HISTOIRE
POURQUOI IL FAUT CONTINUER DE SOUTENIR SARKOZY
UN AN APRES

LES TOURMENTES D’AUTOMNE : crise de nerfs de la Majorité ...

Nuages noirs
 

Les tempêtes d’automne sont fréquentes mais elles ne surprennent personne : temps de saison, n’est-ce pas ? Ce qui est plus étonnant c’est qu’elles contaminent la classe politique, et plus particulièrement la majorité. On était jusque là habitué à celles « toutes saisons » de l’opposition, qui relèvent d’ailleurs davantage de la « tempête dans un verre d’eau ». Que l’on voie Martine Aubry venir donner un coup de main devant le Sénat à ceux qui veulent absolument conduire la Poste sur son lit de mort en en gardant le statut actuel, et proférer ses contre-vérités habituelles, il n’y a pas de quoi s’alarmer.

Par contre que ce soit une Sous-Ministre qui exprime vertement son désaccord sur un amendement voté avec l’assentiment de sa ministre de tutelle, on se dit déjà que quelque chose cloche. Rama Yade est plus convaincante quand elle proteste contre le placement politicien qu’on veut lui imposer sur une liste régionale hors de son périmètre d’élection. Dans l’affaire du droit à l’image des sportifs, on sent davantage la vanité plus que le sens politique.

Que 24 sénateurs disent publiquement qu’ils ne voteront pas la taxe professionnelle (en l’état) alors que la discussion n’a même pas commencé dans leur assemblée et qu’ils n’ont même pas informé ni le président ni le premier ministre de leur démarche, on frise la fronde. Et d’aucun ne peut s’empêcher de penser que ça pue le règlement de compte après la défaite de Jean-Pierre Raffarin à la présidence du Sénat. Même si les motivations sont plus nobles, c’est l’impression que ça donne.

Que là-dessus vienne se greffer une prise de position publique de 63 députés de la Majorité pour réclamer que l’emprunt national s’élève à près de 100 milliards alors qu’on sait pertinemment que celui qui tient les cordons de la bourse, Eric Woerth, y est opposé et vise une enveloppe plus conforme à la situation budgétaire du pays, on a envie de crier comme Sardou : « au secours, ils sont devenus fous ». Encore n’évoqué-je pas la passe d’arme à fleuret moucheté entre nos deux bretteurs que sont Xavier Bertrand et François Copé. A force de faire les intéressants, tout cela va tourner au ridicule. Comme dit un ministre : « tout cela arrive parce qu’il n’y a pas d’opposition ! »

Bon, mais ça commence à faire beaucoup ! Arrêtons avant que l’on plonge dans le vaudeville.

On comprend qu’au plus haut niveau, on s’en émeuve. Les députés découvrent les délices de la « coproduction législative » et le pouvoir exécutif « l’amertume de l’élargissement des pouvoirs du législatif ». La vérité c’est que les parlementaires sont souvent en même temps des élus locaux qui s’inquiètent devant des réformes (celles des collectivités locales, la taxe professionnelle, etc..) qui vont apporter de profonds changements : en gros, ça leur fout la trouille. La peur du danger n’évite pas le danger, si danger il y a. Une fois la fin de la récréation sifflée, les accommodements seront trouvés comme d’habitude.

Et si on faisait l’économie de tels épisodes à quatre mois des élections régionales ? Car, ce n’est pas comme ça que l’on va galvaniser les troupes pour faire campagne !

 

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