HISTOIRE
HOLD-UP SUR LA LUTTE DES CLASSES
FIASCO : LE LOGICIEL DE HOLLANDE EST PERIME !

L’ECONOMIE : DE LA REGRESSION AU GÂCHIS

 

  Hollande fiasco

« J’ai fait des choix majeurs pour la France » s’en va répétant le président « Nimbus » à tous les échos, comme pour se persuader d’avoir fait les bons. Qu’on en juge ! Depuis un an, l’économie française a reculé. Elle décroche même par rapport à la moyenne de nos partenaires européens, ce qui est une nouveauté. A la fin de cette année, le PIB sera inférieur à ce qu’il était à la fin de 2008, cinq ans auparavant. Notre économie est entrée en récession sous les coups inconsidérés assénés à nos entreprises et à la consommation. Des décisions immédiatement contre-productives comme en attestent la montée immédiate du chômage et le blocage de la consommation des ménages, par la diminution du pouvoir d’achat. Il fallait des socialistes au pouvoir pour arriver à un tel résultat.

Des choix à contre-courant.

La situation  laissée par Nicolas Sarkozy était dégradée par la crise des dettes souveraines succédant à la crise financière, elle-même conséquence de celle des « subprimes ». Les choix de François Hollande à contre-courant de l’Europe et du Monde, ont transformé une situation difficile en situation dramatique. Les faits parlent d’eux-mêmes, le constat de cette première année de présidence « normale » est accablant. Quelques chiffres résument le chemin parcouru : chaque jour depuis le 6 mai 2012, la France compte 1.000 chômeurs de plus, et chaque jour sa dette s’alourdit de 165 millions d’euros. Face à cela, l’exécutif n’a à proposer qu’une « boîte à outils » bien légère, faite de contrats aidés et d’économies toujours différées. Les perspectives continuent d’être inquiétantes quand on sait que le vrai impact du choc fiscal de l’automne 2012 reste à venir : un taux de marge des entreprises (le plus bas de la zone euro) et un pouvoir d’achat des ménages au plus bas depuis trente ans.

Croissance envolée, réduction des déficits repoussée, emplois sinistrés : cette première année de présidence ressemble à un gâchis, lequel était inscrit dans la campagne d’un candidat qui avait sous-estimé la gravité de la crise, l’importance de la compétitivité-coût et l’impérieuse nécessité de baisser la dépense publique. L’arrêt du moteur franco-allemand était aussi écrit, remplacé par une hypothétique alliance « pour la croissance » des Etats du « Club Med » (i.e Espagne, Italie, Grèce).

Incapable d’atteindre son objectif de réduction du déficit à 3% à la fin de l’année, Bercy vient d’obtenir de la Commission européenne, deux ans de plus pour y parvenir. Si les hommes du pouvoir s’en félicitent, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France. Ces deux années traduisent le déclin de notre pays, son incapacité en prendre les décisions courageuses, et jettent le discrédit sur ceux qui le gouvernent. Il y a en effet, gros à craindre que ce répit ne soit pas  réellement mis à profit pour mener à bien les réformes difficiles qui remettraient la France sur les rails. Au vu de l’année que nous venons de vivre, nous ne pouvons pas leur faire confiance.

De "choc" en "choc" ...

Le discours dominant à la mode nous abreuve des « chocs » nécessaires à notre redressement : choc de compétitivité mais le crédit d’impôt prévu à cet effet ressemble plutôt à un pet foireux ; choc de simplification, mais on ne s’attaque pas au dur, c’est-à-dire au droit du travail, ce monstre qui met des freins partout dans le fonctionnement de nos entreprises ; choc de réformes structurelles, mais on renonce à faire la réforme territoriale qui fusionnait élus départementaux et régionaux en un seul pour faire une espèce de décentralisation en trois volets, du type usine à gaz ; choc de relance, en habillant ce qui existait et qui était efficace en un seul organisme bancaire plus ou moins politisé : la BPI… Le Parti socialiste et le président de l’Assemblée nationale viennent d’y ajouter le choc de la désunion par les imprécations contre l’Al­lemagne.

On aurait aimé croire à une lueur de lucidité et voir la promesse d’une politique de l’offre dans la levée des sanctions fiscales à l’égard des créateurs d’entreprise et l’accord de flexibilité (timide) de l’emploi. Las, c’est aussitôt pour donner des gages dans le sens inverse avec la loi dite « Florange » et l’épisode malencontreux de l’intervention de notre ministre de la parole improductive sur l’affaire Daylimotion.

Voilà l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas faire. Pour croître, nos start-up doivent trouver un ancrage américain ou une dimension internationale, surtout dans l’internet, où les frontières ont peu de signification. Dailymotion, talentueux numéro deux mondial de la vidéo sur Internet, a besoin, pour ne pas périr dans l’ombre du géant « Youtube », de changer de dimension et le groupe ne peut pas faire l’économie d’une présence massive aux Etats-Unis. Une prise de contrôle par « Yahoo! » lui aurait permis de franchir ce palier, en apportant les moyen financiers que Orange n’est pas disposé à lui donner, en lui permettant d’élargir son audience et en l’aidant dans l’achat de droits audiovisuels. Les pouvoirs publics français, au nom de la défense d’intérêts nationaux, ont bloqué la vente : une pure sottise. La France aurait pu devenir une pièce maîtresse dans le puzzle mondial de « Yahoo! ». Comme disait Pascal Lamy : « il est grand temps de changer de logiciel !»

Une parole surréaliste.

De ce sombre tableau émergent des confidences du président faites à quelques journalistes dans l’avion qui le ramenait de Chine : « Si on n’avait pas fait le redressement des comptes publics, la compétitivité, les mesures contre le chômage, on pourrait être inquiet. » : nous sommes inquiets ! Dans un entretien publié dimanche il se félicite d’avoir fait « en dix mois bien davantage qu’en dix ans » : il a défait plus que fait, il n'a vraiment peur de rien ! Il a célébré devant les patrons « trois réformes majeures » : le pacte de compétitivité, l’accord sur la sécurisation de l’emploi et la création de la BPI :on croit rêver ! Est-il seulement conscient du caractère surréaliste de ses propos.   

Ainsi va le « baladin » comme certains à l’étranger le surnomment. La question n’est même pas de savoir s’il a l’autorité suffisante pour reprendre les choses en main. Mais la volonté et la capacité de le faire. En attendant, notre économie reste sur la pente vertigineuse qui l’entraîne dans le gouffre.

 

Commentaires

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)