COULIS D’ETE.
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Chilienne-double-


 

ATTAQUE DE CHILIENNE EN RASE-MOTTES.

On ne  peut  pas vraiment dire qu’on ne s’y attend pas. Depuis début août, ça couvait,  comme on dit ! Et puis subitement, le 6 août, l’attaque a eu lieu,  sans  prévenir évidemment.  Une  attaque  surprise dans la touffeur méridienne  au pire moment de  la   journée,  quand on sait  l’adversaire sans défense.

Et l’on se retrouve affalé dans la chilienne qui se demandait bien quand ça allait arriver.  Et  vous voilà alangui,  paralysé, inerte, le dos en arc de cercle, les bras ballants. C’est traître une attaque de Chilienne !  J’aimerais vous y voir !  C’est vrai qu’on ne doit pas avoir l’air très malin,  la tête  à moitié à la renverse et la mâchoire à demi pendante. Mais une fois qu’on est dedans,  essayez donc de trouver la force de vous en sortir quand tout le corps dit non et que votre cerveau est aux abonnés absents.

Alors autant se laisser aller en attendant le moment propice à la contre-attaque. Va pour une petite ronflette.  C’est la faute aussi à ce fichu micro-climat vendéen qui vous fait pousser des chênes-verts  comme sur la côte d’Azur.  Il  ne manque que les cigales.  Cette année la température peut rivaliser, et même le bleu de l’Océan, avec celui de la Méditerranée. Il n’y a que la température de  l’eau, dont je ne dirais mot. En attendant c’est la position « relax », car de toute manière, il  fait trop chaud pour envisager quoi que ce soit.  Même tenir un stylo  pour un sudoku n’est pas soutenable, c’est dire : manque d’énergie, cerveau trop mou.

La  chilienne était en embuscade depuis que je l’avais dépliée en arrivant et installée dans son coin habituel du balcon, à l’ombre. Et elle a attendu patiemment son heure. Joli coup très réussi. Elle savait qu’elle parviendrait à ses fins, un jour en début d’après-midi, comptant sur les effets conjugués du rosé – la cuvée « Marie du Fou » est un vrai piège-, de la digestion et de la température. Elle m’a cueilli au moment où j’allais m’endormir sur le journal.  C’est sympa une chilienne quand elle tombe à pic. Elle sait se rendre irrésistible. Même le café n’y peut rien.

Pourtant, j’aurais dû le savoir : chaque année c’est la même chose. J’essaie de faire passer  les bricoles à remettre d’équerre dans l’appartement  en premier. Il y a un an, j’ai tenu quatre jours avant de  me faire  avoir.  Cette année, la chaleur aidant, je n’ai même pas tenu deux jours !  Des  attaques de chiliennes, j’en ai connu plein : en voyage, sur le balcon de la location, à l’hôtel, au bord  de la  piscine, et même l’hiver à la neige,  il y en a toujours une à vous tendre sa toile –les chiliennes n’ont pas de bras, à la différence de leurs cousines  les chaises longues-. Et chaque fois, on se fait prendre parce qu’elle a un allié avec elle, ce rayon de soleil qui fait qu’on cède à la tentation.

Mais va bien falloir que je bouge. On a beau « tuer le temps », il s’échappe quand même et trop vite. L’heure de la contre-attaque a sonné. Ce soir j’ai un apéro à préparer et il ne faut pas que je m’y mette trop tard. C’est un autre type d’attaques, mais celles-là, c’est moi qui les mène. Bah tiens !

La chilienne admet facilement sa défaite, elle compte prendre sa revanche dès demain…

 

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