BONNE ANNEE 2018 !
WAUQUIEZ REUSSIRA SI…

QUE NOUS RESERVE 2018 ?

Année 2018

 

Nous voici à l’aube d’une nouvelle année.

Après 2017, qui aura vu la  fin d’un mandat  présidentiel calamiteux mais aussi la  catastrophe  électorale pour la droite et plus encore pour la gauche traditionnelle, la nouvelle année semble démarrer dans un climat plus porteur au moins sur le plan économique, grâce à une bonne croissance mondiale et européenne, dont la  France a fini par profiter. Cela n’empêche pas les défis à relever d’être nombreux, aussi bien internationaux que nationaux.

Le contexte économique international reste instable.

Le volet économique avec une reprise synchronisée de la  croissance, sans inflation et dopée par  une politique monétaire accommodante, a débouché sur une année exceptionnelle pour les  marchés financiers, générant embellie et euphorie. Mais c’est peut-être l’arbre qui cache la forêt. L’économie américaine se porte bien, mais le pays a  perdu son leadership  au profit de la Chine de Xi Jinping. Avec la réforme  fiscale qui devrait générer 140 à 150 milliards de dollars de baisses d’impôts par an pour les entreprises  les  plus riches, Trump  achète de  la croissance et des profits à  crédit au prix d’un gonflement supplémentaire de la dette, des bulles et des inégalités.

Avec 2018 s’ouvre  un nouveau cycle économique qui sera inévitablement marqué par le plafonnement des gains de productivité, la résurgence de l’inflation et la remontée, cette fois-ci  imparable, des taux d’intérêt avec la sortie progressive des stratégies d’assouplissement monétaire. Le risque de secousse financière s’accroît avec des effets potentiellement dévastateurs en raison d’un stock de dettes qui culmine à plus de 200 000 milliards de dollars, sans possibilité de réassurance du fait de l’épuisement des politiques budgétaires et monétaires.

Le contexte géostratégique ne vaut guère mieux.

Le  monde de 2017 laisse un paysage cahotique. La présidence Trump est désormais suspendue à un cartel de généraux qui s’efforcent de  limiter les dégâts d’un bateau ivre au gré des tweets et des procédures judiciaires. Le leadership américain est ruiné.

La Chine en a profité pour asseoir sa domination sur l’Asie-Pacifique,  et assume sa volonté de conquérir le leadership mondial, accentuant la  menace que font peser les démocratures (dictatures « démocratiques ») sur les  démocraties.

En Europe, le Royaume-Uni se réveille avec la découverte de la facture exorbitante du Brexit qui se traduit par une chute de la croissance, de la Livre, des revenus laminés par l’inflation, et par la  marginalisation du rôle de la City ; sans parler des  tensions avec l’Ecosse et l’Irlande. La percée des populistes en Allemagne, leur victoire en Autriche et en République tchèque, et les poussées nationalistes de Catalogne et de Corse, à quoi on peut ajouter l’évolution antidémocratique de la Pologne, mettent en grand danger la pérennité de l’Union.

La défaite militaire de l’Etat islamique n’annihile pas pour autant la menace djihadiste qui bascule vers l’Afrique et l’Asie tout en se redéployant sous la forme d’un réseau invisible dans les pays développés, faisant vivre ces derniers sous la crainte  permanente d’attentats meurtriers.

Enfin, le risque nucléaire est réactivé par le régime nord-coréen et les tweets hystériques du Président américains. Le tableau sera complet si on ajoute la dernière touche apporté par les périls issus du cyber monde qui a connu  plusieurs attaques majeures. Le développement des bulles financières sur les monnaies cryptées du type Bitcoin  doivent aussi nous interroger sur le devenir d’une planète dont les nations seraient privées du contrôle de leur monnaie avec  la perte de souveraineté qui en découlerait.

La France a ses propres défis à relever.

Macron a eu beaucoup de chance : il a  pu profiter d’un contexte inédit pour se  faire élire, et surfe sur une croissance dont il n’est en rien responsable, pas plus que son prédécesseur. Mais pourra-t-il durablement gouverner avec sa  posture de Janus : un discours qui s’adresse à la droite et une politique typiquement de gauche comme en témoigne le  budget 2018 ? Il a repoussé  les efforts sur les déficits et la dette à la fin de son quinquennat, sans savoir si la conjoncture restera aussi porteuse. Un pari risqué, d’autant plus qu’entre-temps la droite et la  gauche ne manqueront pas de se reconstruire, ce qu’il faut espérer pour l’équilibre de notre démocratie et de nos institutions. On va voir avec Notre-Dame des Landes « s’il en a », comme on dit.

Ses grands discours soviétiformes sur l’Europe et sur la lutte contre le réchauffement climatique se heurtent au mur des réalités et restent en apesanteur. Au moment où les Etats-Unis et le Royaume-Uni vacillent, la France devrait impérativement engager son redressement dans les  plus brefs délais, si elle veut réellement, comme son  président le proclame, promouvoir la communauté de valeur et de destin du monde libre, tout en assumant son  leadership intellectuel en matière de défense de la liberté.

 

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