HISTOIRE
MON PÔVRE MONSIEUR …
L’IMPOSTURE SUPREME !

MALHONNETETE INTELLECTUELLE

  Le_Radeau_de_La_Meduse

En politique, la mauvaise foi fait partie des règles du jeu. Ce n’est pas le côté le plus reluisant du débat, mais comme tout le monde la pratique de l’extrême-droite à l’extrême-gauche en passant par l’extrême-centre, on s’en accommode. Elle consiste le plus souvent à faire preuve d’amnésie sélective et plus souvent à échafauder des procès d’intention systématiques sur les intentions de son adversaire. Comme la spéculation en politique est ce qu’il y a de plus aléatoire, pourquoi s’en priver ? Quand les démentis arrivent, les propos concernés sont oubliés depuis longtemps.

Plus grave est à mon sens la malhonnêteté intellectuelle. Elle consiste à accuser son adversaire de maux dont il est l’auteur en s’appuyant sur des faits dont on ne retient que ce qui arrange. Ainsi pratiquent Najat Vallaud-Belkacem, Karine Berger, Pierre Moscovici, Bernard Cazeneuve et autres…

Vous avez remarqué comme moi combien ils deviennent agressifs lorsqu’on leur reproche les augmentations d’impôts qu’ils ont administrées depuis leur arrivée au pouvoir. Aussitôt ils sautent sur leurs grands chevaux et entonnent « l’air du quinquennat précédent » qui a vu la dette s’envoler, les dépenses publiques flamber de 35 milliards de plus par an et les impôts augmenter au moins autant que la ponction qu’ils ont eux-mêmes opérée. Cet exercice est de la pure malhonnêteté intellectuelle.

La vérité oblige à dire que c’est vrai. Mais alors, il faut tout comparer et ne pas oublier la moitié des faits.

Entre 2008 et 2012, la France a bénéficié d’une gestion rigoureuse et responsable.

Entre 2008 et 2011, la France a connu une avalanche de crises aigües qui n’étaient pas de son fait et auxquelles il a bien fallu faire face. 2008 : chute verticale des recettes de l’Etat, entrée en récession. Le gouvernement a réagi en soutenant les banques massivement pour éviter leur faillite et la perte de leur patrimoine pour tous les Français, en relançant l’activité par un plan de soutien avec de multiples volets : prime à la casse pour le secteur automobile, soutien au travail partiel, multiplication des soutiens à l’emploi… Rebolote en 2011 avec les tensions sur l’Euro qu’il a fallu sauver.

Mais il faut mettre en face des dépenses, les efforts de gestion et les résultats obtenus : sortie rapide de la récession et taux de croissance de 1,5% en 2010 et encore de 1% en 2011, maintien du pouvoir d’achat qui a continué de progresser jusqu’à ma mi-2012. En face des 30 milliards de prélèvement on peut mettre la réduction du déficit qui passe de 8% (au lieu de 8,5 attendus) en 2009 à  5,2% fin 2011 (au lieu de 5,7%). Si les Français ont consenti des efforts pendant cette période, au moins peut-on mettre des résultats concrets dans la balance. Et si, malgré tout, le chômage a continué de croître, sa progression a été contenue. tout cela, nos gouvernants actuels ne peuvent pas ne pas le savoir. Et que préconisaient-ils alors ? de dépenser encore plus !

Des dépenses qui augmentent et un champ de ruines.

Alors qu’en face des 40 milliards prélevés par la gauche on peut mettre une croissance atone, un accroissement des charges des entreprises, une explosion du chômage que la profusion de contrats aidés n’arrive pas à contenir, et malgré les dénégations, un accroissement de la dette et une fuite en avant des dépenses publiques. Chacun sait bien que les économies annoncées ne sont pas réelles et que toutes les collectivités sont sollicitées pour embaucher des « contrats d’avenir » quand ce ne sont pas des fonctionnaires supplémentaires par l’Etat. Et le déficit public fait du surplace alors qu’il devrait être déjà, en cette fin d’année à 3% ! La France a dû obtenir un délai de deux ans pour atteindre cet objectif, dont on sait déjà qu’il ne sera pas tenu.

Ils n’ont même pas l’excuse d’une crise sinon celle qu’ils provoquent eux-mêmes par leur incompétence et leur amateurisme, à moins que ce soit l’idéologie qui est inadaptée. Il suffit de voir que les impôts ne rentrent pas comme prévu, que les investissements restent au point mort, que la consommation régresse…  Alors que partout, en Europe et dans le monde, l’économie repart.

C’est la faute à l’héritage, mais personne ne les obligeait à aggraver la situation comme ils l'ont fait en dehors de tout contexte de crise ! C'est bien la preuve que leur politique est néfaste.

 

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