VOYAGE MEMORIAL

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P1170726Je m’étais promis un jour de  me rendre sur la tombe d’un oncle tombé lors  de la guerre de 1914-1918, dont j’avais retrouvé l’emplacement  grâce au travail minutieux des services du ministère des Armées. Cet  oncle  a été tué le 2 juin 1917 et j’avais prévu d’aller sur place commémorer le centenaire de sa disparition. Mais la nécropole d’Aubérive, près de Reims, où il a été enterré faisait l’objet d’importants travaux de restauration qui en interdisait l’accès. Comme je souhaitais m’y rendre avant la fin 2017, c’est donc lundi dernier que ce vœu a pu se réaliser.

Gabriel, Eugène, Alfred Houlle, né en 1894, était le frère ainé de mon père. Jeune instituteur, mort à 23 ans, il n’eut guère  le  temps d’enseigner. Tout ce que je sais de lui, c’est que mon père lui vouait une grande admiration. Etre instituteur, au début du 20ème siècle, ça n’était pas rien ! 



P1170836« Mortellement blessé le  27 mai 1917, par une grenade à ailettes alors  qu’il  assurait la protection de travailleurs à proximité de l’ennemi à Moronvilliers, au nord-est de Reims. Il appartenait à la 124ème division d’infanterie, avec le  grade de sous-lieutenant.  Il a été cité à l’ordre de sa division : sous-officier d’un très grand courage vigoureux et  plein d’entrain. Volontaire pour toutes les  missions difficiles. Le 1er juin 1916 s’est offert spontanément pour porter un renseignement au colonel commandant le régiment sous un effroyable bombardement, circulant de jour sur un terrain découvert battu par les mitrailleuses ennemies. A accompli sa  mission dans le  minimum de temps. »

Par arrêté du 30 mai 1920, il a été décoré de la « Légion d’honneur » à titre posthume.

Je lui dédie ces quelques vers de « l’hymne » de Victor Hugo :


« Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts ! …»

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Il avait laissé un texte écrit de sa main que mon père conservait précieusement. Ce texte, symboliquement,  je l’ai déclamé devant la croix qui porte son nom. Il rend bien compte de l’état d’esprit qui animait les Français. Je l’avais déjà publié sur le bloc-notes  en novembre 2008. Il est un peu long, mais je vous le propose ci-dessous à nouveau.

En sa mémoire.

« Sous les ordres du sanguinaire empereur

Les troupes allemandes s’apprêtent aux combats

L’entrain manque car les boches ont peur

Des coeurs ennemis qui eux sont de vrais soldats

Guillaume parle à sa troupe amollie

Voulant en cela aussi singer Napoléon

Soldats ! leur crie-t-il, partons, notre ennemie

Nous attaque, que chacun se batte comme un lion

Sus à la France, Sus à l’Angleterre

Sus à la Russie, que rien ne vous arrête

Qui donc sera le maître sur la terre

Si la grande Allemagne ne peut lever la tête

La campagne sera belle et Paris

Verra dans ses murs avant le mois prochain

L’empereur Guillaume avec tous ses amis

Célébrer la victoire Boulevard Saint-Germain

Allez ! soldats, la Belgique impatiente

Vous attend pour la libérer de ces maudits

De ces damnés, de ces vaches. Elle tente

Mais en vain de repousser ses ennemis

Liège vous tend les bras. Namur vous recevra

En fête et à Bruxelles je m’installerai

Car ce pays ami désormais s’appellera

Province prussienne ; pour elle je choisirai

Un gouverneur parmi les grands de ma cour

Puis nous irons tout droit jusqu’à Paris

Et la France paiera tous les frais. A ce jour

Nous prendrons du repos dans la joie et le ris

La fière Albion, la patrie perdue

Londres sera accusée après quelques jours

Elle comptait sur la France : la France s’est abattue

Elle appelle Nicolas à son secours

Mais avant qu’il ne soit prêt à marcher contre nous

Avant que le premier cosaque ait franchi

La frontière ne craignant rien derrière nous

Nous quitterons Bruxelles, Londres et puis Paris

Pour voler à Petersbourg et puis à Moscou

Maître absolu de l’Europe entière

J’aurais enfin atteint le rêve de nos aïeux

L’Allemagne par-dessus toute la terre

Frémira aux récits de vos exploits glorieux.

Ainsi parla Guillaume dans sa démence

Soumettre l’Europe ! Quel but ? ne sait-il pas

Qu’il en coûte à un empereur de France

D’avoir fait parcourir l’Europe à ses soldats.

Entendant les fières paroles de leur kaiser

Les lourds soldats allemands, cavaliers ou fantassins

Crurent que déjà ils tenaient la victoire

Ils se voyaient en Champagne, buvant le vin.

Liège tint bon, Namur résista. Ah ! tremblez

Ulhans, lanciers, fantassins, hussards de la mort

Tremblez, vous êtes trompés ! Le peuple français

Debout vous attend conscient, calme et fort.

Là-bas les Anglais viennent à la rescousse

Tandis que déjà les russes arrivent à Berlin

Tremblez ! Vous allez sentir la secousse

Des peuples dressés pour la défense de leur bien.

Les lâches ont peur de la mort et de la mitraille

Comment arrêter les balles meurtrières

Oh ! ils prennent tout : vieillards, hommes, marmailles,

Et ils les offrent aux fusils de leurs frères.

Est-ce là une guerre, dis-moi, Guillaume

Est-ce ainsi que tu te venges de ces gens

Qui refusent de t’obéir ? Es-tu homme

Ou bourreau ? Tu n’es pas empereur mais tyran.

Honte à toi qui a déchaîné cette guerre

Honte à toi pour qui le sang humain n’est rien

Honte à toi qui sème partout la misère

Honte, honte à toi Guillaume le vaurien…

            Gabriel HOULLE

Instituteur de la République

            P1170734 Sous-lieutenant au 101ème régiment d’infanterie, 10ème compagnie

            Mort pour la France le 27 mai 1917 à Moronvilliers (Marne)

            Chevalier de la Légion d’Honneur

 

 


TERRA BOTANICA : LA SYMPHONIE VEGETALE

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En cette fin de vacances d’été, nous avions deux enfants de 7 et 9 ans à occuper. Pourquoi ne pas aller à Terra Botanica ? Disons franchement que nous  avions  un  petit doute sur l’intérêt que les  deux garçons, plus attirés par leur smartphone que par le plein air, pourraient accorder à ce parc thématique qu’on pourrait croire pensé plutôt pour les  adultes. Nous avons donc opté pour le « parcours enfant » qui est proposé dans les plaquettes de présentation. Celui-ci nous parut suffisamment consistant puisqu’il permet de faire pratiquement le tour des thèmes abordés.

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Le parc Terra Botanica est au végétal ce que la neuvième symphonie est à Beethoven : une apothéose.

Dès l’entrée, nous avons apprécié le cadre quasi enchanteur. Depuis notre dernière visite, il y a deux ou trois ans, le parc a atteint sa  maturité. La végétation y est à son apogée en cette fin août et l’entretien est irréprochable : présentations des plantes, arbres, comme le sol, tout est impeccable. On retiendra : la « féérie des dahlias » : une explosion des couleurs à perte de vue pour cette plante emblématique de la vallée de l’Authion, qui n’est pas sans rappeler Keukenhof, le parc des tulipes d’Amsterdam, toutes proportions gardées, évidemment ; le parcours luxuriant « aux racines de la vie » que  les enfants voulurent emprunter deux fois ; la promenade documentée en barque de « l’odyssée botanique » a gardé tout son attrait et nous permet d’apercevoir au passage de  bonnes grosses grappes noires de cabernet franc de bon augure, parmi toutes les autres plantes présentées où l’hortensia préside. Et puis la  très fleurie « allée des grands-mères » avec  ses recettes illustrées est venue conclure comme un point d’orgue… apportant sa touche colorée à la symphonie végétale. Arrivés vers 15H,  nous sommes repartis à 19H, au moment de la fermeture, un  peu vannés,  mais contrat rempli, émerveillés par la magie des lieux qui réussit à faire cohabiter des végétations de toutes les parties du monde. Un seul bémol : il faisait beau mais les conditions atmosphériques ne permettaient pas le vol de la montgolfière et donc nous n’avons pas pu profiter de la vue d’en haut … Partie remise.

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Un parc conçu pour les familles.

Nous avons eu aussi la chance de venir un jour où la fréquentation du public n’est pas trop dense : le  parking rempli nous avait fait craindre une forte affluence. En réalité, l’effet de dispersion a joué à plein : peu de queue aux animations, pas de presse dans les allées plus étroites. Le  parcours enfant se révèle très judicieux  car, en fait, la répartition des animations conduit à visiter l’ensemble du parc. Nous avons commencé par « à l’épreuve des extrêmes », car je savais que la présentation du professeur « Chlorophylle »  en hologramme séduirait nos deux garçons. Le parcours pour y arriver leur permit de découvrir les plantes aquatiques et une « mer » de  lotus magnifique, la serre  abandonnée, puis le coin de l’Asie avec sa mini-rizière et surtout les plantes carnivores, dont Arsène est féru puisqu’il en élève une. A voir les deux gamins gambader, s’arrêter, observer, nous sûmes que la partie était gagnée. Comme prévu, l’animation sur les plantes des climats extrêmes rencontra leur adhésion et la visite des locaux consacrés à chaque climat fut l’occasion de cultiver un peu plus leur curiosité. Le parcours continua avec passage rapide au milieu des arbres « sculptés » pour arriver au « potager futé ». Là, le plus jeune entre tout de suite dans ce qu’il doit faire tandis que le  plus grand n’accroche pas. Le problème, c’est que tout le monde ne comprend pas le jeu et de nombreuses tablettes restent dans les brouettes. Dommage. La présence d’un adulte permettrait peut-être d’y remédier, car les parents repartent sans se préoccuper de leur remise en place. Nous les laissons un petit moment sur « l’île des lutins », explorer tous les recours de la structure de 7 m de haut qui leur est proposée, et c’est une pause bienvenue pour nous dans les fauteuils du bar voisin. Pause prolongée par la sortie burlesque d’un terranosaure  avec lequel il fallut faire les inévitables « selfies ». Ils décidèrent de consacrer un peu de temps à la fouille, les deux garnements prenant plaisir à dégager, à coups de truelles et de pinceaux, la patte d’un fossile dont une grande partie avait été nettoyée par d’autres. La tâche terminée, il restait encore beaucoup à « dégager » pour nos deux paléobotanistes en herbe, mais la suite de la visite nous imposait de repartir à la découverte. Le voyage en coquille de noix nous a laissés sur notre faim et les jambes un peu flageolantes : voilà une animation qui aurait besoin d’un petit coup de jeune. Mais les garçons se sont rattrapés dans la vaste structure de « graines d’aventures » d’où nous les avons extraits à grand mal. Le plus grand a aimé le « Safari dino » en 4D, le plus jeune, un peu sensible, ayant préféré faire l’impasse. Mais les deux ont trouvé le spectacle du « théâtre des plantes » trop décousu. Par contre « la symphonie du chêne »  est une belle trouvaille : l’histoire est suffisamment courte et  les apparitions successives des instruments les a  beaucoup amusés. On a terminé par le « jardin des légendes » et son évocation des contes et légendes, et c’est encore un bon moment. « C’était génial » ont-ils conclu quand on a annoncé la fin du périple. Un satisfecit qui nous combla.

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Une belle évolution à continuer.

Nous n’avons pas pu éviter quelques impasses : ainsi nous avons snobé les « cabanes à quizz » qui n’attiraient pas les enfants. Mais dans l’ensemble, les animations ont été bien renouvelées. Nous avons délaissé,  faute de temps, toute la partie sur les grandes explorations et il est difficile donc de donner un avis. Il est certain que chaque fois qu’on associe les technologies modernes, le parc gagne en attirance. On soulignera au passage la prouesse qui consiste à évoquer les contes et légendes de notre région en quelques minutes avec un film et deux comédiens époustouflants dans une mise en scène bondissante. L’évolution en continu est une nécessité pour faire venir et revenir le public, de même que les  temps forts événementiels et saisonniers sont un bon moyen de faire connaitre le Parc Terra Botanica. Un bravo donc à l’équipe qui a pris en  main ses destinées et qui se bat pour augmenter sa fréquentation et en faire un « incontournable » des sites à visiter. Une belle carte de visite pour notre Anjou, pôle végétal !

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PARENTHESE PARISIENNE

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Un peu d’évasion dans ce monde où les mauvaises nouvelles tombent plus vite que les missiles sur les djihadistes, ça fait du bien. Tourner le dos à l’actualité a aussi son revers : elle a vite fait de vous rattraper. Bon, en attendant, pas de regrets.

Jeudi soir nous étions en famille à la Cigale pour une soirée détente et divertissante. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle fut réussie. A l’affiche : « SOY DE CUBA ! », une comédie musicale de belle facture, au rythme endiablé avec des protagonistes de qualité exceptionnelle. Certes le fond de l’histoire est un roman à l’eau de rose, la paysanne éternelle qui veut vivre son rêve de danseuse et s’exile à la grande ville pour y tenter sa chance. Suit un parcours sans surprise : serveuse, puis remplaçante, jalousies, … puis la gloire ! Mais quel spectacle ! Une mise en scène précise, un orchestre sur scène aux musiciens talentueux, des danseurs et danseuses multipliant les figures époustouflantes d’agilité et de précision, avec une sensualité de bon aloi.

Amateurs de rumbas, de mambos, de sambas, de tangos, de salsas, pas de temps à perdre ! « Soy de Cuba » se joue jusqu’au 7 décembre à La Cigale, à Paris. Et vous aurez encore une chance avec la tournée qui suivra dans toute la France. Publicité non payée.

Et pour finir une dinette à la « Cantine » voisine. Des plats simples dans le style « bistrot » servis avec le sourire et des mets de belle qualité, signés Christian Etchebest. Autrement dit, la « totale ».

 

 


POURQUOI NOUS IRONS A LA MANIF A PARIS

 

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On pourrait croire que l’histoire du mariage accordé aux couples homosexuels est un bon prétexte que l’on peut instrumentaliser pour créer des difficultés supplémentaires à un gouvernement de gauche dont la popularité est en chute libre. Ce sera la motivation de certains, à n’en pas douter.

On peut penser, et à juste titre, que le sujet a été mis sur la table par le président, son gouvernement et le PS pour rassembler une majorité plus en bisbilles qu’unanime sur la politique suivie. C’est aussi contre ce rideau de fumée qu’on peut avoir envie de protester. Et les maladresses anticléricales de certains ministres ont pu apporter des raisons supplémentaires.

Si ce n’était que pour des raisons aussi superficielles, j’ai peine à penser qu’une telle manifestation puisse rassembler des centaines de milliers de personnes comme cela semble vouloir être le cas.

Je suis persuadé qu’il n’en est rien. La plupart des participants seront animés de motifs beaucoup plus profonds sur un projet dont les répercussions sont envisagées comme un véritable changement de société. Que ce soit un réflexe conservateur d’une partie de la population, c’est certain. Il n’en est pas pour autant méprisable. C’est donc pour affirmer quelques convictions profondes que nous irons manifester dimanche prochain.

L’absence d’un vrai grand débat sur la famille, sur ce qu’est le mariage, sur les problèmes de filiation, de l’adoption, de la procréation médicalement assistée fait que beaucoup de personnes mélangent tout. Il est d’ailleurs curieux que notre société se focalise sur le mariage dans une société ou le divorce pose bien plus de problèmes économiques et sociaux et pèse d’un coût énorme sur la collectivité. D’autant plus curieux que cette année, le nombre de naissances hors mariage ont été pour la première fois les plus nombreuses. De ce point de vue, l’extension du mariage civil aux couples homos est une complication supplémentaire et on s’apercevra bientôt que cette revendication au nom de l’égalité est un faux nez pour des lobbies qui n’ont pas d’autres soucis que de démolir un peu plus la société dans ses fondements les plus profonds.

Loin de moi l’idée de vouloir ramener le sujet à sa dimension religieuse. Ce n’est pas le mariage chrétien qui est en cause. C’est sa dimension anthropologique. Au-delà de l’image de la crèche mise à l’honneur ces dernières semaines avec la fête de la nativité, c’est celle de la famille qui est symboliquement rassemblée et proposée à l’adoration pour les uns, à l’attendrissement pour les autres. Tableau ordinaire qui concerne toutes les familles quelles que soient les vicissitudes par lesquelles elles peuvent être passées : amputées de l’un de ses membres, recomposées de bien des façons, mariées ou pas… C’est bien le modèle d’un homme, d’une femme et d’un enfant qui a été transmis à travers les âges pour le bonheur et la perpétuation du genre humain. Noël, c’est la fête de la famille réunie pour tout le monde, y compris les non-croyants.

C’est la négation de cette dimension anthropologique qui me choque le plus. Quoi qu’on fasse, un enfant est toujours le résultat de l’accouplement d’un père et d’une mère, qu’il soit ou non détourné par la science. Le mariage pour les homosexuels, soit. Mais ce n’est pas une histoire d’amour, c’est d’abord la volonté de signer devant la société un engagement qui implique des droits et des devoirs. Force est de constater que l’on consacrera ainsi une union par nature stérile. Il faut savoir l’assumer devant la société en ne réclamant pas des droits supplémentaires à commencer par le « droit à l’enfant » qui est aujourd’hui refusé aux autres couples. C’est pourquoi, la filiation artificielle, je ne suis pas d’accord pour qu’elle soit un droit. L’accorder est d’autant plus inutile que la plupart des problèmes de parentalité qui se posent aujourd’hui aux couples homosexuels peuvent être réglés soit chez le notaire, soit par le juge. Ce n’est pas être homophobe que de faire ces constats.

C’est contre cette modification profonde de notre droit matrimonial que j’irai manifester. Parce que demain, au nom du même principe d’égalité, on voudra nous imposer la procréation médicalement assistée, et après-demain la gestation pour autrui. Sans qu’on sache vraiment quelles dérives mercantiles ni quelles souffrances pour des enfants « sans racines » elles peuvent induire. Sans compter que la majorité des Français (55%) sont attachés à la famille classique.

 


SOURIEZ, C’EST L’ETE !

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LES VIS DE 4X20

 

Quelle idée aussi de bricoler au mois d’août ! Surtout quand on a le temps comme moi, toute l’année. Mais voilà, nécessité fait parfois loi. Un « bidule » à réparer et me voilà en quête des vis nécessaires : 16 vis de 4x20 exactement. Comme toujours dans ce cas-là, c’est évidemment celles qui manquent à l’appel dans le stock familial. J’ai beau écumer toutes les « caches » possibles, cendrier et vide-poche du bureau, petits récipients où l’on rassemble les trouvailles esseulées, « boîtes magiques » de la grand-mère comme disent les petits enfants pour désigner ces deux grosses boites à casiers en plastique transparent qu’elle range au fond du placard et dans lesquelles elle « collectionne des fèves, des élastiques, des trombones, des vis sans écrous et des écrous sans vis »…. Rien de rien.

Un voyage chez Le Roy « enchanteur » s’impose donc. Me voilà sur place au milieu de la foule des bricolos aoûtiens. Ils sont nombreux et ce n’est pas bon signe, je le pressens. De fait, les rayons que j’observe du coin de l’œil sur le parcours qui me mène à l’endroit adéquat ne sont pas bien réapprovisionnés : les vides sont nombreux. Ce mois de vacances n’est pas propice aux réassorts, c’est bien connu. Enfin, je suis à pied d’œuvre. Il faut maintenant que je trouve le bon sachet. C’est qu’il y en a des sortes de vis : pour le placo, pour l’agglo, des plates, des bombées, des vissages ordinaires, des vissages cruciformes, des visages en étoile, en acier, en cuivre, chromées, nickelées, … M’y voilà : 3,5x16, 3,5 x25, 4x16, 4x25, 4x30…je refais un tour pour m’assurer : pas de 4x20 ! La tringle où le sachet convoité aurait dû se trouver est vide. Forcément, c’est celles dont j’ai besoin qui manquent. Je me déplace de quelques pas pour me rabattre sur un autre modèle. Même chose ! Mais qu’est-ce qu’ils ont donc tous à utiliser du 4x20, c’est pas possible ! Il y a bien un sachet rescapé, mais les vis ont la tête bombée et cela ne convient pas pour ce que j’ai à faire. Je refais un tour du rayon. Ah, coup de chance : il reste un sachet de vis chromées destinées à je ne sais quel usage dont le format est 3,95x19,8 (si, si) !!!! Elles sont magnifiques, à vissage cruciforme, avec une tête très légèrement bombée mais conique en-dessous. Bref, elles feront l’affaire. Elles sont légèrement plus chères, fallait s’y attendre, mais elles feront l’affaire ! Et tenez vous bien, il y en a exactement 17 dans le sachet, allez savoir pourquoi ?

Il ne reste plus qu’à passer en caisse. Personnel en congé ou mauvaise heure, mais il y en a peu d’ouvertes et les queues s’allongent. Avec un peu de chance, je vais tomber sur le changement de rouleau … Eh bien non, ça coince, mais c’est un objet sans code barre : caissière au téléphone, explications, attente, nouveau conciliabule, enfin pianotage sur les touches, ouf ! Reste plus qu’à payer : une carte bleue. Bon ! Ah, une facture en plus, ben voyons…. Finalement, après un peu de patience, je peux régler les quelques centimes d‘euro de mon sachet, …et enfin libéré.

Ainsi va le progrès !


                                                      

 


BREVE INTERRUPTION

                                                               

En raison d'impératifs familiaux, la prochaine note paraîtra pour le 10 janvier.

                                                       Daniel