LA DEMOCRATIE FACE AUX FANATISMES
PETITE CHRONIQUE DE LA POLITIQUE QUI PASSE

DEPART EN VACANCES

 

 

 

                                         

 

Comme de bien entendu, on était parti avec une heure de retard sur le « timing » prévu de longue date. Mais voilà, la voiture était chargée, le moteur fraîchement « révisé » prêt à vrombir, la « check-liste » dix fois vérifiée, il manquait encore une personne pour monter à bord : la maîtresse de maison qui n’en finissait pas de ses tâches diverses avant départ : arrosage d’une plante, coup de balai ou de serpillère, changement de chaussures au dernier moment….

 

Enfin, le tour de clé de la porte d’entrée est donné. La famille au complet peut s’ébranler. Il faudra peut-être modifier le plan de route et les arrêts prévus, mais enfin, ça y est, on est sur la route des vacances. On n’a pas fait dix kilomètres que le conducteur pose la question qui tue : « Tu es sure d’avoir bien fermé ? ». C’est que par les temps qui courent, il n’est pas bien prudent de partir en laissant une porte ouverte. Oui, elle est bien fermée. On le saura en revenant. Pas question de faire demi-tour pour aller vérifier. Mais le doute s’est installé et va nous tarauder pendant quelques kilomètres.

 

C’était évident qu’en partant à cette heure-là, on ne serait pas seuls sur la route. De fait ils sont dix mille devant et au moins autant derrière, ce qui ne facilite pas la progression, on ne peut plus ralentie, il faut bien le dire. On ne saura jamais si en partant plus tôt, c’eût été mieux. Et on est tout heureux qu’un coup d’accordéon permette pendant quelques minutes de faire du …110. Sur autoroute, naturellement. Quant aux aires de repos, elles ont pris un air de vacances elles aussi : mais c’est la version « grandes invasions barbares ». Des voitures dans tous les sens, des tribus qui ont planté le bivouac à côté d’un combi croulant sous un amoncellement de bagages entassés sur une galerie dont on n’aurait jamais penser qu’elle pût en supporter autant, des familles qui se sont accaparées les tables de pique-nique et, glaciaire posée triomphalement  au milieu comme un trophée, qui font la distribution des victuailles à leur progéniture…. Imaginer rejoindre la station relève du défi digne de la chasse au trésor ou d’une épreuve de Fort Boyard.

 

Et puis, chemin faisant, les vérifications continuent : « tu as bien mis mon fer à repasser dans la valise ? » ou « tu as mis ma petite sacoche de remèdes dans le coffre ? ». Et comme dans le feu de l’action, il est impossible de se rappeler, il faudra continuer jusqu’à la destination avant de savoir. D’ailleurs, il ne manque rien. Ou du moins ce qu’on a oublié d’emporter n’a pas fait l’objet du moindre questionnement… Et c’est mieux comme ça. Mais, c’est sûr, j’aurais du prendre les jumelles !

 

La radio rythme le voyage. Quand ce n’est pas France info qui répète en boucle les mêmes turpitudes, de quart d’heure en quart d’heure, c’est « autoroute FM » qui nous égrène ses conseils ou ses mauvaises nouvelles « un bouchon s’est formé suite à un accident… » mais, ouf, ce n’est pas dans notre sens de circulation. La musique permettra au moins de prendre son mal en patience.

 

Ces grands départs sont toujours les mêmes. Tout le monde se retrouve sur la route au même moment, pense-t-on, pour aller dans la même direction. Erreur. Le même constat serait fait douze heures plus tôt ou plus tard… Il y a tellement de monde à partir en vacances, ce rituel quasi sacré de nos sociétés occidentales.

 

On est quand même bien contents d’arriver à destination. On a mis deux fois plus de temps. Rien du « timing » n’a été respecté, mais l’essentiel, n’est-ce pas d’arriver !

 

 

                                                          

 

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