LA MARCHE VERS LA PRIMAIRE…
INCURSION EN TERRES INCONNUES

LA FAMILLE, CETTE ENNEMIE …

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Avec Noël, célébrons la famille.

Noël, fête de la nativité, c’est aussi une célébration de la famille. Elle en a bien besoin, en cette fin d’année 2014 après les multiples mesures prises par la gauche et dont elle est une victime ciblée. Avec la modulation des allocations familiales décidées cet automne, c’est la troisième vague en trois ans de mesures qui la frappent. 30 mois de coupes successives depuis décembre 2012 : plafonnement du quotient familial à 2 000 € par demi-part, octobre 2013 nouvelle réduction du quotient familial à 1 500 €, juillet 2014 raccourcissement du congé parental de trois ans à deux ans et demi si le second parent ne prend pas les six mois restants, octobre 2014 division par trois de la prime à la naissance du second enfant, nouveau partage du congé parental, diminution des aides à la garde d’enfants pour les ménages aisés, majoration des prestations familiales reculées à l’âge de 16 ans. Cela fait beaucoup !

La famille menacée par l’égalitarisme.

L’union des associations familiales qui comptabilise aussi le gel des prestations familiales et la majoration de pension pour les familles de trois enfants ou plus, arrive à une douloureuse de 4 milliards. Une somme qui frappe pratiquement les mêmes familles, qui sont aussi celles qui contribuent le plus à l’impôt. Mais pourquoi protester, puisqu’on prend aux familles riches pour redistribuer aux pauvres, quoi de plus juste ? Justement, il y a à redire, dans un pays où les classes moyennes ont déjà l’impression d’être saignées pour apporter plus que leur part.  Une mesure de justice ne peut consister à mettre à contribution les mêmes personnes trois années consécutivement. On s’étonnera après de la rupture du consentement à l’impôt dont plus de 30% des Français pensent déjà que c’est une extorsion de fonds. L’esprit républicain est d’assurer une équité de traitement entre les citoyens face au financement des services collectifs. On en est loin aujourd’hui. Car l’Etat socialiste distingue deux catégories d’êtres, ceux qui cotisent sans recevoir et ceux qui reçoivent sans cotiser.

Défendre la famille, c’est défendre la solidarité.

Pourtant, la politique familiale est une réussite française. Le quotient familial est un outil puissant de solidarité entre les familles avec enfants et les familles sans enfants. A revenus égaux, il tient compte du coût d’éducation d’un enfant. On peut évidemment se moquer de tout ce qui aide les femmes à mener de front travail et maternité. Pourtant, le quotient familial, les allocations, les crèches, les aides à la garde d’enfants sont les éléments d’une politique dont le but premier est de soutenir la natalité. En un temps où le taux de fécondité est le seul indicateur qui ne s’effondre pas, on aurait attendu du pouvoir politique plus de précautions à l’égard de l’édifice. Car la politique familiale ne doit pas être considérée comme une politique sociale : la redistribution entre riches et pauvres se fait par l’impôt et Dieu sait qu’elle est bien réelle. Le quotient familial a pour but de faire en sorte qu’un foyer qui offre des enfants à la nation ne vive pas moins bien qu’un foyer de même revenu mais sans enfants. Ensuite, l’expérience nous a montrés que c’est sur le deuxième enfant que doit porter l’effort et donc la prime de naissance dégressive est une aberration, car c’est à partir du deuxième enfant que les critères économiques deviennent importants. Et c’est évidemment pour les classes moyennes que l’hésitation est la plus forte.

Défendre la famille, c’est assurer l’avenir démographique.

Le gouvernement a pris trois risques dont les conséquences peuvent être graves : celui de baisser le pouvoir d’achat des familles, mais c’est réparable facilement, celui d’affaiblir la solidarité nationale en mettant en danger le régime des retraites par répartition par l’affaiblissement de la natalité, et c’est plus difficilement réparable une fois que le mal est fait, celui d’un effondrement du taux de fécondité dans un pays vieillissant, et c’est pour le coup catastrophique parce que les conséquences se mesurent sur le long terme comme on le vérifie avec le cas de l’Allemagne.

Défendre la famille, c’est défendre notre civilisation.

Au-delà de l’idéologie qui voudrait une société entièrement sous conditions de ressources, les atteintes à la politique familiale sont tout sauf fortuites. La famille est en réalité une vieille ennemie de la gauche et du collectivisme. C’est la concurrente de la formation collective de l’esprit des générations futures. Fonder une famille aujourd’hui, c’est courageux et c’est généreux. C’est une manière de croire en l’avenir, à la vie, et de participer à un destin collectif. On voit bien que sous prétexte d’économies, c’est la mort programmée de la famille qui est l’objectif. Car il faut resituer les atteintes contre la famille dans le contexte plus global de la politique gouvernementale : attaque contre l’institution du mariage, soutien implicite à la marchandisation du corps des femmes, promotion pernicieuse de la théorie du genre.  Or, la famille reste un pilier sans lequel l’équilibre de la société est rompu : elle est le lieu de la transmission des valeurs au même titre que l’Education nationale. C’est pourquoi casser la famille, c’est casser la France, dont elle est le socle premier. C’est pourquoi aussi, ceux qui nous ont précédés, en ont fait une valeur universaliste. On voudrait la disparition de la civilisation européenne par non-transmission de ses valeurs qu’on ne s’y prendrait pas mieux !

Pour les familles, et pas seulement les chrétiennes, Noël, cette année, aura un arrière-goût amer. Raisons de plus pour montrer notre attachement à la « crèche » qui, au-delà de la symbolique chrétienne, est la figure emblématique de la famille.

 

 

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