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LECTURES D’ETE

Tout va bien001

TOUT VA BIEN (ou presque)

De Olivier Pastré et Jean-Marc Sylvestre

 

Voilà 18 courtes leçons d’économie pratique à la portée de tous pour ceux qui veulent comprendre le monde dans lequel nous vivons et surtout pourquoi, pour peu qu’on le veuille un peu, la France n’est pas complètement foutue. « Il s’en faut de pas grand-chose » précise les auteurs. C’est ce « pas grand-chose » qui pose problème pourtant quand on y regarde de plus près.

Face à ceux qui nous disent que nous « dansons sur un volcan », nos deux compères veulent voir la partie à « moitié pleine » du verre : l’inflation mondiale est maîtrisée, et pour longtemps, tant pris pour ceux qui rêvent de payer nos dettes ne monnaie de singe ; le protectionnisme est sous contrôle, même s’il y a ici ou là quelques tentations mais la mémoire des années 30 est encore bien présente pour dissuader de tomber dans ce piège ; la zone euro est sécurisée par la mise ne place des mécanismes de stabilité, et l’on ne voit pas ce qui pourrait la faire éclater tant les économies sont maintenant imbriquées ; les pays du sud commencent à relever la tête, comme quoi l’austérité est un chemin difficile mais le seul payant à terme ; les Brics (Brésil, Russie, Inde et Chine) consomment les produits occidentaux et nous permettent de maintenir une activité… Vision certes optimiste, mais quand même réaliste. Car les auteurs n’ont pas peur d’énoncer les zones d’ombre.

Une vision qu’ils appliquent aussi à la France. Quelques éléments : la dette nationale est détenue à 70% par des investisseurs étrangers, preuve qu’ils croient dans notre pays. Encore que ce point de vue était énoncé au printemps et depuis la situation s’est approchée un peu plus de la perte de contrôle. Ils soulignent que l’hexagone est non seulement plus riche que l’Allemagne avec un patrimoine moyen de 293 000 euros (2010) contre 190 000 euros, mais notre système bancaire est bien plus solide. Ils passent en revue les atouts de la France : attractivité, industries « top », réforme de l’Etat amorcée bien que trop timide, l’innovation reconnue comme nerf de la guerre, des entreprises qui ne se portent pas trop mal, preuve qu’elles sont solides si l’on tient compte de la guerre politique et fiscale qu’elles subissent…

Pour finalement conclure que la déprime des Français est plus une affaire de « ressenti » qu’une réalité. La faute aux économistes et aux médias. Sans oublier les responsables politiques … Si ce court traité prend la forme d’un plaidoyer, c’est pour la bonne cause : il faut cesser de décourager les générations de jeunes qui partent à l’étranger. Curieux paradoxe : la France exporte des Bac +5 et importe des Bac – 3 !

Pour ceux qui veulent garder des raisons d’espérer. En même temps une mine de données facilement accessibles et bien utiles en ces temps de bourrage de crâne !

Ah, j’oubliais : la crise est toujours là ! Les deux auteurs le précisent d’emblée.

 

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