L’ECONOMIE FRANCAISE ENCALMINEE
SOUS LES FEUX DE L'ACTU

A AMSTERDAM...

 

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Voilà une escapade sympa à faire à la fin de l’été : Amsterdam. Avec un peu de chance, vous n’aurez pas de pluie, le temps est encore doux et il n’y a plus la presse des touristes. Nous y avons passé quatre jours, avec un couple d’amis, et c’est le bon tempo. A souligner pour l’organisation, l’intérêt des « packages » proposés par l’agence de la SNCF, qui propose une combinaison voyages-hôtels à prix très concurrentiel, avec un large choix en gamme et en options. Pour notre part, nous avons choisi d’héberger à l’Ibis Style Centraal Station, tout près de la gare d’Amsterdam et bien situé au cœur de la ville touristique. Nous avons opté pour une combinaison TGV-avion qui nous permettait d’arriver en début d’après-midi et de repartir de même, ce qui, par rapport au train fait gagner une journée sur place pour un coût sensiblement identique. Bien pratique aussi, et à conseiller : acheter les billets en ligne pour les musées que vous souhaitez visiter. Cela évite de faire la queue. Certains imposent une heure pour s’y rendre. C’est dire, même en moyenne saison.

Il y a deux chansons qui évoquent Amsterdam : celle de Brel, incontournable par sa puissance et que tout le monde connait, et celle, un peu oubliée, de Guy Béart. Elle m’a poursuivie comme une ritournelle au gré de nos ballades.

Notre premier après-midi, celui de notre arrivée, nous l’avons consacré au cœur de la ville avec son église, la Oude kerk, l’ancienne cathédrale aujourd’hui vide et utilisée pour des expositions, à « l’église dans un grenier » utilisée par les catholiques obligés de se cacher au moment de la « réforme » calviniste et surtout en fin d’après-midi, à parcourir le « quartier rouge » avec ses vitrines ornés de « jolis corps », comme nous dit Brel, et ses boutiques consacrées explicitement au sexe, ses coffees-shop où l’on fume librement le cannabis. Enfin, pas nous. Pour le dîner, un excellent repas dans un restaurant indonésien, conseillé par notre guide Hachette.

« A Amsterdam, il y a Dieu, il y a les dames.
J´ai vu les dames de mes yeux, j´ai pas vu Dieu à Amsterdam.
 »

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Le lendemain matin, nous avions au programme une promenade en bateau sur les canaux. Pour rejoindre le point d’embarquement, nous avons suivi un itinéraire qui nous a permis de faire halte au « Bejinhof », charmant lieu empreint de calme et de poésie et au marché aux fleurs surtout pittoresque par la multitude de pochettes de bulbes qu’on y expose pour la vente. Le parcours de la compagnie « Amsterdam canal cruises » nous a permis de découvrir les principaux canaux bordés de leurs maisons si caractéristiques, d’entrevoir le port et une partie de l’Amstel. L’après-midi sera consacré au musée des sacs à main dans la magnifique maison Tassen et à la Rembrandthuis, reconstituée à l’identique de celle du vivant du peintre pour l’ameublement.

« A Amsterdam, il y a les eaux, il y a les âmes.
J´ai vu les eaux dans les canaux, j´ai pas vu d´âme à Amsterdam.
A Amsterdam y a des vélos et y a des trams
et des bateaux qui font font l’amour au carrefour à Amsterdam.
 »

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Au matin du troisième jour, les jambes commencent à tirer un peu, mais rien de bien grave. A Amsterdam, il y a le vélo, le tram, comme dit la chanson, et le métro. Mais la ville est petite et se parcourt facilement à pied, à condition de faire attention aux vélos qui circulent en grappes de dix, quinze, parfois plus, à toute allure. Drôle de voir ces cyclistes campés sur leur machine noire, droits comme des cierges, pédalant d’un geste souple, pour vaquer à leurs occupations. Nous avons trois musées au programme : le Rijcksmuséum, le Van Goh et le Tedelijk. Ils sont situés les uns à côté des autres. Pour les rejoindre, nous suivons les bords majestueux du Herengracht puis du Keizersgracht, l’occasion d’admirer la « Bartolotti Huis » et de nombreuses autres maisons splendides.

« A Amsterdam y a des florins avec des diams
et tout s´achète et tout se vend, même le vent, à Amsterdam.
A Amsterdam, il y a Van Gogh, il y a Van Dam…
»

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Le Rijcksmuseum entièrement rénové est une merveille, à l’extérieur et encore plus à l’intérieur. La nouvelle scénographie beige et taupe met en valeur les œuvres dans une atmosphère douce et chaleureuse. Même à midi, la foule se presse devant la fameuse « ronde de nuit » de Rembrandt. Tout près, le musée Van Gogh offre un parcours pédagogique sur « la vie du peintre à l’œuvre » de ses débuts jusqu’à la fin de sa vie. L’occasion de voir son art évoluer et de rencontrer quelques-uns de ses chefs d’œuvre. Enfin juste à côté, le musée d’art moderne, agrandi d’une magistrale coque en forme de baignoire nous offre l’hospitalité de sa superbe cafétéria où nous dégustons de délicieuses salades composées. Sur notre parcours nous retrouvons un ensemble composite d’œuvres de toutes sortes du mur peint de bandes colorées aux sculptures les plus improbables, en passant heureusement par la rencontre avec quelques Miro, Mondrian ou Kandinsky. Le summum est atteint avec cette composition bricolée en papier coloré, digne d’un patronage laïc, élevée au rang d’œuvre d’art majeure : décadence consommée ! Question : l’art contemporain est-il définitivement un attrape-cons ?

Après cet épisode riche en art, une petite pause d’impose. Nous prenons tranquillement la direction de la maison d’Anne Frank qui ne désemplit pas et où nous avons rendez-vous à 19H. Nous passons devant quelques établissements de diamantaires, cette autre activité amsteldamoise, héritée de son passé colonial.

Nous passons une bonne heure dans la maison de la petite juive dont le journal a fait le tour du monde. Evocation émouvante de lieux restés presque intacts et poignante par les images de la barbarie nazie.

Il nous faudra bien le réconfort d’un repas succulent pris chez Belhamel, dans son décor art déco brun et or, pour nous remettre de cette longue journée. Demain matin, grasse matinée avant de prendre le chemin du retour.

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« A Amsterdam, il y a Dieu, il y a les dames.
J´ai vu les dames de mes yeux, j´ai pas vu Dieu à Amsterdam.
A Amsterdam, voici des pigeons qui s´enflamment
devant les belles qui ruminent dans les vitrines à Amsterdam…
 »


« A Amsterdam y a du haschich par kilogrammes… »

 * cliquer sur les photos pour les agrandir.

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