LES SALOMONS ET LA ZAD…
MICRO PARTIS, PETITS CALCULS, DISRUPTION ET FOLLES DEPENSES…

LANTERNES ROUGES

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Notre Président est un as de la diversion. Pendant qu’il fête  son anniversaire ou Noël, on ne sait pas très bien, à Chambord, ce qui ne manque pas de faire jaser, et qu’il reçoit  Delahousse avec sa brosse à reluire, à  l’Elysée,  pour parler de la pluie et du beau temps –le climat-, les Français ne s’intéressent pas à ce qui fait l’essentiel de leur vie quotidienne.

Toujours plus de chômeurs que les autres.

Ainsi, Nous avons appris cette semaine que, pour la première fois depuis dix ans, les principaux pays développés ont retrouvé un niveau de chômage inférieur à ce qu’il était avant la grande crise de 2007. Evidemment, il s’agit d’une moyenne mais on constate que parmi la poignée de « mauvais élèves de l’emploi », se trouve la France.  Et loin derrière : celle-ci compte, en proportion, près d’un quart de chômeurs en plus. Et pour 2018, on espère une « stabilisation »… pas mieux. Pourtant ça n’émeut personne ! Ce désastre s’explique pourtant logiquement. Les réponses se trouvent dans les « performances » économique et budgétaire pour lesquelles nous battons des records et cumulons les cuillers en bois. 

Championne d’Europe des prélèvements obligatoires

La France est championne d’Europe des prélèvements obligatoires, tous impôts et taxes confondus. Les prélèvements fiscaux et sociaux représentent 47.6% du PIB en 2016, contre 47.3% au Danemark et 46.8% en Belgique. La première place française  s’explique surtout par  le haut niveau de cotisations sociales nettes, reflet de son vieux modèle social : elles représentent près de 19% du PIB contre une moyenne de 13,3% dans toute l’U.E. Le modèle nordique est différent : les cotisations sociales en Suède ne représentent que 3,3% du PIB, ce sont les impôts qui sont très élevés.  En décidant d’une hausse de la CSG  pour compenser la baisse  des cotisations sociales, Macron fait un pas en direction du modèle nordique. Ce  qu’on risque avec nos pouvoirs publics  et leur addiction à  la dépense publique, c’est d’avoir un cumul des deux. Alors que le pourcentage des prélèvements baisse un peu partout, en 2016 il n'a fait que stagner en France. Voilà une première place dont on se passerait bien.

Championne de la zone euro du déficit

La France est championne pour la zone euro de l’impasse budgétaire et laisse en outre dériver ce déficit qui dépassera l’an prochain les 85 milliards d’euros. Nos dépenses publiques représentent 56% du PIB, 10 point au-dessus la moyenne de la zone euro à 46%. La rupture  sur les dépenses publiques n’a pas eu lieu.  L’Etat  se contente toujours de coups de rabots qui  ne corrigent pas les dépenses structurelles. Elles  vont progresser encore de 1%  l’an prochain. En 2019, ça ne sera guère mieux, car, sous l’effet de la transformation du CICE  en baisse de  charges sociales (coût : 20 milliards), le déficit de l’Etat augmentera encore fortement. Malvenu, car  en même temps le volume de remboursement de la dette restera très élevé.

Championne des emprunts

Pour financer ces trous dans les comptes du pays, il faut emprunter. Toujours plus. Quelque 195 milliards d’euros en 2018, soit 10 milliards de plus que cette année. Jamais notre pays n’avait été à ce point dans la main de ses créanciers. C’est qu’en plus du déficit budgétaire, il faut financer116, 6 milliards d’euros de dettes à moyen et long terme arrivant à échéance. En face, il n’est prévu qu’un petit milliard de cessions de participations dans des entreprises affecté  au désendettement… Les  montants à rembourser sont colossaux : il  s’agit des titres émis à dix  ans pendant la  crise financière. Il  faudra le  même effort  en 2019. Ils restent supportables tant que les taux d’intérêt restent faibles. Mais une progression est entamée et l’agence France Trésor sera obligée de faire une actualisation en mars prochain, en fonction des évolutions constatées.

Etrangement, l’opinion publique n’a toujours pas fait le lien entre l’assommoir fiscal et la dégradation de l’emploi, entre le poids des dépenses publiques et la difficulté du pays à lutter contre le chômage. Il est vrai que les Français sont nuls en économie et la France a été tellement habituée à aligner les contre-performances économiques, budgétaires ou sociales, que plus personne ne semble s’en émouvoir. Même nos représentants n’en ont cure : pour les  budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale plus de 1 700 amendements ont été déposés, dont une grande partie pour empêcher des suppressions d’impôts, les réduire ou créer de nouvelles taxes !!! On a les élus qu’on mérite.

 

 

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