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LA CHINE COMMUNISTE MALADE DU CAPITALISME !

Chine communiste
Rien ne va plus au pays de l’économie planifiée. Pékin s’était adapté au capitalisme en pensant le diriger avec la main de fer du parti communiste et de l’Etat. Le but : s’adapter à la concurrence internationale, et tout en contrôlant tous les leviers économiques, des importations aux exportations en passant par les investissements, tourner le pays vers le développement économique. Il faut dire que jusque-là, ça avait plutôt bien marché, avec des taux de croissance à deux chiffres flatteurs. C’est toujours plus facile de les réaliser quand on part de très bas. Mais depuis quelques années, la machine s’est essoufflée et les aléas de l’enrichissement d’une classe moyenne de plus en plus nombreuse, de la corruption et des fraudes ont fait apparaître des anomalies comme celles qui se produisent dans un système capitaliste classique, bien qu’en Chine, il soit difficile de parler de régulation du marché par la loi de l’offre et de la demande. C’est même cette absence qui est probablement à l’origine de la crise boursière qui survient.

Un krach chinois très prévisible.

Aujourd’hui, c’est la débandade sur les marchés chinois. Le principal indice boursier a plongé de 32% en moins d’un mois, après une nouvelle chute de 6% ce mercredi et plus de la moitié des valeurs sont suspendues. Autant dire que c’est un véritable désastre pour les particuliers qui se sont rués sur les actions chinoises, et pour le pouvoir central, qui cherche par tous les moyens à contenir l’explosion d’une bulle qu’il a lui-même suscitée. Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour faire gonfler la bulle qui vient d’éclater fort logiquement. Les apprentis boursicoteurs se sont multipliés – on en compte 90 millions, soit davantage que de membres du Parti communiste, parce que l’Etat a encouragé les placements en bourse, fermant les yeux, quand il n’incitait pas, sur des pratiques risquées comme le « trading sur marge », qui consiste à acheter des actions avec des fonds empruntés, mécanisme à l’origine de  la crise de 1929 à Wall Street. Les autorités ont manié la propagande d’Etat pour pousser un maximum de Chinois vers la Bourse provoquant une envolée boursière artificielle.

Il s’agit bien d’un krach !

La formation de la bulle boursière est si belle qu’elle deviendra un cas d’école selon les spécialistes de la finance. On l’enseignera dans quelques années aux côtés de la tulipomanie néerlandaise du XVIIème ou de la récente crise des subprimes américains : 150% de hausse en un an avec uniquement des particuliers spéculant à crédit. Le paradoxe tient dans la situation à la fois étonnante et totalement prévisible. Depuis quelques jours, on assiste en direct à l'explosion d'une bulle que tout le monde, y compris les autorités chinoises, ont vu venir. Et pourtant celles-ci n'ont rien tenté pour la circonvenir. Alors c’est la panique et aujourd'hui, elles prennent des mesures réellement extraordinaires. Le gouvernement chinois fait ce qu'il peut pour ralentir la chute. Les autorités de marché n'ont pas trouvé d'autres solutions que de stopper le trading sur 40% de la cote Chinoise pour arrêter l'hémorragie, mais rien n'y fait pour l'instant. Le marché chute depuis le 12 juin. La purge doit se faire et personne ne sait combien de temps elle durera. La bourse c'est toujours ce mélange d'appât du gain et de peur, c’est ce pourquoi, bien que le danger soit identifié, la machine continue de s’emballer jusqu’à la catastrophe finale.

Radioscopie du mécanisme.

L'explosion de la bulle Chinoise était prévisible. Pourquoi ? On avait tous les ingrédients de la bulle parfaite : une hausse spectaculaire des cours malgré une situation économique de plus en plus dégradée,  associée à une ruée des particuliers. C’est ainsi que des dizaines de millions de Chinois n'ont fait que jouer en Bourse et gagner pendant un an, abandonnant presque leurs activités principales. Enfin, il s’agit d’une spéculation exclusivement ou presque à crédit : imaginez que les achats d'actions à crédit par les particuliers ont été multipliés par cinq en un an, transformant la bourse en un casino où on gagnait à tous les coups en ayant le sentiment de ne prendre aucun risque. Quand une bulle est aussi clairement identifiée, on sait qu'elle va exploser, mais on ne sait pas quand et c'est là le problème.  On  a beau savoir que ce n'est qu'une question de semaines ou de mois, on espère toujours qu’on peut encore faire des gains. Ce qui rend l’explosion difficile à contrôler d’autant plus que l'effet de levier utilisé pour acheter des actions provoque des liquidations forcées dans la panique, avec des pertes considérables.

Des effets sur l’économie mondiale.

La bourse de Tokyo était nettement orientée à la baisse à la mi-séance mercredi en raison des inquiétudes liées aux marchés chinois qui peinent à se relancer en dépit des mesures incitatives prises par les autorités de Pékin le week-end dernier. La Chine n'en finit pas de voir son économie ralentir, ralentissement voulu par le gouvernement Chinois mais qui ressemble de plus en plus, à l'image de la Bourse de Shanghai, à un dérapage totalement incontrôlé. Ce ralentissement affecte toutes les matières premières du fer au cuivre en passant évidemment par le pétrole. On a une demande Chinoise en baisse mais une offre Américaine pléthorique pour le pétrole. Pour la première fois depuis un an, le nombre de puits exploités aux États-Unis repart à la hausse et c'est peut être l'élément essentiel qui a fait basculer le pétrole à la baisse en tendance lourde depuis quelques mois. Le maître du Kremlin de son côté accueille à Oufa, capitale de la République de Bachkirie, le 7e sommet des BRICS réunissant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’ Afrique du Sud avant de présider dans la foulée, au même endroit, la 15e réunion du Conseil des chefs d'Etat de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) jeudi et vendredi. La mise en place d’une banque commune d’investissements tombe à pic pour une économie chinoise un peu sonnée par ce qui vient de lui arriver.

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