LE BREXIT DANS LE SMOG (2)
POURQUOI LA FRANCE IMPORTE-T-ELLE SA CROISSANCE ?

EN MÊME TEMPS…!?

Daniel Houlle001

 

J’ai beaucoup de sujets en tête dont je voudrais vous entretenir.

Par exemple, je me demande bien pourquoi le Président de la République se croit  obligé d’inviter à grands frais au château de Versailles tout ce que la planète compte de grands entrepreneurs étrangers pour les inciter à investir en France, qui fait que les chinois et les émirs s’emparent de notre patrimoine, si ce n’est parce que dans notre pays il n’est plus possible d’accumuler du capital :  ce sera l’objet d’un article sur la notion de « capital  inclusif ».  Autre exemple, qu’est-ce qui passe par la tête du même pour qu’il ait envisagé dans un délire fédéraliste, des listes transnationales pour le scrutin des Européennes,  projet heureusement repoussé par le Parlement européen, alors qu’aucun cadre territorial ni institutionnel ne le justifie sauf à abolir les frontières : j’ai une réponse et ce sera l’objet d’un premier article sur les élections européennes, qui sera forcément  suivi de beaucoup d’autres. Savez-vous  combien de  plans le  gouvernement a tiré sur la comète depuis  moins d'un an.  Mimant Sarkozy, j'ai envie de continuer par "eh bien je vais vous le dire...". Voilà un sujet qui vous distraira certainement car   on frise le  ridicule. J’aimerais aussi vous entretenir de politique fiscale : là encore il y a large matière face à un pouvoir qui nous parle de « transformation » et qui se complait en réalité dans la pire des traditions, celle qui consiste à toujours plus d’impôts et de taxes : j’ai des preuves ! Il y aurait encore beaucoup à commenter au sujet des réformes dont  les médias « ébaubis » nous vantent la multiplicité et la ferme volonté, comme si ouvrir des chantiers suffisait à garantir la fin. Je reviendrai bientôt  sur celles de l‘apprentissage et de la formation professionnelle, où l’on voit l’Etat laisser les organisations patronales mettre la  main sur le pactole que représentent les cotisations pour le gérer à sa guise, mettant sciemment de côté les Régions qui ont pourtant en charge la compétence dans ces domaines. Dans quel but, sinon affaiblir les  territoires !

L’affaire Wauquiez.

Ce dernier sujet me permet d’enchaîner sur ce qu’il  faut bien appeler « l’affaire Wauquiez ».  S’il  y a bien un scandale, il  n’est pas dans les propos tenus mais dans le procédé. Nous vivons dans un monde où l’éthique et la morale professionnelle ont disparu. Tous les coups sont permis.  C’est non seulement inacceptable mais insupportable ! J’ai eu la curiosité d’aller voir à quoi correspondaient les paroles prononcées qui ont fait les choux gras médiatiques jusqu’à l’overdose pendant plusieurs jours. Il suffit d’écouter à quelles questions il répondait pour comprendre tout de suite qu’il n’y avait pas de quoi retenir cinq minutes l’attention. Ainsi, ses propos sur « le Médef  qui ne pense qu’à ramasser du fric sans se préoccuper des cotisations payées par les entreprises » répondaient précisément à une question sur la réforme de l’apprentissage qui retire aux Régions 4 milliards d’euros au profit des branches professionnelles, alors que les entreprises de moins de 11 salariés, en même temps, se voient assujetties à la taxe de 0,85% de la masse salariale pour participer au financement. Connaissant bien le sujet, j’aurais été  bien plus violent ! Tout le reste est à la même aune. Il suffit de remettre dans le contexte pour comprendre. Evidemment le ton employé dans la formulation n’était pas fait pour être rendu public. La tempête médiatique n’aurait pas dû concerner Laurent Wauquiez mais ceux qui utilisent ces méthodes de voyous.

C’est la méthode qui est scandaleuse.

Qu'est-ce qui est scandaleux, la parole libre d'un homme politique ou ce qu'on voudrait lui faire dire en l'enregistrant clandestinement ? Car le vrai scandale, c’est qu’aucun média n’ait condamné la méthode qui aurait pourtant mérité la « furia » plus que les propos révélés. D’abord, le fait même que l’enregistrement soit clandestin. Il  est vrai que depuis l’affaire Bettencourt, c’est à la mode. Tout le  monde va  pouvoir se sentir autorisé  à agir de la sorte, puisque ce n’est pas répréhensible. Si c’est ça le  journalisme d’investigation, il vole bien bas. Chers amis, il va vous falloir éviter les confidences ou les propos douteux dans les repas entre amis ou au restaurant sur untel ou untel, car un smartphone pourrait vous trahir. Je pense aussi aux enseignants qui devront  plus que tout autre peser leurs propos à chaque instant, et éviter l’humour qui pourrait être mal interprété. Et si vous avez des critiques à faire sur le personnel politique haut placé, méfiez-vous, des « oreilles ennemies vous écoutent ». La  dictature n’est pas loin et les médias y participent, car quand il n’y a plus de bornes, il n’y a plus de limites. Le deuxième scandale qui aurait dû provoquer la condamnation unanime du procédé, c’est le « montage » auquel s’est livré le journaliste de « Quotidien ». Il est tellement facile de rendre des propos insultants alors qu’ils ne le sont pas. Il suffit de les sortir de leur contexte. Le but était manifeste : faire le plus de mal à droite. On ne me fera pas croire que c’est un hasard. Ils nous ressortiront le coup de la théorie du complot en guise de dénégation. Il n’empêche, c’est un procédé bien connu des régimes staliniens : cela ne grandit pas les auteurs. Ce sont les mêmes qui, alors que nous attendions pour entrer à un meeting de François Fillon pendant la campagne électorale, s’insinuaient parmi les gens avec des micros-perches, pour tenter de « voler » ici ou là des conversations qui pourraient être exploitées ensuite.  Nous avions dû les « inviter fermement » à s’écarter ! Toujours le même procédé. « En même temps » il est tout de même  dommage que des Xavier Bertrand, Dominique Bussereau, Elisabeth Morin, Valérie Pécresse, et même Jean-François Copé (manque pas d'air celui-là !) cautionnent ce genre de procédé pour en tirer un prétexte politique, sans même le dénoncer. Presque trop facile !  

Entre poubelles et caniveaux.

Malheureusement, c’est ce journalisme de caniveau qui est à la mode aujourd’hui. La dictature du scoop qui fait l’audience pour attirer la pub. Et si pas de pub, pas d’argent et dans ce cas-là on vire. « Il faut bien que je mange, alors je fais les poubelles ! » Voilà résumé le  modèle sur lequel vivent toutes ces pseudos chaines d’infos et leurs hommes de main. Monsieur Barthès a de beaux jours devant lui. Laurent Wauquiez peut porter plainte, le temps que la justice lui donne éventuellement raison, comme pour tous ceux dans son cas, les dommages et intérêts qu’il pourrait percevoir ne seront rien comparés aux profits immédiats engrangés par ces entreprises de destruction. C’est pourquoi on n’entend plus parler de l’affaire Fillon. Il y a gros à  parier que l’instruction menée à pas  de charge pendant la campagne, avec  fuites organisées, s’éternise maintenant pour aboutir le plus loin possible de la dernière présidentielle… Et pour cause : imaginons le scandale si la procédure aboutissait aujourd’hui à un non-lieu, ce qui n'est pas exclu !

On ne pourra pas éternellement nous faire prendre des vessies pour des lanternes, alors qu’ils se méfient bien de la lucidité des Français. Car, j’en suis le témoin, ces épisodes tumultueux de furia médiatique lassent de plus en plus, et de plus en plus vite : « ça ne va pas recommencer ! » est la phrase que j’ai entendue le plus souvent. Dans ces conditions, ils ont peut-être rendu service à celui qu’ils voulaient descendre. Les premiers sondages valident cette réflexion.

 

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