublier l’effet tare des commentaires à la graisse d’oie de son père sur le drame norvégien : elle décrète la mort de l’euro, elle préconise le renoncement au renflouement du bateau grec, et supplie le gouvernement de ne pas aller plus loin dans la gouvernance européenne ; de quoi déclencher une crise encore plus grave (c’est l’effet mer avec la tempête garantie). Finalement, tout le monde s’attendait à une danse de Saint-Guy de notre Président pour conjurer les maudits sorciers de la finance internationale : c’est tout le contraire qui s’est produit. Face à la tempête boursière, Nicolas Sarkozy a gardé son sang-froid, consulté ses alter égo de la planète, a certes, interrompu ses vacances pour un briefing avec ses ministres, ce qui est bien la moindre des choses. Mais point de déclarations fracassantes et surtout une froide détermination : c’est face à la crise qu’il s’est révélé le meilleur, et ça, c’est une constante.

Quoi, comme autres nouvelles : la croissance 0 du second trimestre, qui n’est pas une bonne nouvelle et sur laquelle il y aura lieu de revenir, le trou béant de notre commerce extérieur dont l’alourdissement de la facture énergétique n’explique pas tout. Au chapitre des douceurs, on mettra la stabilité du déficit de l’Etat sur un an avec 61 milliards d’euros (comparable à celui de juin 2010).

Que ceux qui sont en vacances, profitent bien de la semaine qui s’annonce ensoleillée. La rentrée risque d’être chaude…

 

                                                           Mille sabords !

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