LA BELLE VICTOIRE DE CHRISTOPHE BECHU

 

Bechu victoire

A la tienne, Christophe !

A Angers, on attendait ça depuis 37 ans. Depuis que Jean Turc avait renoncé à faire une liste contre son 1er adjoint, et du coup la mairie était passée à gauche. Nous avions perdu « faute de Turc » : plus de 2000 bulletins rayés avec le nom de l’ancien maire écrit en lieu et place de celui du candidat avaient fait pencher la balance en faveur de Jean Monnier. Depuis toutes les tentatives pour reprendre la mairie étaient restées vaines. Cette fois-ci, clin d’œil de l’histoire, un « Turc » figurait sur la liste : le petit-fils de l’ancien maire. Heureux présage puisque la victoire a enfin été au rendez-vous. Il y a parfois de ces coïncidences… je vous jure !

Nette et sans bavure.

Cette belle victoire par 54,36% contre 45,64% est sans appel : 4 500 voix séparent les deux protagonistes. Christophe Béchu est allée la chercher autant avec ses tripes qu’avec son talent. Elle lui avait échappé de peu il y a six ans. Depuis, il avait soigneusement préparé sa revanche : une campagne au millimètre, tirée au cordeau, soutenue par une nuée de bénévoles disponibles et corvéables à merci, dans laquelle il s’est investi corps et âmes (sans jeu de mot). Une direction de campagne remarquable, calme, sereine, efficace. Une cohésion de l’équipe savamment recherchée, orchestrée et obtenue. C’est donc une victoire collective.

Il faut dire que le moment était propice. Quand on frôle le succès en remontant le vent, on peut s’attendre à le rencontrer quand on navigue sous spi avec vent arrière. Ce serait trop facile d’expliquer le résultat de dimanche soir par le contexte national uniquement. Car je veux en témoigner, au-delà du travail de tous, c’est d’abord la victoire d’un homme, pétri d’intelligence, redoutable stratège, à l’empathie naturelle, mais aussi capable de s’imposer un train d’enfer,  de donner de lui-même parfois au-delà du raisonnable.

« On ne fait rien de bien sans passion ! ».

Comment ne pas appliquer cette maxime au nouveau maire d’Angers. Il a de l’ambition, évidemment. Mais qui a suivi ses pas dans les rues de la ville, examiné son projet, observé les femmes et les hommes qu’il a choisis, s’aperçoit que tout entre en résonnance. Il y a un ressort commun : la passion de la ville qui l’anime et qu’il insuffle. Qui fait qu’il peut parler sans papier pendant une heure pour évoquer ce qu’il veut faire, les objectifs qu’il veut atteindre, nous émouvoir de ses rencontres ou de ses coups de cœur. Quel angevin ne connait pas le « bout du monde », le parc de Balzac, la place de l’Europe et son marché mythique…  cette ville  qu’il s’est appropriée et qu’il sait si bien partager.

La ville va connaitre un nouveau souffle, une nouvelle vision, un nouveau rythme de gestion avec en ligne de mire le développement économique, un urbanisme raisonnable, un humanisme qui renoue avec l’Anjou et Jean Bodin : il n’est de richesse que d’hommes, tout le contraire de l’assistanat qui maintient dans les trappes à pauvreté.

La ville avait bien besoin de ce renouveau !

Bonne chance Christophe, bonne chance à ton équipe !  Merci pour cette victoire, tu la mérites et nous avons confiance en toi !


A ANGERS, CHRISTOPHE BECHU A TOUTES SES CHANCES !

Béchu municipales

Christophe Béchu a failli l’emporter il y a six ans. Il s’en est fallu de quelques 600 voix. « Il n’a pas perdu, on l’a empêché de gagner » avouait un hiérarque socialiste local. Comprenez-le comme vous voulez. A gauche depuis 1977, la ville devrait enfin connaître l’alternance nécessaire à sa respiration démocratique.

Il a pour lui son profil et son talent.

Plus jeune Président de Conseil Général de France en son temps, il est aujourd’hui un sénateur brillant. Il pourrait se contenter de cette situation, somme toute très confortable. Et ceux qui lui reprochent d’avoir été candidat à toutes les élections n’ont rien compris : c’est une fatalité qui s’abat toujours sur les meilleurs. Mais Christophe Béchu veut être maire d’Angers. Il promet d’ailleurs de s’y consacrer exclusivement s’il est élu. Et il a le profil : il a l’empathie naturelle, un double cerveau qui fait de lui un stratège redoutable, et une énergie à déplacer les montagnes. Sur le terrain il fait merveille et cette fois-ci, les bénévoles se bousculent pour l’aider dans sa campagne, signe que son électorat est fortement mobilisé.

Il a réussi l’union de la droite et du centre et sa liste déborde sur le centre gauche.

La candidature de Laurent Gérault, ultime vengeance de Charette que Béchu a viré de la Région, lui rend plutôt service en le débarrassant d’un boulet sans entamer vraiment l’adhésion des centristes UDI et Modem à sa liste. Même si on se leurre souvent sur la « puissance » du courant centriste en Anjou : il y a belle lurette qu’il a connu ses heures de gloire et la droitisation de la société est passée par là. La tentation « bobo » aussi.

En face, une succession compliquée lui facilite la tâche.

La division et les rancoeurs ne sont jamais très productives de victoires. Le pustch qui a permis à l’actuel maire de prendre le pouvoir, en écartant brutalement Jean-Claude Antonini, a laissé des traces. Dans l’électorat monniériste d’abord, puisqu’il était fait pour écarter celui qui l’incarnait, Jean-Luc Rotureau, qui du coup  a monté sa propre liste. Cet adjoint, bien implanté,  peut jouer les trouble-fête.  La section du PS a elle-aussi été touchée par le séisme et se retrouve divisée. Enfin, le procédé a profondément choqué l’électorat angevin, plus qu’on ne le croie généralement. Mais Frédéric Béatse, le maire sortant sans légitimité réelle, va vendre chèrement sa peau. Engagé dans une solide campagne de terrain, il bénéficie du clientélisme forcené pratiqué depuis des années dans les quartiers où la mairie a le contrôle de multiples relais pour faire passer les messages les plus caricaturaux et la désinformation.

Le vent hexagonal souffle cette fois-ci dans la bonne direction.

Le climat national impactera inévitablement le scrutin, à Angers comme ailleurs. La montée du « vote-sanction », la déception de l’électorat de gauche déboussolé par les revirements de l’exécutif, vont provoquer des dégâts dans les urnes. « Quand on pisse contre le vent, on se mouille forcément les chaussures » se plaisait à dire Jean Narquin, longtemps député d’Angers. Alors qu’à droite, les électeurs sont dans les starting-blocs, motivés comme jamais par le ras-le-bol fiscal, l’insécurité et la montée du chômage. Localement, les projets pharaoniques des sortants, dénoncés par leur propre adjoint aux finances, sont aussi une puissante motivation pour tenter de changer le cours des choses.

Une victoire assurée pour le ténor de la droite et du centre ?

Une élection n’est jamais faite d’avance et il faut se garder de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Si toutes les conditions semblent réunies, il faut y apporter deux bémols : le score de la liste FN et la défaillance de l’électorat socialiste qui mettrait le dissident Rotureau devant le candidat officiel. Si l’extrême droite dépasse les 10%, elle se maintiendra au second tour, ce qui est de nature à réduire la marge de manoeuvre de la droite républicaine. Tout dépendra de la provenance de ses voix, depuis qu’on sait que Marine Le Pen fait des ravages dans les voix de la gauche gauchiste. Il n’est pas impossible, dans ce contexte, que le dissident passe devant le candidat PS, d’autant plus qu’il a fait une recrue de choix, en la personne d’André Despagnet, « calculette » de Jean Monnier et adjoint inamovible aux finances depuis 1977. Ce serait une complication supplémentaire pour Christophe Béchu qui gagnera à affronter au deuxième tour un socialiste pur et dur, qui n’hésite pas à faire venir les ténors nationaux pour le soutenir, ce qui relève pour le moins d’une tendance masochiste. Le scénario d’une quadrangulaire n’est pas à écarter non plus. Le suspense promet d’être intense jusqu’au bout.

Au moins aura-t-on cette fois-ci des certitudes sur la qualité du résultat, car l’opposition s’est mise en capacité de tenir sérieusement tous les bureaux de vote avec des personnes formées pour la circonstance. Un luxe de précautions qui ne sera pas inutile, tant ceux qui sortent ont gros à perdre. 


BECHU SE TROMPE ...

BECHU 1     

 

 … quand il affirme qu’il ne s’est rien passé depuis les élections municipales.

                                                                          

Il s’est passé quelque chose, si, si : le Maire s’est laissé pousser la barbe !

                                                                                        

Pour le reste, il a malheureusement raison. Et son analyse, la moitié au moins des Angevins peut la partager.

                                                                                           

Les travaux du tramway avancent imperturbablement sur l’itinéraire tragique du centre-ville. On a appris aussi que le projet de rénovation du stade, pas très logique vu l’endroit où il est, est tombé à l’eau –dans un parc aquatique ?-. Les locataires attendent toujours une solution aux augmentations de loyers conséquentes après la rénovation urbaine du quartier de la Roseraie…. Bref, Rien de changé. On se demande toujours s’il y a un pilote dans l’avion. En tous cas, c’est la question qui revient le plus souvent dans les propos des Angevins que je côtoie.

                                                                                     

J’ai cependant une petite différence d’appréciation avec Christophe, au vécu de mon expérience : l’opposition c’est fait pour s’opposer, et il n’y a rien à gagner à être « constructif ».

                                                                            

Le Conseil Municipal est un lieu de débat, certes, mais projet contre projet !

 

 

                                                                                                                               


LA MARTINGALE

Les récentes interviewes de Roselyne BACHELOT et de Christophe BECHU ont remis en lumière l'élection municipale d'Angers. C'est un peu "je t'aime, moi non plus", mais qu'importe. La question de la stratégie de l'ouverture que ce dernier a voulue et concrétisée est centrale. Tout le monde était d'accord pour convenir que c'était la bonne stratégie. Mais l'ouverture jusqu'où ? Ou plutôt jusqu'à qui ? Là, les avis divergent. On l'a bien compris avec les déclarations du Sénateur LARDEUX.  Le problème de toute élection, c'est de trouver la bonne "martingale", celle qui additionne les voix sans en retrancher.

Pour l'élection présidentielle, Nicolas SARKOZY l'a trouvée. Il a réussi à capter l'essentiel des voix du Front National, à faire le plein de son électorat traditionnel tout en conservant une partie de l'électorat centriste. Il faut dire que sa principale adversaire l'a un peu aidé. Et Bayrou aussi. L'inconvénient de ces additions, c'est qu'après l'élection, la volatilité est grande. Difficile en effet de contenter tout le monde immédiatement. Les Français sont versatiles, ce n'est pas nouveau : ils veulent bien les réformes à condition qu'on ne les fasse pas ! Nous jugerons donc sur les résultats. Il sera alors temps de faire le diagnostic de savoir si les réformes ont produit leur effet ou pas, si le style SARKOZY s'est imposé ou pas.

L'élection municipale d'Angers est un autre cas d'école. Pourquoi Christophe BECHU a-t-il échoué si près du but, à quelques dizaines de voix près ? La martingale qu'il a recherchée a bien failli marcher. Face à un maire sortant usé et à une campagne sans imagination, il a opposé une liste "new style" (peut-être trop), des actions "décoiffantes", des propositions témoignant d'une vraie vision d'avenir. Mais une campagne se joue sur deux tours et manifestement le second n'avait pas été assez préparé, alors qu'en face on a su déclencher les grandes orgues de toutes les peurs. Pourtant, sur le score du 1er tour, ça aurait dû passer. Et même de 5 ou 6 points. Les voix qui ont manqué, il n'y a pas besoin de beaucoup d'imagination pour les trouver. Dans un jeu aussi subtil, il ne faut surtout rien faire pour différencier les électorats. Chacun apporte le sien. Surtout ne rien faire et ne rien dire qui puisse donner une raison à un électeur potentiel de ne pas aller voter. Il y a des présences qui devaient être davantage expliquées, comme celle de Hervé CARRE. Mais surtout, Il aura suffi d'une ou deux maladresses de positionnement vis-à-vis de certains électeurs de l'UMP, de quelques petites phrases assassines de colistiers et patatras.... De plus, en interdisant aux éléphants UMP du Maine-et-Loire de prendre position, Christophe BECHU prenait un gros risque. De fait, il y en a qui se sont sentis orphelins. Vraiment on ne peut avoir que des regrets. Parce que l'équipe qu'il avait constituée, sous son autorité, aurait certainement bien fonctionné.

Et dans six ans ? C'est une autre paire de manche. Rien ne sera pareil. Alors ça ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Sauf qu'une occasion aussi belle que celle de 2008, avec le soutien de Jean MONNIER, risque de ne pas se représenter de sitôt. 

                                                                                                                                                


JEAN-CLAUDE "NOUSS PLAçA"....

Quand jétais au Maroc, il y avait entre Casablanca et Agadir un service d'autocar express, le "Pullman du Souss", qui desservait El Jadida, Essaouira et faisait halte à Tamanar, petit bled perdu dans un désert, mais arrêt incontournable pour le ravitaillement. Là on pouvait déguster un mini tajine savamment mitonné ou des brochettes de moutons délicieuses cuites sur la braise des kanouns alignés en batterie le long de la route. Souvent, un homme de petite taille montait. Il prétendait payer demi place en raison de sa corpulence qui, effectivement n'occupait guère plus de la moitié d'une place. Pour cette raison tout le monde l'appelait "Mohamed nouss plaça", c'est-à-dire "demi place".

"Jean-Claude nouss plaça" : c'est ainsi que l'on pourrait dénommer le maire d'Angers fraîchement réélu avec tout juste 50% des voix. A lire son interview l'autre jour dans notre presse locale, j'ai trouvé qu'il avait la victoire amère. On connaît l'épisode de la constitution du bureau de l'agglo où il a renforcé jusqu'à l'excès le poids de la ville d'Angers. Sur tous les sujets c'est un maire retranché dans sa légitimité -que personne ne lui conteste d'ailleurs- mais psychiquement ébranlé par le vent de la défaite qui a bien failli l'emporter. Etriqué et sectaire : voilà comment il m'est apparu à la lecture des réponses qu'il a donné à son interviewer. Etriqué sur les projets, sectaire dans la conduite des affaires et ses rapports avec son opposition. Il campe sur ses positions. Etriqué quand il ne veut pas déplacer le stade, quand il fait passer le tramway par la place du Ralliement, quand il juge Jean Monnier. Autrement dit il entend gouverner pour sa modeste majorité en oubliant tous ceux qui n'ont pas voté pour lui. Ce serait pourtant son devoir d'en tenir compte. Aujourd'hui il ne se comporte pas en "maire de tous les Angevins" comme la démocratie le voudrait.

Sur le logement, il persiste dans une vision déconnectée de toute réalité. Au moment où le marché s'effondre, où la ville d'Angers est classée par les investisseurs comme une ville à la limite de la saturation, il continue sur son projet de constructions à tout va. Avec quels investisseurs ?

Enfin, il est bien discret sur le départ de M. Crimes. Bon, on a compris qu'il y a un problème relationnel. Espérons que le "crime" ne se complètera pas d'un trou financier....

Quant à l'opposition, elle aura bien du fil à retordre avec un tel maire. On savait qu'il est retord. Maintenant que c'est son dernier mandat et qu'il n'a plus rien à perdre, ça va pas être "coton". En face, sans mettre en cause la qualité des personnes, on a le sentiment que ça manque de "politiques". Dans un tel cas de figure, il faudrait des élus chevronnés rompus aux joutes de l'enceinte municipale. Ce n'est pas en faisant deux groupes pilotés par MOREAU et GERAULT qu'on va faire "bander" (politiquement s'entend) l'électorat "sarkosiste". Même en avançant des raisons techniques compréhensibles, c'est pas génial pour la lisibilité.  On s'y perd un peu et on se demande où est passée l'UMP.... Et il va falloir tenir. Espérons que les "bleuets" s'endurcissent. C'est long six ans !

On ne peut donc avoir que des regrets. L'analyse d'André LARDEUX est imparable. Une fois n'est pas coutume : je la partage entièrement. Et comme l'histoire ne repasse pas deux fois les plats..... il reste cinq ans et quelques 10 mois pour méditer.

                                                                                                                       

                                                                           


LE DEVOIR D'OPPOSITION

Six ans, c'est long, mais c'est aussi vite passé. Expérience vécue ! Depuis le temps où j'étais élu, le statut de l'opposition s'est un peu amélioré : bureau, expression dans le journal municipal, possibilité d'avoir un collaborateur de groupe.... Mais le rapport de force reste inhumain. Que faire à 14, avec une indemnité réduite à la portion congrue pour faire face à l'armada de la majorité municipale et surtout aux multiples tâches et travaux qui attendent l'élu d'une grande ville : commissions, délégations, participation aux manifestations publiques ; sans parler des réunions nécessaires pour travailler en groupe sur les dossiers et préparer les sessions du Conseil Municipal quand on sait que les délibérations d'une séance représentent souvent l'équivalent d'un bouquin. Alors que faire une fois élu ?

La majorité a son projet qui n'est pas celui de l'opposition, on l'a vu pendant la campagne. Donc l'opposition est d'abord là pour s'opposer. Je veux dire par là qu'elle doit en toutes circonstances se souvenir qu'elle est là pour représenter ceux et celles qui ont voté pour elles et qui ne voulaient pas du projet de la majorité. Son premier devoir est de représenter ses électeurs et donc de rester fidèle à son projet. Son second devoir est de se projeter suffisamment dans l'avenir pour préparer l'échéance suivante en se donnant les meilleures chances pour espérer l'emporter. En politique, il n'y a pas de défaites, il n'y a que des échecs qui peuvent être dépassés. Son troisième devoir est de veiller sans concession à l'utilisation du denier public en exerçant un contrôle exigeant sur la gestion de la majorité.

Il y deux écueils à éviter pour tenir pendant six ans.

Le premier, c'est l'opposition "constructive". Par esprit démocratique du type "je me plie à la décision majoritaire", l'opposition se mue en minorité qui se veut force de proposition, vote positivement toutes les délibérations d'usage courant, propose ses amendements... C'est le meilleur moyen de se faire piquer ses bonnes idées par la majorité et de se retrouver à poil six ans plus tard. J'ai vécu ça. "Mes opposants ? ils ont voté 90% des délibérations..." disait Jean MONNIER ; ce qui était vrai. Allez ensuite expliquer aux électeurs que vous voulez faire différemment. Cette stratégie conduit invariablement au "bide".

Le second écueil, c'est de faire de l'opposition agressive en faisant feu de tout bois et en cherchant l'affrontement à chaque instant. La perte de crédit là aussi est rapide. Cela fait rapidement mauvais perdant. Ce qui s'est passé à Saint-Barthélemy en est un bon exemple.  Sans compter que le groupe majoritaire a en sa possession tous les moyens pour tourner en ridicule sa minorité. Ne serait-ce qu'en lui ...retirant la parole, comme faisait Jean MONNIER.

Le bon chemin, me semble-t-il, c'est celui qu'André LARDEUX pratiquait. Il ne contestait pas forcément, mais ne votait jamais, sauf exception, les délibérations proposées par la majorité. Il votait contre ou s'abstenait. Avec un discours invariable :" Votre proposition a sa logique, mais ce n'est pas la mienne" ou encore " je ne conteste pas l'honnêteté de votre gestion, mais votre projet n'est pas le mien". Mais il ne perdait jamais une occasion de souligner les concessions à l'idéologie. Dans la dignité et le respect, bien sûr.

Il faut aussi réfléchir à ce que sera la situation dans six ans pour l'anticiper. Le tramway sera fait, les Angevins en seront de toutes façons satisfaits, qu'il passe ici ou là... Et l'Etat dans lequel l'opposition se trouvera au terme du mandat sera un élément décisif. Sa capacité à exister en dehors de l'enceinte du Conseil Municipal, à drainer des énergies, à faire l'actualité par des initiatives parallèles seront autant d'atouts. Mais pour cela, il faut pouvoir s'appuyer sur les structures adéquates. Quoi de mieux qu'un grand parti politique reconnu dont c'est le rôle éminent que de préparer les échéances électorales.

                                                                                                 


AGGLO, AGGLO, AGGLO...IL EST DES NOOOTRES....

Petit retour sur la politique locale.

Angersloiremetropolelogo C'est l'élection du bureau d'ANGERS LOIRE METROPOLE qui mérite quelques commentaires. Une vraie curiosité démocratique. Pour cette assemblée désignée au second degré (très "second", en effet), c'est Jean-Claude ANTONINI qui sans surprise aucune en a été élu le Président. Celui-ci, dans sa grande magnanimité, s'est arrogé neuf vice-présidences pour Angers contre quatre précédemment. Explications : aucune, le fait du prince. "j'ai resserré le dispositif en raison des dossiers importants à traiter !" a-t-il expliqué. Exit Philippe BODARD, maire de Murs-Erigné, pour son insubordination et avoir osé exprimer son avis que le pouvoir de la ville d'Angers était disproportionné. Le Maire de Saint-Barthélemy, pas assez à gauche sûrement, se voit proposer la 14ème vice-présidence du bureau exécutif avec les jardins et les parcs.... Pour un  maire d'une commune de 10 000 habitants et élu avec 62% des voix, c'est bien suffisant. Bonjour la confiance dans les élus des autres communes ! Comme disait La Rochefoucauld : "nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis."

Conclusion : moins on fait de voix plus on prend de place. C'est le respect de la démocratie façon TOUTENKOM. Eh bien, ça promet !

                                                                              


SI PRES DU BUT

667 voix d'écart, c'est ce qui sépare à l'arrivée la victoire du maire sortant face à Christophe BECHU. Autrement dit, comme c'était un duel, il aurait suffi à ce dernier 334 voix de plus pour l'emporter. Victoire à l'arrachée pour Jean-Claude ANTONINI qui a fait feu de tout bois au cours de cette dernière semaine : invasion de blousons rouges dans toute la ville avec le renfort de militants PS venus de Nantes, les rumeurs de "pressions" en tout genre sur tout ce qui pouvait déplacer quelques voix, politisation pour récupérer le vote rose... Bref, tous les moyens ont été utilisés et rien n'a été laissé au hasard. Même les deux débats où pourtant le challenger avait fait la preuve de sa connaissance des dossiers et de son assurance n'auront pas suffi à convaincre totalement les Angevins de la nécessité de renouveler l'équipe municipale aux commandes de la ville.

On sait toujours qui perd, dit-on. Et dans ce cas, on veut des explications. Il est difficile de ne pas prendre en compte le contexte national qui a pesé sur le scrutin. Déterminant ? sûrement. Le "désir de revanche" motive toujours la gauche après une défaite plus que le "désir d'avenir", et les élections sont tombées en plus au moment où la cote du président connaît un trou d'air. Au pire moment, dira-t-on. Encore merci à ceux qui n'ont pas voulu que les élections soient avancées à l'automne 2007.  J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait pas séparer les élections locales de leur dimension nationale, on l'a bien vu aux Régionales de 2004. Face au discours politisé de la gauche, on ne peut pas se contenter de répondre :"projet local". Ce n'est pas suffisant. Surtout dans les grandes villes où les "étiquettes" comptent autant sinon plus que les personnes. Rappelons-nous la conclusion du second débat par la maire : "je défends des valeurs, celles de la gauche..." Ce discours marche encore, même si les réalités de ces valeurs ne suivent pas toujours. Mais cela n'explique pas tout.

La campagne de Christophe BECHU aura été très active, et réussie à bien des égards : initiatives innovantes de "speed contact", réunions de quartiers soigneusement préparées, porte-à-porte systématique... Une forte présence sur le terrain aura incontestablement été le point marquant. En tant que tête de liste, lui-même a été d'une efficacité redoutable dans les réunions : brillant par la dialectique, la spontanéité, la connaissance des problèmes vécus....  Le choix de la liste pluraliste était une statégie implacable et le renfort de Jean MONNIER déterminant.

Alors qu'a-t-il manqué ? Ces petits riens qui font une élection. Ce supplément d'âme qui fait tout. Les conséquences des choix entraînent toujours des effets pervers. Et d'abord la composition de la liste impliquait le respect mutuel qui était de concilier les atouts des différentes familles. Il est dommage que cela n'ait pas été complètement le cas, il y a eu des "absences assourdissantes" qui ont certainement eu leur traduction en abstentions.  Le site internet n'a pas été utilisé avec l'efficacité souhaitable : un point à travailler pour la prochaine fois. Il y avait là l'outil de conquête des voix manquantes.

Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Si Christophe avait gagné, on ne se serait pas posé toutes ces questions. Au demeurant, c'est le meilleur score contre l'équipe sortante depuis 1977. Un exploit !

Ce qui m'attriste le plus, dans cette défaite, c'est l'avenir d'Angers.

                                                                  

                                                                               

 


COM'ATOUVA

Mairie_dangersL'encore Maire d'Angers fait feu de tout bois. Il rappelle les réservistes pour monter au front des soutiens, quitte à aller les chercher jusqu'à New-York. Tu parles que DSK est préoccupé par le sort de son petit copain d'Angers ! Dans la liste on trouve du beau monde qui trouve un intérêt subi pour notre belle ville : "Notre-Dame" de Paris soi-même accepte de figurer à côté de l'inévitable Jacques AUXIETTE depuis qu'il a paraît-il un pied-à-terre chez nous. Plus la piétaille pour forcer le nombre et compléter le tableau. Comme disait ma grand-mère :"ça nous fait une belle jambe !".

C'est pas tout. L'extrême gauche se fend d'un communiqué large comme le front d'Argonne dans notre grand quotidien de l'Ouest : "il faut battre la droite dans les urnes et dans la rue". Et voilà Christophe BECHU ravalé à sa dimension "sarkosiste", même pas UMP. Discours réducteur et simpliste comme sait le faire la LCR. Alors à quoi bon ajouter : "on n'est pas là pour sauver le soldat Antonini" puisque c'est l'objet de la conférence de presse. Bah, à défaut ça donnera des raisons à la droite de voter BECHU. Mais on voit bien ce que le Maire a pu susurrer...

C'est pas tout. Dans les boîtes aux lettres fleurissent les tracs comme pâquerettes au printemps. Le dernier porte sur la "ville éducative". 10 propositions dans le style liste à la Prévert : un ordinateur remis à chaque enfant du CE2, du soutien municipal, un livre offert à chaque enfant en fin de CP, 4 nouvelles écoles, 4 écoles rénovées, 200 places de crèche, soutien pour des crèches d'entreprises, une maison des ados, un festival pour enfants........... Qui dit mieux !!!  Le Père Noël descend en mars maintenant ?  Et quelle sera la prochaine livraison ? Les vieux ? Les sportifs ? Les joueurs de tarot ?  Enfin, voilà pour le verso. Au recto, on a droit au portrait du chef. Comme c'est en noir et blanc (on doit arriver en limite de plafond des dépenses), ça fait un peu faire-part de deuil.

Mais qu'est-ce qu'il "a donc foutu" pendant son mandat ?

                                                                


EN AVANT EN BIAISANT

"La gauche est rès clairement arrivée en tête du premier tour..." explique dans un tract distribué aujourd'hui le Maire presque sorti. Feignant d'oublier que sa liste est arrivée 3 points derrière celle de Christophe BECHU, il récupère sans vergogne les voix qui se sont portées sur les listes d'extrême gauche pour laisser croire qu'il est toujours en tête de la compétition. Artifice de com', comme d'habitude. Difficile de dire clairement qu'on a besoin des voix gauchistes pour faire la soudure. On ne peut pas à la fois tenter de faire plaisir au centre en prenant BCH et faire les yeux doux aux copains du "Tintin des soviets".

Mais on ne peut pas avancer éternellement en endormant les électeurs. Alors, pour faire bon poids, il promet aujourd'hui tout ce qu'il peut comme le tramway au Grand-Pigeon en 2015 (on ne sait pas comment il sera financé), et reprend à son compte dans le programme de son adversaire les bonnes idées qui lui manquaient : un ordinateur pour chaque élève, la remise à plat des tarifs municipaux pour plus de justice sociale, un bioparc de 50 000 m2... J'arrête l'énumération, on n'en finirait pas. Je trouve qu'il ne manque pas de culot.  Quant à faire dire à un habitant :"Jean-Claude Antonini a transformé le Grand Pigeon avec la rénovation urbaine", c'est une nouvelle mystification de sa part. Il devrait dire : "Merci Jean-Louis BORLOO !"

Attendez, vous n'avez sûrement pas encore vu le plus beau : demain il vous promettra la Lune.

je ne peux pas vous commenter le face-à-face sur tv7, parce que le cable n'est pas encore parvenu jusqu'à ma rue. C'est le seul quartier de Saint-Bart qui reste à faire, paraît-il. Je vous promets de me rattraper demain avec celui sur France 3.

                                                                              


SUSURRER......

Le Maire d'Angers voudrait bien hériter des voix du PC et de l'extrême gauche, mais il ne sait pas comment faire. S'il fait des signes trop évidents, il perdra au centre le peu qu'il trouvera sur son (extrême) gauche. Alors, a-t-il dit, "je leur susurre qu'il faut battre la droite". Cela m'a fait penser inévitablement au serpent qui conseille le Prince Jean dans Robin des Bois de Walt Disney, vous savez, "Triste Sire".... 

Ses partisans au "blouson rouge" (tout un symbole) qui parcourent en ce moment les quartiers, faute de pouvoir sonner à toutes les portes -c'est trop tard-, ameutent le chaland aux carrefours et sur les places à coups de slogans à l'emporte pièce :"barrez la route à la droite sarkosiste", "il faut batte le candidat de la droite".... Ils sortent l'épouvantail. Ils sont à bout d'arguments. Il y a le feu à la maison. Tous les moyens sont bons.

Entre le caractère caricatural de ces pauvres slogans et la réalité de la liste BECHU, il y a un tel écart, que l'effet provoqué sera inverse de celui recherché. Voyez-vous, dans le suffrage universel, il y a toujours un sens moral. Le travail est récompensé et le citoyen n'aime pas qu'on le prenne pour un demeuré.

                                                                                    


AUTISME

"C'est l'effet trahison !" s'est exclamé Jean-Claude ANTONINI pour expliquer sa contre-performance du 1er tour. Il est vrai qu'il attendait au moins trois points de plus et que 42,5% des voix c'est déjà un revers. Mais c'est tellement facile de le mettre sur le dos de quelqu'un d'autre, Jean MONNIER en l'occurence, plutôt que de se remettre en cause. La faute à qui si le tracé du tramway sur lequel il s'entête est ubuesque ? Qui propose de rebâtir le stade au même endroit alors qu'il n'y aura jamais assez de places de parkings dans les environs immédiats ? C'est comme pour le traitement des déchets, l'incurie ne cède en rien au manque de claivoyance. Alors vraiment faut-il s'étonner que Christophe BECHU qui fait des propositions logiques et compréhensibles touche les électeurs là où ils sont le plus sensibles : le bon sens ! Et 46% des voix, c'est une première ! J'ajouterai que le mérite de Jean MONNIER, ce n'est pas tant d'avoir apporté son soutien très clair à Christophe BECHU tant sur sa démarche de rassemblement que sur sa vision de l'avenir pour Angers, que de les avoir soudainement rendues crédibles aux yeux de tous.

Alors, si j'avais à donner un conseil à TOUTENKOM, je lui dirai que se proclamer de gauche n'excuse pas tout et que les incantations sur la solidarité et la justice lancés à la cantonade comme des slogans ne remplacent pas l'action.

Qu'il regarde le résultat de Saint-Barthélemy, il comprendra.... s'il peut !

                                                               

                                                            


Don Christophe....

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Si j'en avais la possibilité, autrement dit si j'étais Angevin, je voterais sans hésitation pour Christophe BECHU. Si j'avais eu besoin de me convaincre, la réunion de ce soir au centre des congrès en aurait été l'occasion, à n'en pas douter. Une réunion réussie comme rarement, mais j'en ai vu d'autres. Des discours intéressants, certes. Et de bonne tenue : le propos d'Hervé CARRE émouvant de sincérité, les arguments de Laurent GERAULT soucieux d'apporter le label de son parti à la cause commune et pour contrer les manoeuvres d'en face, la dimension toute féminine mais très tonique de Michelle MOREAU, toutes ces prises de paroles étaient nécessaires, complémentaires et convergentes : l'union fonctionne.

Christophe BECHU s'est surpassé. En virtuose il a utilisé tous les registres : fraternel avec ses colistiers, politique pour justifier sa stratégie, pédagogue pour présenter les grandes lignes du projet, humain pour les exemples concrets relevés au fil des rencontres, sévère pour dénoncer les attaques contre Jean Monnier, tonique pour le final et entraîner la foule dans un crescendo mobilisateur.

Je voterais sans hésiter pour lui pour trois raisons : Il a la carrure, il a l'esprit ouvert, il a la vision. Toutes choses qui font l'étoffe d'un maire.

Il a la carrure. Manifestement, c'est un décideur qui sait écouter, qui sait faire les choix et qui saura aussi dire non.

Il a l'esprit ouvert. C'est un fédérateur, on l'a bien vu ce soir. Les autres ne sont là que parce qu'il a réussi à les réunir.... et à les faire travailler ensemble.Nous avons besoin d'un leader qui a des convictions, et il en a, mais pas d'oeillères, et c'est le cas. C'est son ouverture d'esprit qui permet de rassembler les talents différents qui l'entourent, c'est sa capacité à diriger qui en garantit la synthèse.

Il a la vision. Un maire doit avoir une vision de sa ville. Et là, c'est toute la différence avec TOUTENKOM. Quand on l'écoute, on peut voir nettement la ville telle qu'elle sera dans dix ou vingt ans. Ses intentions sont claires, logiques, cohérentes. En même temps elles s'inscrivent dans une dynamique, une ambition, une volonté.

Les Angevins auront l'occasion dimanche de faire un premier pas vers le changement et le renouvellement. Ils auraient bien tort de se priver d'un tel talent. Et je dédie à Christophe ces vers du Cid :

" Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées                                                                         La valeur n'attend pas le nombre des années....                                          

Mes pareils à deux fois ne se font point connaître                                                                                Et pour leurs coups d'essais veulent des coups de maitres ...."

                                                                                     


CRIME DE LESE MAJESTE

C'est à croire !

Jean MONNIER en prenant parti dans la campagne électorale n'a pas lancé un pavé dans la mare, il a commis un crime de lèse-majesté. C'est ce qui ressort de toutes les réactions hostiles publiées aujourd'hui dans la presse. Comment, un homme qui n'est plus rien ose-t-il s'en prendre au roi en place !!!! Quel outrage ! Que de cris d'orfraie de courtisans zélés, d'intolérants sectaires, de sicaires dévoués. Oui, avec un bon sens évident, le "roi Jean" a dit son fait et ce qu'il a sur le coeur. Il n'a pas visé l'homme, mais la gestion et les projets. Quoi, parce qu'il serait "vieux" il aurait perdu sa lucidité ?  Ceux qui pensaient qu'il n'était plus rien découvre qu'il est encore quelqu'un : lui-même ! Et en même temps qu'il ne laisse pas insensibles les Angevins. Voilà bien le problème. C'est l'empêcheur de tourner en rond qui fait courir le risque de faire basculer l'élection qui est visé. Et les cris sont d'autant plus forts que le danger est ressenti en proportion. Les plus minables, dans ce que j'ai lu, ce sont ceux qui s'en prennent à l'homme, se gardant bien de répondre sur le fond. C'est dur de se remettre en cause. Jean MONNIER a montré son courage, car il en faut pour faire ce qu'il a fait. C'est un homme qui appartient à la gauche tolérante. Ce n'est pas le cas de ceux qui s'en prennent à lui.

Ce que je trouve le plus choquant, une fois de plus, ce sont les commentaires des journalistes eux-mêmes qui ne se contentent pas de rapporter, mais participent au procès : provoquante l'illustration de la statue brisée de Philippe MEINVIELLE, partisan l'article d'Alain MACHEFER en défenseur de la densification et de la suppression des voies sur berges, sectaire et réducteur le point de vue d'Yves LAUNAY qui ne veut voir que des étiquettes politiques là où s'exprime une autre manière de faire de la politique. Ces journalistes qui s'érigent en procureurs et en directeurs de conscience outrepassent leur rôle. Il y a pourtant mieux à faire pour rendre compte du débat.

Enfin, le fait que Christophe BECHU soit adhérent de l'UMP est-ce donc si méprisable ? Doit-il être réduit, en tant qu'être humain qui pense et qui agit, à cette dimension unique ? Dans les valeurs qu'il porte, de ce fait, il n'y en aurait aucune à partager avec d'autres philosophies politiques ? Il y aura toujours des esprits étroits pour refuser de voir ce qu'il y a de fédérateur dans ce qu'il a mis en marche, que le but qu'il poursuit ne se réduit pas à une mesquine ambition politique. Et si il avait une haute idée du service de sa ville qui le conduise à ce cheminement difficile et compliqué de l'union....

Le mérite de l'intervention de Jean MONNIER sera sûrement d'avoir brisé un tabou. Celui qu'une alliance entre le centre droit et le centre gauche est possible en partant du centre droit !

                                                                                                


RETOUR SUR LA CAMPAGNE ...

C'est toujours quand la vie familiale prend le pas sur l'actualité locale que celle-ci en profite pour sortir les informations qui décoiffent.

J'attendais d'avoir cinq minutes pour éplucher le sondage que chacun peut trouver sur le site de CSA. Rien à faire, je n'ai pas encore trouvé le temps nécessaire à un examen approfondi de ce qu'il raconte, au-delà des chiffres bruts. Inutiles de les discuter : ils sont ce qu'ils sont. On fera remarquer que l'échantillon est un peu court, mais les experts disent que c'est suffisant pour une ville de 150 000 habitants. Soit. Reste que le vécu de la campagne est différent. Et puis on en tirera une conclusion : que Christophe BECHU n'a plus rien à perdre, et qu'il peut donc foncer avec sa liste. "Alea jacta est !" L'autre commentaire que je suis tenté de faire, c'est qu'il est bien difficile de détrôner quelqu'un qui a tout compris : il est plus important de communiquer que de faire ! C'est pas pour rien que je l'ai surnommé "TOUTENKOM". A force d'inonder les citoyens de belles plaquettes pendant tout le mandat, ils finissent par croire que tout est réalisé. Puissent les Angevins se réveiller. La campagne de contact direct avec l'électeur, entreprise par Christophe et son équipe poursuit cet objectif.

Le soutien de Jean MONNIER arrive à point nommé. L'écart fourni par les sondages le dédouane de tout opportunisme. J'ai de l'admiration pour cet homme. Il avait su se débarrasser des pressions encombrantes des états-majors politiques et mener une expérience originale en associant une partie des centristes à sa gestion de la ville. A l'époque, j'avais pris cela pour une manoeuvre de "cuisine" afin de compenser sa fâcherie avec les communistes. J'ai combattu certains de ses choix, et soutenus d'autres comme l'aéroport de Marcé. Mais j'ai toujours respecté la personne. Quand il a accepté la proposition d'Olivier Guichard de me porter à la présidence du syndicat mixte de l'ONPL, j'ai compris que ce qui le guidait, c'était avant tout l'intérêt de la ville d'Angers. Nous avons travaillé en confiance pendant quatre ans.

Aujourd'hui, il vient soutenir Christophe BECHU pour la même raison : c'est l'intérêt de la ville d'Angers qui est en jeu ! toute autre interprétation est malvenue. Et s'il réagit ainsi, c'est sûrement parce qu'il a la certitude que l'héritier dilapide l'héritage. Bien entendu, Jean-Claude ANTONINI va crier à la trahison. Je trouve son commentaire sur l'homme "du passé" malveillant et inconvenant. S'il avait rencontré récemment son ancien patron, il saurait qu'il a le teint frais, l'oeil vif et les idées claires. Rudement claires !

ce n'est pas l'homme que Jean MONNIER vise, mais sa gestion et ses projets.

                                                                

                                                                                                                                          


DEBAT TRONQUE

P1010355L'initiative de "Terra Nova" avait manifestement suscité un intérêt certain, d'autant plus que tous les candidats avaient répondu à l'appel : sur la scène se pressaient Margaret PERY, Christophe BECHU, Jean-Louis GREGOIRE, Jean-Claude ANTONINI, Martin NIVAULT.... Au menu : habitat, logement social et tramway....

Je ne vais pas vous faire un compte-rendu. Ce serait fastidieux. Simplement quelques réflexions.

Même si la salle était pleine à craquer, elle était trop petite. Mais cela ne fait encore que quelques dizaines d'Angevins. Il faudrait qu'il y en ait beaucoup plus. C'est l'occasion de se faire une idée de ce que valent les candidats. Si j'exclus -tant pis pour eux, mais "dura lex/sed lex"- les "marginaux" qui n'ont aucune chance, la confrontation BECHU-ANTONINI est très instructive.

Sans forcer le trait, je vous l'assure, on a pu voir un maire usé, qui ne connaît pas vraiment ses dossiers, sans aucun humour et qui se fâche après la salle parce qu'elle n'est pas complaisante ! Ainsi on a constaté, par exemple, qu'il ne sait pas ce qui se construit réellement sur le plateau des Capucins en ce moment. Et en plus il part avant la fin, obligeant les autres candidats à en faire autant. Quel manque d'élégance. Avait-il pris la chose à la légère ? Peu de membres de sa listes, peu de sympathisants pour le soutenir. Pas étonnant que la salle ait été plutôt hostile.

A l'opposé, Christophe BECHU a démontré qu'il avait une vision cohérente, une argumentation charpentée jusque dans le détail et une vraie force de conviction. Il n'hésite pas à provoquer le débat, et ne se laisse pas entraîner par les arguments dilatoires de ses concurrents. Il maîtrise ses dossiers sur le bout des doigts -mais ça, ce n'est pas une nouveauté pour ceux qui le connaissent-. Son équipe gagnerait à la mettre plus souvent en première ligne !!!! On tient un vrai patron, encore faut-il qu'il soit élu.

Dommage que tant d'Angevins passent à côté de ce genre de débat dont la presse ne rend compte que de façon très édulcorée pour ne pas apparaître tendancieuse. La vérité est beaucoup plus crue : comme je l'écrivais récemment sous forme interrogative, cette fois je passe à la forme affirmative : "sans sa com', le roi est nu !"... on l'a bien vu !

                                                                                        


INCINER'ATORT S'INVITE DANS LA CAMPAGNE

P4070007C'était prévisible et inévitable. Devant le mutisme des candidats sur le problème du traitement des déchets, alors que la filière globale n'est toujours pas arrêtée, le Collectif Inciner'àtort  a fait une conférence de presse pour rendre publique une lettre qui a été adressée aux deux principaux candidats, suivie de questions auxquelles il souhaiterait qu'ils répondent. En voici la teneur :

"Le Collectif Incinér‘àtort profite de la campagne des municipales pour vous interpeller publiquement sur l’avenir de nos déchets.

Suivant attentivement la campagne engagée et déjà très médiatisée, nous ne voyons, actuellement,  ressortir que des thèmes de campagnes « angevins » et pas un mot sur le traitement des déchets. Il est vrai que vous êtes candidats à la ville d’Angers. Cependant, déjà ressortent des thèmes, comme le Tram, médiatiquement plus porteurs auprès des électeurs que les déchets, mais tout de même financés par l’agglomération.

Et pourtant, l’environnement ne peut  pas vous laisser indifférent, pas plus que le Grenelle du même nom qui fixe des objectifs chiffrés, minimum et améliorables, à atteindre dans les prochaines années.

Votre candidature va au-delà de la seule commune d’Angers dans laquelle vous faites campagne. Etre Maire d’Angers, c’est la quasi certitude de devenir le Président de l’agglomération angevine. A partir de là, vous êtes acteur et décideur de l’avenir de nos déchets, ou plus positivement des «richesses de nos poubelles».

Actuellement,

¨       Mr Antonini, Président de l’agglomération Angers Loire Métropole, a présenté la 1ère phase du projet « Biopôle », mais la chaîne complète de traitement n’est pas définie.

¨       Mr Béchu, Président du Conseil Général, attend toujours que la préfecture présente le «plan départemental déchets» alors qu’une majorité de conseils généraux ont pris en charge ces plans comme la loi de décentralisation le demande.

et comme candidat, jusqu’à ce jour, ce sujet est resté sous silence des 2 côtés de l’échiquier.

Nous avons déjà précisé que si le changement d’option passant de l’implantation d’un nouvel incinérateur à celui d’un site réservé au Tri Mécano Biologique et méthanisation ne pouvait qu’avoir notre assentiment, nous nous interrogeons toujours tant sur la rationalisation de la collecte et du process  que sur le traitement de la partie résiduelle. Rappelons aussi que l’incinération génère 33% de déchets solides (REFIOM et mâchefers) systématiquement occultés.

Nous avons déjà exprimé nos réserves face à un seul pôle de TMB et face à l’option d’y faire passer le « tout venant » de nos poubelles alors que toutes les études privilégient, entre autres, des pôles plus petits et un tri préalable des fermentescibles. La qualité du compost sortant des grosses unités actuelles est insuffisante et n’alimente, tout comme les mâchefers, que les CSDU (Centre de Stockage des Déchets Ultimes).

Enfin, tout projet doit faire l’objet d’un bilan environnemental global (coût et impacts) précédant la prise de décision.

Il faut donc maintenant saisir l'opportunité de changement facilitée par les mesures actées lors du Grenelle.

Ce dernier a en outre permis un accord sur des objectifs chiffrés de valorisation matière de  35% des déchets ménagers et assimilés en 2012 et de 45% en 2015.  Ces chiffres pourraient être revus à la hausse lors de la future adoption de la directive cadre européenne sur les déchets. De part ces contextes (national et européen), il apparaît que vous serez les acteurs majeurs de la politique des déchets de demain. Vous aurez la responsabilité de garantir un service efficace et durable aux habitants, fonctionnant d'une part sur le principe de la tarification incitative (qui sera rendu obligatoire probablement dans le cadre de la loi de finances 2009) et d'autre part sur la redevance spéciale (déjà obligatoire mais quasiment pas appliquée) concernant les déchets professionnels assimilés aux déchets ménagers.

C'est pourquoi nous vous demandons, relayant ainsi la démarche initiée par le CNIID (auquel adhère le collectif) de vous engager en faveur d'une politique nouvelle, écologique et durable de prévention et de gestion des déchets ménagers en répondant aux cinq questions ci-jointes. Les réponses seront rendues publiques via les médias. Un bilan de l'action menée par rapport aux engagements pris sera également publié courant 2009.

Dans l’attente de votre réponse pour le 20 Février 2008 et en espérant une campagne riche en débats,

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées."

Et voici les questions :

  1. Vous engagez vous à mettre en place un plan de prévention contenant un objectif de réduction des déchets sur Angers Loire Métropole ? 

Si oui, pouvez-vous en préciser les grandes lignes et les objectifs (planning et chiffres)?

  1. Vous engagez vous à mettre en place, durant votre mandat, un système de tarification incitative du service des déchets ménagers afin d'augmenter les quantités de déchets triés, et à faire appliquer strictement la redevance spéciale pour les déchets professionnels assimilés aux déchets ménagers?

  1. Vous engagez-vous à mettre en place une collecte sélective des bio-déchets afin d’améliorer la qualité du compostage ?

  1. Vous engagez vous à tout faire pour aller au-delà des objectifs actés lors du Grenelle de l'environnement en termes de réduction des déchets d'ici 2012 et quel traitement leur réserverez vous ?

  1. Vous engagez vous à étudier la faisabilité de 2 unités Biopôle judicieusement réparties sur l’agglomération Angers Loire Métropole (petites unités, proximité)?

       A SUIVRE .....    

                                                                                                                                                                


LE PHARAON SERAIT-IL NU ?

Le ton monte entre TOUTANKOM et Christophe BECHU. C'est que le challenger pose ses banderilles avec beaucoup de pertinence et ses réparties ne manquent pas d'à-propos, comme on vient de le constater avec le débat sur le "surcoût" du "tramway". Et le Maire subitement devient agressif par MAHE interposé... C'est toujours plus facile d'envoyer les serviteurs au charbon.

Il faut dire qu'il vient de nous jouer un nouvel épisode des "précieuses ridicules" en affublant ses adjoints de titres périphrastiques dignes de Molière. Imaginons une séance  au Conseil Municipal : "La parole est à L'adjointe à la-ville-de-l'art-de-vivre-ensemble", ou bien "veuillez parler dans votre faciliteur d'écoute".... ou encore :" Est-ce que l'adjoint à la-ville-qui-se-construit-pour-tous pourrait nous expliquer.....? "

Pendant ce temps-là les dossiers structurants n'avancent pas. TOUTANKOM est le roi du "faire savoir", mais au chapitre des réalisations, le bilan est mitigé : le tramway est dans les tuyaux depuis deux mandats et demi. J'étais encore conseiller municipal qu'on en parlait déjà, il y a dix ans (tiens, déjà) ! La rocade sud dont le dossier était prêt en 1998 n'est toujours pas faite. Quant au traitement des déchets, de volte-faces en atermoiements, il a fallu proroger une usine obsolète à grands frais et le projet de remplacement ne sera pas en mesure de prendre le relais quand sa fermeture interviendra impérativement. Mieux, le projet n'est pas abouti et on laisse le soin au successeur de traiter le sujet à sa convenance. L'électeur aimerait bien avoir son mot à dire sur un sujet aussi sensible....

Sous la cuirasse de la com', le roi serait-il nu ?

Sur les 59 noms de sa liste, 30 font référence à une profession du secteur public ou para public, ou du milieu associatif. C'est ce que l'on appelle du recyclage social. C'est à cela que l'on reconnaît une liste de gauche : la France protégée y est sur-représentée. Avec cela, il y aura 10 adjoints de quartiers, histoire de bien quadriller la ville. L'essentiel n'est-il pas d'être élu en "tenant" la ville ?

                                                                                    

                                                                                                                                                 


DEBAT SUPERFICIEL SUR LES DECHETS

Les déchets, on n'aime pas en parler. Et pourtant, ils sont une mine d'or encore très mal exploitée. C'est vrai que ce n'est pas une compétence municipale. C'est une politique qui relève de l'agglo. Comme l'habitat, comme le tramway. C'est un sujet qui mérite mieux que l'échange qui vient d'avoir lieu entre TOUTANKOM et Laurent GERAULT.

100_0316D'un côté, on se vante du biopole et on annonce un aspirateur à déchets pour l'hyper centre-ville. C'est bien du TOUTANKOM, ça. Effet d'annonce garanti. S'est-il au moins renseigné sur le coût ? A-t-il été voir un site qui s'en est équipé ? Est-ce une réponse adaptée à notre ville ? Vous ne saurez pas. la décison est tombée comme ça. Et en face on a bien raison de dénoncer l'écran de fumée ainsi créé, le manque d'anticipation et les camions qui vont rouler pour transporter les déchets à perpet'. Notons que c'est déjà le cas puisqu'on transporte les "Réfiom" hautement toxiques de l'incinérateur de la Roseraie dans le sud Vendée. Pourquoi pas à Champteussé ? Mystère ! Encore raison de vouloir installer une mesure en continu du taux de dioxine de la bête. Malgré les travaux réalisés, on pourrait bien avoir des surprises. Le tandem Gérault-Groussard a mille fois raison quand il affirme qu'il faut définir une filière globale. Chacun sait que le projet actuel n'est pas abouti. Reste la grande question des déchets résiduels. Et là, ça se gâte. TOUTANKOM n'en parle pas : c'est à l'étude. Chez BECHU on veut définir "une unité de traitement pour ces 35 000 tonnes restantes", en se gardant de dire en quoi elle consistera.

Il y avait pourtant des questions intéressantes à poser et des sujet à aborder.

A commencer par la prévention. Avec un taux de "détournement" d'environ 20%, Angers progresse mais reste à la traîne du tri-valorisation. Un taux de 40% pourrait être fixé comme objectif.

P1010068La deuxième question porte sur "la collecte" qui est le plus gros poste de pollution : on peut réduire les tournées. Encore faut-il s'y intéresser.

La troisième question concerne le dimensionnement du projet voté comme un seul homme, par les élus de l'agglo. Est-ce nécessaire de construire une unité de traitement de 90 000 tonnes (prévues pour 2030) alors que le tonnage était de 68 500 tonnes en 2005, de 62 475 tonne en 2007 et va continuer de baisser si on poursuit le tri sélectif ? L'augmentation prévue de la population est un prétexte trop facile et il n'est pas sûr qu'elle se réalise selon les projections. A noter que selon les volumes actuels, ce n'est pas 35 000 tonnes de résiduels qu'il faudrait traiter, mais 16 000 tonnes, ce qui n'est pas la même chose !

P1000813 Est-ce que le lieu prévu a fait l'objet d'une étude de sécurité ? Tout de même, installer une usine qui produira et stockera des millions de m3 de gaz méthane au milieu d'une zone d'habitations, à quelques dizaines de mètres d'une distillerie qui stocke de l'alcool pur, et en bordure d'une rocade très fréquentée, cela devrait justifier quelques précautions non ?

Je pourrais encore ajouter les questions qui se posent sur le débouché du compost, qu'il faut anticiper, l'utilisation du gaz produit, le passage à la redevance incitative....

Comme quoi la mobilisation "citoyenne" a encore de beaux jours devant elle !

                                                                                                                                                   


CHAUFFAGE AU BOIS

L'exemple même de la fausse bonne idée. Le chauffage au bois, comme les agrocarburants, n'est pas si écologique que cela. Tant qu'il reste d'utilisation restreinte, il n'y a pas de gravité. Mais si on se mettait à chauffer par ce moyen des grands ensembles, comme semble l'envisager TOUTANKOM pour son programme "Habiter Angers", il y a tout à craindre. Effet de mode, mais ignorance bobo !

Fort2"Brûlons du bois ! Mais me direz-vous, ça dégage du CO2 ! Oui, mais pour fabriquer du bois, la nature pratique la photosynthèse et piège le CO2. C'est donc un cycle. Et un tas de niais se précipitent sur le chauffage au bois... Certains d'être écologistes. Faisons un calcul simple. Pour brûler un petit arbre (peuplier), il faut une journée. Mais il faut quinze ans pour le faire pousser. Donc, pour chaque arbre brûlé, il faut en planter quinze. Et encore, la compensation en matière de CO2 ne se fera que dans quinze ans. Supposons que 20 millions de foyers se chauffent 100 jours par an, brûlant chacun 100 arbres. Cela fait 30 milliards d'arbres à planter par an. Si l'on met 50 000 arbres au km2, cela fait 600 000 km2 de forêt à régénérer par an, soit plus que la superficie de la France !... Se chauffer au bois de manière généralisée conduirait d'abord à injecter plus de CO2 dans l'atmosphère, ensuite à détruire notre forêt. ... Laissons passer la mode, la vérité apparaîtra toute seule."

J'ai emprunté le passage ci-dessus à Claude ALLEGRE. C'est suffisamment clair et ça se passe de commentaire.

* Le gouvernement canadien vient de recommander de ne plus se chauffer au bois !                                                                                    

                                                               


BELLE VICTOIRE

Le SCO d'Angers, en battant Nice 3 buts à 1, a réalisé l'exploit de belle manière et se qualifie pour les 8èmes de finale de la Coupe de France. Une belle carte de visite pour le club qui se tient bien cette saison dans le tableau de la 2nde division.

C'est cette remontée en puissance qui gagne les faveurs du public que les "jeunes pour  BECHU" veulent exploiter. Avec plus de 11000 spectateurs, les alentours du stade Jean BOUIN deviennent un véritable cauchemar pour les riverains et pour les spectateurs venus en automobiles : où stationner puisqu'il n'y a pas de parking digne de ce nom.... L'idée du nouveau stade à donc des arguments recevables qu'ils veulent mieux faire connaître.

Sco041 Ils ont eu l'idée de faire un tract et de le distribuer samedi dernier à l'entrée et autour du stade. Au recto : c'est traditionnel, on y découvre un argumentaire clair et concis. Au verso (où l'inverse  si l' n veut) c'est un dessin. Et c'est là la nouveauté. Le dessinateur a du talent : mi-Mordillo, mi-Dubout, il n'a pas son pareil pour vous mettre enscène une situation délirante avec beaucoup d'humour.Un scénario qui, d'ailleurs, a bien failli se réaliser ! (cliquez sur le dessin, vous le verrez mieux !)

                                                   

                                                                                          


C'EST DEMAIN....

       

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                                2 FEVRIER :

                  CHISTOPHE BECHU LEVE LE VOILE

                               SUR SA LISTE !

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CAFE CITOYEN

Le COLLECTIF "ENSEMBLE POUR L'EGALITE" organise, demain, 1er février, à 20H30 au Centre Jean VILAR à la ROSERAIE,  un CAFE CITOYEN sur le thème :

                       "JEUNESSE, CITOYENNETE et DIVERSITE"

Notre ami, Anis LIMAMI nous invite à nous y rendre nombreux. Le quartier de la ROSERAIE n'est pas la chasse gardée de la gauche et les organisateurs ne demandent pas mieux que de nous connaître. Ils sont prêts à échanger ....

Le forum sera animé par El Yamine SOUM, titulaire d'une thèse en doctorat sur la diversité dans le système politique français et américain, avec la participation du MIB, Mouvement de l'Immigration et des Banlieues.

Un temps fort de la campagne à ne pas manquer. Allez, on se bouge !

                                                                  


IT'S A LONG WAY...

P1010076P1010079Christophe BECHU est sur le terrain. Malgré le temps tristounet et la petite bise qui nous pénétrait, j'ai pu voir qu'il y avait de la part des Angevins rencontrés une réelle attente. D'abord la notoriété : il est reconnu sans qu'il ait à se présenter. Des jeunes distribuent des tracts devant lui, à quelques mètres et se font interpeller : "je voudrais bien le voir M. BECHU !  - il est juste derrière vous" Et le bonhomme de parler du "busway", qu'il a écrit au maire actuel, qu'il n'a jamais eu de réponse ; et pourtant, il l'a essayé , lui à Nantes... Et puis, ce tramway qui part d'Avrillé, quelle idée ! Il sera construit avant les logements des Capucins et vous soutenez ce parcours ?... Christophe répond, explique le retard pris par le programme immobilier, ce qu'il déplore mais il n'en est pas responsable -autant dire, s'adresser en face-. Il continue son cheminement, plaisante avec un commerçant, serre les mains, rencontre beaucoup de connaissances, prend des nouvelles et glisse à chaque fois qu'il peut une de ses mille idées dont il a le secret et qui fourmillent dans sa tête. Les gens acquiescent. La  plupart du temps ils sont épatés par ce jeune homme fringant qui se comporte avec une maturité qui crève les yeux. Visiblement Chistophe aime ce contact, même, comme il arrive parfois, quand il est un peu rugueux. Pas de doute, comme il y a sept ans à Verneau, les voix, il ira les chercher une par une. La bataille n'est pas au centre, elle est là, sur le terrain. Et c'est là qu'il est !

                                                                              


DELIRES BOBO

"En avant ANGERS, les Angevins en confiance !"....

Ils vont être servis les Angevins. 22 adjoints (autant que les flics qui arrivent). Avec des noms de fonction ronflants. Je ne résiste pas à vous livrer le florilège. Nous risquons donc de nous retrouver avec (ne riez pas) : "une adjointe à la ville-de-la-mobilité, un adjoint à la ville-qui-se-construit-pour-tous, une adjointe à la ville-solidaire, une adjointe à la ville-de-l'art-d'être-ensemble, un adjoint à la ville-au-service-de-ses-habitants, un adjoint à la ville-ouverte-sur-le-monde, un adjoint à la ville-gérée (ouf, ouf, ouf), un adjoint à la ville-durable (pour le bonheur, sûrement : le bonheur durable !), un adjoint à la ville-éducatrice (comme l'école libératrice), un adjoint à la ville-efficace (quand on connaît le titulaire, on se marre franchement)."... C'est quoi au fait une"ville efficace" ?

Le mur du çon est franchi. Mais qui est donc le "génie" qui nous a pondu ça ! Eh bien c'est TOUTANKOM. Franchement, j'ai le sentiment qu'on prend les Angevins pour des cons ! Heureusement, le ridicule n'a jamais tué, mais là on touche le fond. A force de vouloir faire du neuf, voilà à quoi on arrive : du pur délire de bobo.

Vraiment, j'espère qu'on va enfin changer de titulaire. ANGERS MERITE MIEUX QUE CETTE GUIGNOLADE !!!!

                                                                                                                                             


BECHU MISE SUR LA RECHERCHE

MicroscopeDans une conférence de presse donnée aujourd'hui, Christophe BECHU et Michel BASLE ont présenté leurs propositions pour l'Enseignement supérieur et la Recherche. L'objectif est de mettre l'accent sur ce qui sera le carburant de la richesse de demain : c'est la capacité à innover qui imprimera le développement économique.

Le projet insiste sur les coopérations et les partenariats, le rôle du Technopole qu'il faut renforcer, les moyens alloués aux équipes et aux universités, l'amélioration de la condition étudiante, la mise en synergie des différents site angevins. Il met en avant les pôles de Biothérapie, Végépolys, les formations sociales et la volonté de réaliser rapidement un "campus du végétal".

Pour compléter, le tandem veut faire d'Angers une ville de référence pour la maison en "BOIS", pour la formation aux métiers qu'elle nécessite, en partenariat avec la Chambre des Métiers et les organisations professionnelles.

"Des chercheurs qui cherchent, on en trouve... " 

En tout cas faire le choix de la recherche, c'est se projeter dans l'avenir. Donc faire le bon choix....

                                                                           

                                                                            


PERYPATHETIQUE

C'était prévisible ! Margot a été désavouée par le parti dont elle se réclamait. Pire, on conteste qu'elle en soit adhérente. Elle appelle "mysoginie" ce qui n'est probablement qu'affabulation ou manipulation de sa part. Déjà qu'elle se réclamait d'un parti dont on ne peut pas dire qu'il attire les foules d'adhérents ou de votants, maintenant on se demande bien qui va la soutenir. S'inscrire sur une telle liste c'est l'assurance de prendre rendez-vous avec une belle veste et une super ardoise. On va voir s'il y a beaucoup de courageux ou d'inconscients pour tenter l'aventure.

                                                                   


MANQUAIT PLUS QU'ELLE

On n'entendait plus parler d'elle. Sa présence au conseil municipal était devenue aussi rare qu'une journée de soleil l'été dernier. On se demandait même si elle existait encore (politiquement s'entend). Les médisants prédisaient qu'elle devait mijoter quelque chose.... Et subitement la voilà qui réapparaît avec un projet de liste sous le bras. Excusez du peu ! A moins de deux mois de l'échéance, elle annonce la constitution d'une liste alors qu'elle n'en a rassemblé que le tiers, mais on y trouve Claire CRUCHAGA son inséparable comparse depuis l'affaire ACT. C'est du Margaret PERY. Rien de nouveau. Elle agit comme ça depuis qu'elle est apparue dans le paysage angevin. Eternelle persécutée, en guerre avec la moitié du monde qui lui en veut, sa candidature doit se lire avant tout comme un besoin irrépressible d'exister. Sur quelles valeurs ? Celles du Parti Radical qu'elle a rejoint. Bien. Appliquons : elle a provoqué une scission dans son groupe pour incompatibilité d'humeur, elle se veut dans l'opposition mais vote le budget du Maire, et lui donne même son pouvoir quand elle est absente. Pour finalement se présenter contre lui... Cherchez l'éthique !

Faire une liste quand on est assuré de faire moins de 5%, il faut avoir les moyens. Qui paiera, si elle mène son projet jusqu'au bout ? Parce qu'à ce niveau là, il faut tout payer de sa poche et une campagne municipale à Angers ce n'est pas un petit budget, rien que pour les documents officiels.

Quant à l'article de Courrier de l'Ouest, il donne dans le tendancieux comme on peut faire difficilement pire. J'attribue au journaliste qui l'a écrit le "crayon de bois sans mine" qui est le degré zéro dans mon étalonnage de la capacité jounalistique. La manière dont est présentée l'affaire est partielle au point d'en être partiale. Notamment en ce qui concerne le rôle de l'intéressée depuis 2001 et la présentation de la scission au sein de l'opposition. Comme si il n'y en avait pas eu d'autres dans le conseil....

On apprendra demain que la direction nationale du Parti Radical n'est pas d'accord, j'en fiche mon billet. Mais c'est déjà une autre histoire.

                                                                                       


OU EST PLANQUEE LA CAMERA ?

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Madame ROYAL, après avoir jeté son venin antisarkosien au forum du Parti Socialiste est venue finir son week end à Angers pour tenir compagnie à Jeanne MOREAU au festival "PREMIERS PLANS". Comme tout est bon pour mobiliser l'électeur de base, TOUTANKOM a veillé pour l'accueillir samedi soir. L'histoire ne dit pas si une caméra vidéo était embusquée quelque part dans un coin de la Mairie pour saisir quelque propos qui pourrait être utile à DSK en 2012....

Il faut dire que le PS local fait fort. A croire que leur leader local est menacé puisqu'ils font défiler toutes les têtes pensantes (plus ou moins) dans notre bonne ville. Après MOSCOVICI et ROYAL, aura-t-on FABIUS, HOLLANDE, DSK himself (moi aussi je parle anglais) ? En face, Christophe BECHU qui a récusé tout soutien national de qui que ce soit fait figure de parent pauvre. Cela ne veut pas dire qu'il soit orphelin pour autant. On verra bien à quel saint se voueront les Angevins à la finale.

Mais décidément TOUTANKOM mène une drôle de campagne : il fait du neuf, et ça rigole pas ! Le slogan "AIMER ANGERS" qui avait fait le succès de la liste depuis Jean MONNIER : aux orties ! les couleurs bleu roi-bleu ciel : pfiiit, on passe au rouge ! Michèle MOREAU le quitte, elle est illico remplacée par l'IZNOGOUD en jupons (elle a une bicyclette en guise de tapis volant), l'aventurière BCH ! A tel point qu'on se demande "s'il sait encore où il habite". D'ailleurs il prépare visiblement son avenir. Ben si ! Vous l'avez tous vu comme moi en train de poser à côté d'un "ramasse-clopes" géant. Si c'est pas une indication ça ? Je plaisante, évidemment.

En attendant, j'attends avec impatience la video que  le PS local nous sortira un jour. C'est dommage que le festival soit utilisé à des fins aussi politiciennes. Le budget entrera-t-il dans les frais de campagne de TOUTENKOM ? Que voulez -vous quand on fait venir des personnalités de "premier plan-plan".....

                                                                                        

                                                                                                                                             


A L'EST, DU NOUVEAU

P1000995C'est donc Jean-Yves FRABOULET qui se présentera contre Gérard PILET dans le canton ANGERS-EST/SAINT-BARTHELEMY. Le cardiologue est bien connu sur la place d'Angers pour ses nombreux engagements aussi bien professionnels - il a été président du collège national des cardiologues français- qu'associatifs comme par exemple au SCO d'Angers dont il a été Vice-président.

Ce praticien connaît bien le terrain par son activité de médecin. Une métier qui le qualifie pour siéger au Conseil Général où il pourra apporter son expertise sur des dossiers aussi importants que la dépendance ou la prise en charge de la maladie d'Alzheimer.  Mais c'est toute la dimension sociale du Conseil Général qui gagnerait à profiter de son expérience.

C'est aussi un homme modéré, dont le parcours politique se situe aux marges du RPR et de l'UDF. Il a participé plusieurs fois aux compétions électorales pour les municipales d'Angers. Adhérent de l'UMP, c'est un homme ouvert qui ne connaît pas le sectarisme et est capable de travailler avec tous au bien commun.

"Je fais figure de challenger, mais c'est avec enthousiasme, détermination et volonté que je mènerai cette campagne !" déclare-t-il. En effet, s'il se présente dans un canton réputé difficile, et j'en sais quelque chose, il n'en a pas moins toutes ses chances. Le sortant, Gérard PILET est très fragilisé par la claque qu'il a prise à Saint-Barthélemy et son attitude sur l'incinération lui vaut un rejet tenace au Plessis-Grammoire.

Je suis heureux de lui passer le témoin. Bien entendu, nous allons soutenir sa campagne et lui apporter toute l'aide dont il a besoin. Il se présente sous l'étiquette de la majorité départementale avec le soutien de toutes ses composantes.