COMMENT ON SAUVE LES MEUBLES

  Flanby découragé Valrie Pécresse

Commençons par le commencement.

Deux mots à ces journalistes qui nous prennent pour des c..s et qui d’une semaine sur l’autre sont capables d’oublier ce qu’ils ont écrit. Ainsi je me souviens d’un titre en une du Courrier, pour ne pas le nommer, qui nous disait en gros, que la gauche allait gagner. On nous expliquait que faute de réserves, la droite était partie à la pêche aux voix tandis que le PS pouvait compter sur le renfort arithmétique et substantiel des voies vertes et des autres partis de gauche. Comme si la politique c’était de l’arithmétique ! La vérité, c’est que ce « brave » (je suis poli)  type prenait ses désirs pour des réalités. Vaine tentative pour manipuler l’opinion publique. On l’a vérifié en découvrant la large victoire de Bruno Retailleau. Alors que, sans fausse modestie, un simple quidam comme moi avait annoncé dès dimanche dernier par un simple calcul et un peu de connaissance du terrain politique, le score effectivement réalisé : 42-37 ! Un peu mieux même. Les journaux locaux feraient bien de recruter des plumes qui aient un minimum de connaissances du terrain politique  local. Au moins, c’est dit !

Passons aux choses sérieuses.

Donc la droite a remporté sept régions, mais n’aurait pas gagné, enfin, pas vraiment. Et même, le grand perdant serait Sarkozy. La gauche en aurait sauvé cinq, et ce serait un exploit obtenu grâce à la mobilisation citoyenne… Quant à la Corse, ayant échappé au dilemme Front National par le truchement des indépendantistes, elle a disparu des écrans radars. Tout ce que j’entends dans les débats, que ce soient entre politiques ou venant des experts en politologie, me semble bien convenu. A aucun moment on ne met en avant le « machiavel » qui gîte rue du faubourg Saint-Honoré.  Car quoi ! Si le FN s’est retrouvé en tête dans six régions (effet loupe de mon article précédent), c’est bien à cause du bilan catastrophique  de son action auquel il faut ajouter l’effet « 13 novembre » et sa cerise « 40 000 chômeurs de plus ». De quoi manifester de la colère, pas vrai ?

Et voilà les grandes manœuvres.

On se retire dans trois régions, au nom des grands principes, pour « faire barrage », et on calcule finement qu’on peut remporter les autres grâce aux triangulaires. Il faut dire que ça a failli marcher. A peu de voix près c’était le « jackpot » pour pépère : 3 ou 4 régions pour la Droite, les deux abandonnées à leur triste sort plus les Pays de la Loire considérés comme perdus, et le reste pour la gauche ! On imagine la Bérézina ! Fort heureusement, la campagne sérieuse menée par ses candidats de valeur, les listes Républicains-UDI ont pu se sortir du piège en Auvergne Rhône-Alpes, en Normandie, en Ile-de-France où Valérie Pécresse voit ses efforts enfin couronnés de succès. Ce sera donc sept régions pour la Droite. Et encore il s’en est fallu de peu, moins de 0,5%, qu’on remporte le Centre Val de Loire. En fait, si la gauche conserve la grande région Poitou-Charentes-Limousin et Midi-Pyrénées-Languedoc Roussillon, c’est surtout grâce à un découpage politicien très favorable. D’ailleurs, soulignons que les Républicains ont été bien inspirés de maintenir la liste de Dominique Reynié, car un retrait aurait très probablement libéré des électeurs qui seraient allés grossir ceux du FN, autant par dépit que par rejet d’un système clientéliste dont ils ne veulent plus.

L’arbre qui cache la forêt.

La vérité, c’est que sans les événements et sans redécoupage, la gauche aurait bien subi un immense revers électoral. Elle a limité les dégâts, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Le PS est en pleine décomposition et si à droite, la guéguerre des chefs appelée pudiquement « primaire » va battre son plein, à gauche, chacun aiguise son couteau qu’il cache soigneusement sous sa houppelande, car, j’en mettrais ma main au feu, les « petits meurtres entre camarades » ne vont pas tarder à commencer, au nom des « grands sentiments »…

 


LA REGION, SI LOINTAINE ET POURTANT SI PROCHE !

Découpage des régions


La campagne pour les élections régionales est lancée.

Dans le Maine-et-Loire, notre tête de liste de l’Union de la droite et du centre, Paul Jeanneteau a entrepris avec son binôme UDI, Isabelle Leroy, et les membres de sa liste, de sillonner le département en visitant tous les cantons avec réunions publiques tous les soirs vers 19H. Une tâche harassante mais exaltante : visites d’entreprises, rencontre des acteurs du territoire de toutes sortes, découvertes parfois étonnantes, même pour des candidats pourtant enracinés dans leur territoire. Les campagnes ont ceci d’utile qu’elles sont en prise directe avec la réalité. Pourtant la fréquentation des réunions publiques est comme le temps : variable.

On sait que nos concitoyens sont attachés à leurs collectivités territoriales et que la grande majorité d’entre eux sont conscients des évolutions organisationnelles qui les touchent. Mais voilà, tout a été fait pour leur brouiller l’idée qu’ils se faisaient de « leur région ». Nombreux sont ceux qui regardaient depuis son origine cet échelon de la décentralisation comme un ovni, plutôt lointain, au rôle obscur. Mais les 22 régions avaient fini par entrer dans le paysage, et la plupart ont fini par se forger une identité comme les Pays de la Loire, quand d’autres comme la Bretagne ou l’Alsace bénéficiaient d’une évidence existentielle par leur Histoire. Mais loin d’atténuer le manque d’incarnation des régions, le récent redécoupage, auquel le Français moyen n’a rien compris, l’a aggravé. Ainsi l’Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes n’ont aucune racine commune depuis le fond des siècles et pourtant sur un coin de table « on » a décidé de les fusionner sans autre forme de procès. Avec de bas calculs électoraux comme motivation, bien évidemment. S’il s’agit de bâtir «  des stratégies territoriales » on en cherchera vainement les vecteurs dans cet assemblage hétéroclite de territoires dont les populations n’adhèrent pas au redécoupage qu’ils considèrent comme un mariage forcé au sein d’une entité artificielle.Pas étonnant alors que les Français manifestent un faible intérêt à l'égard des élections du mois de décembre. Seuls 60% d'entre eux savent qu'elles ont lieu et 45% seulement déclarent avoir de l'intérêt pour elles, ce qui laisse présager une participation électorale faible. Quand en plus 49% veulent en profiter pour manifester leur désapprobation à l''égard du gouvernement, on peut parier sur un effondrement des positions régionales de la gauche, qui de surcroît, part en ordre dispersé !

D’ailleurs, les Français sont majoritairement critiques à l’égard de cette réforme territoriale.

Seulement 27% d’entre eux considèrent que c’est une « bonne chose » ! Et ils sont 59% à penser que la création des grandes régions aura des conséquences négatives sur « l’identité locale du territoire » et 56% « sur la capacité de celui-ci à tenir compte des besoins des populations locales ». « Pessimisme sur les finances publiques » et « réticences » sont les deux épines d’une réforme improvisée et ratée. La loi NOTRe (pompeusement nommée Nouvelle Organisation du Territoire de la République) n’a pas complètement clarifié les compétences dans l’enchevêtrement du "mille-feuille" territorial pas plus que l’opacité de la fiscalité locale. Comment comprendre qu'on confère aux régions une compétence exclusive en matière de développement économique sans leur confier la politique de l'emploi sur laquelle l'Etat, pourtant en échec flagrant, veut garder la main. Enfin le mode de scrutin proportionnel  de listes contribue à tenir les élus régionaux éloignés de leur terrain et leur nom est rarement connu des habitants. En toute logique cette réforme, trop partielle et inaboutie, va se retourner contre ceux qui l’ont promue, le vote sanction et le désintérêt sont les deux formes de comportements qui transparaissent dans les études d’opinion. Les 9 et 16 décembre prochain, c’est plus en vertu du climat politique national (ce que les récents sondages semblent attester), qu’à raison des programmes des listes en matière de lycées ou de TER, que les électeurs vont se prononcer. Et c’est peut-être tant mieux, mais c’est aussi dommage.

Certainement, il faudra reprendre le découpage inepte de plusieurs des nouvelles régions. Bien sûr, il faudra encore resserrer les compétences et leur donner davantage de cohérence et aller plus loin dans la logique économique. Evidemment, il faudra doter chaque échelon d’une fiscalité clairement identifiable. Mais dès à présent, les Régions vont avoir un rôle renforcé en matière de développement économique et d’aménagement du territoire, d’éducation et d’apprentissage. Ce sont là des leviers d’action majeurs pour lutter contre le chômage, pour améliorer le cadre de vie, la capacité à se déplacer, rendre le territoire attractif à travers son environnement et son écosystème économique … Les programmes ne sont donc pas anodins et une politique n’en vaut pas forcément une autre. Les citoyens devraient donc y regarder à deux fois avant de voter, car c’est de leur vie quotidienne dont il est question, beaucoup plus qu’ils ne l’imaginent. Ils devraient penser « Région » quand ils prennent du carburant, quand ils conduisent leur fiston au lycée, quand ils pestent contre le changement d’horaire de leur TER…Et là aussi, un vote sanction des sortants de gauche s’impose, car leur bilan s’apparente à celui du gouvernement : gaspillage de l’argent public, montée du chômage, explosion de la dette, imposition maximale, gestion sectaire. Et en Pays de la Loire, région naguère en tête pour le nombre des apprentis, on enregistre une baisse de leur nombre, ce qui est en soi, un exploit dont on se serait bien passé !

Nous avons la chance d’avoir un territoire régional inchangé.

Profitons des prochaines élections pour remercier les locataires actuels. Les Pays de la Loire ont besoin d’un nouveau souffle. Qui mieux que Bruno Retailleau, qui a fait ses preuves en Vendée, peut le lui apporter. Le camp le plus mobilisé remportera le scrutin. Pour l'instant, c'est celui de la droite et du centre, mais cette mobilisation n'est pas totale. Il faut donc faire campagne sans relâche.

 

 


BRUNO LANCE SA CAMPAGNE

Bruno retailleau 4 juillet

Message de Bruno Retailleau :

« Chers Amis,

Après les succès de la droite et du centre aux municipales, aux sénatoriales et aux départementales, une nouvelle bataille nous attend. Les 6 et 13 décembre prochains, les Français éliront leurs conseillers régionaux.

J’ai l’honneur d’avoir été désigné pour conduire les listes de la droite et du centre pour cette dernière échéance avant l’élection présidentielle. Notre Région Pays de La Loire sort affaiblie de 11 années de socialisme. Le temps de l’alternance est venu !

La campagne qui commence doit nous permettre d’aller à la rencontre des habitants de nos 5 départements pour les convaincre que le socialisme, qu’il soit à Paris ou à Nantes produit les mêmes effets et les mêmes désillusions.

Le défi qui attend la droite et le centre sera exigeant et cette campagne sera difficile. C’est pourquoi nous avons besoin de vous tous.

Avec Yannick Favennec et les autres têtes de liste départementales, je vous propose de nous retrouver avant l’été pour une journée conviviale et militante :

  SAMEDI 4 JUILLET    

Esplanade de la Mairie de Sainte Luce sur Loire

A partir de 12h00

pour un déjeuner champêtre

Je compte sur votre présence, n’hésitez pas à relayer cette invitation autour de vous et à venir en famille ! »

                                                                      BRUNO RETAILLEAU

Le temps fort : la présentation des têtes de liste départementales. 

 


LES LEÇONS D’UNE DÉFAITE

Chers amis,

En complément des analyses que je vous ai livrées, je vous invite à lire celle de Paul Jeanneteau, notre député de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire.

P1050504

LES LEÇONS D’UNE DÉFAITE

"Les élections régionales ont été marquées par un taux d’abstention sans précédent. C’est un message fort envoyé au pouvoir en place mais aussi à l’ensemble des partis politiques qui n’ont pas su mobiliser leurs électeurs.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat sur le rôle, ou l’action, des Régions, a été escamoté, l’opposition ayant réussi à le déplacer au plan national. La critique systématique de la politique menée par Nicolas SARKOZY et François FILLON à l’évidence porté ses fruits.

Pour autant, cela ne constitue pas un programme de gouvernement. Il faudra bien, un jour ou l’autre, que les socialistes et leurs alliés fassent des propositions concrètes et expliquent aux français comment ils les financeront.

A ce moment là, il pourra y avoir un vrai débat, projet contre projet !

Le 21 mars, l’UMP a connu une lourde défaite. On pourrait trouver plusieurs raisons à cela :

-          crise économique internationale très dure qui touche de nombreux français,

-          élections de mi-mandat toujours défavorables au pouvoir en place,

-          manque de lisibilité des Régions …

Mais, toutes ces explications ne sont pas suffisantes.

Notre camp doit faire face à ses responsabilités.

Depuis 2007, nous avons réformé en profondeur notre pays pour le moderniser et l’adapter à la concurrence internationale. Deux exemples parmi tant d’autres : la levée de la contrainte des 35 heures de travail hebdomadaire et l’autonomie de gestion donnée à nos universités. Mais, le rythme et la multiplication des réformes n’ont pas permis, n’ont pas laissé le temps à la majorité parlementaire de les expliquer, de leur donner sens et lisibilité. Bien des Français s’en sont trouvés déstabilisés.

Nous avons pris de nombreuses mesures sociales :

-          je pense au RSA, que je suis fier d’avoir voté alors que les partis de gauche, Parti Socialiste en tête, se sont abstenus,

-          je pense à l’accès à l’accession à la propriété pour les ménages les plus modestes (avec le Pass Foncier notamment),

-          je pense à la prime à la cuve pour l’achat de fuel,

-          je pense à la suppression de 2 tiers provisionnels pour 6 millions de foyers,

-          je pense au chèque-emploi service universel qui permet à 1 300 000 familles d’être aidées à domicile,

-          je pense au fonds d’investissement social, proposé par la CFDT et repris par le Gouvernement, destiné aux demandeurs d’emploi et aux jeunes qui souhaitent décrocher une formation adaptée,

-          je pense à l’indemnisation du chômage partiel portée à 90 % du salaire net,

-          je pense au minimum vieillesse augmenté de 6,9 % et qui atteindra + 25 % d’ici à 2012,

-          je pense aussi à l’augmentation de 4,4 % de l’allocation versée à 814 000 adultes handicapés, avec l’engagement pris là aussi d’une revalorisation totale de 25 % en 5 ans …

Je pourrais encore multiplier les exemples.

Et pourtant, aujourd’hui les Français ont le sentiment que notre politique favorise les classes sociales aisées, parce que notre message est pollué par le montant du salaire d’Henri PROGLIO, ou encore par le bouclier fiscal. A ce propos, et je l’avais dit au moment de la mise en place du RSA, et je le réitère aujourd’hui, il me paraît plus que jamais nécessaire de sortir la CSG et le RDS de ce bouclier fiscal.

Alors, que faire à présent ?

Sombrer dans l’immobilisme ? Ce serait particulièrement dangereux pour notre pays et l’avenir des Français.

D’abord, il faut gagner la bataille de l’emploi. La lutte contre le chômage doit être en 2010 la priorité de nos priorités !

Ensuite, notre travail législatif doit se recentrer sur quelques réformes absolument indispensables :

-          la sauvegarde de nos retraites qui à ce jour ne sont pas financées à long terme. Cette réforme sera d’autant mieux acceptée par les Français qu’elle sera juste et équitable, prenant en compte la pénibilité du travail, l’emploi des seniors, les carrières longues, et la réduction des inégalités (avec la diminution drastique des retraites chapeaux) ;

-          la création d’une 5ème branche pour mieux prendre en charge la perte d’autonomie due au handicap ou à l’âge. C’est un véritable choix de société auquel nous sommes confrontés avec l’allongement de l’espérance de vie ;

-          la réforme des collectivités territoriales, pour qu’elles soient plus efficaces, pour supprimer des doublons administratifs et ainsi mieux gérer vos impôts. Le scrutin de ces derniers dimanches prouve, presque 30 ans après les grandes lois de décentralisation, que le rôle des Régions n’est toujours pas identifié. Il faut donc donner plus de proximité, plus de clarté à nos différents échelons territoriaux et simplifier notre mille-feuille administratif. Qui peut dire ce que fait au quotidien chaque collectivité territoriale pour nos concitoyens ? Qui est capable de nommer les élus auxquels il peut se référer sur son territoire ?

-          la lutte contre les déficits publics : on ne peut pas continuer à vivre au dessus de nos moyens et laisser nos enfants et petits-enfants une dette de plus en plus lourde. Il s’agit là d’un enjeu intergénérationnel ;

Écouter les Français, répondre à leurs attentes, tout mettre en œuvre pour sortir au plus vite de la crise, expliquer nos réformes, nous recentrer sur quelques projets essentiels et, comme l’a souligné François FILLON « Ne pas trahir nos engagements », tels sont quelques unes des clés qui nous permettront de reconquérir la confiance de nos compatriotes."




DERRIERE LES CHIFFRES, DES REALITES (2)

                                Longue vue Longue vue

 
 

Depuis dimanche on nous rebat les oreilles avec forces gloussements « du retour du Front National ». Avec un score national de 9%, vu le taux d’abstention, il n’y aurait pourtant pas de quoi pavoiser (c’est le cas de le dire). Car en nombre de voix, c’est plutôt la Bérézina, ce que le pourcentage ne dit pas, évidemment. La réalité, c’est qu’en valeur absolue, le Front National non seulement ne monte pas, mais régresse, notamment par rapport à son score de 2004 où il avait imposé des triangulaires dans une bonne quinzaine de régions, et même par rapport à 2007. Il perd un bon million de voix passant de 3 200 000 (2ème tour 2004) contre 2 200 000 (2ème tour 2010) et 38 sièges, en partie récupérés par l'UMP.

De même, la baudruche verte qui n’avait pas de mal à progresser par rapport à 2004, a déjà perdu aussi un bon million de voix depuis les Européennes. Si on rapportait les 13% au taux de participation d’une présidentielle, on tournerait autour de 7% : c’est mieux que le micro score  de Voynet, convenons-en. De là à donner de la voix comme ils le font, il y a « outrage » aurait dit Coluche ! Et que dire de la « coopol » que nous promet Conh Bendit : c’est la nouvelle version de l’autogestion en politique. Imaginez la voiture « verte » conduite avec un conducteur qui tient le volant, un autre qui accélère, un troisième qui freine, un quatrième qui débraye et enfin un dernier qui passe les vitesses. On aura du mal à me faire croire que les personnes transportées se sentent en sécurité et que l’engin ne finisse pas dans le décor.

Le centre introuvable : il est devenu l’Arlésienne des élections. Tout le monde en parle, plus personne ne sait où sont ses électeurs. Moi je sais : chez eux. Et il y a de quoi. Bayrou les a trahi, l’UMP ne leur fait pas suffisamment de place en son sein, le Nouveau Centre reste confidentiel et l’alliance centriste d’Arthuis brillent surtout par son flou artistique. Et n’évoquons même pas ses alliés, comme Cap 21 dont le ralliement était dicté plus par des considérations alimentaires que philosophiques.

La gauche n’est pas au bout de ses peines. Pour qui a vu l’échange lundi soir entre François Hollande et Philippe Meirieu, lors de « Mots Croisés », le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste du chemin avant de parvenir à un accord programmatique ! Si on ajoute le retour de Cruella-la-Poitevine sur la scène, avec tous ses petits coups fumants face à « Mémaire-de-Lille », ça promet de beaux jours dans les colonnes médiatiques, avec le poids des mots et le choc des photos (où l'on remarque surtout les absents). Et on attend avec impatience le tour de France de « Geogeo-la-Terreur-de-Montpellier » qui veut faire la peau à « Martine-la-tricheuse »….

Donc pour la majorité, nous allons traverser le temps des docteurs « yavéka » et pour l’opposition nous allons assister aux grandes manœuvres stratégiques pré-2012. Nul doute qu’on ait de quoi s’occuper !

Bref ! Demain sera compliqué pour tout le monde !


DERRIERE LES CHIFFRES, DES REALITES !

                        Longue vue Longue vue

La présentation des résultats par les médias est fidèle à la tradition. Tel un kaléidoscope déformant, on ramène tout à des pourcentages sans prendre la peine de mesurer le nombre des suffrages. C’est vrai que dans notre démocratie, plus qu’ailleurs, les absents ont toujours tort. Même les bulletins blancs ou nuls ne sont pas pris en compte. Mais voilà, si la distorsion n’est pas importante quand le taux de participation est de 70 ou 80%, elle devient franchement insupportable et source de jugements erronés quand il est de 50%.

On se souvient que la « mémère de Lille » a fait campagne en voulant en faire « un referendum contre Sarkozy ».Eh bien on pourrait croire que ça a marché à lire les « unes » des journaux ou en écoutant les commentateurs : ça n’est pas le cas. Comment expliquer sinon que seulement une partie des électeurs de gauche se soient rendus aux urnes ? Rien que dans la région des Pays de la Loire, le candidat socialiste avec 54% a perdu 60 000 voix par rapport à son score de 2004 (51%) alors qu’il y avait 180 000 électeurs supplémentaires. Alors que dirait-on si on comparait avec le score du candidat de gauche en 2007… Le vote « anti-Sarkozy » ne concerne qu’une partie de la gauche seulement, celle qui est allée voter, soit le ¼ du corps électoral.

La caractéristique de ce scrutin, c’est l’effondrement du vote pour la Majorité Présidentielle, non par contestation, mais par abstention. On serait tenté de dire « qui ne dit mot consent ». Tout de même, cela traduit un malaise aux conséquences périlleuses. Un analyste très fin comme Eric Dupin a très bien identifié où le bât a blessé : l’électorat ouvrier que le Président avait su capter en 2007 et une partie de son électorat traditionnel. Qu’est-ce qui peut expliquer cette double désaffection ?

D’abord la crise économique et ses conséquences sur le pouvoir d’achat et l’emploi pour le 1er, qui a réduit à peau de chagrin les promesses sur le pouvoir d’achat et le chômage.

L’électorat traditionnel a été indisposé par l’évolution de la dette, l’ouverture à gauche et les récentes nominations, le style du président qui a voulu être sur tous les fronts, quelques réformes qui ont heurté les intérêts privés de quelques clans ou corporations comme les médecins ou les professions du droit, et aussi la crise profonde du monde agricole.

Enfin, L’échec de Copenhague a privé la Majorité présidentielle de son investissement dans l’écologie et le vote d’hier ne la récompense pas d’avoir fait le « Grenelle ». Ne le regrettons surtout pas. Mais souvenons-nous que les verts, c’est la « gauche qui avance masquée ». Et finalement, l’écologie apparaîtra rapidement comme un prétexte.

La gauche réclame à corps et à cri un changement de politique. C’est son jeu. Mais ce n’est pas le message majoritaire de ce scrutin. Ce qu’il faut entendre, c’est le silence assourdissant des électeurs de la Majorité, bien plus nombreux, qui se sont abstenus. Nul doute que c’est ce message-là que le Président a entendu. Le remaniement gouvernemental est déjà une première réponse : on resserre les rangs, sans rien renier. Viendront ensuite d’autres gestes visant à redynamiser l’électorat, le retour de la croissance (inch’ allah) aidant.

 

(La suite de l’analyse : demain)


ET POURQUOI PAS BECHU ?

 

On peut comme fait Martine Aubry, transformer la campagne du 2ème tour en croisade anti Sarkozy. Comme si le résultat de dimanche prochain pouvait avoir une influence sur la suite. Le taux d’abstention, même s’il diminue un peu sera toujours là pour qu’on puisse affirmer que le nombre des votants ne permet pas d’en tirer ce type de conclusion. C’est donc un détournement de scrutin pour cacher la misère. Les programmes bricolés verts-roses risquent de ne pas être très aguichants pour les reports de voix.

Alors, pourquoi ne pas sortir de la politique politicienne pour s’intéresser plutôt au programme, justement. Parce que c’est tout de même là que se situe le sens de cette élection : quelle équipe élire et pour quoi faire à la Région pendant quatre ans ? Et alors une évidence apparaît : le programme de Christophe Béchu est particulièrement bien fait. Parce qu’il s’est nourri des nombreuses rencontres sur le terrain, il correspond à des attentes réelles. Parce qu’il rassemble depuis le début des sensibilités différentes, il est équilibré. Parce qu’il est assis sur l’expérience, il est réaliste.

Derrière des têtes de chapitre d’apparence banales comme l’emploi, l’environnement ou l’éducation, on découvre des propositions concrètes et des engagements dont ou peut être certains qu’ils seront tenus. Sans entrer dans le détail, en voici quelques-unes qui me paraissent frappées au coin du bon sens : la création d’un « éco-pôle » dans chaque département pour mettre en évidence nos filières d’excellence, la mise en place d’un pôle unique d’orientation assorti d’un site internet qui regroupe toutes les formations professionnelles avec toutes les modalités utiles directement en ligne, complété par une banque régionale des stages, l’instauration de la gratuité totale des transports scolaires pour rétablir l’équité entre le rural et l’urbain en matière d’accès aux études…. L’engagement de réaliser une centrale solaire pour répondre aux préconisations du Grenelle de l’environnement satisfera ceux qui ont la fibre écologique, ainsi que la mise en place d’un titre unique de transport multimodal. Enfin, la volonté d’anticiper la réforme territoriale en supprimant dès maintenant tous les doublons administratifs avec les départements va dans le sens de la nécessaire économie des deniers publics.

Christophe Béchu a pris comme slogan « agir vraiment ». Le programme qu’il propose en est l’illustration. Nous avons tout à gagner qu’il soit le 21 mars le nouveau président de notre Région.

 


UNE VICTOIRE INCONTESTABLE, MAIS…

 

Il ne sert à rien de nier la réalité. La gauche vient de remporter les élections régionales et arrive largement en tête dans presque toutes les régions. La Majorité présidentielle n’a pas réussi à mobiliser son électorat suffisamment. Elle n’a pas su trouver les mots ou pas su envoyer le message attendu. Y en avait-il un ?

J’observerai, en attendant d’avoir les chiffres du nombre de voix obtenues par les uns et les autres, que la secrétaire du PS n’a pas gagné son pari. Le PS ne réalise pas le grand chelem. L’Alsace n’a pas cédé à la vague rose malgré la triangulaire avec le FN. La Réunion change de camp et probablement la Guyane. Autrement dit, un peu de baume au coeur.

Le PS l’emporte, mais les pourcentages ne veulent pas dire grand-chose. D’abord parce que l’abstention reste encore forte. C’est une victoire en creux. Comme la Majorité présidentielle, elle ne retrouve pas ses voix de 2004. Simplement elle en perd moins. Cela ne veut pas dire que nous devions nous en féliciter.  Mais de même que le Gouvernement devra analyser la signification de cette abstention massive de ses électeurs, la gauche, et le PS en particulier, aurait grand tord de croire que « c’est arrivé ». Si les reports de voix ont plutôt bien fonctionné, alimentés par la campagne agressive « d’antisarkozysme primaire» de Martine Aubry et les dégâts causés par la crise sur le front de l’emploi, qu’en sera-t-il quand les jours meilleurs étant venus, ils seront confrontés à un électorat moins inquiet. Et moins disposé à les écouter, parce que côté solutions…. On les attend toujours !

Enfin, si la  victoire de Mme Royal est une mauvaise nouvelle, notamment pour mon ami Dominique Bussereau à qui je pense ce soir, elle l’est aussi pour la première secrétaire du PS. Et de ce point de vue, c’est une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. On peut imaginer facilement le tangage que cela va occasionner dans les prochains mois quand les ambitions présidentielles vont se confronter. Crépages de chignon en vue.

 

 

 


SURVEILLER LE SCRUTIN

Longue vue de pirate

Depuis dimanche dernier, plusieurs témoignages me confortent dans la nécessité qu’il y a à être présent dans tous les bureaux de vote, non seulement pour surveiller le bon déroulement du scrutin, mais aussi au moment du dépouillement.

Dans plusieurs bureaux, des irrégularités identiques ont été constatées concernant la disposition des bulletins de vote, qui laissent penser qu’elles étaient le résultat « d’instructions ». Dans plusieurs bureaux, des professions de foi étaient comptées comme valides contrairement au règlement sans que le président du bureau n’intervienne et il a fallu les protestations d’une personne présente pour qu’elles soit comptées comme vote nul… Dix voix pour Auxiette, comme par hasard (Et ce n'est qu'un exemple) !

Je le répète, dans un bureau sans surveillance, la fraude est facile, particulièrement sur le décompte des voix de chaque candidat, dès lors que la surveillance n’est pas contradictoire. Rappelons qu’une fois les feuilles de relevés des votes signées par les scrutateurs, il n’y a plus aucun moyen de recompter, puisque les bulletins de vote son détruits. Or, en ville, il y a des bureaux où personne n’assiste au dépouillement. Si on peut faire confiance au citoyen, ce n’est pas le cas pour le « militant » !

Tout citoyen peut assister au dépouillement. N’hésitez pas à vous pointer cinq minutes avant la clôture du scrutin dans votre bureau de vote. Votre seule présence sera dissuasive (et d’ailleurs vous vous apercevrez rapidement que vous « gênez »). Veillez à ce que l’urne ne soit ouverte qu’une fois le décompte des émargements effectués. Veillez à ce que chaque bulletin lu corresponde à un bâton devant le bon nom. Déjà, vous aurez contribué à éliminer deux occasions de fraude.

A Angers, la liste de Christophe Béchu n’aura du monde que dans une cinquantaine de bureaux sur 80. Chaque voix comptera. Alors, si vous avez un peu de temps, …

 


VOILA POURQUOI TOUT RESTE POSSIBLE

 

Après le débat d’hier soir, où chacun a pu se rendre compte de la capacité de Christophe Béchu à assumer la fonction, du réalisme de son programme, il n’est peut-être pas inutile de revenir sur les résultats du premier tour : oui, dimanche prochain est une nouvelle élection ;les compteurs ont été remis à zéro. Voilà pourquoi. J’emprunte à Jean-Noël Amadéi une analyse pertinente au plus haut point.

« Au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a recueilli 11,5 millions de voix, dimanche dernier l'UMP n'en a retrouvé que 5 millions, en gros comme aux Européennes du printemps. Dans le même temps, les 9,5 millions de voix de Ségolène Royal se retrouvent à 5,5 sur les listes socialistes des régionales. Quand on parle d'abstention, c'est cela dont il s'agit, ce sont ces millions d'électeurs qui font défaut !

Indéniablement, le premier tour des élections régionales a été marqué par un taux d'abstention frisant les records, et par un revers de la majorité présidentielle; mais les socialistes auraient tort de se satisfaire de leur résultat en trompe l'oeil, il y a quand même 4 millions de personnes qui avaient voté pour Ségolène Royal et ne se sont pas déplacés pour voter dimanche dernier.

Dans le même temps, le Modem a perdu aussi 6 millions de voix depuis la présidentielle, l'extrême gauche s'est effondrée et l'extrême droite a presque perdu la moitié de ses électeurs, n'en déplaise à ceux qui rêvent de son retour. Seul les verts peuvent s'enorgueillir d'avoir gagné 2 millions de voix depuis 2007, encore faut-il noter qu'ils en ont perdu presque 1 depuis les européennes.

Avec un tel niveau d'abstention, c'est peu de dire que rien n'est joué au premier tour, et que tout peut changer au second. Que l'électorat de la majorité se mobilise un peu dans les derniers jours qui viennent, et les résultats de dimanche soir pourraient être fort différents de ce qu'ils ont été au premier. L'élection n'est jouée qu'une fois les bulletins dépouillés, pas l'avant-veille du scrutin. Il est du pouvoir de chacun de convaincre un abstentionniste de se déplacer, nous en connaissons tous un dans nos proches, nos voisins. Qu'il vote pour une liste de la majorité présidentielle, et les commentaires de dimanche soir ne seront pas écrits d'avance ! 

Il serait malvenu de contester qu'une partie de l'électorat de la majorité a voulu exprimer son mécontentement en s'abstenant…. Il sera temps, après le deuxième tour, de tirer tous les enseignements de ce scrutin et l'analyse de l'abstention ne sera pas un des moindres. Pour le moment il faut expliquer et convaincre, expliquer l'importance des conseils régionaux et convaincre nos concitoyens de voter. Amener les électeurs potentiels à se poser les bonnes questions, à examiner le bilan des sortants et non le bilan du gouvernement, expliquer que les listes de promesses en tous genres faites par les socialistes ne se réaliseront pas sans augmentations supplémentaires d'impôts, expliquer que si les transports qui les mènent au travail ne sont pas satisfaisants, c'est de la responsabilité de ceux qui gèrent les régions, pas de Nicolas Sarkozy !

C'est à ce prix que dimanche soir le résultat ne sera pas celui annoncé par les oracles. Il y a tant d'abstentionnistes que le choix est vaste de ceux que l'on peut mener aux urnes, pour qu'ils votent pour les listes UMP. Entre les européennes et les régionales, le PS a reconquis 2 millions d'électeurs, pourquoi ne ferions nous pas pareil d'ici dimanche ? Il reste à expliquer, expliquer, expliquer encore, et convaincre ! »

 


ET POURQUOI PAS BECHU ?

 Béchu campagne

On peut comme fait Martine Aubry, transformer la campagne du 2ème tour en croisade anti Sarkozy. Comme si le résultat de dimanche prochain pouvait avoir une influence sur la suite. Le taux d’abstention, même s’il diminue un peu sera toujours là pour qu’on puisse affirmer que le nombre des votants ne permet pas d’en tirer ce type de conclusion. C’est donc un détournement de scrutin pour cacher la misère. Les programmes bricolés verts-roses risquent de ne pas être très aguichants pour les reports de voix....

Lire la suite dans le "journal des régionales" (cf. ci-contre)


APRES 1er TOUR A LA LORGNETTE

                                         Longue vue

 

C’EST LA CRISE ! Elle n’a pas arrangé les affaires de la Majorité. On peut aisément comprendre que nombre d’électeurs qui ont cru au slogan « travailler plus…. » et se retrouvent aujourd’hui dans la galère quand ce n’est pas au chômage, n’aient pas eu envie d’aller voter et soient désabusés. La crise prend cette promesse complètement à contre-pied. Imprévisible au moment de la campagne et cruel. D’ailleurs ça concerne aussi l’électorat de gauche.

ILLUSION D’OPTIQUE. Personne, ni la presse ni les partis ne prend le soin de commenter les résultats à l’aune du nombre de voix obtenues. Ils préfèrent utiliser les pourcentages, bien plus parlant et surtout plus avantageux. Enfin, pas pour tout le monde. Pourtant ils créent une illusion d’optique que les analystes chevronnés savent décoder : quand la masse des électeurs non fidélisés refusent de s’exprimer, ce sont ceux qui ont les électeurs les plus mobilisés et les plus captifs qui y gagnent. Ainsi, bien qu’ayant moins de voix qu’en 2007, le FN peut triompher en pourcentage et a contrario, le Modem qui est trop jeune pour avoir consolidé une clientèle (il faut dire que Bayrou en responsable aussi) s’effondre totalement.

SANCTION. Donc, si l’on en croit un sondage, la majorité des électeurs qui sont allés voter disent ne pas sanctionner la politique du Président (51% contre 36% qui affirment le contraire). Soit. Mais dans ceux qui se sont abstenus, il y avait bien un paquet d’électeurs de la majorité, non ? C’est quoi leur abstention ? Si c’est un avertissement, il faut leur dire qu’il a été entendu si on veut qu’ils votent dimanche prochain.

CONTRE POUVOIR. Une bonne surprise pour la majorité dimanche prochain n’est pas à exclure. Mais dans ce pays il y a des habitudes qui relèvent de tendances lourdes. L’une d’elle s’appelle : contre pouvoir. Les élections intermédiaires sont des défouloirs contre la majorité qui gouverne. On a fait la razzia bleue en 86, 92 et encore largement en 98, quand la gauche gouvernait. On a eu droit à la razzia rose en 2004. Je crains fort que ce soit bis repetita. Doit-on envisager de perdre en 2012 pour regagner toutes les régions ?

AUTISME. Les débats de dimanche soir m’ont paru faire preuve d’un autisme déconcertant face à l’abstention. Mise à part Marielle qui ne pouvait que pleurer sur son sort, tous les autres ténors ont soit paradé soit parlé de mobiliser au 2ème tour. Certes. Que c’était la clé de la victoire. Sûrement. Mais personne n’a dit, à droite comme à gauche, en quoi ils avaient pu décevoir ni comment ils comptaient s’y prendre pour convaincre « les pêcheurs à la ligne » de retrouver le chemin des urnes.

IMMOBILISME. La pire des conséquences, ce serait que l’on abandonne les réformes et que l’on plonge le pays dans l’immobilisme, alors qu’on est au milieu du gué. Finir ce qui est engagé, ne pas mollir sur les retraites et la dépense publique, sans parler de la mise en place du 5ème risque…. Il y a encore du grain à moudre. Et puis, il n’y a plus d’électeurs à ménager. Ce sera ensuite l’heure du bilan et avec un peu de chance, elle sera accompagnée d’une conjoncture plus favorable.

ETHIQUE EN TOC. Les socialistes ont fait campagne sur leurs « valeurs » qui ne sont pas cotées en bourse… J’en passe et des meilleures. Les Ecologistes nous ont abreuvés de leurs grands principes qui devaient sauver la planète. Mais voilà, aujourd’hui ils marchandent tous leurs convictions pour s’assurer des places de Présidents, vice présidents avec les voitures de fonction. Des convictions contre des places. Les électeurs vont-ils continuer d’y croire ?

KIT DE SURVIE.  C’est le cadeau qu’il faudrait faire à François Bayrou et Marielle de Sarnez : un sac à dos avec réserve d’eau, une couverture, un couteau suisse et une tente igloo… pour leur permettre de traverser le désert qui les attend jusqu’en 2012.

 

                                                           Mille sabords

 





LA PAROLE A …. EMMANUEL CAPUS

            Caput 3 bis

« La liste de Christophe arrive dans un mouchoir de poche avec celle d'Auxiette alors que partout en France les scores sont exécrables pour notre tendance politique.

- Christophe gagne presque 1 point par rapport à 2004,

- Auxiette perd 3 points par rapport à 2004 (alors qu'il était inconnu il y a 6 ans et qu'il est sortant), ...

Lire la suite dans le journal des régionales (cf ci-contre)


DEUX OBSERVATIONS


Au soir de ce premier tour des Régionales, et après avoir entendu les uns et les autres sur les plateaux, je me contenterai de deux observations.

La première : le taux de participation rend illisible le résultat et les scores des différents partis. Pour une raison que chacun peut comprendre. Quand il n’y a que les noyaux durs des électorats qui se déplacent, cela fait grossir en pourcentage les extrêmes. On constatera rapidement, par exemple, qu’en nombre de voix, le FN n’a pas progressé. Il n’y a qu’une certitude, c’est la sanction de la stratégie de François Bayrou. La stratégie de listes d’Union de l’UMP a pu lui être défavorable pour ce premier tour, parce qu’elle affaiblit la mobilisation des électeurs des différents courants, mais peut se révéler davantage payante dans un deuxième tour. Enfin les causes de l’abstention seront à analyser de près et je ne m’y risquerai pas ce soir tant elles peuvent être nombreuses.

La deuxième observation : le discours des dirigeants socialistes de ce soir, et notamment celui de Martine Aubry, me fait penser à celui des socialistes grecs au soir de leur victoire l’année dernière. On voit aujourd’hui ce qu’il en est de leurs belles promesses : un plan de rigueur comme les Grecs n’en ont jamais connu. Autrement dit, la peur du coup de bâton que promet M. Fabius, n’empêche pas le coup de bâton, quitte à ce qu’il soit asséné par ceux qui en avait agité la menace. Les faits ne sont ni de droite, ni de gauche : ils sont têtus. Cacher les effets de la crise aux Français en leur faisant croire qu’on peut les effacer en votant socialiste n’est pas responsable. Je ne donne pas un an pour que la France soit dans la situation de la Grèce s’ils reprenaient le pouvoir !

Enfin, comme l’a dit François Fillon ce soir, tout reste possible, rien n’est joué. Dans les deux camps il reste de telles réserves de voix, et particulièrement à droite et au centre que des surprises sont possible dimanche prochain. Pour Christophe Béchu, qui a fait presque jeu égal avec le président sortant, ce soir les compteurs ont été remis à zéro. Je pense comme lui.

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

Y’alla !


DERNIERS DECRYPTAGES (avec la lorgnette)

                              Longue vue

 

Auxiette001  CURE DE JOUVENCE. J’ai enfin eu dans ma boite aux lettres le document de Jacques Auxiette, celui où il apparaît la main tendue pour ramasser l’argent qu’il nous pique. Ayant siégé dans la même assemblée que lui en d’autres temps, je sais bien que comme pour tout le monde, le temps ne l’épargne pas. Et là, miracle : s’est-il réconcilié avec le clergé et a-t-il fait une cure de l’abbé Soury ? toujours est-il que sur son document, son portrait, savamment retouché, accuse vingt ans de moins ! Le voilà frais comme un gardon. A-t-il peur à ce point que ces 69 balais soient un handicap face aux 36 de son adversaire ? Pas très honnête quand même.

P1060814P1060827 P1060840 P1060870SUPER MEETING. A Nantes, la salle était comble pour accueillir François Fillon, venu avec Roselyne Bachelot et Laurent Wauquier, pour le gouvernement, Philippe de Villiers pour la Vendée, soutenir Christophe Béchu et tous ses colistiers. L’occasion pour  Laurent Dejoie qui accueillait chez lui et Elisabeth Doisneau la Mayennaise de chauffer la salle. Ce qui a permis quelques traits d’humour comme celui de Philippe de Villiers affirmant qu’à écouter cette dernière, « on avait envie de devenir centriste ». Christophe Béchu a ensuite décliné son programme à travers le vécu de ses 20 000 km parcourus et il revenu au Premier Ministre de conclure la soirée. Un exposé méthodique sur l’enjeu régional, suivi de la défense et illustration de la politique qu’il conduit, accompagné d’une attaque en règle, en traits acérés, contre le Parti Socialiste, pour conclure sur l’appel à la mobilisation de tout l’électorat du centre et de la droite pour que les Pays de la Loire changent de cap et renoue avec le dynamisme.

VIDEOMOB. Une idée originale de Xavier Bertrand qui propose à tous les adhérents de l’UMP d’envoyer à des amis une petite vidéo dans laquelle il les appelle personnellement à aller voter dimanche. Effet garanti ! Enfin un peu d’humour dans cette campagne. C’est tout de même mieux que les arguments de caniveaux qu’on nous assène quotidiennement. En tout cas la démarche est sympa et je ne vais pas manquer d’exploiter quelques adresses…. Ne serait-ce que pour voir la réaction des intéressés !

COMPARAISON N’EST PAS RAISON. Quelques journaleux ont cru bon de comparer les audiences respectives des réunions de Jacques Auxiette et de Christophe Béchu au centre de congrès d’Angers, sans doute pour se réjouir du succès du candidat de la gauche. Le premier a rempli le bas de l’auditorium et le second la salle Osnabrück. Les deux jauges comparées accusent une différence de 250 personnes. Sauf que le leader socialiste tenait un meeting régional alors que la tête de liste UMP faisait une réunion pour la 1ère circonscription d’Angers. Rien à voir donc. Et puis, si les élections se gagnaient au degré de remplissage des salles, ça se saurait depuis longtemps.

 

                                                                      Archibald.


QUESTIONS A… GERALDINE DELORME

Elle est n°2 de la liste du Maine-et-Loire derrière Christophe Béchu, et à ce titre chef de file départementale pour la campagne. Son talent, j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer à propos du débat avec les autres chefs de file locaux. Faire le tour de tous les candidats de la liste de la Majorité Présidentielle n’était pas possible sauf à avoir commencé quand la liste n’était pas connue. Par contre, en toute logique, je ne pouvais pas clore la série sans donner la parole à celle qui incarne la liste dans notre département.


Delorme 8  GERALDINE DELORME

 

Géraldine Delorme est la première adjointe au Maire de Cholet depuis mars 2008. Elle est également Vice-Président de la Communauté d’Agglomération du Choletais, chargée de l’Aménagement du territoire. Agée de 32 ans, cette Normalienne agrégée d’histoire a occupé divers postes d’enseignement auprès d’étudiants de Licence de 2000 à 2005 : à l’Université de Montréal (Québec) tout d’abord, avant de rejoindre celles de Paris puis de Montpellier. Delorme 7 Parallèlement, elle a mené une thèse universitaire en histoire médiévale. Son itinéraire  professionnel l’a ensuite conduite à occuper les fonctions de collaboratrice parlementaire auprès du Député de la 14e circonscription du Nord, avant de rejoindre en 2006 le Cabinet du Député-Maire de Cholet en tant que Directrice de Cabinet et de la Communication de la Ville et de la Communauté d’Agglomération....

 Lire la suite dans le "journal des régionales" (cf ci-contre)


DEUX BILLETS D'HUMEUR

"L’INSUFFISANCE ENVIRONNEMENTALE"

Elle a beau vanter son « excellence environnementale », le bilan de la Madone du Poitou est plutôt vert pâlichon. Au classement, ce serait un « baudet » d’honneur. Qu’on en juge : pour le photovoltaïque elle est 9ème avec seulement 2,3 watt installés/hab. et pour l’éolien sa région se classe au 14ème rang en watts installés/hab. avec seulement 38,4 contre… 343,9 à la 1ère (La Picardie). Ce bilan plus « vert que vert » n’existe que dans sa tête et donc dans sa com’. De là être la région « championne d’Europe », comme elle l’affirme, il y a une marge. On oscille entre le mensonge et l’hypertrophie de l’égo. Mais il est vrai qu’elle se pavane dans une « Simply » électrique verte ; ou plutôt vert-pâle comme son bilan. Là aussi elle promet d’offrir une voiture électrique aux picto-charentais à 5 000 euros ! Du plus haut comique quand on sait qu’il est actuellement impossible de fabriquer des batteries pour moins de 8 000 €, on se demande comment elle fera, sauf à faire une voiture….à pédales.

Royal dans toute sa splendeur. Et il y a encore des gogos pour croire à sa « politique par la preuve ! ».

 

DOUBLE STUPIDITE !

Je trouve stupide qu’on impose une formation bac+5 pour enseigner dans les écoles. Sauf à satisfaire le vieux fantasme du SNI qui voulait des prof’ de la « maternelle à l’université », c’est à mes yeux une dépense inconsidérée eu égard au savoir utile pour enseigner à ce niveau. La licence permettait de donner amplement la compétence pour enseigner jusqu’au lycée.

Je trouve encore plus stupide d’envisager de mettre les jeunes diplômés directement dans l’arène sans un minimum de formation pédagogique. Je comprends qu’on supprime les IUFM, plus universitaires que pédagogiques qui n’apportaient pas grand-chose de concret aux futurs enseignants, excepté peut-être un endoctrinement qui est à la pédagogie ce que le dromadaire est au Pôle Nord. J’aurais préféré qu’on les remplace par des centres pédagogiques départementaux au sein desquels pendant un an, les futurs prof’ renforceraient leurs compétences directement utiles en orthographe, grammaire, arithmétique, feraient des stages dans les établissements voisins, écoles ou collèges, dans des classes d’application, pour se rôder à la pratique de la classe. Une année qui pourrait être consacrée à la découverte de savoirs spécifiques tels que la « gestion de la violence », la connaissance des codes culturels selon l’origine des élèves, ou l’utilisation des NTIC dans leur enseignement.

Après quoi, ils pourraient prendre un premier poste. Mais ce que le Ministère s’apprête à faire n’est pas acceptable. On ne tardera pas à s’en mordre les doigts. Et je comprends l’hostilité des organisations syndicales à ce projet.


QUESTIONS A… CATHERINE DEROCHE

 Deroche 1

  CATHERINE DEROCHE

Pour la journée de la femme, je me devais de donner la parole à une colistière. J’ai donc choisi une candidate dotée d’un solide palmarès qui fait honneur à la gent féminine : 10 ans Maire de Bouchemaine, elle a été aussi Vice Présidente de l’agglo d’Angers, et pendant 5 ans elle a présidé l’Association des Maires du Maine-et-Loire. Conseillère Régionale sortante, siégeant à la commission de l’environnement, elle n’a connu que les « menus plaisirs » d’être de la « minorité ». Enfin elle est Secrétaire Départementale de l’UMP, ce qui, dans notre département qui compte nombre de personnalités, n’est pas une sinécure bien que le poste soit bénévole.

DH : Que retenez-vous de ce mandat qui se termine ? ...


Lire la suite dans le "journal des Régionales" (cliquer sur le titre de l'article, ci-contre à gauche)


LA CAMPAGNE PAR LA LORGNETTE

 

  Longue vue

RENDONS A CESAR. J’avais accusé notre grand quotidien de l’Ouest de partialité. En fait je m’étais trompé au sujet du billet consacré à Jacques Auxiette que j’attribuais à l’interview de FR3 alors qu’il s’agissait d’Angers 7. Cette semaine, c’est Christophe Béchu qui a eu les honneurs du directeur de rédaction. Comme de plus, ces derniers jours, la balance des articles a été largement favorable à la tête de liste de la majorité, je ne peux que faire mon mea culpa. Je rends volontiers cette justice à Sébastien Grosmaître que j’ai accusé de porter des gros sabots…. un peu vite.

TIR EN BIAIS. Les Conseillers Généraux socialistes ...


Lire la suite dans "le journal des Régionales" (cliquer sur le titre  de l'article ci-contre à gauche)


ARCHIBALD ET LES 7 TETES EN CAMPAGNE

Débat 2

Le « Club de la Presse Anjou » organisait hier soir un débat entre les têtes de liste du Maine-et-Loire pour les élections régionales. Seule la liste « bretonne » était absente (Qu’avait-elle à dire en Anjou ?). Mais prendre le risque d’un tel rendez-vous, c’était une gageure a priori, tant le dérapage vers le « déballage » pouvait se produire. Il faut bien reconnaître que ce ne fut pas le cas. L’animation prévue par Alain Mâchefer, menée tout en finesse, s’est révélée efficace et a largement contribué à rendre vivante une confrontation qui aurait pu devenir rapidement Débat 4 ennuyeuse. Chaque candidat a su respecter son temps de parole et aucun n’a glissé dans l’invective. Au contraire, l’écoute réciproque aura été l’élément marquant de cet échange où l’humour et le rire ont servi souvent d’exutoire aux différends. Chapeau !

....

Lire la suite en pages "Régionales" ci-contre (cliquer sur le titre pour que la page s'affiche).



QUESTIONS A…

 Martin 3ANDRE MARTIN

 

Maire de Saint-Sauveur de Landemont depuis de nombreuses années, André Martin est aussi président de la Communauté de Communes de Champtoceaux et Président du Pays des Mauges qui regroupe 71 communes (123 000 habitants). C’est dire si son expérience d’élu local est ancrée dans la réalité du terrain. La problématique du monde rural, il en connaît tous les rouages et tous les enjeux. C’est cette connaissance qu’il met au service de la liste de Christophe Béchu

DH : A votre expérience de Maire vous joignez celle du Pays des Mauges. La Région est-elle pour vous un interlocuteur important ?

Martin 2  AM : effectivement, mon expérience du terrain me permet d’affirmer que la Région est un partenaire incontournable notamment pour le monde rural, parce qu’elle est l’échelon qui a pour mission de structurer le territoire et de mettre en place les infrastructures stratégiques pour le développement économique, qui est lui-même une de ses principales compétences. Nous sortons d’un mandat qui a été décevant. Il a manqué une volonté essentielle pour diversifier et densifier les activités de nos territoires : celle de « faire sauter les verrous ». Le franchissement de la Loire, Martin 4 notamment pour les Mauges, en est un. C’est une clé essentielle pour le développement de l’interland en arrière de Saint-Nazaire et de Notre-Dame des Landes et pour la communication vers Rennes. Le département a développé ses « Ecoparcs ». Il faut que la Région développe des « Ecopoles ». Je n’ai pas trouvé cette vision stratégique....

Lire la suite en page "Régionales" ci-contre (cliquer sur le titre pour que la page s'affiche)


Grande réunion régionale avec François FILLON

AGIR région béchu

Christophe BECHU

Tête de liste de la Majorité Présidentielle pour les Pays de la Loire

  Laurent DEJOIE                     Elisabeth DOINEAU

Tête de liste pour la Loire-Atlantique          Tête de liste pour la Mayenne

                   Fabienne LABRETTE-MENAGER            Antoine CHEREAU

   Tête de liste pour la Sarthe          Tête de liste pour la Vendée

 

et l’ensemble des candidats de la liste « Agir Vraiment »

vous invitent au grand meeting régional

en présence de François FILLON, Premier Ministre

Jeudi 11 mars 18 H à Nantes

Parc des expositions de la Beaujoire

 


LA CAMPAGNE PAR LA LORGNETTE

                                                 Longue vue

FRECHE AIME LA « FRAICHE ». La pression fiscale des Régions s'est amplifiée au fil des années. Et pas seulement parce que les prix immobiliers ont augmenté. En dehors de la taxe professionnelle, qui vient de disparaître, les Régions lèvent deux impôts : la taxe sur le foncier bâti et celle sur le foncier non-bâti. Ainsi, les recettes des taxes foncières ramenées par habitant dans les vingt-six Régions françaises ont progressé de 11 à 120 % entre 2004 et 2009. Celle du Languedoc-Roussillon affiche la plus forte progression des recettes fiscales au cours des six dernières années. Ce résultat de la Région présidée par Georges Frêche s'explique surtout par un bond énorme des taux d'imposition entre 2004 et 2005 : ils sont passés de 2,55 à 4,59 % (presque doublé !). Les années suivantes, les augmentations se sont effectuées dans des proportions plus modestes pour arriver à la somme de 48 euros par habitant en 2009 alors qu'elle était de 22 euros par habitant en 2004. Vieille recette : on augmente fortement la première année pour bénéficier de rentrées fiscales supplémentaires pendant tout le reste du mandat (Taux du foncier bâti en 2004 : 2,55 % ->>Taux du foncier bâti en 2009 : 4,86 %). De quoi financer et fidéliser un électorat populiste à souhait.

...

Lire la suite en page "Régionales" ci-contre (cliquer sur le titre pour que la page s'affiche)

 


 


QUESTIONS A…

P1060713  DOMINIQUE RICHARD

Député de Maine-et-Loire de 2002 à 2007, Conseiller Régional depuis 1998, Dominique Richard participe à l’animation politique du département depuis de nombreuses années. Démocrate Chrétien de conviction, il a participé à la création de l’UMP en 2002 après avoir milité longtemps au Centre et à l’UDF. Il a connu le Conseil Régional dans la majorité de François Fillon puis dans l’opposition ces six dernières années.

DH : Vous êtes conseiller sortant. Quelle expérience tirez-vous de ce mandat passé dans l’opposition à la gestion de gauche ?

P1060712 DR : Le Conseiller Régional est élu sur une liste et à la différence du Conseiller Général, il ne représente pas un territoire. Cela ne lui laisse guère de moyen d’exister, il a peu de moyens d’agir dans une majorité très préoccupée de servir les copains...

Lire la suite en page "Régionales" ci-contre (cliquer sur le titre pour que la page s'affiche)

 


LE PAVE DANS LA MARE AU CRAPAUD

Transport_commun scolaire

Ah, il faut les entendre baver depuis l’annonce par Christophe Béchu du financement gratuit des transports scolaires par le Conseil Régional en prélevant sur les frais de communication. Comme dirait l’autre, ça coasse dans la mare ! « Incompétence, gesticulation… » j’en passe et des meilleures : les réactions s’étalent complaisamment dans la presse avec une rare délectation journalistique.

Ce sont les réactions des « archaïques » qui n’anticipent pas la réforme des collectivités, des conservateurs qui ne veulent pas lâcher leur petit territoire « juteux », qui rêvent d’une France figée dans le XIXème siècle d’où ils viennent en droite ligne.

La mesure proposée par Christophe Béchu s’inscrit dans une démarche d’avenir : coordinations accrues entre départements et Région, suppression des guichets qui doublonnent, rationalisation des gestions, répartition logique des tâches entre les collectivités pour rendre chaque € dépensé plus efficace et surtout plus efficient. La tête de liste de la majorité présidentielle en a prévenu : avec les présidents des Conseils Généraux qui sont d’accord, il anticipera la réforme prévue en 2014 dès 2010. La Région des Pays de la Loire sera le laboratoire de la modernité territoriale.

Cette mesure est aussi une mesure de justice et d’équilibre : pendant six ans il n’y en a eu que pour les villes. Il est grand temps de redonner un peu d’oxygène au monde rural. C’est aussi un moyen d’aider les familles. Ce qui n’est pas négligeable en ces temps de crise !

"La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" !

             

                                                                Mille sabords !


CE SOIR, CHRISTOPHE BECHU EST A 19H

SUR FRANCE 3



« UN AVENIR QUI NOUS RASSEMBLE »


Vendredi dernier, j’ai passé une journée complète de campagne électorale dans les pas de Christophe BECHU, profitant de son passage sur la 1ère circonscription.


P1060668 P1060672

Dès 10H15, il arrive sur le lieu du 1er rendez-vous. Le temps de partager un café avec Paul JEANNETEAU qui l’accueille sur son territoire et on attaque le vif du sujet par une rencontre à la mairie de Tiercé avec les représentants du « comité de ligne » et les maires du secteur.  Thématique : les transports. Echange, écoute attentive et propositions. La tête de liste n’hésite pas à utiliser le tableau et le  feutre pour expliciter son raisonnement....


Lire la suite dans le journal des régionales (cliquer sur le lien ci-contre à gauche)



POUR ETRE SUR !

                              Urne

 

Le suffrage universel est ce qu’il y a de mieux en démocratie. Mais encore faut-il que la sincérité du vote soit garantie. Elle pourrait l’être facilement avec des urnes électroniques. Mais notre pays en reste aux vieilles méthodes : le vote avec listes d’émargements, enveloppes et bulletins en papier. Il oblige donc à de nombreuses manipulations, sources possibles d’erreurs quand ce n’est pas de fraudes. Il est encadré par des procédures strictes consignées dans un code électoral rarement respecté à la lettre. Et il n’y a qu’une manière de s’assurer que le scrutin est honnête : la surveillance contradictoire.

 

C’est là où le bât blesse. Nos concitoyens sont de moins en moins enclins à venir consacrer du temps à tenir les bureaux de vote et à les surveiller. Les présidents courent après des assesseurs, les partis politiques en désignent mais pas suffisamment : pensez donc, rien que pour Angers, il y a plus de 100 urnes à tenir et à surveiller. Or, une surveillance effective et continue, la seule qui soit opérationnelle à 100%, nécessiterait 3 personnes par bureau pour qu’elles puissent assurer une présence continue et se relayer jusqu’au dépouillement, pour lequel il faudrait une personne derrière chaque table.

 

Certains me diront : tricher est difficile. Grave erreur. Au contraire, c’est très facile dès lors que la surveillance n’est pas assurée. Ils me diront encore : les gens qui tiennent les bureaux sont des citoyens honnêtes. La plupart du temps, c’est vrai, heureusement. Mais dans les grandes villes, où le militantisme est plus virulent, ça demande à être vérifié. Les possibilités de fraudes sont nombreuses et je ne vais pas entrer dans le détail de celles (au moins une dizaine) qui sont citées dans tous les manuels de surveillance de bureaux de votes. Sachons simplement que déplacer dix, vingt ou cent voix dans un bureau peut être un jeu d’enfant. Améliorer un vote de 1000 ou 2000 voix sur une grande ville n’est pas une vue de l’esprit. Et impossible de recompter les bulletins, ils ne sont plus joints aux feuilles de décompte dès lors qu’elles sont signées. La tentation peut être grande quand l'enjeu est important.

 

C’est le 2ème tour qui pose le plus de problèmes, quand il ne reste que deux listes en présence. Il n’y a plus que deux camps pour surveiller le scrutin. C’est là que les fraudes peuvent-être décisives. Rien qu’à Angers, il faudrait donc être en mesure de mobiliser 300 personnes pour les 14 et 21 mars. L’UMP n’y est jamais arrivée jusqu’à maintenant. Au scrutin municipal, qui était doublé du scrutin cantonal, j’ai vu des bureaux tenus uniquement par du personnel municipal, sans personne pour surveiller…Que dire ? Si ça se trouve, Christophe Béchu avait peut-être gagné (il suffisait de "déplacer" 300 voix)....

 

Le seul moyen d’être sûr, c’est de surveiller. Alors si vous vous en sentez l’envie, surtout ne vous gênez pas. Contactez la permanence de l’UMP, je suis certain que vous serez le bienvenu.

 

 


LE COMPLEXE DE « CRESUS »

                               Fortune_100


Les Français sont-ils comme François Hollande, celui qui « n’aime pas les riches » ? Vieil héritage du puritanisme et d’un catholicisme moralisateur, c’est vrai qu’en France, « gagner de l’argent » n’a jamais été vécu sereinement. Pas plus que l’on aime ceux qui réussissent trop vite parce qu’ils en ont le talent. Le plus curieux, c’est que c’est notre Parti Socialiste, peut-être par le truchement de « Témoignage Chrétien », qui est aujourd’hui l’héritier de ce vieux fantasme franco-français.

 

Alors vous pensez bien que la polémique sur le salaire de M. Proglio que notre Président a eu l’honnêteté d’assumer devant tous les Français a fait des dégâts. Si on y ajoute ses erreurs antérieures d’affichage de son goût pour le luxe « bling-bling » et le yacht de Bolloré qu’il aurait pu éviter, en passant par le cas de son fils Jean qui « s’voyait déjà »…. Tout cela habilement monté en épingle suffit à créer le brouillard qui nous empêche de voir l’essentiel.

 

Au nom du complexe de Crésus (il est permis d’être riche, mais faut pas l’dire, ni l’montrer), nous sommes condamnés à être jetés dans les bras du couple infernal Aubry-Strauss, chouchous des médias jusqu’à la prochaine tournée. Pendant que la cote de Sarkozy baisse, celle d’Aubry monte. Les Français ne sont pas rancuniers : avec ses 35 heures, elle est responsable du quart de la dette, si ce n’est du tiers, et l’autre mesure emblématique non financée qui s’avère être aujourd’hui un boulet, la retraite à 60 ans, est à l’origine de la moitié. Le reste est dû à l’incurie des gouvernements qui se sont succédé sans avoir le courage de corriger le tir, soumis qu’ils étaient à la pression électorale d’un pays qui vote presque tous les ans.

 

Le spectre de la réforme va coûter une défaite électorale largement programmée à ceux qui soutiennent le gouvernement. Mais qu’importe. L’essentiel est que le travail de fond se fasse. Le jour n’est plus bien loin où l’on verra que ce gouvernement a été bien plus vertueux que tous ceux qui l’ont précédé, y compris sur les déficits. La remise à l’heure de la France pour l’inscrire dans le 21ème siècle ne pouvait pas se faire sans douleur : la notion de proximité n’est plus la même qu’au 19ème siècle et c’est pourtant à celle-là que s’accrochent par démagogie ou par aveuglement nostalgique une gauche qui confond emploi public et service public. Quand on sait qu’un emploi public créé coûte 1,2 emploi privé…

 

Enfin, si nos électeurs avaient un éclair de lucidité pour se mobiliser et aller voter, ce serait mieux. Il manque aujourd’hui 5 points à la majorité présidentielle, ce n’est pas une catastrophe et il est encore temps de se réveiller pour faire en sorte que les régions qui devraient revenir dans son giron ne soient pas roses le 21 mars.

 





3 QUESTIONS A…

Vilchien 4 SANDRINE VILCHIEN


 






Avec ses 27 ans, elle est la benjamine de la liste. Sandrine Vilchien a suivi des études de droit à Angers et acquis une solide formation avec un DEA de droit public national et international complété par un DESS de juriste linguiste. Au détour d’une phrase elle glisse qu’elle a été « Major» de sa promo, sans s’en faire une gloire plus que ça. Elle a goûté à « Erasmus » qui lui a permis d’effectuer une partie de son parcours au Pays de Galles où elle s’est consacrée au droit constitutionnel, et elle est déjà forte d’une expérience d’attachée parlementaire auprès d’un parti écossais, à Edinbourg. Elle s’est intéressée très tôt à la politique et trouve que les jeunes, en général,  ne s’engagent pas assez. Elle a choisi de militer au sein des Jeunes Pop’ où elle apporte son dynamisme. Elle pense que c’est à son âge qu’on doit rêver l’avenir et cite volontiers Einstein : « L’imaginaire est plus important que le savoir, car si le savoir concerne tout ce qui existe, l’imaginaire concerne tout ce qui existera».

Une bonne manière de mettre en adéquation ses études et son engagement politique ! 

Une pointure, comme on dit…

 

Lire la suite dans le journal des régionales (cliquer sur le lien ci-contre à gauche)