L’OUTRANCE EST-ELLE CREDIBLE ?
LA GAUCHE CRIE PLUS FORT QU'ELLE A MAL

LE RETOUR DES USINES ?


Usine-VW_Wolfsburg

 

Lors de son passage chez Faurecia, l’équipementier automobile, Nicolas Sarkozy avait annoncé la tenue « d’Etats Généraux de l’industrie », convaincu que là se joue l’avenir de la France. Le Président affiche son volontarisme au moment où les Américains abandonnent Molex, les Allemands l’usine Continental d’Amiens, sans parler des délocalisations d’entreprises qui s’opèrent pour un ailleurs en Europe ou à l’extérieur. L’objectif est de tracer une  « nouvelle politique industrielle ». Une idée chère à Bernard Thibault, le leader de la CGT. Mais ce n’est pas pour lui faire plaisir que Nicolas Sarkozy veut orienter les investissements vers une nouvelle donne industrielle. Il reprend un de ses thèmes de campagne favori pour l’occasion. Il a en tête l’exemple de l’Allemagne et celui de l’Angleterre. L’une a aujourd’hui des outils d’exportation qui s’assoient su une « économie réelle » de biens et de services, l’autre découvre avec la faillite de son activité financière, l’inconvénient de sa monoculture bancaire.

Il faut donc « réindustrialiser » la France. Est-ce un rêve inaccessible ou un devenir possible ? C’est vrai que depuis dix ans, notre voisin germanique a déployé une politique économique tournée vers le maintien sur place des laboratoires et des usines. Certains prédisent que cette bataille pour garder le tissu industriel sera impitoyable et sera la bataille du siècle. Tout le problème est de savoir si notre pays a quelques chances d’y participer. 

L’industrie française déjà mal en point est encore affaiblie par la crise, mais elle a des points d’appui solides et reste suffisamment diversifiée. On connaît ses champions, tels Alstom, Areva ou Bouygues, son agroalimentaire dynamique, ses entreprises porteuses d’avenir comme Gemalto ou Heuliez…Ni les coûts, ni la qualité de la main d‘œuvre ne la condamnent. Il faudrait surtout  renforcer le nombre des grosses PME innovantes (1000 à 5000 salariés) qui existent en Allemagne et pas assez chez nous.

Ces atouts ont besoin d’être consolidés par une politique active des pouvoirs publics pour faire revenir dans l’hexagone ou en Europe les labos, les sièges, les centres de recherche des grands groupes, et pour aider beaucoup plus les PMI à l’export qui reste notre talon d’Achille. Pour cela, il faudra beaucoup d’argent, de quoi utiliser intelligemment le « grand emprunt » qui devrait bientôt être lancé. Car, ne l’oublions pas, si le poids de l’industrie diminue dans notre pays pour ne représenter aujourd’hui que 13% de l’emploi et 16,5% de la valeur ajoutée, elle reste déterminante dans l’économie : elle pèse pour 31% dans les investissements et 80% dans les exportations et elle contribue pour 40% à la richesse nationale. 

Sans industrie, pas d’avenir ! Cela vaut bien des « Etats Généraux ».


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